12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

contrats aidés (ouest france)

non!

Douarnenez. Contrats aidés : 80 postes concernés

Toiles d’essai, le festival de cinéma, la MJC, le Winch-club, etc. Beaucoup d’associations de Douarnenez emploient des contrats aidés.

La grogne ne faiblit pas dans le milieu associatif de Douarnenez (Finistère). Hier, une vingtaine de salariés et responsables protestaient contre la suppression des contrats aidés, qui met en péril leurs actions.

« Si une usine employant 80 salariés avait fermé à Douarnenez, ça aurait été une catastrophe et tout le monde en aurait parlé.

Dans notre cas, des postes éparpillés, qui disparaissent un par un, au fil des mois, ça passe inaperçu. Pourtant, ce sont autant de familles impactées. » Hier matin, cette idée d’une « usine de contrats aidés » a fait son chemin dans la tête des membres du tissu associatif douarneniste.

Plusieurs employés du Festival de cinéma, mais également de Toile d’essai, d’Imiouzik, de la MJC, de Rhizomes, d’Emglev Bro Douarnenez, du Winch club, du Cri suspendu, de Tita Prod et de C’oariva s’étaient réunis pour rappeler leur désarroi face au gel des emplois aidés, décidé par le gouvernement en août.

« Contrairement à ce que dit le gouvernement, les contrats aidés servent à tout le monde. À la MJC, nos deux anciens salariés ont trouvé un CDI directement à la fin de leur contrat. » Même chose chez C’oariva, « tous sont passés en CDI ». Et autour de la table, les témoignages se multiplient. Parmi la vingtaine de personnes présentes, ils sont même une dizaine, de tous âges, à avoir commencé en contrat aidé, ou en « Tuc, CES, CEC, emploi jeune… Peu importe comment on les a appelés au fil des ans. »

« Ils font vivre les associations »

Rien que sur la ville de Douarnenez, on recense 80 contrats aidés, éparpillés dans les nom- breuses associations culturelles, sportives, sociales… « Ils font vivre les structures. Aujour- d’hui, on a tous des projets qu’on ne peut pas mener par manque de personnel », résume Claudette Le Flamand, directrice de Toile d’essai.

« Et on ne parle même pas du Cap, ajoute Eric Doinel, directeur de la MJC. Si on enlève ces postes, ça va devenir mortifère. Les structures feront moins d’actions et ça engendrera moins de lien social. » Du côté de Toile d’essai, on a un exemple concret : « deux postes en moins, pour nous ça veut dire la fin des séances de cinéma pour les scolaires. »

Journée noire le 18 octobre

Même si toutes les associations possèdent un beau réseau de bénévoles motivés, aucune n’imagine pouvoir compenser la perte d’un emploi aidé. « Ce sont des gens qui ont de vraies compétences, qui ont été formés et qui bossent. On ne peut pas tout remplacer par du béné- volat, insiste Théo, salarié du festival de cinéma. Ce n’est pas parce que le milieu associatif n’est pas lucratif qu’on n’y travaille pas. »

À l’issue de cette réunion, des représentants d’associations de tout le Finistère s’étaient donné rendez-vous hier soir au Run ar puns, à Châteaulin, afin de mettre sur pied une action à l’échelle du département.

Une date a d’ores et déjà été arrêtée : le 18 octobre, jour du forum national des associations et fondations, sera balisé. À chaque association de voir par quelles actions elle manifestera son mécontentement…

Pauline BOURDET 11/10/2017

https://www.ouest-france.fr/

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin