14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Marine Harvest, fin de conflit: ce que les salariés ont obtenu (lt)

Marine Harvest, fin de conflit: ce que les salariés ont obtenu (lt) dans Carhaix Kreiz Breiz marine-harvest-300x217

L’assemblée générale visant à informer les salariés de Marine Harvest des avancées des discussions s’est achevée à 15 h 30, ce mercredi après-midi, par des cris de joie.

Le mouvement de grève est offciellement levé. Le travail reprend dès ce jeudi matin. Du côté des salariés, le sentiment est mitigé.  »On perd notre boulot mais on gagne de l’argent. La direction a cédé. On a gagné le plan social sur la question des indemnités », résume un des salariés présent à la réunion.

Que contient ce nouveau plan social ? Voici quelques mesures importantes.
- 80 postes seront proposés aux salariés de Poullaouen à Landivisiau (contre 64 avant négociations).
- La direction renonce aux 17 suppressions de postes à Landivisiau.
- Les salariés mutés à Landivisau recevront une prime de 15.000 €, leurs frais de déplacement et déménagement seront pris en charge.
- Les salariés licenciés toucheront 100 % de leur salaire net pendant 12 mois (14 mois pour les plus de 50 ans et 16 mois pour les plus de 55 ans).
- A ces dispositions s’ajoutent des primes à la formation, individuelles et collectives, des aides pour passer le permis de conduire ou pour créer son entreprise.

Et les indemnités supra-légales ? Deux exemples valent mieux que de fastidieuses explications. 
- Un salarié de 54 ans ayant 32 ans d’ancienneté touchera un chèque de 94.320 euros.
- Un salarié de 26 ans ayant 3 ans d’ancienneté touchera un chèque de 24.480 euros.

Dominique Morvan et Vincent Lastennet 14 novembre 2013 à 06h47

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/poullaouen-marine-harvest-assemblee-generale-a-14h30-13-11-2013-2301805.php

Marine Harvest. La fumée s’est arrêtée

14 novembre 2013 à 10h04

La lutte des salariés de Marine Harvest s’est achevée hier.

Ils n’ont pas sauvé leur emploi, mais ont le sentiment de partir la tête haute avec des indemnités de licenciement conséquentes. L’usine, elle, est vouée à fermer. Ce que n’accepte pas le comité de soutien. Dix jours de pluie et d’un coup, l’éclaircie. Ou quand une lutte de salariés semble se calquer sur la météo. 13 h 30 hier. Pour la première fois, un grand soleil brille au-dessus du piquet de grève de Marine Harvest. Dans quelques minutes, une réunion cruciale va se tenir, mais on sent que le combat est fini. « L’ambiance a changé depuis ce matin. Le soleil est revenu. Tout s’est apaisé », confie l’élu du CE Denis Castel, à quelques pas d’un feu qui, lui aussi, a déjà perdu de sa vivacité. « En arrivant tout à l’heure, j’ai pensé à la chanson de Goldman : il suffira d’un signe. Un matin tout tranquille et serein. C’est exactement ça. » Pas la peine d’évoquer les dernières propositions de la direction, ce n’est déjà plus le sujet. Tout le monde sait que c’est la fin. Denis Castel préfère dresser son bilan.

Dix jours d’une lutte joyeuse et sans violence « C’est marrant comme tout le monde a trouvé naturellement sa place dans la grève. En cuisine ou ailleurs. On a appris à se connaître, car on ne se connaissait pas avant. C’est dommage que cela arrive seulement dans ce contexte, mais c’est la réalité. » Il est 13 h 45 et, sans un mot, les salariés remontent en direction de l’usine. Il est temps de décider. Les trois heures d’assemblée générale de lundi semblent très loin. Tout le monde sait qu’aujourd’hui, cela ne va pas traîner. Une heure plus tard, des cris de joie s’échappent de la cafétéria. Tous debout, les salariés applaudissent. Ils viennent de voter la fin de la grève. Dix jours d’une lutte joyeuse et sans violence. Dix jours durant lesquels le comité de soutien, des commerçants et des anonymes ont multiplié les dons, les gestes ou des simples coups de klaxon étonnamment très réconfortants. Mais à la sortie de l’usine, les sourires sont rares. Fabrice, le solide gaillard en CDI depuis janvier, est le premier salarié à glisser un mot. Son indéfectible bonne humeur s’efface quelques instants. « On perd notre boulot, mais on gagne de l’argent », confie-t-il désabusé. L’un de ses collègues, Arnaud, fait le même constat. « On reprend demain. La direction a cédé. On n’a pas sauvé notre emploi, mais on a gagné le plan social du point de vue des indemnités. »

« On ne peut pas appeler ça une victoire » À la grille, les salariés défilent. Plusieurs ont déjà enlevé le tee-shirt orange symbole de la lutte. De rares coups de klaxons résonnent au loin. Pour les sourires, il faudra attendre un son plus inattendu. Celui de la cloche de l’ancienne chapelle à l’entrée de l’usine, actionnée en passant. L’avocat des salariés, Me Roger Potin, et les délégués du personnel font aussi la grimace. « On ne peut pas appeler ça une victoire parce qu’on n’a pas sauvé les emplois », confie l’avocat. Sur le piquet de grève, Didier, le responsable du feu, fait brûler ses derniers pneus. La fumée va vite s’arrêter. Un à un, les salariés s’en vont. Presque comme si rien ne s’était passé. En se disant simplement : « À demain ».

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/marine-harvest-la-fumee-s-est-arretee-14-11-2013-2302533.php

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