Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

21 avril 2018 ~ 0 Commentaire

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21 avril 2018 ~ 0 Commentaire

droits (anti-k)

droits

La France est « un pays qui souffre d’un retrait des services publics », selon le Défenseur des droits

France Inter : Quel portrait de la France de 2017 se dessine à travers tous les courriers que vous recevez ?

Jacques Toubon : Un pays qui, manifestement, souffre d’un retrait des services publics. L’accès aux droits semble rendu plus difficile par le fait que l’accès aux services publics est plus complexe et plus rare. Il suffit de lire les journaux le matin pour voir que, dans telle ou telle commune, a fermé un centre de sécurité sociale ou un bureau de Pôle emploi.

Ceci ne peut pas être pallié par la dématérialisation parce que dans la dématérialisation, il y a quelque chose qui n’est pas accessible pour une partie des gens. Et puis, il y a des maux collectifs qui sont simplement les maux d’une époque [replis identitaires, inégalités], où nous avons le sentiment que l’indifférence est en train de monter. D’une certaine façon, le Défenseur des droits est une arme anti-indifférence. Nous disons : « Voyez les choses et ne faites pas comme si elles étaient invisibles ». C’est le titre de l’éditorial de ce rapport : « Ne détournez pas les yeux ».

Vous avez reçu 110 réclamations relatives à l’état d’urgence. De quelle nature étaient-elles ? 

Pratiquement la moitié portaient sur la manière dont avaient été faites des perquisitions admi- nistratives et ça mettait en cause le comportement des policiers ou des gendarmes qui ont fait ces perquisitions. Ça, c’est au titre de l’une des cinq missions qui sont les miennes, à savoir le contrôle de la déontologie de la sécurité. À ce titre, j’ai demandé un certain nombre de sanc- tions disciplinaires, par exemple, lorsque dans une perquisition on a cassé la porte de quelqu’un.

Que pensez-vous du projet de loi Asile et immigration qui a été adopté en Commis- sion des lois ?

Il y a quelque chose qui est préoccupant. Il y a avait dans le texte [tel qu’écrit par le gouverne- ment] une première partie où il y avait des mesures plutôt favorables, par exemple qui permet-taient d’accorder le droit d’asile à des personnes victimes de violences conjugales, familiales, etc. Et aussi la possibilité de faire de la réunification familiale à partir des frères et sœurs d’enfants eux-mêmes déjà reconnus comme réfugiés. Cette disposition a sauté car un amen- dement présenté par Les Républicains a dit que c’était extrêmement dangereux. Donc la majorité de la Commission des lois a adopté ce texte qui est en fait un recul.

Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, parle d’une « submersion ». Qu’en pensez-vous ?

Dans un pays comme la France de 67 millions d’habitants, le fait que nous ayons comme l’an- née dernière 100 000 demandeurs d’asile, nous sommes au même taux d’immigration qu’il y a 40 ans,  signifie qu’il n’y a pas du tout d’envahissement, il n’y a pas du tout de submersion. [On fait] du phénomène migratoire un drame, un traumatisme, alors qu’on pourrait parfaitement le traiter par l’accueil.

On ferait dix centres comme celui qui était à la porte de la Chapelle [à Paris] avec une politique d’accueil qui ferait, qu’aux yeux de la population, l’immigration n’apparaisse pas comme un problème ni même comme un drame. Je suis malheureux parce que j’ai le sentiment que la France a toutes les possibilités de conduire une politique véritablement humaine d’accueil, d’hébergement, d’orientation des personnes immigrées, et la possibilité de mieux traiter les étrangers qu’elle ne le fait pas.

Jacques Toubon, le Défenseur des droits, a affirmé mercredi sur France Inter avoir « le sentiment que l’indifférence est en train de monter » en France. Le Défenseur des droits publie mercredi 11 avril son rapport annuel sur l’année 2017. Il montre que le nombre de saisines a augmenté de 7,8% en un an, avec près de 94 000 dossiers en 2017. Sur France Inter mercredi matin, Jacques Toubon est venu apporter des détails sur ce rapport.

11 avril 2018

https://www.anti-k.org/

Commentaire: On s’excuse de passer une interview d’un ex-RPR!

21 avril 2018 ~ 0 Commentaire

tous ensemble! (npa)

solidar

 «L’indispensable «Tous ensemble» et les obstacles sur son chemin

Alors que les premières journées de grève des cheminots ont été des succès, paralysant largement le transport ferroviaire, la conflictualité touche d’une manière ou d’une autre de nombreux autres secteurs:

Du public comme du privé (fonction publique d’Etat, filière déchets, énergie, Air France, Carre- four, Ford Blanquefort, hôpitaux, Ehpad, postiers…), sans oublier les universités où la mobili- sation des étudiants et des personnels se développe, ni les retraités dont beaucoup, après leurs grandes manifestations du 15 mars, viennent renforcer les cortèges des salariés en lutte.

Pourtant le gouvernement, tout comme les patrons et directions d’entreprises, campent fermement sur leurs positions.

Au grand dam des directions syndicales, ils n’offrent que des simulacres de «négociation». Jamais il n’a été aussi clair que pour faire aboutir les revendications des mouvements en cours (rejet des contre-réformes, salaires, retraites, conditions de travail, statut, service public, accès à l’université…), la lutte secteur par secteur, entreprise par entreprise ne peut suffire. Les revendications sont diverses, mais l’ennemi est commun.

Divisés, éparpillés chacun dans son coin, aucun de nous ne sera en mesure de gagner.

Unis dans un grand «Tous ensemble», nous pouvons mettre un coup d’arrêt à l’offensive macronienne et commencer à imposer nos exigences. On le sait, ce ne sera ni simple ni facile. Plusieurs obstacles, qu’il est nécessaire d’identifier, se dressent sur la voie de la généralisation et de l’unification.

En premier lieu, même si le néolibéralisme que le gouvernement porte en étendard ne parvient pas à imposer son hégémonie idéologique dans la majorité de la population, les défaites et reculs du passé pèsent.

Les divisions sont ainsi évidentes au sein de la classe des salariés, entre ceux et celles qui conservent encore certains acquis et les autres, déjà précarisés et corvéables à merci, ceux et celles qui sont attaqués et d’autres qui espèrent passer entre les gouttes. L’affaiblissement des traditions collectives de lutte et d’organisation, au profit de la recherche de solutions indivi- duelles, est une réalité. Cette situation est illustrée par les sondages qui montrent, à la fois, le rejet croissant du macronisme au sein des classes populaires et la difficulté à réunir un soutien majoritaire à la grève des cheminots.

Le gouvernement et le patronat, puissamment aidés de leur appareil médiatique, en jouent à fond pour tenter d’isoler et discréditer les secteurs en pointe de la lutte.

A cela se combine une politique de répression que l’on a rarement vu se développer à un tel niveau: de l’offensive quasi militaire contre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes jusqu’aux expul- sions violentes d’universités occupées, en passant par les persécutions de syndicalistes com- me celle dont notre camarade Gaël Quirante est victime, sans parler du traitement toujours plus inhumain réservé aux réfugiés.

La politique de la majorité des directions syndicales, qui ne se résignent pas à abandonner leurs illusions dans le «dialogue social» et à engager l’indispensable épreuve de force, continue de tirer en arrière.

C’est le cas avec la forme de grève «perlée» imposée à la SNCF pour suivre le calendrier des prétendues négociations avec le pouvoir. Et que penser des organisations de la fonction publi- que qui, après la grève assez réussie du 22 mars, repoussent l’appel à une nouvelle journée au… 22 mai?

Les choix des partis politiques qui se situent dans le camp du mouvement ont également des répercussions.

Comment à ce sujet ne pas être dubitatif devant l’appel de la France Insoumise à une mani- festation nationale le 5 mai, lancé sans concertation avec personne et sans lien avec le déve- loppement réel de la mobilisation sociale? Alors qu’à l’évidence le 1er Mai prendra cette année une signification toute particulière? D’autant que cet appel se double de l’intention de créer «partout en France» des «Comités du 5 Mai», au moment même où des collectifs unitaires de défense du service public commencent à se former dans une série de villes et quartiers.

Ces dernières initiatives, qui reprennent une expérience positive du mouvement de 2003, peuvent en revanche s’avérer très utiles

Avec toutes les organisations qui le souhaitent, que l’on appartienne ou non à un parti, un syndicat, une association, se regrouper pour soutenir concrètement les grèves et mobilisations en cours, les populariser, contrer la propagande gouvernementale et pourquoi pas, décider de manifestations.

Mais l’essentiel se joue bien sûr dans et à partir des mouvements déjà engagés

L’extension et la généralisation, l’auto-organisation, l’unification, comme on en voit les pre- mières expressions dans les facs occupées et les assemblées générales de cheminots, sont les tâches de l’heure. Macron et ses ministres répètent sur tous les tons qu’ils «ne croient pas à la convergence des luttes». Tout l’enjeu est maintenant de leur donner tort.

(Article publié le 18 avril 2018 sur le site du NPA)

 Alencontre.ch 20 avril  2018 Jean-Philippe Divès

 

21 avril 2018 ~ 0 Commentaire

daniel tanuro (anti-k)

 colapase

Daniel  Tanuro: L’effondrement des sociétés humaines est-il inévitable ?

La « collapsologie » et l’écosocialisme présentent certains points communs mais aussi de sérieuses différences. Il faut souhaiter que le débat permette de les aplanir, ou à défaut de les clarifier. C’est dans cet esprit que cette contribution est écrite. Nous sommes d’accord sur un point important : il ne s’agit pas d’une crise, au sens où on parle d’une crise économique ou d’une crise de foie, c’est-à-dire de phénomènes passagers. Ce à quoi nous sommes confron- tés est infiniment plus grave.

Mais l’avenir reste ouvert, malgré tout. C’est la lutte qui est à l’ordre du jour, pas la résignation endeuillée.

Selon le programme international géosphère-biosphère, la soutenabilité de la civilisation humaine dépend de neuf paramètres écologiques. On définit pour chacun une frontière de dangerosité à ne pas franchir. La reconstitution en cours de la couche d’ozone est le seul point positif. La frontière est inconnue pour deux paramètres. Elle est franchie pour trois des six autres : le déclin de la biodiversité, la perturbation du cycle de l’azote et la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre.

Contentons-nous d’une indication concernant le changement climatique 

Les scientifiques situent entre +1°C et +4°C (par rapport à l’ère préindustrielle) le point de basculement au-delà duquel la calotte glaciaire du Groenland se disloquera, entraînant in fine une hausse de sept mètre du niveau des océans. Depuis 2016, le réchauffement est supérieur à 1°C ; nous sommes donc dans la zone dangereuse. De toute manière, sans mesures dras- tiques, une hausse de 60 à 80cm du niveau des océans est fort probable dans les prochaines décennies. Plusieurs centaines de millions de personnes seront alors contraintes de déménager.

Nous ne serions pas dans cette situation tragique si de sérieuses réductions des émissions de gaz à effet de serre avaient été décidées dans le sillage de la Conférence de Rio, en 1992.

Mais les émissions ont augmenté plus vite que jamais. Un record a même été battu en 2017 : 3,7% de hausse ! Au rythme actuel, le budget carbone donnant deux chances sur trois de ne pas dépasser 1,5°C de réchauffement sera épuisé en 2030 ; celui de 2°C le sera en 2050.

Les « collapsologues » en concluent qu’un effondrement est inévitable et qu’il a déjà commencé [2]. Ils s’inscrivent dans l’analyse de Jared Diamond : la société scie la branche environnementale sur laquelle elle est assise ; elle s’effondrera par conséquent, comme se sont effondrées d’autres sociétés humaines dans le passé (l’île de Pâques, les Mayas, etc.) [3].

Qu’est-ce que cela signifie ? Il ne s’agit pas simplement de l’effondrement d’une structure politico-étatique, comme ce fut le cas avec la chute de l’empire romain, mais d’un « écocide », entraînant le dépassement de la « capacité de charge » et la disparition d’une grande partie de la population, voire de la majorité de celle-ci. Le succès de cette thèse a été assuré par la métaphore de l’île de Pâques. Selon Diamond, les Pascuans se seraient multipliés jusqu’à être 30 000. Ils auraient détruit l’écosystème en coupant les grands palmiers pour déplacer leurs statues, de sorte que 4/5e de la population aurait disparu. La planète d’aujourd’hui serait dans la même situation. Un effondrement global serait sur le point de se produire.

C’est cette vision que reprennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens. Seulement, les choses ne se sont pas du tout passées comme ça à l’île de Pâques. Il est maintenant bien établi que les Pascuans n’ont jamais été plus de 3 500. Les grands palmiers auraient disparu suite à la prolifération de rongeurs importés par les Polynésiens. Le mystère de l’arrêt de la production des statues s’explique par des facteurs sociaux. Le coup de grâce à la civilisation pascuane a été porté par une cause extérieure : les raids esclavagistes, qui ont décimé la population.

Des spécialistes des différents cas cités par Diamond se sont associé.e.s pour produire un livre collectif tout à fait remarquable : Questioning Collapse [4]. Il s’agit d’un ouvrage scientifique, pas d’un livre grand public ; il n’a donc pas eu le retentissement de Effon- drement. Mais pourquoi des scientifiques comme Pablo Servigne et Raphaël Stevens continu- ent-ils à citer Diamond ? Pourquoi ne mentionnent-ils pas Questioning Collapse, qui conclut que la thèse de l’effondrement environnemental des sociétés du passé n’a aucun fondement ?

Ils pourraient le faire parce que, s’agissant du présent, les « collapsologues » ont tout à fait raison : la destruction environnementale fait planer une menace réelle d’effon- drement. Les écosocialistes partagent entièrement cette inquiétude. Par contre, nous sommes en profond désaccord avec la manière résignée de considérer l’effondrement comme un événement à accepter parce qu’il serait inévitable. Pablo Servigne déclare dans une interview que cette inévitabilité se base sur un « faisceau de preuves scientifiques » [5]. Cette affir-mation est extrêmement contestable.

En vérité, quand des spécialistes de la menace environnementale sortent du strict exposé des faits, deux grandes orientations apparaissent.

La première est celle de chercheur.e.s pour qui la croissance est une vache sacrée. Ils croient que des technologies miracles permettront d’éviter la catastrophe, sans rien changer au sys- tème économique. Cette orientation est nettement majoritaire. Dans le 5e rapport du GIEC (qui fait la synthèse des travaux existants), plus de 90% des scénarios visant à rester sous 2°C de réchauffement sont basés sur l’hypothèse d’un déploiement massif de la bio-énergie avec capture et séquestration du carbone (une forme de géo-ingénierie pleine de risques écologiques et sociaux).

La seconde orientation, très minoritaire, émane de chercheur.e.s pour qui la croissance est une calamité mais qui imputent la responsabilité de la catastrophe au genre humain. La technologie et la production sociale, selon eux, seraient productivistes par définition. L’idée que la société actuelle va droit dans le mur parce qu’elle a pour but le profit de capitalistes qui se battent pour des parts de marché ne les effleure même pas. Du coup, réduire la population est pour ces gens la seule solution. Certain.e.s disent carrément que la Terre est malade de l’humanité. La disparition du genre humain leur semble plus facile à imaginer que celle du capitalisme, qui n’existe pourtant que depuis deux cents ans…

D’une manière générale, ces deux orientations ont en commun de faire comme si les rapports sociaux de la société capitaliste relevaient de lois naturelles.

Or, au lieu de critiquer « la Science » sur ce point, les « collapsologues » l’imitent. Dans l’inter- view citée plus haut, Pablo Servigne explique que l’effondrement est inévitable parce que « no- tre société est basée à la fois sur les énergies fossiles et sur le système-dette » : « pour fonctionner, elle a besoin de toujours plus de croissance », or « sans énergies fossiles, il n’y a plus de croissance », « donc les dettes ne seront jamais remboursées », donc « tout notre système socio-économique va s’effondrer », dit-il. La même analyse est développée dans l’ouvrage écrit avec Stevens.

Or, on ne peut pas mélanger ainsi les pommes des combustibles fossiles et les poires de la dette ! Les entreprises fossiles et leurs actionnaires ne veulent pas arrêter d’exploiter les stocks fossiles parce que cela ferait éclater une bulle financière, OK. Mais cette bulle est composée de capitaux fictifs. C’est le produit de la spéculation. Cela n’a rien à voir avec le monde physique. Aucune loi naturelle ne dit que la facture de l’éclatement de la bulle de carbone doit être payée par le reste de la société.

Aucune loi naturelle ne dit donc que cet éclatement doit faire s’effondrer la popu- lation mondiale. Aucune loi naturelle ne dit non plus que la seule manière d’échapper à cette menace est de « faire son deuil » et de se retirer à la campagne pour fonder de petites com- munautés résilientes (des expériences intéressantes par ailleurs, ce n’est pas le débat). Que les actionnaires paient les frais de leur gabegie, et le problème de la dette sera résolu.

Plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre est attribuable aux dix pour cent les plus riches de la population mondiale. Autrement dit : plus de la moitié de l’éner- gie consommée vise à satisfaire les besoins des riches. Ajoutons l’énergie gaspillée à fabriquer des armes (pour défendre les intérêts des riches) et des produits à obsolescence programmée (pour augmenter les profits des riches), ainsi que le gaspillage de près de la moitié de la pro- duction alimentaire mondiale (dû surtout à la course au profit instituée par les riches) et l’ana- lyse change du tout au tout.

La situation est gravissime ? Oui ! Il y a une menace d’effondrement ? Oui. Mais cette issue n’est pas du tout « inévitable ». Elle risque de devenir inévitable si nous n’imposons pas des réponses anticapitalistes. Nuance ! Les pratiques communautaires alternatives, par conséquent, doivent s’articuler sur une stratégie sociale et sur des luttes anticapitalistes, notamment pour bloquer les projets d’expansion du capital fossile.

En refusant de tirer cette conclusion simple, les collapsologues se mettent sur un terrain très glissant : celui de la résignation fataliste face au risque de voir des centaines de millions d’êtres humains payer de leur vie la destruction de l’environnement par la folie de croissance du capital. Dans leur ouvrage, Servigne et Stevens évoquent sans aucune distance critique des pronostics d’effondrement de plus de la moitié de la population mondiale. Leur appel fataliste à « accepter le deuil » pourrait donc prendre une signification sinistre.

Ce risque de dérapage découle précisément du fait que la « collapsologie » naturalise les rapports sociaux à la manière des chercheurs partisans de la deuxième orientation évoquée ci-dessus, dont certain.e.s (Diamond par exemple) sont des néo-malthusiens. Les réponses hésitantes de Pablo Servigne au sujet de Malthus sont d’ailleurs significatives : sa grille de lecture « collapsologique » l’empêche de voir que l’auteur du Principe de population n’est pas un écologiste avant l’heure mais l’idéologue cynique de l’élimination des pauvres au profit de l’accumulation par les riches [6].

Dans un second ouvrage (écrit avec Gauthier Chapelle), Pablo Servigne prolonge la réflexion de Kropotkine sur l’entraide dans le monde vivant [7]. C’est un point impor- tant. En particulier, la coopération est une caractéristique d’Homo sapiens en tant qu’animal social. Le capitalisme, qui est basé sur la lutte de tou.te.s contre tou.te.s, est donc un mode de production contre-nature.

Il faut espérer que ce constat permettra aux « collapsologues » de sortir de leur résignation endeuillée. Mais il ne suffit pas d’appeler la biologie à la rescousse. Car la nature humaine n’existe concrètement qu’à travers ses formes historiques. L’entraide vraie, celle qui se manifeste spontanément mais fugitivement dans les catastrophes, ne peut se solidifier que dans l’auto-organisation de la lutte contre la destruction capitaliste.

En fin de compte, pour prendre le dessus, il lui faudra jeter les bases d’une autre société, basée sur la satisfaction des besoins humains réels, démocratiquement et prudemment déterminés dans le respect des écosystèmes. C’est cette lutte et cette forme historique que nous appelons écosocialisme.  Daniel Tanuro

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« Comment tout peut s’effondrer » est le titre d’un ouvrage paru en 2015. Pablo Servigne et Raphaël Stevens, les auteurs, reprenaient la thèse de l’effondrement des sociétés popu- larisée par l’auteur à succès Jared Diamond. Prétendant se limiter au constat d’un effondre- ment inévitable au vu des diagnostics de la science, les deux auteurs créaient le terme de « collapsologie », autrement dit la science de la catastrophe écologique entraînant l’effon-drement de la société humaine. Le terme a eu un certain succès, au point que Le Monde, dans son édition du 14 janvier 2018, a cru pouvoir distinguer la naissance d’une « nouvelle science interdisciplinaire »… Pablo Servigne a bénéficié de nombreuses possibilités médiatiques d’en exposer l’analyse. Voulant en savoir plus et favoriser un débat ouvert sur la « collapsologie » et les « collapsologues », « Moins ! » (un journal d’écologie politique de Suisse romande), a sollicité une contribution de Daniel Tanuro. Tanuro avait déjà proposé une analyse critique de « Comment tout peut s’effondrer », lors de la sortie du livre [1]. Dans le texte ci-dessous (publié avec l’aimable autorisation de la rédaction de « Moins ! »), il approfondit le débat.

Daniel Tanuro vendredi 23 mars 2018

https://www.anti-k.org/

20 avril 2018 ~ 0 Commentaire

bretagne santé (npa)

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Santé : une grande première en Bretagne

Importante mobilisation en défense de la santé publique à Rennes.

À l’initiative des comités de défense des hôpitaux de Brest, Concarneau, Douarnenez, Morlaix, Paimpol, Lannion-Trestel, Guingamp, Port-Louis, Riantec, rejoints par des syndicats de la CGT des Côtes-d’Armor, SUD Santé Sociaux des établissements de santé du Finistère et de l’Ille-et-Vilaine, les Unions locales CGT des Côtes-d’Armor, le collectif de défense des services publics de Cornouaille, Ensemble, le PCF, le NPA et l’UDB, une journée de mobilisation et de grève a eu lieu le 6 avril avec une manifestation devant l’agence régionale de santé (ARS) de Rennes en défense de la santé publique.

Nécessaire convergence des luttes dans la santé

La date de cette journée d’action était en lien avec la journée européenne d’action « Tout pour la santé » du 7 avril. Elle exprimait la volonté d’une politique de santé qui réponde aux besoins de toutes et tous, exigeait des moyens pour les hôpitaux, les EHPAD, les services de soins, les aides à domicile, et réclamait l’amélioration des conditions de travail dans tous les établis- sements de santé.

Pendant qu’une délégation était reçue par le directeur de l’ARS, une assemblée générale s’est mise en place durant laquelle des hospitalierEs ont fait part de la réalité de leurs conditions de travail, de leur mal-être face aux peu de moyens pour s’occuper des patientEs mais aussi des luttes passées ou en cours dans leurs services ou hôpitaux. Une mise en scène réalisée et mise en œuvre par Hélène Derrien, de la coordination de défense des hôpitaux de proximité, faisant le procès du ministère de la Santé, est venue ponctuer cette journée de lutte.

Cette journée a renforcé l’idée de la nécessaire convergence des luttes dans la santé. Tisser des liens, avoir des discussions tout en menant des actions communes ne peut que faire tomber les barrières entre les différentes forces présentes pour construire un « touTes ensemble ». Ainsi peut se préparer une véritable épreuve de force, dans la perspective de grèves reconductibles, vers un mouvement d’ensemble, de convergence avec d’autres secteurs en lutte comme les cheminotEs, seule à même de bloquer le pays et les contre-réformes du gouvernement Macron.

Correspondante

https://npa2009.org/

20 avril 2018 ~ 0 Commentaire

morlaix hôpital (le télégramme)

hopitla

Hôpital de Morlaix. Vers une fermeture des soins intensifs en cardiologie ?

Un risque de fermeture pèse à nouveau sur l’unité de soins intensifs de l’hôpital de Morlaix. Un CHSCT exceptionnel se tient ce vendredi matin. Direction et syndicats ont prévu un point presse dans l’après-midi.

Si l’information qui a fuité ces derniers jours se confirmait, ce serait un nouveau coup dur pour le Centre hospitalier du pays de Morlaix (CHPM). Ce vendredi matin, à la demande de la direction, un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) exceptionnel se tient à l’hôpital. L’objet de cette rencontre serait la situation au sein de l’Unité de soins intensifs du service de cardiologie (Usic). Selon nos informations, elle pourrait fermer. Reste à avoir s’il s’agit d’une fermeture temporaire ou définitive.

Pénurie de cardiologues

Depuis le coup de gueule du Dr Pascal Cornec, ancien patron de l’Usic, en fin d’année der- nière, rien ne semble avoir véritablement changé au sein du service. Si la direction de l’hôpital espérait « voir la lumière » début janvier, force est de constater que malgré le renfort brestois (concrètement, le service est piloté depuis plusieurs semaines par La Cavale Blanche), les tableaux de garde seraient toujours aussi compliqués à établir, en raison d’une pénurie de cardiologues. Moyennant quoi, les huit lits de l’Usic sont de nouveau sur la sellette.

Nouvelle bataille en perspective

Direction et syndicats ont prévu des points presse dans l’après-midi, ce qui ne laisse rien augurer de bon. La bataille autour du maintien de ce service que tout le monde considérait, il y a encore quelques mois, comme vital pour la population du Pays de Morlaix, pourrait être relancée si cette fermeture était confirmée. Pour mémoire, une fermeture temporaire d’un mois, finalement évitée de justesse, avait mobilisé 1 100 personnes dans les rues de Morlaix le 2  décembre. À l’époque, le mot d’ordre de ce rassemblement citoyen était « Touche pas à mon hosto ! ».

20 avril 2018 Gwendal Hameury

http://www.letelegramme.fr/

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Hôpital de Morlaix. La cardiologie sous assistance respiratoire

On savait la situation tendue depuis des mois dans le service de cardiologie du Centre hospi- talier des Pays de Morlaix. Elle est désormais explosive. Et pas seulement au niveau de l’unité de soins intensifs. C’est tout le service qui est concerné.

Sur les trois cardiologues encore en poste (il en faudrait cinq pour faire tourner parfaitement le service), l’un est en arrêt et les deux autres, qui exerçaient en intérim, ont fait savoir qu’ils ne voulaient pas s’engager de façon durable. Cette semaine, ils ont indiqué qu’ils quitteraient le service et l’établissement à la fin du mois. À compter du 1er mai, il n’y aura donc plus aucun cardiologue au CHPM ! En conséquence, la direction de l’hôpital a annoncé ce vendredi après-midi qu’elle suspendait temporairement le fonctionnement antérieur du service, notamment au niveau des hospitalisations aiguës.

12 lits en moins mais une aide brestoise

Concrètement, les patients relevant d’une prise en charge en réanimation ou nécessitant une surveillance clinique rapprochée, seront désormais orientés vers le service de réanimation ou dans des lits dits de « surveillance continue », placés sous la responsabilité des médecins réanimateurs. La capacité de ces lits est augmentée de quatre places, prises sur le quota de l’unité de soins intensifs de cardiologie, qui disposaient de huit lits et… disparaît. Sur les 25 lits que compte actuellement le service de cardiologie « classique », seuls 17 sont maintenus et confiés aux médecins seniors des services de médecine interne, neurologie, médecine gériatrique, pneumologie, gastro-entérologie et urgences.

Au total, la perte sèche s’élève donc à 12 lits.

« Mais la plus grande partie de l’offre en hospitalisation conventionnelle est préservée », indi- que la directrice, Ariane Bénard. Qui précise par ailleurs qu’un cardiologue brestois sera pré- sent cinq demi-journées par semaine, du lundi au vendredi, afin de garantir les prises en char- ge et d’assurer les examens urgents. Par ailleurs, l’équipe de cardiologie du CHU de Brest sera présente 24 h/24 auprès des équipes du CHPM pour tout avis, notamment grâce à une station de télémédecine dédiée installée aux urgences. En d’autres termes, le CHPM continue à faire un peu de cardiologie mais n’a plus de service de cardiologie. Quant aux patients relevant d’une pathologie cardiologique nécessitant une prise en charge technique spécifique, ils seront orientés directement, ou après passage aux urgences, vers le CHRU de Brest par le Samu 29. Comme c’était déjà le cas.

Une manifestation le 28 avril

À aucun moment la direction n’a employé le mot de « fermeture », estimant que cette nouvelle organisation était réversible. Dès lors qu’il y aura recrutement de cardiologues. Mais la denrée est rare. Seule certitude pour l’instant : le recrutement acté d’un demi-poste en octobre. Insuffisant pour relancer l’activité cardiologie à Morlaix. La direction s’active donc pour recruter au plus vite.

« Les organisations temporaires qui durent et deviennent définitives, on connaît. En ce qui nous concerne, c’est une fermeture pure et simple du service. Et c’est gravissime. Le pays de Morlaix devient une zone blanche en cardiologie. C’est une crise sanitaire grave », se sont emportés les représentants syndicaux de Sud et de la CFDT. Qui n’ont pas mâché leurs mots vis-à-vis de la direction et d’Agnès Le Brun, maire de Morlaix et surtout présidente du comité de surveillance de l’établissement. À la sortie d’un CHSCT particulièrement tendu ce matin, les syndicats ont indiqué que dorénavant, ils traiteraient en direct avec l’Agence régionale de santé (ARS). Ils comptent aussi contacter le préfet voire le ministère de la Santé. Et prévoient déjà une action à Morlaix le samedi 28 avril.

  20 avril 2018

20 avril 2018 ~ 0 Commentaire

convergences (solidarités.ch)

solidar

Deux France, deux mondes

«A-t-on le droit de bloquer la France? »

De BFMTV à France Inter, les éditorialistes à gages s’indignent au nom des «usagers pris en otages par les cheminots». Le Figaro, entre une interview d’Alain Finkielkraut et des nouvelles de l’héritage de Johnny Hallyday, prouve que le journalisme d’investigation n’est pas mort en énumérant les avantages du statut de cheminot, «monument historique» hérité du Front populaire. Quant au Temps (suisse), il exhorte Macron à user de son «talent de pédagogue» pour «convaincre les usagers des bienfaits de la concurrence» et mener à bien une «indispensable réforme».

Pour les chiens de garde du néolibéralisme, deux France s’opposent.

La France bosseuse travaille plus pour gagner plus et préfère un emploi sous-payé à l’assis- tanat. Elle connaît les dures réalités, ne se plaint pas et accepte son sort. La France pares- seuse, elle, re­chigne à la tâche et préfère toucher des allocations chômage ou manger des saucisses sur les piquets de grève. Cette France privilégiée, celle des nanti·e·s en tout genre, s’arc-boute sur ses acquis au mépris de l’intérêt général. Poussiéreuse, archaïque, elle contemple avec nostalgie un monde perdu.

Toutes les vieilles ficelles de la rhétorique réactionnaire y passent.

On brandit la valeur travail,  il manque la famille et la patrie, mais le ministère de l’Intérieur soigne la seconde avec sa loi sur l’immigration, comme l’a toujours fait une classe oisive dont l’existence dépend du labeur des masses. Mais on oublie de préciser que la part du travail dans le revenu n’en finit pas de baisser par rapport à celle du capital. Et on se garde d’insister sur le nombre de travailleurs et travailleuses pauvres: en Allemagne, modèle des réformes de Macron, le chômage baisse au rythme où croît la pauvreté.

On fustige des miettes d’acquis sociaux comme le statut des cheminots ou le régime de retraite des fonctionnaires.

Mais on jette un voile pudique sur les plus de deux millions d’euros de revenu moyen des patron·ne·s du CAC 40 et sur le régime de retraite des député·e·s. Comme l’UDC avec les migrant·e·s, la droite française accuse les cheminots ou le personnel soignant de tous les maux. Au nom de l’égalité de traitement, le nivellement par le bas sert de boussole, la rancœur et la jalousie de moteur.

On évoque, enfin, l’indispensable adaptation aux évolutions du monde.

On évite d’évoquer les dégâts causés par la «modernisation» des économies britannique, allemande ou suisse: transports publics hors de prix, périphéries désertées par les services de l’Etat, surcharge des hôpitaux. On abandonne au burn-out et au suicide les victimes du New Public Management d’EDF ou France Télécom. Et Macron l’écologiste ne s’émeut pas de la dégringolade du fret depuis la privatisation du rail.

Ce ne sont pas deux France qui s’opposent. Mais deux mondes.

D’un côté, la bourgeoisie et ses alliés tentent d’imposer l’agenda néolibéral et de livrer l’entier de la société à la logique du marché. Macron, pantin du patronat, peut s’appuyer sur un grou- pe de député·e·s dans lequel se bousculent cadres du privé et chef·fe·s d’entreprises. A leurs yeux, toute privatisation est synonyme de nouveau marché et de profit potentiel.

En face, cheminots, étudiant·e·s, mais aussi avocat·e·s ou électricien·ne·s s’opposent à la destruction des services publics et du principe d’égalité qui leur sert de fondement. Et contre cet autre monde, intolérable pour lui et les siens, Macron choisit la répression. Il envoie des centaines de gendarmes mobiles et des blindés (!) évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, à l’abri des regards des journalistes, tenus à l’écart. Le même jour, sa police tabasse et menotte des étudiant·e·s à Nanterre et à Lille. Mais le gouvernement a pris un risque en multipliant les annonces et peut maintenant craindre deux choses.

Premièrement, la convergence des luttes permettrait à la contestation de sortir pour de bon d’une logique sectorielle et de se fédérer autour de la défense d’une vision du monde commu- ne. Faut-il le rappeler, les cheminots se battent alors que la suppression de leur statut s’appliquera seulement aux nouvelles embauches.

Et la sélection à l’entrée de l’université ne concerne pas les étudiant·e·s, en lutte pour celles et ceux qui leur succéderont. Les accusations d’égoïsme et de corporatisme émanant du gouver-nement et des médias aux ordres manquent leur cible, et l’appel à un grand rassemblement le 5 mai offre une belle occasion de les décrédibiliser pour de bon, en montrant l’unité des combats en cours.

Deuxièmement, face à l’offensive tous azimuts de Macron, il ne s’agit plus de défendre un service public réduit à l’état de cendres par 30 ans de réformes. Il faut, avec le sociologue Bernard Friot, «en finir avec les luttes défensives» et redessiner les contours d’un monde plus juste et plus solidaire, en France comme en Suisse et ailleurs.

Manouk Borzakian 12/04/2018

http://www.solidarites.ch/

20 avril 2018 ~ 0 Commentaire

magdalene indonésie (global voices)

Le magazine Magdalene offre une plateforme en ligne dédiée aux femmes et aux autres communautés marginalisées d’Indonésie

“Je suis Magdalene. Je représente une multitude de personnes.” Depuis 2013, Magdalene publie des articles qui s’adressent aux adolescentes et aux femmes, aux membres de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT) et aux minorités religieuses d’Indonésie.

Ce magazine en ligne a été lancé pour offrir un espace dédié aux auteurs qui souhaitaient s’attaquer aux sujets tabous dans un pays où les radicaux islamistes poussent avec acharne- ment les autorités à  imposer leurs croyances religieuses à la société.

L’Indonésie est le plus grand pays majoritairement musulman au monde. Les principes fondamentaux qui régissent la nation incluent la promotion du pluralisme et de la modération, ainsi qu’un concept d’harmonie entre religions, connu sous le nom de Pancasila.

Magdalene est le fruit de notre vision d’une publication en ligne qui offre des perspectives nouvelles transcendant les limites classiques relatives au genre et à la culture. Nous faisons entendre les voix des féministes, des pluralistes et des progressistes ou tout simplement de ceux qui n’ont pas peur d’être différents, peu importe leurs genres, couleurs ou préférences sexuelles. Notre objectif est d’impliquer et pas de marginaliser.

Les fondatrices de Magdalene sont d’anciennes journalistes : Devi Asmarani, Hera Diani et Karima Anjani. Elles ont indiqué dans une récente interview que leur objectif de départ était de créer un magazine en ligne qui servirait de plateforme de lecture alternative pour les femmes. Asmarani explique plus en détails : Nous souhaitons aborder des questions importantes… des questions progressistes qui bénéficient d’une faible couverture médiatique grand public entre autres parce que les sujets sont tabous.

Cinq ans après sa création, Magdalene continue à publier des histoires dont on parle rarement dans les médias grands publics. Les sujets délicats abordés incluent les LGBT, le pluralisme, la violence sexuelle et le “body shaming” (harcèlement lié à l’apparence physique). Le magazine a acquis une équipe d’auteurs dévoués ainsi qu’une base de lectorat en constante augmentation qui soutient le manifeste du site internet.

Voici ci-dessous quelques commentaires élogieux de la part des lectrices de Magdalene :

L’un des journaux quotidiens en ligne que j’ai toujours lu, en tant que musulmane je trouve le contenu varié très inspirant.

Un article si important !  C’est bon de savoir que je ne suis pas seule dans cette situation. Je suis une féministe et j’ai du mal avec le concept de religion. “Nous remettons en question notre cercle social. Nous ne nous sentons pas à l’aise quant à la façon dont les membres de notre famille, nos proches et nos amis voient le monde.”

Dans une interview, l’auteure Hera Diani a mentionné que depuis peu 30 à 40 pour cent des lecteurs sont des hommes. Elle a ajouté que de nombreux hommes lisant Magdalene ont exprimé leur gratitude pour les articles instructifs publiés par le magazine. Les lecteurs de la communauté LGBT ont également commenté la façon dont les articles de Magdalene ont ouvert leurs esprits sur les comportements paternalistes, misogynes et hétéro-normatifs qui existent encore dans la communauté.

17 Avril 2018

https://fr.globalvoices.org/

Lire aussi:

Le Doing Cafe à Séoul : lieu privilégié pour parler féminisme, un sujet toujours tabou en Corée du Sud (GV)

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