02 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

plouhinec jean moulin (of+ lt)

63 étudiants sont concernés par la fermeture du lycée.

(Entre 1000 et ) 500 manifestants contre la fermeture du lycée

Ils étaient nombreux à manifester ce samedi en début d’après-midi contre la fermeture du lycée professionnel Jean-Moulin, prévue pour la rentrée 2018. Après un rassemblement à Poulgoazec, à Plouhinec (Finistère), le cortège a marché jusqu’à Audierne.

Dès 13 h 30, ce samedi 2 décembre, les manifestants étaient déjà nombreux à se rassembler à Poulgoazec, sur la commune de Plouhinec. Anciens élèves, enseignants, élus ou simples habitants du Cap, tous manifestaient contre la fermeture du lycée professionnel Jean-Moulin mais aussi contre la désertification du Cap.

« Profitez du Cap sous le soleil, bientôt il n’y aura plus rien » scandaient ironiquement les manifestants à l’approche du pont d’Audierne.

63 étudiants sur le carreau

« Nous avons la volonté de nous battre jusqu’au bout contre cette décision du Conseil régional et du Rectorat, annonçait en début de manifestation Pierre Garrec, membre de l’opposition municipale. « Il y a une volonté de déshabiller le Cap au bénéfice d’autres communes, ajoute l’élu, mais en faisant cela, on accentue déséquilibres entre l’est et l’ouest. »

Pour Pascal Barbotte, enseignant en charpente maritime, cette fermeture du lycée est « réfléchie depuis bien longtemps : méthodiquement, les sections ont déménagé une à une dans d’autres établissements. Cela fait cinq ans qu’on interpelle la mairie et la région à ce sujet. La seule réponse que nous avons toujours obtenue est « pas de fermeture à l’ordre du jour ». »

L’enseignant précise que les effectifs du lycéen, 63 apprentis et adultes en formation, sont toujours les même que l’an dernier. « Mais en période électorale, ça ne devait pas être politiquement correct d’annoncer une fermeture de lycée… » ajoute-il avant de déplorer « le cynisme » du Rectorat « qui a laissé des élèves s’inscrire en première année : ils les ont envoyés droit dans le mur »

Pour rappel, la formation charpente maritime devrait déménager à Concarneau et la formation bois (pour adultes) sera envoyée à Pleyben. « Dans un collège déjà engorgé ! Comment vont-ils faire pour accueillir 50 élèves de plus, sans nuire à la formation de tous ? »

« Le cap : un territoire qu’on abandonne »

Pour les Capistes présents dans le cortège, les solutions sont trouvables : « La dotation régionale de fonctionnement annuel du lycée s’élève à 110 000 €. Ça représente 3 centimes par foyer breton » s’amusent à calculer les manifestants. Mais tous préfèrent mettre en avant l’ancrage local du lycée professionnel, ouvert en 1947.  » Cette fermeture c’est l’arbre qui cache la forêt : le cap est un territoire qu’on abandonne. Et ce n’est pas en faisant partir les jeunes qu’on va le redynamiser. »

« On ne demande que ça, accueillir plus d’élèves, mais toutes nos propositions de mise en place de formations nouvelles ont été refusées par la Région » ajoute Pascal Barbotte.

Un sentiment partagé par Laurent Coatmeur, prof de menuiserie :  » l’éolien marin, le brevet pro charpente, le partenariat kayak, les décrocheurs scolaires… Au fil des ans ils ont refusé toutes nos propositions. » « Notre lycée est d’utilité publique, ajoute Isabelle Favero, professeur de français et d’histoire. Il doit vivre ! »

« Résigné », le maire de Plouhinec, Bruno Le Port, a seulement confié être « préoccupé » par le devenir du personnel du lycée et être actuellement en discussion avec la Région à ce sujet.

De leur côté, les enseignants réfléchissent déjà à aller manifester à Rennes le 14 décembre prochain, jour de vote au conseil régional.

02/12/2017 Pauline BOURDET

https://www.ouest-france.fr/

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Commentaire:
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La mémoire ouvrière s’estompe! Une personne a évoqué l’un des deux « fondateurs » du
lycée, sans pouvoir nommer l’autre.
L’un était Albert Trividic, instituteur communiste, responsable du théâtre à l’amicale laïque pendant la guerre pour envoyer des colis aux prisonniers, dit « Labous Koat ».
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L’autre c’était, Noël Mathurin Le Gouil, mutin à Sébastopol en URSS en 1919,  CGTU 1924, PC 1926,  connu comme « Deïk ar Goïl », patron pêcheur sur le Stalingrad, secrétaire de la CGT et président du comité local des pêches.
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jean_moulin

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