19 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

run ar puñs (le télégramme)

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Un coeur à défendre

Parce qu’ils veulent que perdurent les valeurs d’échange, de partage et de solidarité qu’on y trouve depuis bientôt quarante ans, des « amis » du hameau de Run ar Puñs viennent de se constituer en association. Un collectif auquel sont invités à se joindre tous ceux qui, comme eux, ne peuvent envisager l’avenir sans « Run ». Et tout ce qui va avec.

Au hameau de Run ar Puñs, l’heure est à la transition. L’avenir de ce lieu de vie, de rencon- tres, de musiques et d’actions culturelles en tous genres ? Un carrefour au milieu duquel se trouve le café-cabaret ouvert par Jakez L’Haridon le 1er juin 1978, passe en effet par la vente prochaine d’une partie de ses terres et bâtiments, propriété de Yan Vari L’Haridon.

Mais Run ar Puñs n’en entend pas moins conserver son âme.
Référence du (bien) vivre ensemble à l’échelle du territoire, le hameau peut compter sur le soutien de ses proches pour atteindre son objectif. À commencer par les membres de Rapass, l’association culturelle labellisée scène de musique actuelle (Smac) qui s’y trouve et qui anime le café-cabaret avec lequel elle cohabite depuis 1990.
À terme, l’ambition est de regrouper en une seule entité ces différentes structures. Mais cet objectif de rassemblement passe d’abord par une bonne répartition des rôles. Afin de permettre à Rapass de se concentrer sur sa vocation première (l’animation culturelle), une douzaine de personnes,  adhérents, salariés ou « simples » usagers des lieux, viennent ainsi de se constituer en association, le Collectif du hameau de Run ar Puñs.
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« Tout reste à écrire »

« Notre premier objectif est de rassembler ceux qui, comme nous, veulent que ce lieu reste ce qu’il est », expliquent-ils, par l’intermédiaire de Marie-Anne Caron, adhérente à Rapass depuis trois ans. « Toutes les bonnes idées sont les bienvenues », poursuivent-ils, mettant très vite en avant le « fonctionnement collégial » de l’association, et ses régulières réunions à grand renfort « de charcuterie, pain, fromage et bon vin ».

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Existe-il meilleur point de départ ? « Cela fait plus d’un an qu’on a commencé à travailler et rien n’est encore figé, tout reste à écrire », embraye Fred Vasseur, autre membre, appuyant sur la volonté d’ouverture des membres du collectif. Issue d’un dispositif local d’accompagne- ment (DLA), cette association a donc pour objectif principal « de contribuer à maintenir la qualité de vie collective à Run ar Puñs », sans oublier d’y associer « tous les habitants du hameau ». « S’il y a bien quelque chose sur lequel personne ne transigera, ce sont les valeurs d’échange, de partage, de solidarité, d’ouverture et d’écologie qu’on retrouve ici », résument-ils en choeur.
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Financement participatif

Mais parce que le maintien de cette qualité de vie passe par l’acquisition, «ou la co-acquisi-tion», des bâtiments et des terrains qui constituent le hameau, le collectif mettra en oeuvre un financement participatif dès le printemps 2018. « L’association est encore toute jeune, mais nous voulons nous donner les moyens de pouvoir acquérir tout ou partie du hameau ».

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Le niveau de financement déterminera ensuite les perspectives envisageables (rachat du hameau, aménagement de la ruine, les deux). Avant de pouvoir, à plus long terme, « accueillir de nouveaux porteurs de projets s’intégrant pleinement dans la philosophie du lieu, comme l’hébergement des artistes lors des concerts, un espace restauration ou autres productions et initiatives locales… ». « Mais tout ça ne se fera pas en un an ou deux », préviennent-ils enfin, en garants qu’ils sont de la tranquillité et de la sérénité des lieux.
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18 décembre 2017 Thierry Dilasser
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Contact :
projet-hameau@runarpuns.com
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