Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

université d’été (iso usa)

Tous les ans notre organisation soeur aux USA, l’International Socialist Organisation, organise trois jours de débats à Chicago du 5 au 8 juillet

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

droit de passage (le télégramme)

droit

Tibidy, le respect de la loi demande

La fermeture du sentier côtier de Tibidy permettant d’accéder au petit port de Saint-Guénolé continue d’alimenter les débats. La décision de murer l’unique ouverture avait été prise par le propriétaire de l’île éponyme à la suite de la décision rendue par le tribunal administratif de Rennes, annulant le projet de Servitude de passage le long du littoral (SPLL) alors envisagé par l’État. Le tracé devait, en effet, contourner l’île et empiéter sur le domaine privé. Une décision fondée sur un vice de forme lors de l’enquête publique. Il manquait, en partie, l’étude d’incidences relative à Natura 2000.

« Le temps n’est plus aux palabres »

Aujourd’hui, les plaisanciers propriétaires de concessions sur le site sont vent debout. Ils récla- ment un respect de la loi. « Depuis le 2 octobre et la fermeture de l’accès, sept mois se sont écoulés et malgré les différentes démarches de la municipalité, rien ne bouge. Sinon que le propriétaire poursuit sa non-volonté de trouver une solution.

Plantations, déplacement et renforcement de clôture, bétonnage, pose de caméras ont été, depuis, réalisés. Et toujours de nuit ! », dénonce la toute récente Association des plaisanciers de Saint-Guénolé. Lundi soir, sur le site, ils ont interpellé les représentants de l’État. « Nous considérons que le temps n’est plus aux palabres. Le silence et l’inaction de l’État sont inadmissibles. M. le préfet, qu’attendez-vous pour faire respecter l’État de droit ? ».

Appuyée par l’association des Amis du chemin de ronde, l’association rappelle l’obligation pour les propriétaires de laisser aux piétons le droit de passage lorsqu’une servitude existe et surtout de n’entreprendre aucun travaux sans autorisation.
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Un rassemblement sur la cale de Tibidy autour d’un pique-nique est prévu le dimanche 27 mai, à partir de 12 h.
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« Il s’adresse aux plaisanciers, randonneurs, simples habitants qui veulent conserver un libre accès au littoral. Plus nous serons nombreux et plus nous pourrons nous faire entendre », concluent les plaisanciers.
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16 mai 2018
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 amicalesaintguenole@gmail.com

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

édito (alternative libertaire)

brigitte 1

Dégager Macron? Et après?

« Sortie de l’euro », « 6è République », « revenu universel »… autant de hochets plus ou moins tapageurs. Tant qu’on n’aura pas remis en cause radicalement la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange, on n’avancera pas d’un iota. Une bonne solution:  ? Socialisation, autogestion.

Évidemment, si une vague de révolte sociale faisait vaciller le gouvernement, et chassait Macron de l’Élysée, on ne pourrait qu’applaudir, car ce serait l’indice de la puissance du mouvement social. Mais en vrai, entre nous, on s’en fiche de «dégager Macron».

Macron n’est rien. «  Jupiter  » n’est qu’un mythe.

Sa politique n’a rien de nouveau, ni de «  disruptif  ». Elle ne fait que s’inscrire dans la trajec- toire de ses prédécesseurs Hollande, Sarkozy, Chirac ou Mitterrand. Parce que la politique de l’État, dans un cadre capitaliste, c’est toujours la politique du capitalisme. Remplacer l’ultra- libéral Macron par un politicien keynésien ou souverainiste, là n’est pas la question.

La question que personne n’ose poser

La question centrale, fondamentale, c’est celle de la propriété capitaliste des moyens de pro- duction et d’échange. La question centrale, fondamentale, c’est  : qui possède ? Donc qui décide de notre futur ? Qui façonne l’économie et la société pour son profit ? Tant qu’on n’aura pas remis en cause radicalement la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange, on n’avancera pas d’un iota.

Chaque politicien a sa solution clef en main pour soit-disant changer la vie 

Ici ça va être la sortie de l’euro ou la fermeture des frontières, là une Constituante tirée au sort, la république, le revenu universel, la nationalisation des banques, et bien d’autres hochets plus ou moins tapageurs.

A chaque fois, posons-nous la question  

Ce politicien met-il en cause la propriété capitaliste? Veut-il que l’économie soit socialisée ou qu’elle reste sous le contrôle d’une minorité privilégiée? Ou bien garde-t-il un silence embar- rassé à ce sujet? Alternative libertaire le dit clairement: il n’y aura pas de solution à la désa- grégation sociale et à la catastrophe écologique sans l’expropriation des possédants, la socialisation de l’économie, son autogestion par les premières et les premiers concernés, sa mise au service de la population.

Ce n’est qu’en socialisant les entreprises et l’économie en général que nous pourrons relo- caliser l’industrie, produire ce qui est socialement utile et écologiquement viable. Ce n’est qu’en confiant la gestion de la production aux premières et au premiers concernés que l’on pourra transformer le travail, le désaliéner, remettre en cause la séparation entre travail manuel et intellectuel, réduire drastiquement le temps de travail.

Pour l’autonomie du mouvement social

Cette autogestion socialiste est au cœur du projet communiste libertaire que nous portons. Les classes populaires peuvent redevenir actrices et décideuses. Il y a urgence à renforcer les mouvements sociaux, les grèves, le syndicalisme, les associations de lutte… Aujourd’hui, les mouvements sociaux sont à la recherche d’un nouveau souffle. Ils le trouveront s’ils savent se réinventer. Car la lutte des classes, elle, ne s’arrête jamais.

Mais, pour reconstruire les mouvements sociaux, il faut aussi ne pas reproduire les erreurs du passé, et ne pas placer de vains espoirs dans une alternance politicienne à la tête de l’État. En 1981 comme en 1997, cela s’est toujours traduit par un affaiblissement du mouvement social et la trahison des promesses électorales…

L’autonomie du mouvement social, c’est la condition de sa capacité politique. C’est la condition pour que, demain, il représente une force véritable, sans laquelle il n’y aura pas d’alternative au capitalisme.

24 mai 2018

http://alternativelibertaire.org/

keep

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

pays bigouden 16 mai

bigouden

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

parcoursup’ (jdd + basta! + rp)

par-2

Parcoursup : inquiets, des lycéens s’organisent

Les premiers résultats de Parcoursup ont été dévoilés mardi soir. La moitié des candidats sont pour l’instant sans affectation et certains montrent leur mécontentement.

Mardi à 18h, c’était le moment fatidique pour 700.000 lycéens en terminale et 110.000 étu- diants en réorientation. Les premières réponses d’affectation du système Parcoursup ont été délivrées. Pour la moitié des jeunes candidats, il faudra attendre au moins la prochaine vague de réponses pour connaître leur formation à la rentrée prochaine. Au total, ce sont donc 400.000 lycéens qui se retrouvent sans affectation universitaire, pour le moment. Quelques minutes après 18h, le site de Parcoursup s’est retrouvé bloqué face à l’afflux de connexions. Les messages de lycéens ont dès lors commencé à affluer sur les réseaux sociaux entre inquiétude et déception pour les nombreux jeunes voyant leurs vœux être refusés ou « en attente ».

Pour beaucoup, le stress laisse maintenant place au désarroi.

Trois types de réponses ont été délivrées aux lycéens : « oui », « non » ou « en attente » pour les filières sélectives, comme c’était déjà le cas avec l’ancien système APB. Pour les filières non sélectives, les lycéens ont reçu au choix : « oui », « oui si » ou « en attente ».

Les témoignages de lycéens affluent sur les réseaux sociaux

Une page Facebook intitulée « Parcoursupercherie » et initiée par la Coordination Lycéenne Nationale recense les défaillances du nouveau système. On peut y lire plusieurs témoignages de lycéens confrontés à des décisions plutôt surprenantes comme le cas d’un jeune homme accepté en première année de licence « Administration économique et sociale » à la Sorbonne, mais en attente en éco-gestion à Nice. « Le truc qui est bizarre c’est que je ne suis pas dans l’académie d’Île-de-France donc je vois pas pourquoi je serais pris là-bas » s’étonne-t-il.

Sur Twitter, plusieurs dizaines de lycéens s’étonnent des dysfonctionnements du système qui les positionnent sur des listes d’attente interminables. D’autres se sont étonnés du nombre de refus reçus par leur dossier, comme ce jeune homme qui comptabilise 20 vœux refusés sur un total de … vingt.

Les critères de sélection des étudiants font aussi réagir

En effet, chaque département d’université a du s’organiser individuellement pour réaliser son propre tri des dossiers reçus. Résultat, difficile de comprendre parfois la logique prévalant dans les refus de certains lycéens.

Les syndicats étudiants et lycéens appellent à manifester

Les syndicats lycéens ont mis en place des plateformes d’accompagnement pour lycéens désorientés. La Fage, qui soutient la réforme, a lancé le site sos-parcoursup.fr sur lequel les jeunes peuvent contacter le syndicat afin de recevoir de l’aide dans leur parcours s’ils n’ont reçu que des réponses négatives. L’Unef, opposé à la loi ORE, a mis en place un « formulaire d’aide et de recensement ». En réaction, une manifestation est déjà prévue jeudi à l’appel de plusieurs organisations lycéennes et étudiantes. Dans le communiqué de l’événement, les organisateurs appellent à « tout bloquer ». « Bloquer les lycées, les facs, les flux. Occuper même. Déjà trois occupations de lycée en une semaine, à Paris. Ils débloquent, ils évacuent, ils sélectionnent, ils mentent, mais nous n’attendrons pas », préviennent-ils.

Le 26 mai, plusieurs organisations syndicales d’étudiants dont l’Unef et l’Union Nationale Lycé- enne ont appelé à participer à la « marée populaire » organisée par la France insoumise. Une manifestation qui regroupe l’opposition de gauche dans le but de critiquer l’action du gouver- nement, notamment la loi ORE (« orientation et réussite des étudiants ») qui a mis en place le système Parcoursup.

Mardi, « cinq à six » lycées ont été perturbés, selon le rectorat, avec notamment des blocages pour soutenir les fonctionnaires qui manifestaient le même jour et aussi dans le but de protester contre Parcoursup. A Lille, un lycée était également bloqué.

Sur France inter mardi, Frédérique Vidal a tenté d’apaiser la grogne des jeunes en affirmant que « les lycéens qui auront des propositions en accepteront certaines, en refuseront d’autres et donc libéreront des places ». La ministre a indiqué que 66.000 places ont été libérées après cette première vague de propositions. Les élèves ont une semaine pour accepter les propositions, ainsi selon le ministère, 350 000 autres places seront proposées d’icidix jours.

23 mai 2018

https://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Parcoursup : un algorithme absurde qui renforce les inégalités sociales (Basta!)

Angoisses à quelques semaines du bac: le fiasco attendu de Parcoursup : 50% des candidats refusés ou en attente (Révolution Permanente)

Commentaire: C’est une constante depuis quelques années: « bordéliser » le service public pour être « obligé » de « réformer ». Si tout ce « bordel » arrivait à détourner des jeunes « pas fait pour cela » de faire des études, ce serait toujours çà de gagné! Réserver les facs aux « premiers de cordée » ce serait « cool » non?

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

4è festival ciné palestine

fest

Pour sa 4ème édition, le Festival Ciné-Palestine, a choisi de mettre à l’honneur le soixante-dixième anniversaire de la Nakba (la Catastrophe) de 1948

Evénement central dans l’histoire palestinienne, qui désigne le nettoyage ethnique, le déplacement de la population et la destruction de centaines de villages palestiniens suite à la création de l’État d’Israël.

De nombreux moments forts sont prévus avec des avant-premières, des invités talentueux, des Master-class, une rétrospective consacrée à Mai Masri, un zoom dédié à Kamal Aljafari dans le « Focus 1948, la Nakba, la 2ème édition du Concours de courts-métrages, la projection en plein air à Saint-Denis et pour la première fois, « la Nuit du FCP », une programmation sans interruption de 19h à 2h du matin, au Studio à Aubervilliers.

Le FCP inaugure aussi en 2018 la première édition de ses rencontres professionnelles, les FCP Industry Days, qui se dérouleront les 28 et 29 mai à la Cité Internationale des Arts à Paris.

Le programme complet du FCP

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp

guing

ma-mater

Maternité de Guingamp, la République En Marche contre les bébés…

Depuis des semaines la rumeur enflait sur la fermeture de la maternité de l’hôpital de Guin- gamp.

Le Comité de Défense de la Santé avait vu juste en dénonçant le minage du terrain par le super préfet de l’ARS Bretagne, ses complices des directions des hôpitaux du GHT 7 et le député Kerlogod, champion du monde des tourneurs de vestes. Pour une surprise ce n’en est pas une tant les politiques de santé publique sont inféodés aux diminutions drastiques des budgets de l’Etat et de la Sécurité Sociale.

Toutes les richesses disponibles doivent aller directement dans les poches des capitalistes, ils ne font même plus mine des les partager. Déjà 25 milliards d’euro au titre de l’impôt sur les grandes fortunes supprimés, la Flat Tax , des défiscalisations diverses etc.

Laissant ainsi sur le bord de la route, nus comme des vers, les tenants de la social démocratie, du réformisme, les partis opportunistes de gouvernement, les PS, PCF et Verts. Pacte de responsabilité, CICE, coupes budgétaires encore plus de 900 millions cette année pour la seule santé, Macron et ses complices du patronat foncent dans le tas. Alors pour eux quelle importance un petit hôpital, une petite maternité chez les « illettrés » de Bretagne ?

Sauf que pour nous, les salariés, les retraités, la jeunesse, les populations éparpillées sur les territoires, c’est notre vie qui est en jeu !

En renforçant la métropolisation, par exemple ici en Bretagne, Rennes, Nantes et Brest, l’Etat du capital concentre les ultimes ressources publiques sur ces trois grandes villes. Il suffit de vérifier la démographie médicale pour s’en assurer, les médecins les plus jeunes, les plus formés se concentrent dans ces secteurs. Attractifs financièrement  évidemment.

Contre la fermeture de la maternité de Guingamp

Les trente suppressions de lits à la Fondation Bon Sauveur de Bégard

Les conditions honteuses de vie dans les EHPAD

La privatisation rampante des services d’aide et de soins à domicile, il nous faut organiser la résistance des personnels et des usagers.

Nous ne ferons pas l’économie d’une gréve, tous ensemble, contre la destructions des emplois, des statuts comme à la SNCF, à La Poste, dans  l’énergie, l’Education Nationale. Comme en mai 68!

Contre Macron est son monde nos vies valent plus que leurs profits. N’attendons pas de comptabiliser les dégâts humains agissons tout de suite. Samedi 26 mai le NPA sera au coté des manifestants de Guingamp, devant la Mairie à 11H00 pour défendre et garder la maternité, les emplois, le droit à la santé pour tous.

La décision de l’ARS à la poubelle !

Le comité NPA Lannion Guingamp Bégard.

npabear@gmai.com

http://npabear.blogspot.fr/

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

lannion ltc (lutte ouvrière)

Lannuna

LTC Lannion : quatre jours de grève

Lannion Trégor communauté regroupe 60 communes des Côtes-d’Armor et comporte un peu plus de 600 salariés. Elle est dirigée par un ancien socialiste atteint de macronite.

Au début de l’année 2018, la direction a décidé de remettre en cause le régime indemnitaire des agents, ainsi qu’un passage à 1 607 heures par an au lieu des 1 554 heures actuelles. Le tout est accompagné de mesures ayant pour conséquence, si elles étaient mises en place, de diviser le personnel. Pendant plusieurs semaines, les discussions sont allées bon train dans les services, et petit à petit l’idée de ne pas se laisser plumer a fait son chemin. Lors d’une réunion intersyndicale le 18 avril, regroupant 90 salariés venus de tous les secteurs, l’assem- blée a voté le dépôt d’un préavis de grève pour le mardi 15 mai, en se donnant rendez-vous en assemblée générale la veille.

En réponse, la direction de LTC a envoyé par courrier à chaque salarié un document, sur papier glacé, bavardant longuement sur les nécessaires harmonisation et amélioration du régime prétendument plus favorable que l’ancien, tout en se réfugiant derrière « la Chambre régionale des comptes qui nous le demande»! Cela n’a pas du tout eu l’heur de plaire aux salariés qui, à la quasi-unanimité, ont voté en assemblée générale la grève pour le lendemain.

Celle-ci a débuté comme prévu à 6 heures mardi 15 mai aux services techniques, avec mise en place de piquets, les éboueurs et chauffeurs de bus étant entrés massivement en grève. Ils étaient 150 à 9 heures devant le siège de LTC aux cris de « Non à la prime au mérite ! » et « Les attaques aux conditions de travail, on n’en veut pas ! » La réunion de la délégation syndicale, élargie à 25 grévistes, avec des membres de la direction n’a évidemment rien donné. Mais, lors de l’assemblée qui a suivi, de nombreux travailleurs étaient fiers d’avoir, pour la première fois, relevé la tête, et entendaient bien poursuivre le mouvement.

Le lendemain, c’est en cortège, banderole en tête, que les grévistes des services techniques se sont dirigés vers les bâtiments administratifs pour rejoindre les autres grévistes et accom- pagner la délégation élargie. Elle a été reçue une nouvelle fois par le vice-président et le directeur des ressources humaines, sans que rien n’en sorte.

Le président de LTC est venu jeudi matin 17 mai au piquet de grève pour dénoncer des « agitateurs professionnel » et tenter d’intimider les présents. Sans succès. Ce jour-là, les grévistes ont pu vérifier que leur mobilisation était bien vue par la population, en distribuant des tracts d’abord à quelques ronds-points, et surtout au marché de Lannion où les 200 manifestants ont recueilli soutiens et encouragements.

Les grévistes se sentaient dans leur bon droit, d’autant que, comme l’a déclaré l’une d’entre eux à la presse locale, « contrairement à ce qui nous est dit, la circulaire du 31 mars 2017 n’oblige pas les collectivités à passer à 1 607 heures. Elle laisse la possibilité à chaque collectivité de rester dans son mode actuel. » Ils ont poursuivi leur grève jusqu’au vendredi soir, et ont décidé de reprendre après avoir fait reculer la direction de LTC, en particulier sur les congés et la prime au mérite qu’elle voulait leur imposer.

Tout n’est bien sûr pas réglé, mais ces quatre jours de grève, la première depuis l’existence de LTC, ont montré que les travailleurs étaient capables de relever la tête, d’agir et de prendre des décisions collectivement. Cela comptera pour l’avenir et rien ne sera plus comme avant.

Correspondant LO 23 Mai 2018

23 mai 2018 ~ 0 Commentaire

parcoursup’ (npa)

parcourd

par 2

Lire aussi:

Parcoursup : un algorithme absurde qui renforce les inégalités sociales (Basta!)

https://www.bastamag.net/Parcoursup-un-algorithme-kafkaien-qui-renforce-les-inegalites-sociales

22 mai 2018 ~ 0 Commentaire

lo npa (les inrocks + npa)

bagarre

A la Fête de LO, l’extrême gauche dialogue mais ne s’entend pas

Ce 20 mai lors du traditionnel débat entre LO et le NPA à la Fête de Lutte ouvrière, d’importantes divergences sont apparues quant à l’attitude à adopter en “communistes révolutionnaires” face à Macron.

Dans le grand mix d’une “manif pot-au-feu” le 5 mai, comme dans le tumulte d’une “marée populaire” le 26, comment “faire entendre le camp des travailleurs”, selon le slogan de Lutte ouvrière (LO) ? C’est la difficulté devant laquelle se trouve l’Union communiste, le vrai nom de LO, qui revendique 8 000 adhérents, depuis le début de ce printemps 2018.

Convaincue que, selon la doxa marxiste, l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes, l’organisation trotskiste voit d’un œil méfiant l’action des leaders de la France insoumise dans le mouvement social. Et elle n’embrasse pas plus la stratégie de l’unité des organisations politiques, allant de Hamon au NPA, mise sur pied par Olivier Besancenot depuis le 22 mars pour soutenir la lutte des cheminots.

Nathalie Arthaud, porte-parole de LO, l’a réaffirmé le 20 mai à la Fête de Lutte Ouvrière, qui s’est tenue comme chaque année dans le parc du château de Bellevue, à Presles (Val d’Oise) : si elle participera bien à la manifestation du 26, elle “ne signera pas l’appel commun et ne participera pas au cadre unitaire”, dans lequel elle ne voit qu’une “opération politicienne de la gauche de gouvernement”.

LO ne “jouera pas les marieuses”

Le traditionnel débat entre LO et le NPA, les deux principales formations trotskistes de France, moment fort de la fête, promettait donc d’être tendu. Et ça n’a pas loupé. Dimanche, sous le chapiteau Karl Marx, le clivage n’a cessé de s’agrandir entre les représentants des deux partis.

Geneviève Reimeringer et Anne Zanditénas pour LO ont martelé leur opposition au “collectif unitaire” auquel s’est associé le NPA avec le PCF, Génération.s ou encore la France insoumise : autant d’“ennemis patentés des travailleurs”. Qualifiant les déclarations communes de ce collectif d’“insipides”, et rappelant que Benoît Hamon s’était “opposé” à la grève de la SNCF quand il était ministre en 2014 (il la jugeait “en décalage”), Anne Zanditénas affirme que LO ne “jouera pas les marieuses” entre le mouvement social et ceux qu’elle soupçonne de vouloir l’“exploiter”.

“Que visent-ils [ces partis, ndlr] ? Une place, le suffrage des travailleurs. Ça n’a aucun sens, pourquoi remettre en scelle ces gens là ? A partir du moment où on prône l’unité des organi- sations, et pas celle des travailleurs, on voit où ça nous mène. Je ne comprends pas pourquoi on se battrait pour ça. Ça favorise des courants bourgeois qui vont ensuite tromper les travailleurs”, assène-t-elle.

“Attirer les réformistes hors de leurs repaires”

En réponse, Antoine Pelletier et Mimosa Effe, du NPA ont défendu la ligne de leur parti, selon laquelle il faut essayer de “relier des secteurs radicaux et mous pour entraîner les masses”, tout en précisant qu’en aucun cas il n’était question d’accords électoraux.

 Comme nous le confiait Olivier Besancenot : 

“On sait ce qui nous sépare, mais on a besoin de se serrer les coudes pour frapper ensemble”. Pour Antoine Pelletier, cette unité d’action est pragmatique, tout comme l’était la stratégie du Front Unique théorisée par Trotski, qu’il cite en argument d’autorité : “Le front unique s’étend-il seulement aux masses ouvrières ou inclut-il également les chefs opportunistes ? […] Si nous pouvions rassembler simplement les masses ouvrières autour de notre drapeau sans passer par les organisations réformistes, partis ou syndicats, ce serait mieux évidemment. Mais alors, la question même du front unique ne se poserait pas sous sa forme actuelle. En dehors de toutes autres considérations, nous avons intérêt à attirer les réformistes hors de leurs repaires et à les placer à côté de nous, face aux masses combattantes.”

“Ce sont les travailleurs qui peuvent changer le rapport de force, pas les révolutionnaires”

Seulement voilà, aux yeux de LO, la situation est loin d’être mure, et les rangs des “masses combattantes” sont encore trop clairsemés pour envisager une grève générale, même si la grève des cheminots est une occasion de renforcer la conscience de classe. “La politique des révolutionnaires est de militer pour que les travailleurs apprennent à prendre la direction de leur lutte. Il n’y a pas de raccourci. Ce sont les travailleurs qui peuvent changer le rapport de force, pas les révolutionnaires. Ce n’est pas défaitiste, c’est l’idée la plus porteuse d’avenir”, défend Geneviève Reimeringer.

En contrepoint à la rhétorique très ouvriériste de LO, qui aspire toujours à la construction d’un “parti bolchevique”, le NPA insiste sur le rôle déclencheur que peut avoir le mouvement étudiant, qui s’est “massifié” et “radicalisé” rapidement contre la loi ORE (Orientation et réussite des étudiants).

Mais, comme au temps de Mai 68, LO privilégie l’implantation dans les usines, et ne croit pas à l’action des minorités agissantes

“Vous ne pouvez pas vous empêcher, dès qu’il y a un mouvement, de mettre des lunettes roses et de vous raconter des histoires sur la radicalité. On a une autre boussole : l’indépen- dance des travailleurs”, tacle Geneviève Reimeringer. Il est loin le temps où, dans le sillage des “événements” de mai-juin 1968, Voie Ouvrière (l’ancêtre de LO) proposait aux autres organisations gauchistes de construire un seul grand parti révolutionnaire, avec droit de tendance. Mais, déjà à l’époque, ce fut une occasion manquée.

21 mai 2018

https://lesinrocks.com/

Lire aussi:

Pénurie de tarte aux mirabelles à la fête de Lutte ouvrière (NPA)

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