29 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

racisme français (new york times)

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La France échoue à faire face au racisme

La journaliste française Rokhaya Diallo a été évincée d’un conseil consultatif gouvernemental, une mesure qui a été condamnée par la Ligue française des droits de l’homme.

Rokhaya Diallo est une journaliste française dont le travail le plus remarqué porte sur un concept qui n’existe pas officiellement en France. Le documentaire de Mme Diallo intitulé « De Paris à Ferguson: coupable d’être noir » examine l’omniprésence du profilage ethnique dans les contrôles d’identité abusifs de la police . Elle a également évoqué un récent décès et un passage à tabac brutal de jeunes noirs par des policiers qui ont mené à un mouvement de Black Lives Matter en France . Elle a appelé toutes ces preuves « racisme institutionnel ».

Cette vision a conduit la droite, et d’autres à gauche, à faire pression sur le gouvernement du président Emmanuel Macron pour l’évincer d’un conseil consultatif gouvernemental, exposant une hypocrisie au cœur du nationalisme français.

Le terme « racisme institutionnel », qu’on appelle en France le « racisme d’État », est considéré par beaucoup comme un affront à l’idéal daltonien d’une république française universaliste. En France, il est illégal de classer les personnes selon leur race ou leur appartenance ethnique.

Incroyablement, le ministre français de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a déclaré le mois dernier qu’il poursuivrait un syndicat d’enseignants pour avoir utilisé les mots «racisme institutionnel» lors d’ateliers éducatifs en Seine-Saint-Denis. M. Blanquer a également menacé de poursuivre Mme Diallo. Il l’a invitée à aller de l’avant .

Il y a quelques semaines, Marie Ekeland, récemment nommée présidente du Conseil du numérique français, un comité indépendant traitant des technologies numériques et de leur impact sur la société, a annoncé la liste diversifiée des membres du personnel qu’elle avait constituée, y compris Mme Diallo, qui est noire. Le Premier ministre Édouard Philippe et le secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, ont approuvé la liste.

Puis, quelques jours plus tard, le gouvernement a honteusement cédé à la critique et a congédié Mme Diallo . Mme Ekeland, et la plupart des membres du conseil qu’elle avait nommés, ont démissionné en signe de protestation. La Ligue française des droits de l’homme a condamné le retrait de Mme Diallo, affirmant qu’elle avait étouffé le débat et soulevé des questions sur l’indépendance du conseil.

M. Macron a tenté de projeter l’image d’un leader visionnaire et inclusif. C’est une tache sur cette image et souligne le besoin pressant en France d’un débat ouvert sur le racisme.

L’EDITORIAL BOARD DÉC. 28, 2017

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