19 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

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Collège Anita-Conti. Un élève menacé d’expulsion 

Un rassemblement était organisé, hier soir, devant le collège Anita-Conti, pour soutenir Engjëll, collégien menacé d’expulsion lui et sa famille. Son histoire évoque d’autres cas similaires et inquiète plusieurs associations qui appellent à manifester demain, devant la sous-préfecture.

Après Misena, lycéenne scolarisée au lycée Dupuy-de-Lôme, et Mia, jeune fillette de 5 ans inscrite à l’école maternelle de la Nouvelle-Ville, c’est au tour d’Engjëll, 14 ans, élève de 3e du collège Anita-Conti, d’être sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Hier soir, les enseignants du collège, réunis en intersyndicale, ses camarades et les associa- tions de parents d’élèves (plus de 150 personnes) étaient mobilisés devant l’établissement pour demander la régularisation de la famille du jeune collégien, originaire du Kosovo.

« Je suis en colère ! »

« Il est assidu, très bien intégré et est inscrit en section musique et robotique ; quand on voit ce genre de décision, on s’interroge sur le sens de notre métier, explique Mme Barquant, profes- seure de SVT. On fait tout pour accueillir les élèves, qu’ils apprennent la langue et d’un coup, on nous dit qu’ils doivent rentrer chez eux. C’est absurde ».

Et hier soir, elle n’était pas la seule à manifester son indignation. « Je suis en colère ! La famille aurait pu faire une demande de régularisation le 21 décembre, car ils auraient pu justifier d’une présence de cinq ans sur le territoire. Et là, leur OQTF arrive à expiration vendredi et ils ont été prévenus seulement 30 jours avant. Il a également un frère et une soeur qui sont scolarisés à Bois-du-Château.

Pour nous, comme pour ses amis, c’est l’incompréhension et un sentiment d’injustice qui prédomine », raconte Corinne Goadec présidente de l’association de parents d’élèves du collège Anita-Conti-Kerolay. Désormais, plusieurs associations sont mobilisées pour leur venir en aide. Par le biais de La Cimade, la famille a pu prendre un avocat pour demander audience et une pétition a également été lancée. « Le député Gwendal Rouillard est également au courant du dossier et est d’accord avec nous sur l’aberration de la situation. Mais nous devons travailler dans l’extrême urgence et c’est très angoissant », poursuit Corinne Goadec.

L’inquiétude des associations

Cette situation qui, hier, avait comme un air de déjà-vu, n’est pas sans inquiéter certains syndicats et parents d’élèves. À l’image de Damien Girard, représentant de parents élus de Nouvelle-Ville et administrateur de la FCPE 56 (Fédération des conseils de parents d’élèves) qui craint « une multiplication des cas dans les prochaines semaines », n’hésitant pas, non plus, à dénoncer la politique du gouvernement.

« Le ministre de l’Intérieur veut des chiffres et des résultats en matière d’immigration avant la fin de l’année. On voit tout simplement par quoi cela se traduit aujourd’hui ». Éga- lement préoccupé, le Réseau Éducation sans Frontières du Morbihan, qui rappelle « qu’à l’échelle de Lorient, sept enfants de familles parfaitement intégrées pourraient ne pas réapparaître dans leurs classes à la rentrée ».

Le Réseau et plusieurs associations (FCPE, la Cimade, LDH, MRAP) souhaitent alerter le public sur la situation et appellent à un

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Rassemblement demain, mercredi 20 décembre, devant la sous-préfecture, dès 17 h, pour manifester leur réprobation et demander la régularisation des enfants scolarisés et menacés d’expulsion.

19 décembre 2017  Guirec Flécher

http://www.letelegramme.fr/

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