07 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

douarnenez, 4 500 manifestants pour défendre l’hôpital (of + lt)

manifestants-hopital-SUD

Entre 4000 et 5000 personnes ont manifesté ce samedi matin à Douarnenez pour défendre l’avenir de la chirurgie ambulatoire et hebdomadaire à l’hôpital de Douarnenez.

Médecins, patients, élus et population ont répondu présent en masse, ce samedi matin pour défendre l’avenir de l’hôpital de Douarnenez. Ils ont battu le pavé douarneniste au départ de l’hôpital pour rejoindre le centre-ville et la place de la mairie

Dans les rangs des manifestants, on a pu observer une quarantaine d’élus du pays de Douarnenez, du Cap-Sizun, du Porzay, de l’île de Sein et même de Carhaix ceints de leur écharppe tricolore. Au chapitre des slogans, on a notamment pu entendre «Tous ensemble pour le sauver, l’hôpital de Douarnenez!»

L’hôpital, qui comptait quatre anesthésistes, « a été déshabillé au profit de l’hôpital de Quimper», regrette un médecin. Ces derniers n’exercent plus à l’hôpital de Douarnenez. Un anesthésiste a été trouvé en urgence. «Il est d’accord pour rester jusqu’au 1er mars.» Insuffisant pour les médecins qui voudraient voir leur équipe dotée de deux anesthésistes pour maintenir la chirurgie ambulatoire et hebdomadaire à Douarnenez. Car, au-delà de la chirurgie, c’est l’avenir de l’hôpital de Douarnenez qui inquiète.

La manifestation s’est terminée devant la mairie de Douarnenez ou des médecins et le comité des usagers de l’hôpital ont pris la parole. Les manifestants se sont dispersés aux alentours de 13h. Douarnenez – 06 Décembre

http://www.ouest-france.fr/hopital-de-douarnenez-une-manifestation-samedi-pour-la-chirurgie-3029403

 Un cortège de 3.000 à 4.000 personnes a rallié l’hôpital à l’hôtel de ville, hier matin, à Douarnenez (29). (Le Télégramme)
Les médecins étaient en tête de la mobilisation, suivis par tout ce que le territoire compte d’élus locaux, tous bords confondus. À l’exception d’un gwenn ha du flottant au-dessus d’un bonnet rouge solitaire, la consigne de ne brandir aucune bannière politique ou syndicale a été respectée, hier, dans cet impressionnant cortège qui a traversé Douarnenez de part en part derrière cette unique banderole : « Touche pas à mon hosto ».
Organisation fragilisée Sans doute l’une des raisons pour lesquelles la population s’est mobilisée en masse derrière les médecins du centre hospitalier, qui, les jours précédents, avaient organisé des réunions publiques particulièrement bien suivies. À Douarnenez, mais aussi dans les territoires ruraux voisins du Porzay et du Cap-Sizun. Des réunions au cours desquelles ils ont expliqué pourquoi ils sont inquiets. Ils estiment que leur autorité de tutelle, l’Agence régionale de santé (ARS), avec les directeurs des cinq établissements formant le Centre hospitalier intercommunal de Cornouaille (Chic), envisage la fermeture de la chirurgie ambulatoire à Douarnenez pour le début de l’année prochaine.
Le récent courrier adressé au maire de Douarnenez par Marisol Touraine, ministre de la Santé, n’est pas pour les rassurer. Les termes sont diplomatiques mais ils sont clairs : « L’organisation de la chirurgie, mise en place en 2014 sous forme d’une activité programmée et ambulatoire, est aujourd’hui fortement fragilisée, compte tenu des tensions sur les effectifs d’anesthésistes ».
Le début de la fin ? Et pour les médecins, disparition du bloc opératoire est synonyme, à terme, de disparition de l’hôpital tout court. Mais, fidèles au serment d’Hippocrate, ils ont décidé de ne pas laisser la santé du malade se dégrader sans rien faire. « Nous ne sommes pas d’accord et le redirons les prochains jours et semaines. Cette mobilisation n’est qu’une première étape, a clamé une praticienne hospitalière à la fin de la manifestation. Nous restons mobilisés tant qu’une réponse satisfaisante ne nous est pas proposée.
Pour notre santé, nos aînés, les jeunes générations, les générations futures ». Créer le futur « Nous ne pouvons pas prévoir le futur, en revanche, nous pouvons le créer », a enchaîné sa voisine, déclenchant les applaudissements nourris de la foule. Une foule au milieu de laquelle on remarquait, ceint de son écharpe à hermines reconnaissable, le maire de Carhaix (29), Christian Traodec, dont l’hôpital de proximité a été sauvé, à l’issue d’un très long combat. Et si les Douarnenistes ont un trait en commun avec les centre-Finistériens, c’est bien leur caractère frondeur.

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