21 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

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A la CGT, « une sorte de dépression collective »

L’échec de la mobilisation de jeudi dernier fragilise la CGT. En interne, des critiques s’expri- ment. Porte de Montreuil, au siège de la CGT, le moral est aussi bas que les calicots étaient peu nombreux jeudi dans la rue.

Avec à peine 80.000 manifestants en France, soit quatre fois moins de personnes qu’il y a un an contre la loi travail et alors que FO avait rejoint les cortèges…

« C’est la sinistrose, une sorte de dépression collective. Tout le monde s’inquiète. Il n’y a pas de cap, pas d’orientation », égrène un membre du comité confédéral national (CCN).

Lors du CCN qui s’est déroulé la veille de la journée d’action, il y a bien eu quelques interro- gations sur la ligne de Philippe Martinez, le patron de la centrale. Mais ils ont été renvoyés dans les cordes. David Dugué, administrateur issu de la Fédération des travailleurs des indus- tries du livre, du papier et de la communication, leur a rétorqué que si la lutte ne prenait pas dans le privé, c’était faute d’une syndicalisation suffisante. Façon de se défausser. Les mili- tants ont peu apprécié. « En gros, c’est circulez y a rien à voir! », fustige un représentant. Sur le terrain, les délégués syndicaux font feu de tout bois pour résister à la réforme du code du travail.

Martinez fait le dos rond

Elu en 2016 après la démission fracassante de Thierry Lepaon, ­Martinez respecte à la lettre le mandat qui lui a été donné : « La contestation des choix patronaux et de la politique gouver-nementale. » Quitte à abandonner la discussion.

« Il a été soutenu par les radicaux, il est bien obligé d’en tenir compte », explique un fin connais- seur du monde cégétiste. Parti ouvrier indépendant, NPA… L’extrême gauche fait son nid. LO avance ses pions dans la métallurgie, chez Renault et PSA, alors que la fédération était plutôt dans une « culture du dialogue » (sic! note du blog!). « Du temps du Parti Communiste, jamais un trotskiste n’aurait franchi la porte », souligne Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail. Les réformistes comme Eric Aubin, Sophie Binet et Mohammed Oussedik sont écartés. « Soit tu travailles pour l’appareil, soit t’es mort », résume un modéré.

Le discours se radicalise et la CGT perd du terrain. Aux dernières élections profession-nelles, elle devient numéro deux dans le secteur privé, derrière la CFDT. Un camouflet pour la première centrale de France. Martinez fait le dos rond. « C’est un pragmatique, pas un idéolo- gue. Or il n’a pas une stratégie pragmatique », déplore ce fin connaisseur.

La CGT avance seule. Sur les ordonnances, elle impose ses dates de manifestation. Alors que les négociations sur la formation professionnelle démarrent le 24 novembre, la CGT hausse déjà le ton face à la volonté du gouvernement de donner plus de pouvoir aux entre- prises. En 2014, elle n’avait pas signé l’accord interprofessionnel sur le sujet. Sa négociatrice était Catherine Perret. Celle-là même qui portera la parole cégétiste aujourd’hui.

21 novembre 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire:

Beaucoup de décodage à faire!

Pour nous le capitalisme attire sous son aile les syndicats par mille moyens dans le but de les « déradicaliser ».

Il a triomphé en leur faisant abandonner leur autonomie financière (les cotisations, collectes, tombolas « ringardes ») pour faire moderne et accéder à de « nouvelles sources de financement » sans voir le piège! Mais ils avaient tellement dépensé pour leur cohortes de permanents (forcément de bons partisans du dialogue!) et des locaux neufs. Pendant ce temps à la base, des municipalités coupent dans les subventions et ferment des maisons du peuple!

Certains à la CGT étaient aussi convaincus que l’unité privilégiée avec la CFDT leur apporterait plus de « grain à moudre » que la lutte « passéiste »… Mais que proposent les « élites syndicales modérées partisanes du dialogue » là où il n’y a rien à négocier, sinon faire comme la CFDT? La place est déjà prise!

Enfin, la question de l’unité est évoquée par le biais des dates de mobilisation imposées aux autres par la CGT. N’oublions pas la période des élections et ses bisbilles car ce sont ces résultats qui permettent l’accès à l’argent public et aux postes de délégués.

En contre exemple, on peut citer le syndicat basque: ELA, qui met son argent dans une caisse de grève qui fait trembler les patrons!

Lire aussi:

Raffineries  : « Faisons moins de manifs et plus de grèves dans les entreprises pour bloquer le pays » (NPA)

Dès 2019, dans le privé Retraites complémentaires : syndicats et patronat entérinent la baisse des retraites et le recul de l’âge de départ (RP)

CFDT Cheminots : Le Colloque de la honte! (RP)

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