13 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

parlementaires (le huff’)

cravayte

La France insoumise vent debout contre la réduction « technocratique » du nombre de parlementaires. Selon Clémentine Autain, cette réduction « éloigne plus encore les citoyens de leurs représentants ».

C’est l’une des mesures préconisées ce mercredi 13 décembre par l’un des sept groupes de travail planchant sur une réforme de l’Assemblée nationale: la réduction du nombre de parle-mentaires. Dans le détail, la mission présidée par le député UDI Jean-Luc Warsmann propose de passer à 403 députés (contre 577 actuellement) et 244 sénateurs (contre 348 aujourd’hui).

Une dose de proportionnelle (90 élus) est également prévue du côté du Palais Bourbon, avec un plancher de 5% des voix.

Pour procéder à cette réforme, les députés préconisent d’inscrire cette diminution dans la Constitution, ce qui n’est pourtant pas un préalable à la baisse du nombre de députés. Au mois d’octobre, 86% des Français se disaient favorables à une baisse du nombre des parlemen-taires, selon un sondage BVA pour Atlantico.

De quoi créer un consensus politique autour de cette question? Pas vraiment.

Au cours de la « Conférence des réformes » ce mercredi, la députée insoumise Clémentine Autain a exprimé son opposition à cette réforme. Soulignant que cette proposition touche « également le Sénat qui n’est pas associé à ce groupe de travail », la députée de Seine-Saint-Denis, qui plaide pour une 6e République, a appelé à trancher avec un référendum: « Mettons ce débat dans les mains des Français », a-t-elle lancé.

Sur Twitter, Clémentine Autain a donné plus de détails sur les raisons de son opposition. Selon elle, cette réduction est une « modification substantielle de notre système démocratique », qui encourage la « technocratie » et éloigne « encore plus les citoyens de leurs représentants »

Cette opposition n’est pas vraiment une surprise.

Dans le programme de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle, la réduction du nom- bre de députés n’était pas vraiment à l’ordre du jour. Au contraire, chantre d’une Assemblée forte réunie dans le cadre d’une Constituante pour une 6e République, le candidat insoumis proposait d’instaurer « un régime parlementaire stable dans lequel le gouvernement détient le pouvoir exécutif ». Cela passait notamment par la suppression du Sénat et du Conseil écono- mique, social et environnemental (CESE) tous deux remplacés par « une Assemblée de l’inter-vention populaire et du long terme émettant un avis sur l’impact écologique et social des lois ».

13/12/2017 Romain Herreros

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