Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

24 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

austérité (basta)

macron

Augmentation des loyers et des expulsions, baisse des aides au logement

Le gouvernement a décidé de diminuer l’Aide personnalisée au logement (APL) de manière uniforme pour les 2,7 millions de ménages qui en bénéficient. Cette baisse de 5 euros par mois, soit 60 euros par an, peut paraître anodine pour les personnes disposant de revenus corrects. Mais elles frappent prioritairement les ménages les plus pauvres et les étudiants en situation précaire, dans un contexte où les loyers poursuivent leur augmentation. 90 % des ménages qui perçoivent l’APL sont locataires.

Cette aide publique, qui s’élève à environ 230 euros en moyenne par mois, représente un coup de pouce précieux pour acquitter son loyer. Elle est accordée sous condition de ressources – l’épargne et un éventuel patrimoine sont pris en compte – ainsi qu’en fonction du montant du loyer. « Une personne seule par exemple ne touche plus les APL si elle gagne plus de 1,1 Smic par mois », rappelle la Fondation Abbé Pierre. Soit 1265 euros nets par mois.

Pour un étudiant non boursier vivant seul, les aides au logement, dont l’APL, constituent plus de 10 % de son budget moyen, estimé à 714 euros par l’Observatoire de la vie étudiante [1]. « Les ressources qu’offrent les APL sont donc essentielles pour ces étudiants puisqu’elles constituent la seule aide financière étatique », commentait la Fédération des associations générale étudiantes (Fage). « Alors que plus de 60 000 bacheliers sont en détresse, faute d’affectation, la poursuite d’études se voit aujourd’hui doublement remise en cause », critique le syndicat étudiant suite à l’annonce gouvernementale. Pour l’Union nationale des étudiants de France (Unef), qui demande au contraire une revalorisation de l’APL, 800 000 étudiants sont concernés.

Des familles « pour lesquels chaque euro pèse »

La moitié des allocations logement sont versées aux ménages les plus pauvres, « pour lesquels chaque euro pèse », souligne également Droit au logement (DAL). La mesure « épargne ceux qui profitent des loyers chers et se sont enrichis depuis 15 ans ». « Ce n’est ni aux ménages modestes, ni aux étudiants, ni aux locataires HLM de payer le logement cher ! » déplore l’association.

Même l’ancien grand patron Louis Gallois, désormais président de la Fédération des acteurs de la solidarité (qui rassemble toutes les grandes organisations caritatives ou humanitaires françaises), dénonce une mesure « aveugle » qui « frappe en premier lieu les plus pauvres ». « Non seulement elle met à mal la solvabilité des locataires, mais aussi le pouvoir d’achat, car pour une personne qui touche le revenu de solidarité active (RSA), 5 euros en moins par mois, c’est significatif. Je ne peux pas ne pas faire le rapprochement avec d’autres mesures annoncées, comme celle de réduire l’impôt sur la fortune, qui va coûter plusieurs milliards d’euros », détaille Louis Gallois dans une interview au Monde.

Pour la logique comptable du gouvernement, 5 euros de moins pour 2,7 millions d’allocataires, cela représente une économie globale de 135 millions d’euros par an. La mesure devrait entrer en vigueur en octobre. Comparée à la fraude fiscale, estimée au minimum à 60 milliards, l’économie attendue est dérisoire.

Record des expulsions locatives

Cette baisse des APL intervient alors que les loyers continuent leur progression. Au premier trimestre 2017, les loyers ont augmenté en moyenne de 0,51 % en France, la plus forte hausse enregistrée depuis trois ans selon l’Insee. Un studio de 10 à 15 m² se loue, à Paris, principale ville universitaire, entre 400 et 1000 euros par mois ! Parallèlement, les expulsions de logement pour impayés n’ont jamais été aussi élevées. En 2016, 15 222 familles ont été expulsées de leur logement avec le concours de la force publique. « Triste record, qui confirme la tendance de long terme, avec une augmentation de 140 % en 15 ans ! Sans oublier que deux à trois fois plus de ménages quittent leur domicile avant l’arrivée des forces de l’ordre, sous la pression de la procédure », a réagi la Fondation Abbé Pierre début juillet.

Le 11 juillet, à Angers, une centaine de personnes, dont une trentaine d’enfants, ont été expulsées de bâtiments publics qu’elles occupaient, sur ordre de la préfecture. « Ni enquête sociale ni hébergement n’ont été proposés ou mis en place. Leurs appels au 115 (le Samu social) n’ont pas abouti depuis », proteste le DAL. C’est probablement une autre manière de réaliser des économies : une famille qui vit dans un bidonville ou un camp de fortune ne peut demander l’APL.

24 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

edf-areva (odn)

puits-sans-fond

Déficit budgétaire : Macron muet sur les milliards déjà détruits par EDF et Areva… et sur ceux qui vont suivre !

La polémique fait actuellement rage à propos des 4,5 milliards d’économies exigées par E. Macron pour satisfaire la Commission européenne en contenant le déficit de la France à 3% du PIB. Mais il n’est presque personne pour pointer une des causes principales des difficultés budgétaires de la France : l’industrie nucléaire, avec en particulier la faillite consommée d’Areva et celle programmée d’EDF.

Ainsi, le 8 mars 2017, l’Etat a versé 3 milliards pour recapitaliser EDF. Et, entre le 12 et le 31 juillet 2017, l’Etat injecte pas moins de 5 milliards dans les différentes structures issues de la faillite d’Areva. En particulier, dès le 12 juillet, 2 milliards ont déjà été versés par l’Etat à Areva SA, qui n’est désormais plus qu’une structure de défaisance sur le modèle du fameux « Consortium de réalisation » créé pour faire payer par les citoyens la faillite du Crédit Lyonnais.
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De toute évidence, ce puits sans fond va continuer à coûter très cher puisque, le 20 juillet, l’opérateur Finlandais TVO a annoncé que la Chambre de commerce internationale (CCI) avait rendu un nouvel arbitrage partiel en sa faveur et au détriment d’Areva concernant le chantier désastreux de l’EPR finlandais. Il est désormais quasiment certain, comme annoncé de longue date par l’Observatoire du Nucléaire, que cet arbitrage va se terminer un nouveau fiasco général pour Areva… et donc pour les finances publiques françaises : TVO réclame (à juste titre) près de 3 milliards de dédommagements…

On peut ajouter à ce triste tableau la curieuse opération mise sur pied en décembre 2014 par un ministre de l’économie nommé Emmanuel Macron qui, sans la moindre justification, a fait racheter par l’Etat plus de 27 millions d’actions d’Areva (détenues par le Commissariat à l’énergie atomique) à un prix supérieur à la cotation officielle : 12,2 euros au lieu de 9,04 (*). Depuis, comme on pouvait le prévoir, l’action d’Areva a continué à s’effondrer (elle ne vaut plus que 4,4 euros), achevant de faire un nouveau fiasco de cette étrange opération macronienne.
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On notera aussi la grande « pudeur » du premier ministre Edouard Philippe lorsqu’il s’est ému des 8 milliards manquant dans les caisses de l’Etat, oubliant que plus du quart de cette somme venait des errements d’Areva en particulier à l’époque où il était lui-même un cadre influent de cette entreprise à la dérive ! Les citoyens de France doivent savoir que ces sommes, pourtant affolantes, ne constituent pourtant qu’un petit aperçu des factures incom- mensurables qui vont être peu à peu publiées au fur et à mesure des révélations concernant les déboires de l’atome hexagonal.

D’ailleurs, sous nos yeux, et sans que personne ne le stoppe, le PDG d’EDF s’apprête à lancer une nouvelle opération catastrophique avec le projet de construction de deux EPR à Hinkley Point (Grande-Bretagne).

Même si ces réacteurs ne seront probablement jamais construits, ou au pire jamais terminés comme l’annonce obstinément l’Observatoire du Nucléaire, il est clair que ce projet va achever de ruiner EDF qui a déjà consacré (gaspillé) sur place plusieurs milliards. Il est aussi notable qu’avant même que le chantier ne soit commencé, la facture du projet ne cesse d’augmenter : début juillet, c’est un premier surcoût de près de 2 milliards qui a été annoncé, préfigurant les réévaluations successives comme c’est le cas depuis 10 ans concernant les chantiers EPR de Finlande et de Flamanville.
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Il est toujours possible de se consoler en rappelant qu’Areva et EDF ne sont pas seuls dans cette galère : Westinghouse, l’entreprise historique du nucléaire aux USA et dans le monde, a elle aussi fait faillite, entrainant dans les bas fonds son actionnaire majoritaire, le japonais Toshiba (**).
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L’industrie nucléaire est entrée dans la dernière phase de son existence, mais son agonie va hélas durer encore des années, sur fond de catastrophes nucléaires en cours (Tchernobyl, Fukushima) et probablement à venir, de déchets radioactifs abandonnés, de centrales à démanteler « offertes » à nos descendants, et de factures insensées qui vont faire passer pour une aimable plaisanterie (et une cynique diversion) les polémiques actuelles sur le budget de l’armée française…
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(*) http://www.observatoire-du-nucleaire.
(**) http://www.rfi.fr/

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

24 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

porc (anti-k)

porcs

Le porc sur paille, l’autre modèle pour la Bretagne

Un nouveau mode d’élevage porcin a été mis en place, pour des raisons environnementales et économiques.

Réveillés de leur sieste par des visiteurs inhabituels, les cochons de Pascal Pérot, éleveur à Saint-Donan, dans les Côtes-d’Armor, n’ont sans doute pas conscience d’être des privilégiés. Dans cette ferme de 54 hectares, ils grandissent dans des bâtiments ouverts sur l’extérieur, sur de la paille. Cela permet de transformer leurs excréments en fumier. « Je ne voulais pas être montré du doigt comme pollueur et j’étais sensible à la notion de bien-être animal« , confie le maître des lieux, qui a repris la ferme en 2000.

En France, 95 % des porcs sont au contraire élevés sur caillebotis, un sol ajouré, en béton ou en plastique, qui permet l’évacuation rapide de leurs déjections, le lisier. Epandu sur les terres de culture pour les fertiliser, ce dernier nourrit depuis longtemps la critique du modèle d’élevage breton. La région concentre 57 % du cheptel français. Mais les cochons, parqués dans des bâtiments, sont invisibles. En revanche, cet élevage intensif est à l’origine de la pollution des eaux et des marées d’algues vertes, bien visibles, qui affectent le littoral. En cause, les nitrates dérivés de l’azote du lisier (des porcs, des bovins et des volailles), qui contaminent les cours d’eau et les nappes phréatiques.

Entre le conventionnel et le bio

Polluant, ce modèle met aussi régulièrement des éleveurs dans la rue, lorsque le prix du porc ne leur permet plus de vivre de leur travail. C’est ce qui a conduit l’association bretonne Cohérence à réfléchir à un modèle alternatif. Cofondée en 1997 par Jean-Claude Pierre (le créateur de l’association Eau et rivières de Bretagne, qu’il a quittée depuis) et des paysans du Réseau agriculture durable (aujourd’hui réseau Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural, Civam), elle regroupe défenseurs de l’environnement, agriculteurs, syndicats, entreprises et particuliers. Au début des années 2000, ce réseau développe un cahier des charges pour un élevage de porcs durable.
« Je ne voulais pas être montré du doigt comme pollueur et j’étais sensible à la notion de bien-être animal » Pascal Pérot

Ses piliers : des cochons élevés sur de la paille, bénéficiant d’une surface minimale de 1,5 mètre carré par tête, soit le double du minimum réglementaire pour les porcs de moins de 110 kilos. Le cahier des charges n’impose en revanche pas l’accès des porcs à l’extérieur, obliga- toire dans le cadre des labels « porcs fermiers » élevés en plein air Label rouge et pour l’éle- vage biologique, qui peut se faire en plein air ou avec des bâtiments prévoyant une aire d’exercice en extérieur. Leur alimentation doit être sans organismes génétiquement modifiés (OGM). Les traitements antibiotiques préventifs sont interdits.

Enfin, lors de l’épandage du fumier (composé de la paille et du lisier), les éleveurs doivent respecter un apport d’azote plafonné à 80 % du seuil réglementaire (140 unités d’azote par hectare, contre 170 sinon). Utile au bien-être des cochons, pour lesquels fouiller et jouer sont des activités naturelles, la paille présente l’avantage de résorber une partie de l’azote présent dans leurs déjections en les compostant. L’utilisation de cet engrais solide, plutôt que le lisier, limite de plus les risques de ruissellement.

Le cahier des charges intègre en outre une cinquantaine de critères sur lesquels les éleveurs s’engagent à progresser. L’utilisation d’une alimentation produite à la ferme est ainsi conseillée sans être impérative, ce qui est le cas en élevage biologique. L’objectif ? « Proposer une alternative durable, accessible au plus grand nombre« , justifie Jean-Bernard Fraboulet, chargé de mission porc durable chez Cohérence. La filière porcine française étant très industrialisée, les conversions d’exploitations conventionnelles vers le bio sont difficiles.

« Les ateliers sont trop gros, trop hors-sol, alors que le bio suppose une alimentation produite sur la ferme et un accès à l’extérieur que les bâtiments conventionnels ne permettent pas. Pour développer le bio, on mise plutôt sur de nouvelles installations », explique Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab). En 2016, les élevages biologiques ne représentaient que 0,94 % des exploitations porcines, selon la plate-forme Agence Bio. Quant au label rouge, il concernait 3,3 % seulement de la production nationale en 2014, dont 83 % des élevages en bâtiment, selon l’Institut français du porc (Ifip).

Onze exploitations certifiées

Sur leur ferme de 48 hectares, près de Dinan, Pascal et Sylvie L’Hermitte cultivent colza, céré- ales et légumineuses pour nourrir les 1 100 porcs qu’ils produisent chaque année. Pour proté- ger leurs cultures, ils misent sur des techniques naturelles, tout en gardant la possibilité de les traiter si besoin. A terme, le couple vise les 1 500 porcs par an, pas plus. Cohérence, qui défend un élevage familial, limite d’ailleurs la production selon le nombre d’actifs par ferme. Les exploitations spécialisées dans l’engraissement comptaient en moyenne 875 places en 2010, selon l’Ifip, contre 500 places occupées chez les L’Hermitte. Les producteurs adhérents sont certifiés tous les deux ans, dans le cadre d’audits participatifs réalisés lors de journées portes ouvertes dans les fermes.

Aujourd’hui, onze exploitations sont certifiées, surtout dans les Côtes-d’Armor. Produire de cette façon génère du travail supplémentaire pour pailler les enclos et les nettoyer. Cela a aussi un coût. La chambre régionale d’agriculture de Bretagne a chiffré le surcoût de l’élevage sur paille à 0,16 euros par kilo de carcasse produit, soit environ 10 % en plus par rapport au porc sur caillebotis. « Cela s’explique par le coût de l’achat de paille, et parce que les porcs dépensent plus d’énergie et ont une croissance un peu moins rapide« , explique Brigitte Landrain, cheffe du service Elevage à la chambre régionale. Chez les éleveurs Cohé- rence, les porcs partent ainsi à l’abattoir quand ils ont entre 190 à 210 jours, contre 180 en conventionnel. Le gage selon eux d’un cochon en bonne santé et d’une viande de meilleure qualité.

Circuit court

Pour assurer la viabilité économique de ce modèle, l’association a cherché de nouveaux débouchés pour ses producteurs, dont une majorité propose sa viande en vente directe. Les boucheries-charcuteries locales sont particulièrement ciblées. En 2012, Cohérence dépose donc la marque « Porc authentique élevé sur paille », dédiée à la vente chez ces artisans. Ils sont quatre éleveurs aujourd’hui à travailler sous cette marque et à fournir une trentaine de boucheries (les autres éleveurs font de la vente directe). C’est aux éleveurs de se constituer une clientèle directe. « Je produis ce que je peux vendre. Alors que dans le modèle conven- tionnel, on est toujours incités à produire plus, sans garantie de débouchés. Résultat : les prix s’effondrent« , argumente l’éleveur Pascal Pérot.

« La viande se conserve bien, tient mieux à la cuisson et les consommateurs voient la différence sur le plan gustatif », assure Guillaume Corduan

La paie des producteurs de la filière porcs sur paille n’est, elle, pas soumise aux aléas du marché. Ils travaillent avec un prix fixe négocié chaque année avec les bouchers partenaires. Ces derniers aussi y trouvent leur compte. « La viande se conserve bien, tient mieux à la cuisson et les consommateurs voient la différence sur le plan gustatif, assure Guillaume Corduan, gérant de la boucherie-charcuterie-traiteur éponyme, à Hillion, au bord de la baie de Saint-Brieuc. Bien sûr, je paie le porc 2,70 euros le kilo et, pendant la crise en 2015, il devait bien avoir 70 à 80 centimes de différence avec une viande même labellisée, mais au moins l’éleveur peut vivre de son travail.

Dans la campagne française, les éleveurs porcins reprennent leur souffle. Depuis juin 2016, les cours du porc évoluent de nouveau au-delà de 1,40 euros le kilo, leur seuil de rentabilité. Fin 2015, ils étaient descendus sous la barre d’1,20 euros le kilo. C’est à la Chine que l’on doit ce sursaut. Le pays a augmenté ses importations depuis l’Europe (+ 110 % sur un an en 2016), alors que sa propre filière porcine connaît une restructuration. Le marché du porc est en effet globalisé et le prix payé aux éleveurs est fonction de l’offre et de la demande mondiales. Ainsi, c’est l’embargo russe, en 2014, qui a précipité la crise de 2015.

Mais leurs difficultés sont surtout structurelles. Les éleveurs français sont en concur- rence avec leurs voisins européens. Avec 2 millions de tonnes de carcasses de porcs char- cutiers produites en 2016, la France est le 3e producteur européen, derrière l’Allemagne (5,5 millions) et l’Espagne (4 millions). Or, la filière française a connu une crise de croissance et d’investissement après l’instauration, en 1998, de règles européennes destinées à réduire l’impact environnemental des élevages. Au même moment, les élevages et les abattoirs alle- mands se sont modernisés et concentrés, baissant leurs prix de production. Ils ont également recours aux travailleurs détachés, une main-d’oeuvre moins coûteuse venue des pays de l’Est, et profitaient jusqu’en 2014 d’une absence de salaire minimum.

Le coût de la main-d’oeuvre est aussi moindre en Espagne et les éleveurs plus protégés. Ils travaillent en majorité sous contrat avec des entreprises agroalimentaires qui leur assurent un prix fixe. En France, le prix payé aux éleveurs évolue au gré des semaines, en fonction de la cotation au Marché du porc breton.

Avec des bâtiments d’élevage vieux de vingt ans en moyenne et de petits abattoirs, comparés à leurs concurrents européens, la filière française est donc désavantagée avec un marché du porc peu segmenté. « Pendant longtemps sa stratégie exclusive a été d’offrir une production standard, au prix le plus bas, même si des tentatives de différenciation existent aujourd’hui« , explique Michel Rieu, économiste à l’Institut du porc (Ifip). Si quelques initiatives ont vu le jour, comme des contrats tripartites entre distributeurs, abatteurs-transformateurs et producteurs, l’amélioration de la situation des éleveurs français reste soumise aux évolutions de la demande internationale.

Dans sa boutique, le porc sur paille est aujourd’hui environ 15 % plus cher que celui qu’il propose lorsque son stock est écoulé. Pourtant, des consommateurs viennent ici spécifiquement pour cette viande produite localement, que Pascal Pérot livre lui-même. Après quatre ans à travailler ainsi, il dresse un constat positif. « Si j’étais resté dans le modèle stan- dard, avec la dernière crise, je disparaissais. Grâce au prix fixe, j’ai pu recommencer à faire des projets et la banque m’a fait confiance pour investir dans le camion frigorifique et la bétaillère nécessaires pour transporter mes porcs », détaille-t-il. Pascal et Sylvie L’Hermitte écoulent 40 % de leur production en boucherie, le reste étant proposé aux particuliers à la ferme et sous forme de colis, ou servi dans des cantines du secteur. A deux, ils s’en sortent avec un résultat avant impôt de l’ordre de 30 000 euros par an. En 2015, année de crise, ce résultat était en moyenne de 13 000 euros par actif dans les exploitations porcines françaises, une filière aux résultats très fluctuants.

A l’avenir, l’association aimerait développer la filière sur l’ensemble de la Bretagne. Si de nouveaux éleveurs sont intéressés, intégrer la filière reste un pas à franchir. « Tous ne sont pas prêts à tourner le dos au fonctionnement des groupements », constate Jean-Bernard Fraboulet. L’année dernière, 1 700 carcasses ont été vendues dans le cadre de la filière porc sur paille. Cette production reste donc très marginale au regard des quelque 13 millions de porcs (soit 1,1 million de tonnes équivalent carcasse) abattus en Bretagne. Mais pour les éleveurs, faire vivre une filière alternative locale est déjà une victoire. « Notre modèle n’est pas reproductible à tout le monde, estime Pascal L’Hermitte. Mais la production dans son ensemble doit évoluer et nous sommes des locomotives. »

Alternatives économiques – Marion Perrier –  20/07/2017

http://www.anti-k.org

24 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

plougonver (ouest france)

mine-uranium

Plougonver. Festival des luttes : « Festif, informatif et résistant »

Au Dibar de Plougonver, pendant trois jours les festivaliers ont dansé, milité et débattu. La pluie et la boue n’ont pas entamé la détermination des visiteurs d’empêcher le projet minier.

« Glao [pluie] glao glao ! » entend-on s’exclamer en breton. « Dans la vie il faut savoir se mouiller ! », reprend un autre festivalier avec philosophie. D’averse en crachin, c’est effecti- vement sous des cieux peu cléments que le deuxième Festival des luttes s’est déroulé, du vendredi 21 au dimanche 23 juillet, au Dibar.

Occuper le terrain et informer

Mais la météo n’a pas entamé la volonté des visiteurs d’empêcher le projet minier porté loca- lement par l’entreprise Variscan mines. Cette filiale française d’un groupe australien a obtenu en 2015, de l’État, un permis exclusif de recherches minières (Perm), dit « de Loc-Envel ».

Environ 1 300 personnes sont passées sur le site, pour la plupart habitant le coin, mais venues parfois de plus loin : des membres des collectifs contre les autres projets miniers en cours en Bretagne, Creuse ou Guyane ont également répondu à l’appel, ainsi que des habitants luttant contre les grands projets jugés inutiles et imposés, comme le tunnel de Tende (dans le Sud-Est, à la frontière italienne). « Nous sommes là pour informer, et l’information est bien passée ; en ce sens, le festival a joué son rôle », rapporte Goulven Le Gac, du collectif Douar Didoull, organisateur de l’événement.

« Nous voulons aussi montrer que nous sommes toujours mobilisés sur le terrain. Le Festival des luttes existe car le permis de recherches minières existe. Nous n’oublions pas que c’est Emmanuel Macron qui l’a signé. Tant qu’il ne sera pas annulé ou abrogé, nous serons sur le terrain, et même si le gouvernement veut faire durer les choses, nous ne sommes pas prêts à lâcher. »

Convergence des luttes

La mobilisation ne faiblit donc pas, et la participation de nombreux bénévoles, dont des jeunes, en témoigne. À côté de Douar Didoull, des militants locaux ont tenu des stands d’information : le Front Social, Attac 22… pour d’autres combats d’actualité comme la réforme du Code du travail ou les traités de libre-échange entre l’Europe et l’Amérique du Nord.

Mais si l’aspect militant primait, à travers des conférences, projections et débats, la fête a également été fédératrice.En soirée et le dimanche, fest-noz et concerts ont trouvé leur public, enfants comme adultes. « Festif, informatif, et résistant : voilà ce que le Festival des luttes veut être. »

24/07/2017

http://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Un festival contre les projets miniers, ici et ailleurs (OF)

En Bretagne, un festival contre les projets miniers (Politis)

24 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

per jakez helias (le télégramme)

Deux géants de la langue bretonne: Per Jakez Helias (voix) et Angela Duval

Quimper. La stèle à la mémoire d’Hélias inaugurée en langue française uniquement

 

« Ce que je trouve ahurissant, inimaginable, c’est que la ville de Quimper et la capitale de la Cornouaille fassent aujourd’hui totalement l’impasse sur la langue bretonne, comme si elle n’existait déjà plus », s’indigne le journaliste Fanch Broudic.

Ce samedi matin, à Quimper, une stèle en bronze, en hommage à Pierre Jakez Hélias (1914- 1995), a été inaugurée en présence des ses deux enfants, Claudette et Ifig, des initiateurs du projet, Jakez Bernard et Yves Toulhoat, ainsi que de nombreux élus.

« Il est important de perpétuer la mémoire de ce grand homme, qu’on perpétue la Bretagne », a insisté Jakez Bernard. L’ancien président du festival de Cornouaille a repris de larges citations de l’écrivain bigouden, auteur du « Cheval d’Orgueil ». Peu après, en mairie, lors de la traditionnelle réception organisée pour le festival de Cornouaille, Ludovic Jolivet, maire de Quimper, a fait de même, citant par exemple cette formule datant de 1969 : « L’uniformisation du monde moderne n’a pas encore eu raison de la celtitude ».

Coup de gueule de Fanch Broudic

Justement, c’est là que le bât blesse, estime le journaliste Fanch Broudic. Dans un communi- qué écrit en français et en breton, il s’indigne : « On ne reprochera pas à ceux qui ne savent pas le breton de n’avoir rien dit en une langue qu’ils ne maîtrisent pas. Ce que je trouve ahu- rissant, inimaginable, c’est que la ville de Quimper et la capitale de la Cornouaille fassent aujourd’hui totalement l’impasse sur la langue bretonne, comme si elle n’existait déjà plus. Personne n’a été invité à prendre la parole en breton, à évoquer la mémoire d’Hélias dans la première langue qui était la sienne, à lire un de ses poèmes, à parler en quelques mots de son œuvre. »

« Hélias a été, certes, le rénovateur du Festival de Cornouaille. Mais il a aussi été écrivain, homme de théâtre, homme de radio et de télévision, en langue bretonne tout autant qu’en langue française, parfaitement bilingue. L’oublier est une faute. La stèle imaginée par Pierre Toulhoat cite pourtant les titres de ses ouvrages dans les deux langues, non ? Douze ans après la disparition de l’un des plus populaires écrivains bretons du 20è siècle, Quimper ne sait déjà plus qu’il avait écrit : « Ar brezoneg eo ma bro ». Le breton est ma patrie. Désolant ».

22 juillet 2017

http://www.letelegramme.fr/

Per Jakez Helias (Wikipedia)

21 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

universités (npa)

matthieu

La sélection n’est pas la solution !

Le gouvernement vient d’annoncer un plan de coupes budgétaires de 331 millions d’euros dans l’enseignement supérieur et la recherche. Le candidat Macron avait pourtant annoncé lors de sa campagne qu’il souhaitait « sanctuariser le budget de l’enseignement supérieur ».
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On voit ce que vaut ce genre de promesses lorsqu’elles sont prononcées par des hommes politiques uniquement préoccupés de sanctuariser les intérêts des plus riches et des grandes entreprises.
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Edouard Philippe vient en effet d’annoncer une baisse de l’impôt sur les grandes fortunes (ISF) et de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.
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La première fera gagner aux ménages les plus riches et coûtera à l’Etat 3 milliards d’euros, le Premier ministre précisant sans rire : « C’est 3 milliards d’euros qui sont rendus aux Français ». Preuve que les coupes imposées à l’Université ne découlent pas d’une implacable logique comptable (un manque d’argent dans les caisses de l’Etat) mais d’un pur choix politique : celui d’une redistribution des richesses à l’envers, puisqu’une nouvelle fois, on veut prendre au service public pour donner aux plus riches, qui ne se sont pourtant jamais portés si bien.
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Mais ce n’est pas tout.
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Profitant d’une situation absurde créée par les gouvernements successifs, où 87 000 bache- liers se retrouvent sans affectation universitaire, la classe dominante est à l’initiative pour tenter d’imposer, une nouvelle fois !, la prétendue nécessité d’une sélection à l’université.
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Un éditorial du Monde plaide ainsi pour cette vieille lubie des gouvernements con- servateurs en prétendant que la sélection scolaire,  dont on sait qu’elle est aussi sociale, puisqu’elle aboutit à éliminer prioritairement les jeunes des classes populaires, serait plus juste que le tirage au sort. Cette fausse alternative doit être dénoncée : elle n’a pour fonction que de justifier la destruction déjà en cours de l’Université publique.
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Remarquons au passage la profonde injustice qu’il y a à vouloir instaurer une sélection à présent que le bac est devenu plus accessible au plus grand nombre, et notamment aux  enfants des classes populaires.
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Ce dont l’Université a besoin, c’est donc de davantage de moyens : pour permettre à chaque bachelierE de suivre des études dans la filière de son choix, pour améliorer les conditions d’accueil et d’étude des étudiantEs (il n’y a pas de raison que l’Etat n’aligne pas les moyens de l’Université sur ceux accordés aux classes préparatoires aux grandes écoles), pour embaucher les dizaines de milliers de précaires, personnels BIATSS et enseignantEs-cher- cheurEs, sans lesquelLEs l’Université ne pourrait fonctionner, et pour revaloriser les salaires.
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Le NPA appelle donc à la mobilisation la plus large, dès la rentrée universitaire, pour imposer le retrait des coupes budgétaires dans l’enseignement supérieur et la recherche, contre l’instauration d’une sélection, et pour une véritable démocratisation des études supérieures.
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Ni tirage au sort, ni sélection : il faut un plan d’investissement public massif dans l’Université et la recherche publiques ! 
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Montreuil, le 20 juillet 2017
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Lire aussi:
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21 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

douarnenez (festival)

clown

Bande Annonce du 40ème Festival de Cinéma de Douarnenez
Petit avant-goût de ce qui vous attend du 18 au 26 août à Douarnenez…

aff

FACEBOOK

21 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

pe (npa)

hulotalondres

Perturbateurs endocriniens: L’UE à l’écoute des industriels de la chimie

« Toute substance active utilisée dans les pesticides identifiée comme perturbateur endocrinien pour les personnes ou les animaux pourra être évaluée et retirée du marché. » Après des années de tergiversations, les membres du comité technique de l’Union européenne veulent nous faire croire à une victoire. Et pourtant…

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques capables d’agir sur le système hormonal et de provoquer des dysfonctionnements comme l’obésité ou l’infertilité, des malformations congénitales ou des retards de développement. Ils se nichent dans les pestici- des, mais aussi dans des produits de la vie quotidienne, comme les cosmétiques, les produits alimentaires, voire même les jouets.

Retour sur un échec pour la santé et l’environnement

Pour réussir à les identifier, des études les classent en trois catégories selon le risque : « sus- pecté », « présumé » ou « avéré ». Or le texte adopté mardi 4 juillet par l’UE n’a retenu dans sa définition que les produits pour lesquels le risque est « présumé » ou « avéré ». Exit donc les produits simplement « suspectés ».

En outre, pour certaines substances, comme les pesticides, seul un effet sur des insectes a été constaté et non sur d’autres animaux. Donc, sous la pression des puissants fabricants de pesticides (Bayer et BASF), l’Allemagne a introduit une clause excluant de la réglementation les perturbateurs endocriniens où le risque n’a été constaté que pour les insectes.

Le texte est contraire au principe de précaution

Pour les scientifiques et les ONG (dont la Fondation Hulot !), le texte est trop laxiste et contredit le principe de précaution. « Les critères votés aujourd’hui (…) requièrent un niveau tellement élevé de preuve (de la toxicité des substances chimiques) qu’ils ne protègeront ni les humains ni la nature », a ainsi déclaré Genon K. Jensen, représentant de EDC-Free Europe (coalition de plus de 70 organisations).

« Nous regrettons que la Commission n’ait pas écouté la grande inquiétude du Danemark, de la Suède et d’autres, soulignant que les critères proposés exigent, pour pouvoir identifier un perturbateur endocrinien, un niveau de preuve jamais exigé jusqu’à présent pour d’autres substances problématiques comme les cancérogènes, les mutagènes et les reprotoxiques » précise de son côté la ministre suédoise de l’Environnement.

L’UE accouche d’une souris, Hulot applaudit !

La France, qui avait jugé insuffisant le même texte en mai dernier, a finalement voté pour, abandonnant la Suède, le Danemark et six autres États, dans le combat mené depuis des années contre les critères proposés par l’UE. Revirement spectaculaire !

Le ministre Hulot prétend qu’il pourra toujours interdire unilatéralement certaines substances sur le territoire par des mesures « complémentaires ». Lesquelles ? Comment ? Mystère ! Si Hulot l’enfumeur est en marche arrière, le NPA ira de l’avant dans les luttes pour défendre nos vies et notre environnement.

Commission nationale écologie 21 juillet 2017

http://sante-secu-social.npa2009.org/

21 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

berlin (les inrocks)

Les lesbiennes s’emparent de la rue

Le 21 juillet 2017, plusieurs milliers de lesbiennes défileront dans les rues de la capitale allemande sous la bannière de la “Dyke* March Berlin”. Née aux États-Unis dans les années 1990, cette manifestation internationale qui a généralement lieu la veille de la Marche des fiertés s’est donnée pour but de rendre les lesbiennes plus visibles.

De belles mécaniques chevauchées par des femmes aux postures hiératiques, du cuir, beau- coup de cuir, des nuques fièrement taillées au rasoir. Les “dykes on bikes” qui ouvrent chaque année le cortège de la Dyke* March Berlin sur leurs motos rutilantes ne font pas dans la dentelle, et c’est le but. “Il y a beaucoup de clichés sur les lesbiennes qui ont un fond de vérité. Les lesbiennes ont souvent un penchant pour les grosses machines, les bus, les camions, et aussi pour les motos” explique Manuela Kay, rédactrice en chef du magazine lesbien L-Mag (1) et instigatrice de la manifestation berlinoise: “Cette tradition des ‘dykes on bikes’ vient d’Amé- rique du Nord, où il y a beaucoup de clubs de moto féminins et lesbiens. Rouler en moto véhicule une image puissante et sexy.” Voilà pour le côté glamour de cette marche des lesbiennes, qui aura lieu le 21 juillet 2017 dans les rues de Berlin pour la cinquième année consécutive.

“Le ‘L’ de ‘lesbiennes’ est souvent laissé de côté”

Si le mot d’ordre de la manifestation, “visibilité lesbienne et joie de vivre”, peut paraître léger à première vue, les organisatrices entendent bien faire passer un message politique en défilant la veille de la Pride berlinoise, lors de laquelle les luttes féministes et antisexistes peinent à exister au milieu des drapeaux arc-en-ciel. “Nous prenons possession de la rue et défilons pour nos droits car durant le CSD (2), et de manière générale au sein de la communauté LGBTIQ, le ‘L’ de ‘lesbiennes’ est souvent laissé de côté”, déplore Manuela Kay, qui ajoute:

“Déjà qu’il n’a pas été facile autrefois pour les lesbiennes de se faire une place au côté des gays, dans un contexte sociétal patriarcal, maintenant que la communauté compte de plus en plus de groupes d’intérêts qui luttent évidemment eux aussi pour leur visibilité, les lesbiennes sont repassées à l’arrière-plan.”

Elle constate également ces dernières années “un certain repli sur la sphère privée” au sein de la communauté lesbienne allemande et une certaine forme de dépolitisation au fur et à mesure que les droits des lesbiennes se sont étendus – elles ont par exemple le droit de se marier depuis peu et ont accès à la PMA, même si les discriminations envers les couples lesbiens restent très répandues dans ce domaine de la part des médecins.

La Dyke* March Berlin se donne donc pour mission “de réinscrire les sujets qui concernent les lesbiennes à l’agenda politique”. L’étoile qui flanque le mot “dyke” se veut une invitation explicite à l’adresse des personnes trans à se joindre à la marche.

Fières d’être “gouines”

Née aux États-Unis, la Dyke March a eu lieu pour la toute première fois le 24 avril 1993 à Washington D.C. Ce jour-là, plus de 20 000 lesbiennes ont défilé dans les rues de la capitale américaine à l’appel du groupe d’action directe “The Lesbian Avengers”. Rassemblées devant la Maison blanche, elles se sont mises à scander “The fire will not consume us. We take it and make it our own”, avant de se mettre à “manger” du feu, comme on peut le voir sur ces images d’archives.

Les manifestantes voulaient attirer l’attention sur un crime raciste et homophobe survenu quelques semaines plus tôt: attaqués par une bande de néonazis qui avait mis le feu à leur domicile dans la ville de Salem (Oregon), Hattie Mae Cohens, une lesbienne noire et son colocataire gay Brian Mock avaient été brûlés vifs.

En reprenant à leur compte le mot “dyke“, qui signifie “gouine” en anglais et qui a gagné en visibilité aussi grâce à la géniale BD de la dessinatrice lesbienne américaine Alison Bechdel Dyke Out, traduite en français en 2016 aux Éditions Même pas mal sous le titre Gouines à suivre, les fondatrices des Dyke Marchs avaient à cœur dès le départ de rendre les lesbiennes plus visibles au sein de la société américaine. Un point que Facebook ne semble toujours pas avoir compris: ces dernières semaines, plusieurs utilisatrices se sont faites temporairement virer du réseau social parce que les modérateurs de l’entreprise américaine continuent de ne voir qu’une insulte dans le mot “dyke“, comme le rapportait récemment Slate.com.

Les marches organisées aujourd’hui dans les grandes villes d’Amérique du Nord rassemblent chaque année la veille de la Pride des milliers de participantes, à l’instar de celles de New York, San Francisco ou Toronto. Bien représenté en Allemagne – il y a également des manifestations à Cologne, Hambourg et Heidelberg – le mouvement peine à s’exporter en Europe. Londres s’y est mise depuis plusieurs années, ainsi que Vienne. À quand Paris?

(1) L’auteure de cet article écrit également pour le magazine queer berlinois Siegessaeule, qui appartient à la même maison d’édition que L-Mag
(2) Abréviation de “Christopher Street Day”, le nom donné à la Marche des fiertés en Allemagne, en référence aux émeutes de Stonewall  survenues en 1969 à New York, qui sont considérés comme le point de départ du militantisme LGBT

 Annabelle Georgen  20 juillet 2017
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Commentaire:  A bas la société patriarcale!

21 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

paysans (le monde)

En cinquante ans, l’endettement des agriculteurs français a été multiplié par trois et le nombre d’exploitations agricoles a été divisé par deux. En 2015, selon la Mutualité sociale agricole, un agriculteur français sur trois touchait moins de 350 euros par mois.

Commentaire: Un gigantesque plan social dans les campagnes, avec son cortège de suicides. Mais c’est pour la bonne cause: concentrer pour que les gros puissent gagner toujours plus! En Finistère, les personnes payant l’Impôt sur la fortune sont souvent producteurs de ??? Porcs! Gagné!

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