01 juin 2017 ~ 0 Commentaire

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Ces candidats En Marche qui posent problème

Ces derniers jours, plusieurs candidats de La République en marche ont fait parler d’eux car ils ne correspondent pas aux critères stricts défendus par le mouvement d’Emmanuel Macron. Environ 15.000 candidatures à la députation ; une pré-sélection, suivie de plusieurs passages par la commission d’investiture, dirigée par Jean-Paul Delevoye (qui lui-même aurait un poblème NDBlog)…

Des critères stricts : renouvellement avec 50% de candidats issus de la société civile, aucun candidat dont le casier judiciaire n’est pas vierge ou qui a déjà été condamné à une peine d’inéligibilité. Emmanuel Macron affirmait vouloir « changer les usages et les visages ». Impos- sible pour autant de tout contrôler? Plusieurs affaires ont montré ces derniers jours que certaines personnes investies étaient passées entre les mailles du filet. Notamment parmi les candidats moins connus et/ou issus de la société civile. Le mouvement La République en marche doit examiner plusieurs cas. Voici une liste non-exhaustive.

Quand Olivier Serva estimait que l’homosexualité était une « abomination »

« Pour moi, être tolérant, ce n’est pas accepter l’intolérable. » Dans une vidéo de 2012 dénichée par Streetpress, Olivier Serva, candidat aux législatives en Guadeloupe pour La République en marche, qualifie l’homosexualité d’ »abomination ».  »Pour le chrétien que je suis, quand je lis la Bible, l’hétéronomie, il est écrit que quand un homme couche avec un homme ou qu’une femme couche avec une femme, c’est une abomination », développe-t-il dans le cadre d’un débat sur le mariage pour tous diffusé par la chaîne Guadeloupe 1ere.

Contacté par le site de France Info, Olivier Serva est un peu embarrassé : « Ces propos sont sortis de leur contexte [...] A l’époque, j’avais fait valoir mes convictions. » Et d’assurer que « de l’eau a coulé sous les ponts », que « la loi est passée » et qu’il « respecte le mariage pour tous ». Le candidat indique même : « Je n’ai jamais été homophobe, j’ai beaucoup d’amis homosexuels. »

Dans le Var, Emilie Guerel accusée par le candidat de droite d »escroquerie »

Jean-Pierre Colin, candidat aux législatives dans la 7e circonscription du Var sous l’étiquette de « la droite et du centre » (il n’est toutefois pas le candidat LR-UDI), a déposé plainte lundi contre la candidate de la République en marche, Emilie Guerel, pour « escroquerie et fraude à la Sécurité sociale », a-t-on appris mercredi auprès de l’avocat du plaignant.  »Il est avéré des informations que nous avons recueillies que Mme Guerel s’est placée en arrêt maladie pour pouvoir faire campagne, d’abord lors de la présidentielle puisqu’elle a assisté à la plupart des meetings de M. Macron, et ensuite pour sa propre campagne législative », a déclaré à l’AFP Me Lionel Moroni. La plainte déposée auprès du tribunal de grande instance de Toulon est une « plainte contre X avec personne dénommée », en l’occurrence Mme Guerel, a-t-il précisé.

Interrogée par l’AFP, Mme Guerel, 33 ans, professeure d’anglais, reconnaît avoir été en arrêt maladie « de janvier à début mai 2017″, mais réfute avoir participé à tous les meetings d’Emma- nuel Macron comme l’affirme son concurrent. Elle indique avoir effectivement assisté à des meetings, essentiellement le week-end, dans le cadre de sorties autorisées, et précise avoir, « la plupart du temps, exercé une activité bénévole » depuis chez elle pour le mouvement En Marche et non à proprement parler une activité militante sur le terrain.

A Toulouse, Pierre Cabaré déclaré inéligible en 2003

La République en marche a décidé dimanche de suspendre la candidature de Pierre Cabaré, investi dans la 1ère circonscription de Haute-Garonne. La raison? Il avait été condamné en février 2003 à une peine d’inéligibilité d’un an pour ses comptes de campagne de candidat aux législatives de 2002 sous l’étiquette Cap21 ( Mouvement de Corinne Lepage NDB), selon une décision du Conseil constitutionnel. A l’époque, il n’avait ni compte bancaire spécifique, ni mandataire financier.

« Il ne s’agit pas d’un mensonge par omission », s’est défendu lundi soir sur le plateau du 19/20 Midi-Pyrénées Pierre Cabaré, en brandissant son casier judiciaire vierge. « C’est une condam- nation administrative qui est franchement mineure. […] Je n’ai pas volé de l’argent à qui que ce soit, je crois véritablement qu’il n’y a pas eu fraude », a expliqué le candidat, qui ne compte pas arrêter sa campagne. « Je la maintiens bien entendu. » Pierre Cabaré devrait être entendu dans les prochains jours par la commission nationale d’investiture.

A Saint-Denis, Véronique Avril louait un logement insalubre

L’information a été révélée lundi par Mediapart. Investie dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis par La République en marche, Véronique Avril a acheté en 2011, puis loué « à un prix exorbitant », un appartement de 23 m² dans un immeuble « classé depuis des années en état de péril imminent ». « La mairie nous avait dit qu’elle procédait aux travaux », se défend aujourd’hui la candidate. Ce que nie la municipalité. Véronique Avril indique aussi que depuis trois ans, elle ne touche plus le loyer réclamé pour cet appartement. Reste que l’arrêté d’insa- lubrité n’a pas été levé et qu’en vertu de l’article L-521-2 du code de la construction et de l’habitation, les locataires n’ont pas à payer de loyer. Un loyer qui, en plus, était plus élevé (650 euros par mois, charges comprises) que ceux pratiqués dans la ville de Saint-Denis, selon Mediapart. « La famille locataire ne voulait pas partir. Ils ont été violents, ont changé la serrure. Je m’estime victime », plaide la candidate La République en marche.

« Le Président Emmanuel Macron souhaite une grande loi de moralisation de la vie politique. Je partage aujourd’hui cette volonté. Aussi, […] il m’apparaît inimaginable que Madame Avril puisse se maintenir », écrit le député socialiste sortant de cette circonscription Mathieu Hanotin dans un communiqué. Ce dernier a reçu le soutien de Benoît Hamon ou encore des anciennes ministres du Logement Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse.

Dans un communiqué, La République en marche a tenu « à préciser qu’à sa connaissance la candidate n’a pas été condamnée et qu’à ce jour aucune plainte n’a été déposée contre elle ». « Néanmoins, dès qu’elle en a été informée, La République en marche a saisi le comité d’éthi- que qui statuera dans les meilleurs délais sur la situation de Mme Avril », ajoute le parti d’Emmanuel Macron.

Une autres candidate de cette circonscription : Catherine Billard (NPA)

Claire O’Petit a-t-elle sollicité une candidature FN en 2014?

Selon Le Parisien, la candidature de Claire O’Petit dans la 5e circonscription de l’Eure sur- prend au Front national. La chroniqueuse des Grandes Gueules sur RMC avait demandé « d’être investie en position éligible sur la liste de Nicolas Bay en Normandie » lors des élections régionales de 2015, d’après un cadre du FN cité par le quotidien. Mais si Claire O’Petit recon- naît avoir déjeuné avec Gilbert Collard, « un copain » lui aussi chroniqueur aux Grandes Gueules, elle précise que Nicolas Bay « est arrivé inopinément » lors de ce repas. « Jamais nous n’avons parlé d’investiture », assure la candidate.

Le choix de cette dernière par En Marche avait déjà provoqué une levée de boucliers dans la circonscription. Plusieurs militants avaient saisi mi-mai la commission d’éthique et la commis- sion nationale d’investiture estimant que Claire O’Petit ne remplissait pas le critère de renou- vellement, ayant déjà été candidate en 2007 et 2012 sous l’étiquette MoDem. Certains de ses propos sur RMC étaient aussi jugés « outranciers », selon leur lettre publiée par Le Lab.

Par ailleurs, selon les informations de RTL, Claire O’Petit aurait eu affaire à la justice : elle aurait été condamnée en 2016 par le tribunal de commerce de Bobigny à cinq ans d’inter-diction de diriger toute entreprise commerciale ou artisanale après la liquidation judiciaire de son entreprise de défense des commerces de proximité. « Condamnation pour faute de gestion notamment », précise la radio. La candidate a fait appel de cette décision.

30 mai 2017

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Montpellier : la candidate LREM Stéphanie Jannin visée par une enquête (Anti-k)

 

Commentaire: C’est bien sûr pire au FN où il y en a un condamné pour agression armée!

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