11 août 2017 ~ 1 Commentaire

monarchie (à l’encontre)

henri

C’était pourtant le bon temps?

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«Nous n’en pouvons plus de cette monarchie républicaine»

Le journal Le Monde vient de consacrer un éditorial très critique à l’égard de la pétition qui s’insurge contre la reconnaissance officielle d’un statut de «première dame» à l’épouse du président de la République. C’est une chose de clarifier les moyens mis au service de la ou du compagnon du président ou de la présidente, c’en est une autre d’officialiser un statut de première dame. Il semblerait d’ailleurs qu’il n’en soit désormais plus question, Emmanuel Macron ayant sans doute compris qu’il risquait de perdre encore en popularité en s’obstinant à vouloir institutionnaliser un tel statut.

Soyons clair, la critique adressée à un éventuel statut de première dame n’est pas dirigée contre Brigitte Macron intuitu personae. Je me suis d’ailleurs élevé durant la campagne contre les critiques sexistes dont elle avait été l’objet. L’enjeu concerne nos institutions et leur pratique: nous n’en pouvons plus de cette monarchie républicaine! Nous avons élu une personne, pas une famille royale!

Des exemples en dehors de l’Hexagone

Le Monde, qui ne parle d’ailleurs que de «l’épouse» du président (et non «du conjoint»), laissant entendre que le président serait nécessairement un homme, va chercher des exemples très contestables dans notre histoire récente, ainsi, au-delà de la très belle personne qu’était Danielle Mitterrand, avouons que le ménage à trois auquel elle participait sans broncher publiquement avait tout de même un côté assez rétro.

Mieux vaudrait regarder ce qui se passe ailleurs en Europe et notamment en Allemagne. Monsieur Merkel a-t-il un statut de «premier homme»?

Et Monsieur May? Madame Zapatero, quand son mari était président du conseil de l’Espagne, a-t-elle arrêté sa carrière d’artiste lyrique? Les exemples sont légion et ont en commun d’être situés dans des pays où l’Etat est incarné par un président sans pouvoir (l’Allemagne) ou par un roi ou une reine qui n’en a guère plus. Faudra-t-il donc rétablir la royauté en France pour faire de notre pays une vraie république démocratique? A comparer la pratique du pouvoir en France et dans les pays scandinaves, on serait tenté de répondre par l’affirmative!

Société d’ordres

Enfin, à ceux qui estimeront que tout ceci est une querelle subalterne qui masque des sujets bien plus importants, tels que les ordonnances modifiant le code du Travail ou le démantèlement de l’ISF, je dirai: pas du tout.

La façon dont le pouvoir politique s’incarne, dont il se met en scène est tout sauf une question secondaire. Le président est un homme comme les autres, il est à notre service. Nous l’avons élu pour diriger le pays, et nous le renverrons au terme de son mandat s’il ne nous donne pas satisfaction. Tout ce qui tend à en faire un être d’exception, un dieu de l’Olympe, au-delà des responsabilités éminentes qui sont les siennes, vient affaiblir l’idéal d’égalité qui est au cœur de la promesse démocratique républicaine.

A accorder un statut particulier aux dirigeants politiques, en donnant à croire qu’ils sont hors du commun, au sens le plus strict, on légitime une société d’ordres, y compris dans le champ économique. Pourquoi alors s’étonner que les rois et reines et autres princes et princesses qui dirigent nos entreprises s’imaginent eux aussi avoir tous les droits et se versent des revenus mirifiques, qui échappent à l’entendement du commun des mortels? (Chronique d’Alteréco, 10 août 2017)

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Alencontre 10 – août – 2017 Philippe Frémeaux
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Première dame : juste « la femme de »…(Lutte Ouvrière)

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Alors qu’une pétition sur Internet dénonçant le projet de Macron de créer un statut de Première dame, avait déjà recueilli 277 000 signatures, le président a fait machine arrière. L’Élysée a annoncé le 8 août qu’il ne créerait aucun statut spécial, mais qu’à sa place une « charte de la transparence » serait établie.

Il est vrai que proposer de prendre sur les fonds publics pour donner un budget à quelqu’un qui n’a d’autre fonction que d’être « la femme de », cela faisait mauvais effet, surtout au moment du vote de la loi de moralisation qui interdit à un élu d’employer un membre de sa famille. D’autant plus que cela venait après l’annonce très mal perçue de la baisse de cinq euros de l’aide au logement pour les plus démunis.

La loi de moralisation promue par Macron ne l’avait pourtant pas arrêté dans sa volonté d’assurer un complément de revenus à sa femme. Il avait su contourner la difficulté avec un rare talent de contorsionniste : si le statut de Première dame avait été accordé à sa moitié, elle aurait donc pu empocher en toute légitimité les deniers allant avec, puisqu’il aurait été impossible de parler d’emploi fictif. CQFD.

Alors, qu’est-ce qui se cachera derrière cette formulation de « charte de la transparence »? L’épouse du président devra-t-elle se serrer la ceinture et financer ses bonnes œuvres de dame patronnesse sur ses propres deniers ? On peut faire confiance à ce petit milieu de nantis pour lui éviter un tel sacrifice. Marianne LAMIRAL 09 Août 2017

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Commentaire: Et si « le » président était une femme hétéro? Ou un gay ou une gaie?  Monsieur Merkel donnerait-il le biberon à un Panda?

Une réponse à “monarchie (à l’encontre)”

  1. Et puis quoi encore…basta ça suffit comme ça!!


Répondre à ntab Véronique

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