03 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

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Les autonomistes favoris du scrutin de dimanche

Les électeurs corses votent dimanche pour désigner les membres d’une instance inédite, la Collectivité territoriale unique (CTU), qui naîtra de la fusion des deux départements actuels et de l’ancienne collectivité territoriale (région). Le second tour aura lieu le 10 décembre. Sept listes sont en lice et 63 sièges sont à pourvoir.

Les précédentes élections territoriales, en décembre 2015, avaient débouché sur la victoire historique de la coalition nationaliste des autonomistes et des indépendantistes menée par Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni (35,34 % au second tour).

Cette coalition, formée dès le premier tour cette année, apparaît à nouveau bien placée pour l’emporter dans les urnes. « Depuis deux ans, nous avons élargi notre électorat au-delà de la famille nationaliste, comme l’a montré l’élection de trois députés de notre mouvement sur les quatre que compte l’île », analyse Gilles Simeoni, président sortant du conseil exécutif de Corse.

L’accord de mandature établi par les candidats nationalistes, qui écarte l’indépendance mais vise l’obtention d’un véritable statut d’autonomie dans les dix ans, a pu rassurer l’électorat. La victoire serait d’autant plus belle, rappellent les nationalistes, qu’ils réclament depuis longtemps la « collectivité territoriale unie », comme la surnomme Jean-Guy Talamoni.

Pour le chercheur Thierry Dominici, sociologue spécialiste de la Corse à l’Université de Bordeaux, la liste nationaliste de Pé a Corsica (Pour la Corse) devrait toutefois se méfier d’un « effet Balladur ». « Ils sont tellement sûrs de gagner qu’ils font à peine campagne. Ils sont déjà sur une logique de second tour », déclare-t-il.

« Le grand perdant, c’est Corsica Libera (NDLR : le parti indépendantiste de Jean-Guy Talamoni) qui a été obligé de modérer son discours pour pouvoir gouverner dans la majorité, ce qui ouvre tout un espace à U Rinnovu », estime le sociologue.

U Rinnovu, l’autre liste nationaliste du scrutin qui, elle, ne cache pas son désir d’indépendance. Crédité de moins de 3 % des suffrages en 2015, le petit parti espère cette fois dépasser les 5 % pour, ainsi, pouvoir s’agréger à une autre liste au second tour. Les cinq autres têtes de liste ont agité le spectre de l’indépendance, avec l’exemple catalan, pour se démarquer des deux listes nationalistes.

Mais chacune d’entre elles (deux listes LR, une liste LREM, une liste de gauche PCF-Insoumis, soutenue par Pierre Laurent mais désavouée par Jean-Luc Mélenchon, et une liste FN) s’est tout de même empressée de faire valoir son régionalisme.

02 décembre 2017

http://www.letelegramme.fr/

Commentaire:

Nos camarades de A Manca (la gauche) appellent à faire barrage au « Front Républicain » des partis « Jacobins », et à voter nationaliste, tout en prévenant que ce sont les mêmes libéraux que ceux de Puigdemont et d’ERC en Catalogne.

Pour sa part le NPA reconnaît l’existence de « peuples » à l’intérieur de l’état français, les peuples colonisés. La France ne doit pas échapper à la décolonisation.

La Guyane, la Kanaky (Nouvelle Calédonie) , Mayotte et Tahiti devraient être indépendants. Nous y soutenons les Mouvement Nationaux comme le FNLKS et le Parti Travailliste kanaks, mais pas de construction du NPA. En Martinique et en Guadeloupe, qui méritent elles aussi l’indépendance, pareil, nous y soutenons des partis indépendantistes proches comme  le « GRS ».  Lutte Ouvrière y soutient ses camarades de « Combat Ouvrier ».

En métropole c’est selon qu’il existe un « sentiment national ou régional très répandu  » , « un mouvement national ou régional avec une base de masse » et des partis progressistes qui représentent l’aspiration à l’auto-gouvernement. Et notre soutien est sans réserve. C’est pour nous le cas uniquement en Corse. Nous y soutenons le mouvement national (à l’exclusion de tout groupe facho) et   » A Manca » ex fédé Corse du NPA, son extrême gauche.

En Bretagne, Catalogne et au pays Basque Nord, nous ne pensons pas que les conditions corses soient réunies et donc, nous y construisons notre propre parti, le NPA, en solidarité avec les nationalistes révolutionnaires.

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