Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

19 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

douar didoull (le-télégramme ouest-france)

acht

Douar Didoull. « Les permis miniers bretons toujours pas abandonnés » 

Le collectif Douar Didoull appelle à la vigilance face aux éventuels projets miniers dans le Centre-Bretagne.

Dans un communiqué, le collectif Douar Didoull, « pour la préservation de notre terre et contre les projets miniers », tient à préciser qu’il a « bien pris note des dernières déclarations d’Hugo Schuman, directeur général d’Apollo Minerals, sur les ondes de Radio Couserans (Ariège), au sujet des permis bretons.

Après avoir été aux mains de Variscan Mines SAS (filiale française de Variscan Mines Ltd en Australie), rachetée par Apollo Minerals (holding australienne), les permis bretons – de Loc-Envel (22), Merléac (22) et Silfiac (56) – sont aujourd’hui, entre les mains de la société Variscan Mines Europe limited, société de droit britannique.

Désormais, Apollo Minerals se concentre, comme le lui avait stipulé le gouvernement français (…) sur le PER de Salau en Ariège, après lui avoir laissé un délai de quatre mois (jusqu’au 22 octobre 2018) pour renoncer aux autres permis qu’elle détenait. Les déclarations du directeur général d’Apollo Minerals semblent aller dans ce sens ».

Vigilance de mise et nouvelles actions en perspective

Mais le collectif anti-projet minier constate que « Variscan Mines SAS aurait donc bien renoncé aux permis qu’elle détenait mais pour autant, ils ne sont en aucun cas abandonnés ! En effet, à quelques jours de la date butoir, aucune déclaration officielle (…) n’a eu lieu. Le collectif Douar Didoull a interpellé M. Stewart par voie postale sur cette situation ainsi que le ministère de l’Économie et des Finances. Dans les deux cas : silence radio ! ».

Et d’avertir : « Passé le délai officiel du 22 octobre, le collectif Douar Didoull annonce d’ores et déjà de nouvelles actions et invite ses sympathisants à contacter le ministère de l’Économie et des Finances et la société Variscan Mines Europe limited. Le collectif Douar Didoull exige du gouvernement français l’abandon de tous les projets miniers notamment en Guyane, en Ariège et ailleurs. Non aux mines, ni ici ni ailleurs ! ».

17 octobre 2018

 https://www.letelegramme.fr

Lire aussi:

Projets miniers Centre-Bretagne. Vigil’Oust et Attention Mines demandent l’officialisation de l’abrogation (OF)

19 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

fred linck (medium)

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Faites la connaissance du vétéran des Marines, socialiste en campagne pour le  Sénat américain

Fred Linck est un ancien combattant de la guerre en Irak âgé de 31 ans, est candidat au Sénat américain en tant que membre de Socialist Action.

Fred Linck déteste les feux d’artifice, mais le 4 juillet 2018, il se rend à e New Haven, dans le Connecticut. Même si les feux d’artifice déclenchent son trouble de stress post-traumatique (SSPT), Linck, un ancien US marine américain de 31 ans et originaire de Westbrook, dans le Connecticut, était au feu d’artifice de Bridgeport le week-end précédent, et lui et son équipe de bénévoles de la campagne se rendent à deux autres expositions au cours du week-end à venir.

Linck recueille des signatures pour figurer sur le bulletin de vote du Sénat américain en tant que membre de Socialist Action, un groupe activiste national voué à renverser la classe capitaliste et à la remise du pouvoir entre les mains des travailleurs.

Linck ne ressemble pas à votre politicien moyen.

De longs cheveux tombent au-dessus de ses yeux bleu vif. Il a une barbe épaisse et porte des shorts et des baskets. Il est en sueur – les températures ont atteint 90° (32°) aujourd’hui, et Linck et ses bénévoles de campagne font signer une pétition depuis 9 h 30 ce matin. Son objectif est de 15 000 signatures et sa date limite est le 8 août à 16 heures.

Après avoir obtenu son feu vert, Linck aura pour prochain objectif de débattre avec le démocrate Chris Murphy, le sénateur américain, qui souhaite être réélu

  »Les démocrates et les républicains sont les partis des grandes entreprises et du capitalisme. »

Trinity Solar, une société d’énergie solaire du nord-est ayant un bureau à Cheshire, dans le Connecticut, se trouve à environ une heure de route d’Enfield, où Linck vit avec sa petite amie, Izzie, interne en chirurgie. Linck y travaille en tant que chef d’équipe de conception de projet et spécialiste des résolutions. Il est également membre actif de 350 CT, un groupe de justice climatique basé dans le Connecticut. L’une de ses axes de campagne consiste à convertir le plus rapidement possible les États-Unis aux énergies renouvelables à 100%.

Linck est membre de Socialist Action (un des groupes amis du NPA Note du blog)  depuis deux ans, mais il était relativement à droite lorsqu’il a rejoint les Marines à l’âge de 17 ans. C’était en 2005, et l’idée de libérer l’Irak du régime brutal de Saddam Hussein et de démocratiser le pays a résonné en lui. Cela a changé en quelques semaines de service.

«Mon unité et moi étions en train de patrouiller dans les rues de Falloudjah en Irak», raconte Linck. «Certains enfants, âgés peut-être de 15 ou 16 ans, nous ont tiré dessus d’un toit et se sont enfuis. Je n’étais pas beaucoup plus vieux qu’eux, vraiment, à peine 18 ans. Nous nous sommes cachés dans une maison et je me suis rendu compte que j’avais tellement plus en commun avec ces enfants qu’avec des personnes qui avaient décidé que nous devions être en guerre. .  » Treize ans plus tard, Linck pense en partie à son passage à l’armée  comme d’un projet économique.

«Je n’ai pas grandi particulièrement bien nanti ou riche», dit-il. «J’ai envisagé l’université comme une option et j’ai pensé que c’était impossible que je puisse la payer moi-même. Et l’armée vend, fondamentalement, un sentiment d’appartenance que je n’ai pas vraiment ressenti au lycée. Je me sentais un peu comme un perdant et un étranger, et cette idée de fraternité et de faire partie de quelque chose était très attrayante.  »

Un mois et demi après son déploiement à Falludjah, Linck a été touché à la tête par un tireur d’élite. C’était le 5 mai 2006 et il avait été chargé de sécuriser le site d’un engin explosif improvisé (IED). «C’était un piège», dit Linck. «C’était essentiellement là pour nous y attirer. Et puis je me souviens juste de tourner et d’ouvrir les yeux, d’entendre mon sergent de peloton crier: «Homme à terre!» Et en pensant, Putain. Qui a été blessé? Pourquoi est-ce que je regarde le ciel? Oh, c’est moi.

Linck savait qu’il était victime d’une commotion cérébrale, mais sinon, il se sentait bien.

Plus tard, il apprendra qu’il doit sa vie aux lunettes de vision nocturne de son casque – la balle a frappe le viseur, déviant la majeure partie de la balle vers le casque. Si l’humidité avait été différente ce jour-là, la trajectoire de la balle aurait pu être très différente. «Les gens qui se font tirer une balle dans la tête ne survivent pas», dit Linck. « Tout le monde pensait  que mon cerveau s’éteindrait et que j’étais mort. » Le médecin commença à traiter Linck, enlevant son casque et enveloppant sa tête dans de la gaze, tout en tapotant la jambe de Linck et l’assurant qu’il irait bien.

Les médecins l’ont soigné. Il a subi une série de tests neurologiques et il a été déterminé qu’il allait bien, plus ou moins. Après deux jours de pilules d’Ibuprofène à 800 mgr et au repos, il était de retour au centre de la ville avec son unité. Linck a ensuite servi en Irak pendant six mois supplémentaires. Il avait 19 ans et se sentait un peu immortel. Il a travaillé une fin de semaine par mois et deux semaines durant l’été en tant que réserviste des Marines. Il allait bien.

La gravité de sa lésion cérébrale traumatique est apparue plus tard cette année-là. Après avoir tiré quelques centaines de balles dans un champ de tir, la tête de Linck commença à lui faire très mal. Ses yeux se croisèrent. Il a vomi.

Il est allé voir un neurologue. Le médecin lui a dit que chaque fois qu’il tirait avec une arme à feu ou jetait une grenade, Linck endommageait davantage son cerveau en train de guérir. Peu de temps après, Linck commença le processus de séparation d’avec les Marines. Il a été placé sur une liste d’invalidité temporaire en avril 2009 et cinq ans plus tard, il était complètement séparé du service.

Au feu d’artifice de New Haven, Linck se présente comme un ancien combattant anti-guerre qui souhaite un démantèlement de la machine de guerre américaine, qui pourrait rapporter 716 milliards de dollars (17%) au budget fédéral de 2019. Selon lui, ces fonds pourraient financer la santé universelle, la santé mentale, ainsi qu’une éducation gratuite et de qualité, des soins aux enfants et aux personnes âgées. Il croit que Black Lives Matter (les vies des noirs aussi comptent)  et que les policiers assassins devraient être emprisonnés. Il croit en l’égalité des droits pour les immigrants et au droit des travailleurs de s’organiser.

Il se dirige vers l’un des centaines de petits groupes répartis sur le terrain et commence son introduction. Une jeune fille lui offre un sac de ships. «Oh, non merci», dit Linck avec un sourire.

«Que ferez-vous pour les hispaniques?»

«J’arrêterais toutes les déportations et je fermerais tous les camps militaires en Amérique du Sud», dit Linck. Il ajoute que le changement climatique est un problème majeur pour les pays d’Amérique du Sud et que de nombreuses personnes se rendent aux États-Unis en tant que migrants climatiques qui fuient des ouragans dévastateurs, des glissements de terrain et de fortes pluies. « Mais je ne crois pas que je puisse changer ces choses moi-même », poursuit Linck. « Je pense que tout changement est basé sur le mouvement. »

Selon le programme de Linck, les travailleurs seraient collectivement propriétaires des moyens de production, les grandes banques et sociétés seraient la propriété de l’État, et tous les revenus supérieurs à 250 000 dollars seraient taxés à 100%. Dans un tel monde, l’automa-tisation signifierait plus de temps libre au lieu de la menace imminente du chômage. Cela signifierait plus de détente et plus de temps consacré aux loisirs, plus de temps avec des amis et des proches.

En ce qui concerne les massacres dn masse et autres épisodes violents,  Linck les considère comme le résultat malheureux d’une société très malade où quelques milliers de personnes s’enrichissent de manière dégoûtante au détriment  de la classe ouvrière.

« Je veux mettre fin à l’exploitation de l’homme par l’homme. »

Linck commence à faire ses bagages alors que l’obscurité tombe. Il va essayer de partir avant le début des feux d’artifice – il ne dort pas beaucoup, pour commencer, et la flambée d’adré-naline et de cortisol causée par son syndrome de stress post-traumatique affectera les quelques heures qu’il passera au cours des deux prochains jours. «Je dois travailler à 8 heures demain», dit-il. « Telle est la vie d’un socialiste révolutionnaire, je suppose. »

Au début du défilé de la journée portoricaine à Bridgeport, dans le Connecticut, le 8 juillet, Linck a obtenu 6 500 signatures et pense que son équipe et lui sont prêts à en récolter 2 000 par semaine. C’est un moment majeur pour discuter d’une autre de ses propositions de campagne: les réparations pour les communautés afro-américaines, autochtones et colonisées, et pour Porto Rico.

«Porto Rico est fondamentalement toujours une colonie des États-Unis», déclare Linck.

«Ils l’appellent un territoire indépendant, mais Porto Rico, Guam, les Samoa américaines – ces endroits sont encore, de manière très réelle, des colonies. Ils ont droit à certains droits de la Constitution américaine, mais pas tous. Ils ne peuvent pas voter aux élections présidentielles. Et en raison de leur statut de colonies, ils n’ont aucune réelle capacité de décision quant à leur propre politique économique.  »

«Non seulement Porto Rico a été détruit par un ouragan qui a été l’un des plus importants que nous ayons jamais vu – en raison du changement climatique – mais il fait également l’objet d’attaques de la part du conseil d’administration de PROMESA (surveillance, gestion et gestion économique de Porto Rico). La loi de stabilité institue de terribles mesures d’austérité et tente de les amener à rembourser leurs dettes. Nous devrions vraiment annuler toute la dette envers Porto Rico. PROMESA va même jusqu’à prescrire le type de cultures qu’ils peuvent et ne peuvent pas cultiver. À Porto Rico, ils importent la plus grande partie de leur nourriture et culti-vent beaucoup de canne à sucre pour le rhum, car les États-Unis ont le «droit» d’exiger le type de produits que Porto Rico doit leur fournir.

Il fait un frais 80 degrés (26°) à Seaside Park,  luxuriants espaces verts s’étendant sur quelques kilomètres du port de Bridgeport. Des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues de la ville et sur les routes du parc pour assister au défilé, et des centaines d’autres sont stationnées sous les arbres à l’ombre du Seaside pour faire des grillades et boire un verre.

«Et c’est à ça que ressemble le racisme environnemental», déclare Linck, en désignant une cheminée qui domine au loin. Il s’agit de la dernière centrale électrique au charbon de la Nouvelle-Angleterre, qui devrait être fermée et remplacée par une centrale au gaz naturel d’ici à 2021. La population de Bridgeport est essentiellement noire et hispanique. Aux abords des villes de Hartford et de New Haven, on a enregistré les taux d’asthme les plus élevés de l’état. «Nous pourrions facilement y installer une ferme solaire contrôlée par la communauté.»

L’une des premières personnes que Linck approche est un homme grand dans un gilet orné du logo «Front Line Auto Club» et portant un nom sur la poitrine: Jody. Il se présente sous le nom de Joseph E. Hoskie, républicain chevronné et fervent partisan du système des deux partis. Ses yeux s’écarquillent lorsque Linck lui dit qu’il est socialiste. Linck et Hoskie débattent de la politique d’immigration pendant dix minutes.  « Ce qui ne va pas, c’est de payer moins les sans-papiers », dit Linck. « Nous devrions les laisser devenir des membres actifs de la société. » Il signe son nom sur la pétition de Linck.

Linck passe à autre chose. Il rencontre ensuite John Nuzzi, un ami avec qui il a servi en Irak. Nuzzi est à la parade avec son épouse Colleen et leurs deux filles. «Nous devons nous voir», dit Colleen, en serrant Linck dans ses bras. «Oui», répond Linck en riant. « Après août. » Quelques heures plus tard, Linck rencontre un petit groupe de personnes rassemblées sur une couverture à l’ombre. Il commence à décrire son programme. Une femme se lève de sa chaise et, avant de s’éloigner, dit: «Votre plate-forme sonne bien. Je vous souhaite le meilleur. Vous avez une grande montagne à gravir ».

Après le défilé, Linck se dirigera sur une distance de 24 milles sur la côte menant à West City, la ville de Stamford. Là, il rejoindra une ligne de piquets de grève devant l’hôtel Hilton, où les nouveaux employés syndiqués demandent aux clients de boycotter jusqu’à ce qu’ils obtiennent un contrat équitable.

Linck et ses bénévoles ont recueilli 10 955 signatures le jour de l’échéance.

Une heure avant, son équipe remet 2 539 pages de pétitions notariées au secrétaire du bureau de l’État dans un panier à linge débordant. Linck estime le taux de validation de 70 à 89%, ce qui porte le nombre total entre 7 640 et 9 714.

Linck et ses partisans tiendront une conférence de presse dans la matinée du 11 septembre, devant le bureau de Denise Merrill, secrétaire d’État du Connecticut. Près de cinq semaines après la date limite, Linck ne sait toujours pas s’il est inscrit ou non sur le bulletin de vote. Il est relativement courant de devoir se battre pour chaque signature obtenue ». « C’est étrange: nous ayons soumis plus de signatures que tous les autre candidats et nous sommens les derniers à  savoir. » À titre de comparaison, Oz Griebel, un ancien banquier fortuné et candidat indépen-dant à la course au poste de gouverneur du Connecticut, a recueilli plusieurs centaines de signatures de moins que Linck et a été autorisé deux semaines avant.

Linck commence la conférence de presse. Il a une coupe nette: ses cheveux sont bien peignés et il porte un blazer, une cravate et des kakis. Une douzaine de partisans l’entourent. «Il y a 17 ans aujourd’hui, un crime monstrueux a été commis», dit-il. «Comment les institutions dirigean-tes de cette société ont-elles réagi? Le gouvernement? Les banques? Les compagnies d’assu-rance? Les médias et autres grandes entreprises?

Ont-ils mobilisé toutes les ressources disponibles pour soutenir les survivants et les familles des victimes? Non, ils ne l’ont pas fait. Ils ont attisé la peur et la colère du moment. Ils ont militarisé et organisé des attaques contre les musulmans de ce pays et contre les libertés civiles. Et ils ont mené une guerre après l’autre.

«Nous n’avons pas besoin de plus de guerres, de surveillance, de prisons, de déportations, de murs, de lois discriminatoires ou de la production de combustibles fossiles», poursuit Linck. «Néanmoins, c’est ce que les deux grands partis nous donnent année après année. Les milliers de personnes qui ont apposé leur signature sur un choix pour la classe ouvrière méri-tent que leurs droits démocratiques soient respectés. Nous sommes ici pour nous assurer que leurs signatures seront comptées avant la date limite de samedi. De plus, nous sommes prêts à examiner toutes les signatures éliminées.  »

Le lendemain, le 12 septembre, l’équipe de campagne de Linck découvre de nombreuses incohérences parmi les plus de 6 700 signatures vérifiées qui sont parvenues au bureau de Merrill. Les employés municipaux de la ville de New London ont déclaré que soixante-douze signatures étaient illisibles.

À Hartford, 71 signatures d’électeurs ont été rejetées, faute de parti, mais l’appartenance à un parti n’est pas une condition pour soutenir un candidat indépendant. À New Haven, 25 électeurs ont été déclarés «inactifs», ce qui n’est pas un motif valable de rejet. La même chose s’est produite à Bridgeport où, sur un échantillon de 27 signatures rejetées 12 figuraient sur les listes électorales. En plus de ces erreurs, l’équipe de Linck a découvert que cinquante-six pages n’étaient toujours pas retrouvées.

Rien ne se passe dans ce pays sans mouvement social.

Pensez-vous que le vote a compté dans le mouvement des droits civiques? Non, c’est un mouvement social qui a forcé la main de la structure du pouvoir à changer. ” «C’est décevant mais pas surprenant», déclare Linck. « Nous ne vivons pas vraiment dans une démocratie. »
Les jours passent et on ne sait toujours pas si Linck est inscrit ou non sur le bulletin de vote.
La lettre certifiée arrive le samedi 30 septembre.

« Nous informons par la présente que la pétition signée par le nombre d’électeurs qualifiés requis  n’a pas été déposée », lit-on dans la lettre.

Ils en ont débattu voix la semaine suivante. Entre une campagne contre les brutalités policiè-res, une tournée de conférences avec le parti des Verts du Connecticut et la convention nationale de Socialist Action à Minneapolis à la mi-octobre, de nombreux problèmes et événements attendent le comité du Connecticut.

Bien qu’il n’ait pas participé au vote et n’ait pas eu la possibilité de débattre avec le sénateur Murphy, Linck considère toujours que les derniers mois ont été un succès. Outre les quelque 11 000 résidents qui ont apposé leur signature, Linck et son équipe se sont entretenus avec des milliers de personnes de tout le spectre politique sur des questions cruciales.

Lui et son équipe ont popularisé la politique socialiste. Ils ont opposé les revendications du peuple à celles de la classe capitaliste. Ils ont dit aux travailleurs: Vous créez toute la valeur de notre société – vous devez décider quoi en faire.

« Nous n’abandonnons pas le combat », dit-il. «Nous ferons nos discours partout où les gens nous écouterons. Le travail n’est pas terminé. Et à la fin, le vote ne veut pas dire grand chose pour Linck de toute façon. Ce sont les gens qui font le changement.

«Rien ne se passe dans ce pays sans mouvement social», dit-il. “Pensez-vous que le vote a compté dans le mouvement des droits civiques? Non, c’est un mouvement social qui a forcé la main de la structure du pouvoir à changer. Et c’est la seule chose qui compte.  » (Résumé)

https://medium.com/@amandajbloom/

Les organisation anticapitalistes des USA :

Socialist Worker (ISO)

Socialist Action

Solidarity

Socialist Aternative

19 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

retraités (jdd)

ennmie public

Retraités et gouvernement

Voici 5 chiffres qui racontent le désamour

Les retraités manifestaient jeudi pour dénoncer une perte de leur pouvoir d’achat, alors qu’Emmanuel Macron cherche toujours à renouer avec cette catégorie de son électorat.

Voici 5 chiffres qui résument la situation.

« Il faut arrêter d’emmerder les retraités », lançait Emmanuel Macron à ses collaborateurs le 17 septembre dernier au sujet des droits de succession. Jeudi, neuf associations et syndicats de retraités (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA) ont appelé à manifester pour prendre le Président au mot.

15.000 personnes étaient notamment réunies à Paris, selon les organisateurs.

Leur cible : les choix budgétaires du gouvernement – hausse de la CSG et quasi-gel des pensions – qui se traduisent par une perte de pouvoir d’achat. Ils espéraient réitérer l’affluence du 15 mars dernier, lorsque 200.000 retraités, selon les organisateurs, avaient défilé.

Voici cinq chiffres pour comprendre pourquoi les retraités sont en colère… et comment le gouvernement tente de les apaiser.

1 Hausse de la CSG : 1,7 point 

La mesure est entrée en vigueur en janvier 2018 : une augmentation de 1,7 point de la CSG (Contribution sociale généralisée). Pour les salariés du privé, cette hausse a été contreba-lancée par la baisse des cotisations salariales. Mais pour les retraités, aucune compensation. Dans le détail, cela concerne environ 60% des 16 millions de retraités français. Soit les céliba-taires qui gagnent moins de 14.404 euros par an, et les couples qui perçoivent moins de 22.096 euros par an.

Quel impact pour le porte-monnaie des retraités? Prenons le cas d’un « retraité moyen ». Selon la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), la pension moyenne s’établissait à 1.376 euros brut en 2015. Pour un retraité célibataire qui perçoit 1.300 euros par mois, la hausse de la CSG se traduit par une perte de pouvoir d’achat de 22 euros par mois environ, soit quelque 265 euros par an.

2 Montant raboté sur les pensions : 2,8 milliards d’euros

Les retraités ont dû avaler une autre couleuvre en août dernier. Dans une interview au JDD, le Premier ministre Edouard Philippe annonçait une augmentation de 0,3% des retraites de base en 2019 et 2020. Et ce, alors que l’inflation est attendue autour d’1,7% l’année prochaine par la Banque de France.

Pour le budget de la Sécurité sociale, cette décision représente 2,8 milliards d’euros d’éco-nomies… mais les retraités le paieront par « un recul manifeste de leur pouvoir d’achat », déplo-re Michel Salingue, de la FGR (Retraités Fonction Publique). Une annonce surprise, qui ne figurait pas dans le programme du candidat Macron contrairement à la hausse de la CSG.

Reprenons le cas du retraité moyen et de ses 1.300 euros mensuels. Pour lui, cette faible revalorisation comparée à un taux d’inflation d’1,7% se traduit par une perte d’1,4 point de pouvoir d’achat. Soit 18 euros par mois environ (216 euros par an). Les retraités grognent d’autant plus que, ces dernières années, les pensions n’avaient quasiment pas augmenté. La dernière revalorisation remonte au 1er octobre 2017, avec une hausse de 0,8%.

3 Nombre de foyers fiscaux bientôt exonérés de la hausse de la CSG : 300.000

Pour éviter la rupture avec les seniors, le Premier ministre Edouard Philippe a promis un cor-rectif pour les plus modestes. Traduction : les ménages qui se trouvent juste au-dessus du seuil retenu retrouveront dès 2019 leur taux de CSG initial. Près de 300.000 foyers vont en profiter, a annoncé Edouard Philippe le 20 septembre dernier, et non 100.000 comme initiale-ment prévu. « Il faudra être passé pendant deux ans en continu au-dessus du seuil arrêté l’année passée pour être frappé par cette augmentation de la CSG », a précisé le Premier ministre, ajoutant, « c’est un effort de 350 millions d’euros ».

Dernièrement, un groupe de députés En Marche a aussi tenté d’atténuer les effets de la hausse de la CSG sur la bourse des retraités. Mardi, un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale a été adopté en commission par une vingtaine d’élus LREM, contre l’avis de leur parti et du rapporteur général, Olivier Véran. L’idée serait de moduler l’augmentation de la CSG selon les revenus. En clair, les retraités les plus modestes paieraient moins tandis que les seniors les plus aisés se verraient appliquer un taux de CSG plus important. Pour être définitivement accepté, cet amendement doit être voté une deuxième fois en hémicycle.

4 Hausse du minimum vieillesse sur deux ans : 100 euros

C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, et elle devrait être entérinée avec le prochain budget de la Sécurité sociale pour 2019 : augmenter l’Allocation de solidarité pour les personnes âgées de 100 euros par mois durant son mandat. En avril dernier, le minimum vieillesse s’est déjà accru de 30 euros par mois. Avec le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, une hausse de 35 euros est programmée pour janvier 2019.

Une augmentation similaire suivra en janvier 2020 pour porter au total le minimum vieillesse à 903 euros par mois pour une personne seule. Une autre manière pour le Président de montrer qu’il n’oublie pas les seniors les plus vulnérables. Quelque 555.000 personnes de plus de 65 ans en bénéficient, selon les derniers chiffres de la Drees.

5 Pourcentage de mécontents d’Emmanuel Macron parmi les retraités : 71%

En atténuant la hausse de la CSG pour soulager les plus modestes, Emmanuel Macron espérait regagner la faveur des retraités. Mais, à en croire le dernier baromètre Ifop pour le JDD, la pilule ne passe pas. En septembre dernier, 71% des retraités sondés se disaient mécontents du Président, qui engrangeait seulement 28% satisfaits. Un chiffre à comparer aux 67% de retraités qui s’estimaient contents d’Emmanuel Macron après son élection en mai 2017.

Pour Emmanuel Macron, et dans l’optique des élections européennes, le désaveu des retraités est lourd de conséquences. Parce que ces derniers représentent un tiers du corps électoral et sont ceux qui se déplacent le plus pour voter. Et parce que c’est au sein de cette catégorie que le chef d’Etat avait réalisé son meilleur score au second tour de la présidentielle (78%).

18 octobre 2018

https://www.lejdd.fr/

18 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

cours des comptes (le monde)

évaluations3

Allez, voilà les gosses qui s’y mettent!

La Cour des comptes signe l’aveu d’échec des politiques d’éducation prioritaire

Dans un rapport, elle plaide pour un recentrage sur le primaire, source des inégalités scolaires.

C’est un constat déjà ancien, et pourtant d’une criante actualité 

Les politiques d’éducation prioritaire ne parviennent pas à accomplir leur mission première, qui est de réduire les inégalités de départ dans la réussite scolaire des enfants. Dans un rapport publié mercredi 17 octobre, la Cour des comptes dresse un bilan négatif de cette politique de « différenciation » des moyens, née en 1981 avec les « zones d’éducation prioritaire » (ZEP).

La conclusion est sans appel 

L’écart de résultat au diplôme national du brevet entre un enfant scolarisé dans un collège relevant du réseau d’éducation prioritaire (REP) et un enfant d’un collège favorisé reste situé entre 20 et 30 % en français et en mathématiques alors que l’objectif est de « limiter à 10 % ces écarts de niveau ».

Certes, admet la Cour, les dispositifs prioritaires ont permis de les stabiliser, et la situation serait probablement plus préoccupante encore s’ils n’avaient pas existé.

Mais ce n’en est pas moins un aveu d’échec : à l’entrée en 6e, les écarts sont déjà acquis. Un bilan adossé à une dégradation des conditions scolaires, qui sont en partie indépendantes de l’école elle-même. En effet, rappelle la Cour, ces dispositifs ne sont pas pensés pour remédier à une ségrégation socio-spatiale aussi forte qu’elle ne l’est aujourd’hui, à laquelle se greffe une ségrégation scolaire sans précédent – y compris du fait d’un « effet label », soit l’évitement des établissements REP et REP +, qui est fort dans les catégories favorisées.

Forte de ce constat, la Cour des comptes analyse les différents leviers de remédiation dont dispose l’éducation prioritaire.

Le grand gagnant, sur la base de nombreuses études françaises et internationales, est la réduction du nombre d’élèves par classe (Non? Note du blog!). Cette politique est portée par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation, avec le dédoublement des classes de CP et CE1 en REP et REP +. ( Sans nouveaux moyens c’est bien sûr en « déshabillant » d’autres! Note du blog)

L’institution de contrôle estime qu’il faut aller plus loin et préconise son élargissement sur trois niveaux (en ajoutant soit la grande section de maternelle, soit le CE2) pour les établissements de REP +. Les autres leviers comme les incitations destinées à stabiliser les équipes ensei-gnantes dans ces établissements (primes, points pour les mutations) n’engrangent pas de phénomène durable. La prime REP + mise en place en septembre 2017 est trop récente pour être évaluée.

Recentrage sur le primaire

Outre la réduction du nombre d’élèves par classe, elle plaide pour un recentrage des moyens sur l’enseignement primaire – historiquement, l’éducation prioritaire est centrée sur le collège – et sur les établissements les plus fragiles, les 350 réseaux REP +.

Mais aussi pour une gestion des ressources humaines repensée pour attirer les enseignants, une allocation plus progressive des moyens pour éviter les « effets de seuil » de l’éducation prioritaire (dont on est soit bénéficiaire, soit pas). La Cour suggère, en outre, de donner plus d’autonomie aux établissements et d’accentuer l’évaluation (Bon, çà non! NDBlog).

A quelques détails près, ces recommandations ressemblent fort à la stratégie menée par Jean-Michel Blanquer. Certaines recommandations rejoignent aussi les pistes avancées par le ministre lors du lancement de la mission pour repenser l’éducation prioritaire, confiée le 3 octobre à l’universitaire Pierre Mathiot et à l’inspectrice générale de l’éducation nationale Arianne Azéma, où le ministre a évoqué la nécessité de sortir des effets de seuil. « Cette mission travaille en toute indépendance, assure un proche du dossier, et sera libre d’utiliser ou non ce qui lui semble intéressant dans le rapport de la Cour des comptes. »

Pour Marc Douaire, président de l’Observatoire des zones prioritaires (OZP), si les préco-nisations proposées sont proches de la vision du ministre actuel, la Cour des comptes reconnaît la spécificité des territoires urbains fragiles, les « quartiers de la politique de la ville », auxquels est adossée l’écrasante majorité des réseaux REP et REP +. Alors que, au grand dam de l’OZP, le ministre semble souhaiter pour l’avenir une politique prioritaire qui engloberait les territoires ruraux, les DOM-TOM et les quartiers sensibles.

Inquiétudes sur le collège et le lycée

Pour Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, les mesures proposées par la Cour des comptes s’inscrivent dans une tradition déjà ancienne pour « repenser » l’école prioritaire, où l’on cherche à mieux cibler les besoins pour être réellement efficace.

Mais, selon lui, le problème mériterait un véritable changement de paradigme 

« L’éducation prioritaire ne bénéficie qu’à 30 % des élèves défavorisés », rappelle-t-il. « Bien sûr que dans ces quartiers-là les difficultés sont plus importantes. Mais si l’on se contente de ça, on rate l’essentiel de la fragilité scolaire. » Le problème résiderait en partie dans l’ambition de réformer le système sans enveloppe supplémentaire.

Dans ce grand rééquilibrage des moyens vers le premier degré, que la Cour des comptes appelle de ses vœux et que le ministère a déjà engagé avec les dédoublements de classe, l’inquiétude des acteurs de terrain se porte donc sur le collège et le lycée.

Ce dernier ne fait pas partie des réseaux REP et REP + et est considéré comme « mieux » doté. Cette rentrée a vu naître plusieurs grèves perlées et mouvements de protestation dans des établissements souffrant de problèmes divers, notamment en Seine-Saint-Denis : la sécu-rité, au lycée Utrillo (Stains), le matériel et les moyens humains au lycée Mozart (Le Blanc-Mesnil), le manque de surveillants au lycée Jean-Zay (Aulnay-sous-Bois).

Pour le collectif Touche pas à ma ZEP

qui milite pour le maintien de dispositifs prioritaires au lycée, la situation est de plus en plus préoccupante alors que les dispositifs prioritaires au lycée (le label « zone violence », par exemple) arrivent bientôt à échéance. « On abandonne les élèves les plus fragiles au moment où ils peuvent obtenir une qualification, au lycée. Ça n’a aucun sens », plaide David Pijoan, enseignant à Colombes (Val-d’Oise) et membre du collectif Touche pas à ma ZEP.

17.10.2018

https://www.lemonde.fr

Lire aussi :

Le classement scolaire scelle trop vite le destin professionnel et social des personnes 

Commentaire: Article qui adopte un ton pro-Blanquer incompréhensible, comme s’il ne voulait pas avant tout faire des économies sur le dos des pauvres!

18 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

sondage barcelone (el periodico)

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Un sondage du quotidien catalan, « El Periodico » sur les prochaines municipales.

La bonne nouvelle, c’est que Manuel Valls  arrive en dernier! Par contre son parti anti-indépendantiste, « Ciudadans » progresse.

Il y a un rééquilibrage indépendantiste, de la mouvance de droite (CIU, PdeCat, Puigdemont) au profit d’ERC, gauche républicaine,  parti adepte du « social-libéralisme » austéritaire.

L’alliance de Podemos et des ex-PC avec la maire Ada Colau, « En Comù », perd du terrain, tandis que le PS revient.

La CUP indépendantiste anticapitaliste, se maintient.

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Le même tableau en pourcentage.

La chute de « En Comù » de la maire, de Podemos et des ex-PC.
Encore plus celle du nationalisme de droite.

Les progrès de ERC (gauche modérée) et de Ciudadans.
Le petit progrès de la CUP

On pourra noter, (comme en Ecosse les conservateurs britanniques), la quasi disparition des ultra-conservateurs du Partido Popular PP), qui sont concurrencés par les fascistes de « Vox »

https://www.elperiodico.com/

18 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

accent plouc (le parisien)

reuz

Reuz: buzz!

Ce que montre la séquence de Mélenchon imitant l’accent d’une journaliste

Ce qui apparaît en creux dans cette séquence, c’est qu’il est si rare d’entendre un accent autre que celui de la région parisienne dans les lieux de pouvoir, que cela devient une anomalie

C’est un peu l’écart à éviter lorsqu’on est député des Bouches-du-Rhône. Interrogé dans les couloirs de l’Assemblée, mercredi 17 octobre, par une journaliste de France 3, Jean-Luc Mélenchon n’a pas pu s’empêcher d’imiter son accent du Sud-Ouest. La séquence, qui a été filmée, a lieu au lendemain des perquisitions houleuses effectuées à La France insoumise et chez Jean-Luc Mélenchon. Sur les images, le député fait face à une nuée de micros. La reporter Véronique Gaurel tente de l’interroger sur des propos qu’il tenait il y a quelques mois sur « les déboires judiciaires de Fillon et de Le Pen », « décadence de la République ».

Mimétisme involontaire ou moquerie, Jean-Luc Mélenchon rétorque : « Et alors, qu’est-ce que ça veut dire ? » en empruntant un accent du Sud. Puis, reprenant ses inflexions habituelles : « Vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous dites n’importe quoi. » Et de lancer à la canto-nade, tournant le dos à la journaliste qui peinait à formuler sa question : « Quelqu’un a-t-il une question formulée en français ? »

Une « humiliation »

On peut imaginer que cette dernière remarque (« une question formulée en français ») ne fait pas référence à l’accent de la journaliste, qu’il s’agit plutôt de balayer – avec mépris – une question jugée déplaisante en faisant mine de la considérer comme non pertinente ou mal formulée. Une « humiliation gratuite » pour le Syndicat national des journalistes de France télévisions, qui a publié un communiqué pour « condamner fermement les propos de Jean-Luc Mélenchon » face à cette « consœur pourtant très aguerrie », « choquée par cette violence verbale ».

Rare et « folklorique »

Revenons à cette histoire d’accent. Sur le blog « Médias d’ici », hébergé par France 3 Occitanie, le journaliste Fabrice Valéry relève : « Le natif de Tanger et ancien élu de la région parisienne a sans doute été surpris qu’à Paris, au cœur du pouvoir législatif, une journaliste puisse lui poser une question avec un accent qui sentait bon la province. »

Ce qui apparaît en effet en creux dans cette séquence, c’est qu’il est si rare d’entendre un accent autre que celui de la région parisienne dans les lieux de pouvoir, que cela en devient une anomalie – et, pour les moins fins, un sujet de moquerie.

Dans une enquête publiée l’année dernière, Slate montrait comment des journalistes porteurs d’accents du Sud ou du Nord s’efforcent de les atténuer pour mieux se fondre dans le moule médiatique, où le parisien standard domine. Et comment les écoles et rédactions encouragent cette auto-correction. Un étudiant en journalisme racontait qu’un professionnel de la télévision venu intervenir dans son école lui avait ainsi conseillé de « gommer » son accent du Sud-Ouest : « C’est sympa si tu présentes du rugby ou que tu veux être rigolo. Mais là, ça fait pas sérieux », disait l’intervenant.

Le journalisme n’est qu’un des champs dans lesquels s’exerce cette discrimination par l’accent qui pousse les locuteurs à s’auto-corriger, même inconsciemment. « Plus vous êtes du côté du pouvoir, plus on vous impose d’être un représentant conforme à la norme de l’identité nationa-le, y compris sur le plan linguistique », explique le sociolinguiste Philippe Blanchet, qui parle de « glottophobie ».

Médéric Gasquet-Cyrus, maître de conférence en sociolinguistique, résumait aussi dans un article sur « la discrimination à l’accent en France » : « Avoir un accent régional, dans un pays marqué par une idéologie centralisatrice et monolingue, c’est être enfermé (par ceux qui dénient avoir un accent) dans une altérité sinon dégradante, du moins folklorique, risible et peu sérieuse. » Une lecture que le député pourra emporter dans sa valise pour son prochain séjour à Marseille.

Agathe Ranc    18 octobre 2018

https://actus.nouvelobs.com/

18 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

parti socialiste (lutte ouvrière)

socialistes

Parti socialiste : on ne portera pas son deuil

Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, présentés comme les leaders de l’aile gauche du PS, l’ont quitté pour se ranger sous la bannière de Jean-Luc Mélenchon.

Ce dernier, après les avoir assurés cet été de son affection, leur a maintenant garanti une place sur sa liste aux élections européennes, argument convaincant s’il en est.

Ces départs sont une nouvelle étape dans la décomposition du PS suite à la déroute électorale de 2017.

Le dernier passage aux affaires du Parti socialiste, sous François Hollande entre 2012 et 2017, a eu de quoi dégoûter son électorat populaire. Devant la débâcle prévisible, certains de ses caciques se sont attelés à la fabrication de Macron, d’autres s’y sont ralliés avant ou après sa victoire. Mais tous n’ont pas pu ou pas voulu se reconvertir à temps et une bonne partie de l’appareil du PS, élus et salariés, est désormais contrainte de se poser la question de sa survie.

Si ces élus sans électeurs veulent une place et un avenir dans un appareil politique de gauche, ils se demandent lequel.

Olivier Faure, actuel premier secrétaire, pense qu’il suffit d’attendre que la politique de Macron ramène vers le PS ses électeurs traditionnels et se garde donc de toute prise de position politique. Maurel et Lienemann penchent vers le parti de Mélenchon et entonnent avec lui le couplet tricolore, les fausses références au passé du mouvement ouvrier et la révérence à l’homme providentiel. Hamon, lui, mise sur le cheval écologiste et tente une alliance avec les verts historiques.

Pour juger des projets d’avenir de ces différentes coteries politiques, il suffit de regarder leur passé commun.

Tous, qu’ils aient quitté le navire ou qu’ils y soient encore, se revendiquent de Mitterrand. Tous, quels que soient leurs discours, honorent ainsi un politicien qui quatorze ans durant a offert toute satisfaction au grand patronat, sous le règne duquel furent initiés les premières attaques contre les retraites, la Sécurité sociale et les services publics, qui sanctifia les premières vagues de licenciements dans la grande industrie et fit réprimer les travailleurs qui protestaient et qui, cela va de soi, continua la politique étrangère traditionnelle de l’impérialisme français.

Le PS, ancien parti ouvrier passé au service de la bourgeoisie

depuis plus d’un siècle, est déjà revenu à plusieurs reprises d’entre les morts politiques. C’est pourquoi il serait présomptueux d’affirmer que l’agonie d’aujourd’hui lui sera fatale. Quoi qu’il en soit, les travailleurs n’avaient aucune raison de pleurer à ses funérailles, ils n’en auraient pas non plus de se réjouir à sa renaissance.

Paul GALOIS 17 Octobre 2018

18 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

kergloff ferrand (ouest france)

pointe raz ferrand

Kergloff. Manifestation lors de la venue de Richard Ferrand, samedi

Le NPA, l’UDB, la FI et le PCF appellent à la manifestation contre la politique du gouvernement, samedi dès 10 h, à Kergloff.

Samedi 20 octobre, Richard Ferrand, député du Finistère et Président de l’Assemblée nationale, se rendra à l’inauguration de l’école Angela Duval de Kergloff, sous l’invitation de Pierrot Beleguic, maire de la commune.

Un appel à la manifestation

Le Nouveau Parti Anticapitaliste, le Parti Communiste Français, l’Union Démocratique Bretonne et les Insoumis du Poher appellent à la manifestation : « Nous souhaitons unir les forces vives de la Gauche pour protester contre la politique du gouvernement en faveur des très riches. L’élection de Richard Ferrand au perchoir nous a tous fait rire… ou pleurer », déclare Matthieu Guillemot, du NPA.

« Nous ne pouvons pas rester les bras croisés : nous appelons toute la population à se joindre à nous car nous sommes tous concernés ! » conclut-il en soulignant que le « discours du Président de la République, comme traverser la rue pour trouver du travail ou les propos qu’il tient aux personnes âgées, est le meilleur outil pour accentuer la lutte ! »

Pierre-Yves Thomas, représentant du Parti Communiste Français de Carhaix et d’Huelgoat enchérit : « Il y a un grand ras-le-bol de la population. Les macronistes et les marcheurs vont en marche arrière. Les communes sont déjà très endettées et ce n’est pas en enlevant la taxe d’habitation qu’elles pourront financer la vie publique et la vie de la commune ! »

Raymond Géléoc, pour l’UDB, ajoute : « il y a une réelle perte d’autonomie des collectivités territoriales. Les dotations ont diminué et les difficultés ont augmenté ».

pointe-raz-ferrand

Le rendez-vous est donné samedi 20 octobre à 10 h, devant l’école publique Angela Duval, à Kergloff.

Manifestations nationales des retraités jeudi

Jeudi 18 octobre, neufs syndicats et associations de rétraités manifesteront« massivement »dans toute la France, pour la quatrième fois en un an, contre les choix budgétaires du gouvernement qui mettent selon eux les « pensions en danger ».

18/10/2018

https://www.ouest-france.fr/

18 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

plovan porcherie (cafub)

cochons

Vendredi 19 Octobre à 11 heures devant la mairie de Plovan…

Vendredi prochain à 11 heures 30, le Cafub (collectif pour une  alternative aux fermes-usines) a rendez- vous avec le maire de Plovan (une délégation) pour demander l’arrêt des travaux (dans l’attente des réponses aux recours ). Les travaux ont en effet commencé pour l’extension à 30 000 porcs de la porcherie de la Sarl de La Vallée.

Alors tous à Plovan ce Vendredi 19 entre 11h et 14h, venez nous rejoindre à la mairie de Plovan.

Nous avons besoin de soutien afin de faire entendre les voix de ceux qui étaient contre cette extension en particulier et les conséquences des méga-fermes en général (utilisation de pesticides pour l’alimentation animale, utilisation d’antibiotiques, de produits pharma. Rappelons aussi que nous sommes dans le contexte de l’appel lancé par les « coquelicots » )
Un pique-nique partagé suivra, l’occasion de passer les dernières infos et de témoigner.
A diffuser autour de vous sans modération

Rappel : une pétition est en ligne (lien ci-après) pour demander l’arrêt des travaux au ministre de l’écologie De Rugy

https://www.cyberacteurs.org/

17 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

sénat église (le huff’)

wauquierz

Le Sénat rejette la demande d’une commission d’enquête sur les abus sexuels dans l’Église

Elle avait été demandée par les sénateurs socialistes

 La commission des Lois du Sénat a jugé irrecevable ce mercredi 17 octobre la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’Eglise demandée par les sénateurs socialistes, a indiqué leur chef de file Patrick Kanner. Cette décision devrait être confirmée, sauf énorme surprise, mercredi soir en conférence des présidents.

« On nous a opposé des arguments juridiques », a expliqué Patrick Kanner, dénonçant cepen-dant « une réponse politicienne ». « La droite sénatoriale, sur un sujet aussi sensible, semble rester sur ses principes », a-t-il regretté, soulignant que le groupe PS « n’est pas sur une logique anticléricale », mais au contraire « dans une logique d’aider l’Eglise ».

« Cette commission d’enquête demandée par de nombreux citoyens, croyants ou non, aurait permis de faire enfin la lumière sur le fonctionnement et les dysfonctionnements qui ont empêché qu’un certain nombre d’affaires soient portées devant la Justice », a affirmé le groupe socialiste sans un communiqué.

Une « mission d’information »

Le groupe socialiste « regrette que le Sénat ne se saisisse pas de cette occasion pour per-mettre à de trop nombreuses victimes d’être enfin collectivement entendues et reconnues comme tel. Ces victimes sont des citoyens qui demandent à comprendre pourquoi la Loi et la Justice n’ont pas été appliquées dans leur cas et qui veulent que leur souffrance ne se reproduise plus pour les enfants d’aujourd’hui ».

Selon Patrick Kanner, le président LR de la commission des Lois, Philippe Bas, proposerait, en lieu et place d’une commission d’enquête, une « mission d’information » commune à la commis-sion des Affaires sociales et à la commission de l’Education.

Un groupe de personnalités réunissant des religieux, d’ex-ministres, des avocats et des victimes avait lancé récemment un appel, publié dans Témoignage Chrétien, réclamant une enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’Eglise en France.

88% des Français (87% des catholiques, 90% des pratiquants) se sont par ailleurs déclarés favorables à une commission parlementaire « enquêtant sur les crimes pédophiles et leur dissimulation dans l’Eglise catholique », selon un récent sondage publié dans Témoignage chrétien.

LUDOVIC MARIN 17/10/2018

https://www.huffingtonpost.fr

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