17 février 2017 ~ 0 Commentaire

bigard quimperlé (le télégramme)

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Hier matin, une demi?heure après l’ouverture des négociations annuelles obligatoires, une centaine de salariés de chez Bigard ont débrayé, à l’appel de la CGT.

Ils veulent une augmentation de leur salaire. « La direction n’aime pas négocier sous la pression. Visiblement, elle nous connaît mal ». C’est avec un petit sourire en coin qu’un salarié de chez Bigard, justifiait sa présence, hier matin, aux portes de la plus grande entreprise de Quimperlé.

Autour de lui, une centaine de camarades, issus de tous les ateliers qui, à l’appel de la CGT, avaient décidé de cesser le travail, à partir de 9 h 30. Et ce, pour peser sur les négociations annuelles obligatoires qui venaient d’ouvrir une demi-heure plus tôt en présence des délégués des entreprises du groupe Bigard : Socopa et Charal.

Discussion suspendue dans la foulée À peine, le rassemblement avait-il commencé que la réunion présidée par Benjamin Castel, le nouveau directeur des ressources humaines, était interrompue.

« La direction ne voulait pas que l’on débraye. En réponse, elle a suspendu les discus- sions » lance le délégué CGT, Michel Le Goff, à ses troupes. Le leader syndical a ensuite fait part des dernières informations en sa possession. « Avec la chute des cours du boeuf qui met en péril la filière même, l’année 2016 a été exceptionnelle pour Bigard. Le groupe s’apprête donc à verser de l’intéressement et de la participation.

Quels seront les montants ? La direction ne peut pas le dire. Elle attend d’avoir tout calculer pour les dévoiler ». 1.950 € bruts par mois Et Michel Le Goff de poursuivre : « L’intéressement et la participation, c’est bien. Mais nous, ce que nous demandons, c’est une augmentation de salaire. Certes, tous les ans, on a un petit coup de pouce. Mais il diminue d’année en année. Face à cela, tous les mois, on doit payer les loyers, les charges, l’entretien de la voiture… Au final, à la fin du mois, il ne nous reste pas grand-chose.

Ce qu’il faut, c’est au moins, un salaire de base à 1.950 € bruts par mois. Et pour l’instant, on en est loin ». « Le groupe Bigard fait de bons résultats. C’est bien. C’est même très bien. Mais nous, on demande une augmentation de salaire, un vrai coup de pouce. Du concret, quoi ! » ajoutera une salariée. Lors de l’échange, Michel Le Goff a par ailleurs affirmé que le groupe Bigard serait intéressé par le groupe Piffaut (William Saurin, Madrange, Garbit) dont l’unique actionnaire était Monique Piffaut qui est décédée, à la fin de l’année dernière. Ce projet pourrait être une réponse à la baisse en général de la consommation de viande, en France (- 4 %).

Des avancées… Parmi les autres revendications, la CGT place en tête la suppression des trois jours de carence en cas d’arrêt maladie et une augmentation du budget alloué au comité d’entreprise. Le mouvement de grogne s’est arrêté en fin de matinée. Et les négociations ont pu reprendre l’après-midi. À leur issue, la direction a accordé une augmentation de 1,2 % des salaires (0,7 % au 1e r février et 0,5 % au 1e r juillet).

La prime d’habillage est multipliée par deux (30 € au lieu de 15 €). Le travail de nuit va être également réévalué. Et des primes individuelles sur les 12.700 salariés du groupe. Commen- taire de Michel Le Goff : « On est loin du compte. Plus le groupe gagne et moins, nous, on gagne ».

  17 février 2017  Yann Le Scornet

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