19 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

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Pollution : les femmes enceintes françaises surexposées à l’arsenic et au mercure

Selon une étude publiée par Santé publique France, cette « surimprégnation » s’expliquerait par « une consommation plus élevée de produits de la mer » en France.

Le pictogramme qui préconise aux femmes de ne pas boire la moindre goutte d’alcool pendant la grossesse, même pendant les fêtes, doit-il également être accolé sur les bourriches d’huîtres ou les plateaux de saumon et de fruits de mer ?

On savait déjà que ces mets, consommés crus, étaient déconseillés en raison des risques de listériose.

Une étude inédite publiée mardi 19 décembre par Santé publique France (ex-Institut de veille sanitaire), quelques jours avant les agapes de fin d’année, montre que les femmes enceintes françaises sont surexposées à l’arsenic et au mercure, et que cette « surimprégnation » (par rapport notamment aux Américaines et aux Canadiennes) « trouverait une explication dans la consommation plus élevée de produits de la mer ».

Ces résultats préoccupants sont issus du volet périnatal du programme national de bio- surveillance que les ministères de la santé et de l’environnement ont demandé à Santé publique France de mettre en œuvre, considérant que « la connaissance des niveaux d’exposition des femmes enceintes [aux polluants de l’environnement] et le mode d’imprégnation sont des enjeux majeurs de santé publique ».

L’exposition prénatale à ces polluants est soupçonnée d’avoir des répercussions sur la grossesse (prématurité, malformations congénitales, petit poids à la naissance) et sur le développement et la santé de l’enfant (atteintes du système reproducteur, du métabolisme, du développement psychomoteur et intellectuel ou augmentation du risque de cancer).

Cobalt et plomb

L’étude a été conduite sur un échantillon représentatif de 4 145 femmes ayant accouché en 2011 en France continentale (hors Corse) à partir de prélèvements recueillis au moment de l’accouchement : sang de cordon, urines, cheveux et sérum. Une première salve de résultats, publiée en décembre 2016, a déjà montré la présence de polluants organiques (bisphénol A, phtalates, pesticides, PCB ou composés perfluorés). (Suite payante!)

LE MONDE | 19.12.2017  Stéphane Mandard

http://www.lemonde.fr/

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