03 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

élections en corse (la provence + jdd + of + conversation)

corse
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La coalition nationaliste largement en tête 

La coalition nationaliste sortante de Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni arriverait largement en tête du premier tour des élections territoriales en Corse avec 47,35% voix, selon des résultats partiels donnés par la préfecture de région portant sur un quart des inscrits.  Selon ces résultats partiels, la droite régionaliste de Jean-Martin Mondoloni arrive en seconde position avec 13,01% des voix, suivie par la liste de la République en Marche de Jean-Charles Orsucci (12,37%) et celle de Valérie Bozzi, soutenue par Les Républicains (11,61%). Le parti indépendantiste U Rinnovu, partisan d’une ligne nationaliste plus dure, ferait plus de trois fois mieux qu’en décembre 2015 en obtenant 7,27% des voix. Une liste doit obtenir 7% des voix pour se maintenir au second tour. La liste Corse insoumise/PCF obtient 5,77% des voix, selon ces résultats partiels. Le Front national voit quant à lui son score divisé par quatre, réunissant, toujours selon ces résultats partiels, 2,63% des suffrages.

Une estimation Ipsos pour France 3 Corse Via Stella et France Bleu RCFM donne les mêmes tendances que ces résultats partiels. Selon cette estimation Ipsos publiée peu avant 20h, la coalition nationaliste des autonomistes de Gilles Simeoni et des indépendantistes de Jean-Guy Talamoni obtient 45% devant la droite régionaliste de Jean-Martin Mondoloni (15,8%), celle de Valérie Bozzi, soutenue par Les Républicains (12,4% ), puis la République en Marche de Jean-Charles Orsucci 11,7%. Toujours selon l’estimation Ipsos, U Rinnovu obtiendrait 6,4% des voix, celle de Corse insoumise/PCF 5,7% et celle du FN 3%.

Les 234 000 électeurs corses votent pour choisir les 63 élus d’une nouvelle instance qui naîtra le 1er janvier de la fusion des deux conseils départementaux et de la collectivité territoriale (région).

Dimanche 03/12/2017

http://www.laprovence.com/

corse

La liste du président sortant Gilles Simeoni arrive largement en tête du premier tour des élections territoriales.

Il demande « à Paris d’ouvrir un véritable dialogue pour aboutir à une construction politique ».

« C’est un score exceptionnel qui signifie clairement la volonté des Corses de poursuivre dans le chemin ouvert en 2015 », s’est félicité Gilles Simeoni, l’actuel président du conseil exécutif de la région. Sa liste nationaliste l’a emporté largement, ce dimanche soir 3 décembre, avec 45,36% des suffrages selon les résultats définitifs communiqués par la préfecture. . Une progression de 20 points par rapport à 2015. « Nous avons rassuré les Corses qui n’avaient pas voté pour nous en 2015 », a constaté Jean-Guy Talamoni, l’allié indépendantiste de Simeoni, et actuel président de l’assemblée de Corse.

La première force politique de l’île

Même tempéré par une faible participation (53,1 %), ce résultat historique fait des nationalistes la première force politique de l’île. Il confirme une tendance récente qui leur a permis de gagner la ville de Bastia en 2014, la région en 2015 et, en juin, trois sièges de députés sur quatre. En décidant de mettre fin à la lutte armée en 2014, les nationalistes ont gagné la confiance des électeurs les plus modérés. Dans un territoire longtemps verrouillé par les clans, ils ont su répondre à une demande de renouvellement politique.

Trois autres listes se sont qualifiées pour le second tour : la droite régionale de Jean-Martin Mondoloni (14,97 %), la droite républicaine de Valérie Bozzi (12,77 %) et la liste LREM de Jean-Charles Orsucci (11,26 %).

Les indépendantistes de Paul-Félix Benedetti, les insoumis de Jacques Casamarta et le FN de Charles Giaccomi sont éliminés.

Un « front républicain » anti-nationaliste ?

Mondoloni, Bozzi et Orsucci fusionneront-ils leur liste pour constituer un « front républicain » anti-nationaliste ? La question n’était pas tranchée, hier soir. Mais l’avance de Gilles Simeoni devrait dissuader ses adversaires de lancer une initiative que les nationalistes interpréteraient comme une déclaration hostile venant de Paris.

Fort de ces premiers résultats, Gilles Simeoni s’est empressé de rappeler les enjeux du scrutin. « Les Corses demandent à Paris d’ouvrir un véritable dialogue pour aboutir à une construction politique », a-t-il commenté. Jean-Guy Talamoni a appelé les électeurs à leur donner la majorité absolue, dimanche prochain, pour « créer un rapport de force politique avec Paris ». Une nouvelle collectivité territoriale unique, fusionnant les deux départements de l’île avec l’ancien conseil régional, verra le jour le 1er janvier. Les nationalistes se donnent trois ans pour négocier un statut d’autonomie.

04/12/2017 Thierry RICHARD

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

En Corse, un raz de marée pour les nationalistes

Commentaire:

Nos camarades de A Manca (la gauche) appellent à faire barrage au « Front Républicain » des partis « Jacobins », et à voter nationaliste, tout en prévenant que ce sont les mêmes libéraux que ceux de Puigdemont et d’ERC en Catalogne.

Pour sa part, le NPA reconnaît l’existence de « peuples » à l’intérieur de l’état français, les peuples colonisés. La France ne doit pas échapper à la décolonisation.

La Guyane, la Kanaky (Nouvelle Calédonie) , Mayotte et Tahiti devraient être indépendants. Nous y soutenons les Mouvement Nationaux comme le FNLKS et le Parti Travailliste kanaks:   pas de construction du NPA. En Martinique et en Guadeloupe, qui méritent elles aussi l’indépendance, nous y soutenons des partis indépendantistes proches comme  le «Groupe Révolution Socialiste ».  Lutte Ouvrière y soutient ses camarades de « Combat Ouvrier ».

En métropole c’est selon qu’il existe un « sentiment national ou régional très répandu » , « un mouvement national ou régional avec une base de masse » représentés par des partis étrangers à l’extrême-droite. Notre soutien est sans réserve. C’est pour nous le cas unique- ment en Corse. Nous y soutenons le mouvement national (à l’exclusion de tout groupe facho) et en particulier  » A Manca » l’ex fédé Corse du NPA.

En Bretagne, Catalogne Nord et au pays Basque Nord, nous ne pensons pas que les condi- tions corses soient réunies et donc, nous y construisons notre propre parti, le NPA, en solidarité avec les nationalistes révolutionnaires.

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