10 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

edwy plenel et la catalogne (pùblico)

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Nous l’avons rencontré à Barcelone, où il a été invité par Mediapro, pour discuter de l’avenir du journalisme, avec le directeur du journal argentin Página 12. (…)

Un nouvel internationalisme

« Il existe un international anonyme de l’argent, de la finance, de pouvoirs financier », qui fonctionne sans frontière, utilise des paradis fiscaux et fait respecter sa loi, déclare le directeur de Mediapart, lorsqu’on lui pose des questions sur les européens qui semblent souvent nostalgiques des modèles politiques et économiques du passé.

Il se prononce pour souligner l’opportunité d’une réponse supranationale: « Nous sommes confrontés au défi de construire un nouvel internationalisme, car la réponse ne peut être donnée qu’à ce niveau, elle ne peut être qu’au niveau  » inter-national ». Ce n’est pas le déni des nations, ni des identités, ni des souverainetés. C’est l’idée que cette souveraineté est celle du progrès, de l’émancipation, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, que ce qui est construit doit se faire dans l’interdépendance et la solidarité … « .

Nous sommes à Barcelone et le défi que pose la Catalogne se pose dans le concert des nations européennes, c’était inévitable dès le début de la conversation:

« Mon point de vue, même si je suis loin, c’est de savoir si nous vous aurez la capacité de faire de la Catalogne le laboratoire pour inventer un archipel européen et plus un continent Euro- péen. Un écrivain que j’aime beaucoup, Edouard Glissant, s’est opposé à la logique unifor- misante et dominante des continents, qui souvent nient la diversité, la pluralité, qui sont dans une logique de puissance, à la logique de l’archipel qui lie les ensembles les plus fragiles « .

« Le désir de souveraineté qui se manifeste en Catalogne est une bonne nouvelle si elle s’accompagne d’une invention démocratique »

Il y a en Catalogne, selon lui, «en raison de la volonté d’une grande partie de la population d’avoir une souveraineté politique,  une question qui remet en question le modèle des États-nations sur lesquels nous avons construit l’Europe». « Ce modèle a une forme historique qui, comme toutes les formes historiques, n’est pas nécessairement éternelle ».

« Peut-être, que pour sauver l’Europe, nous devons défendre les régions qui prendront la place de l’Etat-nation ».

« De mon point de vue, en ce qui concerne le débat espagnol, le désir de souveraineté qui se manifeste ici en Catalogne n’est pas nécessairement une bonne nouvelle pour elle-même. C’est une bonne nouvelle si elle est accompagnée d’une invention démocratique, d’une invention politique, qui montre une manière différente des États-nations ou économiques d’Europe, c’est une façon d’ouvrir, de solidarité et de nouvelle invention en termes de droits, de justice, d’accueil, de liens et de relations humaines.

Nous sommes aujourd’hui dans un monde totalement interdépendant et cette interdépendance est un fait, c’est une réalité, concrète, vivante, qui crée également des angoisses et des agitations exploitées par les forces de la fermeture. Nous devons inventer les nouvelles formes d’interdépendance qui renforceront les liens comme le dit Glissant:  « Pensez au monde et agissez à votre place ».

La France en face du «clash» entre la Catalogne et l’Espagne

« En France, à la fois à droite et à gauche, il y a une culture encore très uniformisante … une logique d’états-nation, uniforme, centralisé, vertical, peu préoccupé par la diversité des peuples, des cultures, des religions, des régions. La France, en ce moment politique, il y a un problème avec ce qui est le plus pluriel « , explique le journaliste français.

« S’il y a un « clash » entre la Catalogne et Madrid, je crains que la France ne se mette pas dans une logique intelligente, de comprendre la complexité de cette question et que sa réponse soit: « Uniformité ». Je le répète, il y a quelque chose à inventer « , insiste-t-il.

« Le nationalisme des grandes nations a un problème avec le nationalisme des petites personnes », pense Plenel. (…)

Plenel voit dans les aspirations souveraines une opportunité: « La question est de savoir si le fait de s’affirmer est un effet de levier et ce se fait  avec ce levier. La question est de savoir si ce levier est utilisé uniquement pour dire ‘ »Nous sommes catalans et nous sommes fiers de l’être », ou « Si vous le faites, pour parler au monde et sans oublier le monde. Faites-le, par exemple, en montrant une Catalogne souveraine qui soulèverait la question des réfugiés pour la France, l’Espagne, l’Italie, l’Union européenne, la question de notre mer commune, la Méditerranée, la solidarité avec le monde « .

http://www.publico.es/

Commentaire: Ceci est un résumé limité à la Catalogne

Lire aussi:

Etat espagnol-Catalogne. Le référendum du 1er octobre: l’épreuve de force a débuté (Al’Encontre.ch)

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