Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

14 août 2018 ~ 0 Commentaire

rosière (le huffington post)

goya

La sorcière, femme libre, suppôt du démon! On progresse!

La fête de la Rosière, basée sur des critères de virginité, fait scandale dans l’Oise

Le maire de Salency songe même à annuler l’événement prévu pour le 2 juin 2019.

Depuis la publication d’un article du Parisien, le mercredi 8 août, les réactions fusent sur les réseaux sociaux. En cause? La réapparition de la fête de la Rosière en 2019 à Salency, dans l’Oise. L’objectif de cette tradition qui remonterait au début du Moyen-Âge est de célébrer la « réputation vertueuse » de jeunes filles âgées de 15 à 20 ans.

Disparue de ce village depuis 1987, la fête de la Rosière fait son retour à l’initiative de la confrérie de Saint-Médard et de son président Bertrand Tribout. Ce dernier organise l’événement depuis 1971 et souhaite revoir cette célébration historique prendre vie.

Mais, les critères de sélection pour élire la Rosière dérangent. En effet, elle doit adopter une conduite irréprochable, de la vertu, de la piété et de la modestie.

Surtout, il faut que la jeune candidate soit vierge.

« C’est un critère qui me gêne et sur lequel il faut sans doute revenir », confiait le maire du village, Hervé Deplanque au Parisien en août 2017. Il n’est pas le seul à douter de la légitimité de cette fête aujourd’hui. Les internautes ont également voulu exprimer leur mécontentement depuis la semaine dernière. Le maire songe même à annuler l’événement. D’après lui, la majorité des habitants de Salency ne veut pas de cette célébration. Pourtant, plusieurs candidates sont déjà pressenties, comme Camille, la fille de la dernière Rosière de 1987.

« La vertu, c’est aussi le fait de ne pas boire, ne pas fumer, ne pas se droguer, explique la jeune de 18 ans à franceinfo, aujourd’hui, la virginité n’est plus un critère pour devenir Rosière. » Un point sur lequel s’accorde Bertrand Tribout: « on ne parle pas forcément de la pureté en tant que virginité, il n’y a pas de critère de ce point de vue-là ». Des paroles que soutiennent certains sur Twitter.

La confrérie de Saint-Médard cherche à honorer la mémoire de cet évêque de Noyon né en 456 dans le village de Salency, qui avait lancé cette tradition dans l’espoir de récompenser la femme la plus « obéissante » et la plus « sage » du village. La Rosière est choisie au hasard parmi trois jeunes femmes sélectionnées par les habitants. Une fois élue, elle reçoit une couronne de fleurs et défile avec un cortège de 12 garçons et filles. Tout un pan du patrimoine selon Bertrand Tribout.

Marie Boetti 14/08/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

« Je songe à tout annuler » : dans l’Oise, le retour annoncé d’une fête honorant la « vertu des jeunes femmes » fait scandale (France Info)

Commentaire: Transmis aux « laïcairds » maladifs anti-islam! Alors chez vous aussi on est wahabite? Plus sérieusement: chassez le naturel, il revient au galop! Les monothéismes ne rêvent que de « dompter » les femmes!

14 août 2018 ~ 0 Commentaire

oleg sentsov (courrier international)

sentsov-kolchenko

La mauvaise pente russe

“Je ne suis pas un serf”, expliquait en 2015 Oleg Sentsov aux juges du tribunal militaire russe qui l’interrogeaient au cours de la parodie de procès qui l’a condamné à vingt ans en prison.

À 42 ans, le cinéaste ukrainien, accusé de “complot terroriste”, est, après trois mois de grève de la faim, entre la vie et la mort. Dix ans après la disparition d’Alexandre Soljenitsyne, son combat, il réclame la libération de 70 prisonniers politiques ukrainiens, l’inscrit dans la longue liste des artistes et écrivains dissidents, héros solitaires des libertés perdues. Car la Russie de Vladimir Poutine est sur “la mauvaise pente”, reconnaissait récemment le journaliste Alexandre Podrabinek au micro de la chaîne suisse RTS.

Cet ancien dissident sait de quoi il parle 

Il fut condamné à la fin des années 1970 à l’exil en Sibérie, puis à la détention dans une colo-nie de rééducation par le travail. Certes, le goulag russe a officiellement fermé ses portes au milieu des années 1980. Mais la férocité du système carcéral, le déni des droits humains et l’autoritarisme du pouvoir de Vladimir Poutine en disent long sur l’érosion des libertés et l’état de peur qui règne en Russie.

La chancelière Angela Merkel, le président Emmanuel Macron, des artistes et intellectuels du monde ont beau réclamer depuis plusieurs semaines la libération d’Oleg Sentsov, le maître du Kremlin s’est jusqu’à présent montré inflexible.

Aujourd’hui ou demain, il sera trop tard.

Comme il fut trop tard pour Anatoli Martchenko, qui a obtenu il y a trente ans le premier prix Sakharov pour la liberté de l’esprit. Une reconnaissance à titre posthume : deux ans plus tôt, cet écrivain dissident russe s’était éteint dans la prison de Tchistopol à l’âge de 48 ans après une grève de la faim de trois mois. Il réclamait la libération de tous les prisonniers d’opinion soviétiques. “Il n’a jamais hissé le drapeau blanc de la reddition”, avait dit de lui sa femme, Larissa Bogoraz. On peut en dire autant d’Oleg Sentsov.

Eric Chol  14/08/2018
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Lire aussi:
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14 août 2018 ~ 0 Commentaire

bikers (cnt-so)

velo

La saison estivale est une nouvelle fois porteuse de mauvais augures pour les livreurs de la Foodtech.

Après la faillite de Take Eat Easy en juillet 2016, le passage en force à la tarification à la course par Deliveroo en 2017, nous apprenons par la presse que Foodora est à vendre et souhaite se retirer du marché français.

Les syndicats et collectifs signataires :

    1. Demandent à la société Foodora de confirmer qu’elle est en mesure de payer le mois en cours à tous les coursiers ayant travaillé pour elle. Et donc de ne pas se livrer à un « acte de filouterie » (le fait de se faire servir tout en sachant être dans l’incapacité de payer) comme feu sa concurrente belge.
    2. Invitent les éventuels repreneurs à faire connaitre leurs projets. Nous posons comme conditions à un rachat le maintien de tous les emplois à des conditions au minimum équivalentes, et non pas la simple acquisition de la technologie et de la base de données clients. Nous entendons parler d’un rachat par AMREST, or Delivery Hero a mis 51 millions dans GLOVO ; GLOVO a aussi beaucoup de fond qui lui viennent de AMREST ; AMREST à pris 51 % des part de Delivery Hero-Pologne. Quel serait le but de la manoeuvre ?
    3. Demandent à Foodora de préciser jusqu’à quand elle est en mesure de fournir de l’activité aux coursiers. Pour nombre d’entre eux il s’agit de la seule source de revenu. Les loyers n’attendent pas ! Embourbée dans des conflits avec ses travailleurs, Foodora a déjà annoncé se retirer d’Australie le 20 aout. Mais aucune information n’a jusque là circulé sur ses activités en France. Nous demandons à Foodora d’agir de manière responsable. 1500 coursiers peuvent se retrouver sur le carreau d’ici moins de 15 jours.

Alertent les pouvoirs publics sur une situation où, malgré une croissance de 60% de ses revenus au premier semestre, un groupe risque de stopper ses activités parce qu’il n’est pas le numéro 1 du marché ! Une telle stratégie appliquée à toutes les sphères de l’éco-nomie serait pour le moins mortifère en termes d’emplois ! Monsieur le député Taché, vous qui avez préparé un amendement avec, entre autres, Foodora : pensez-vous réellement que ce scandale reflète le respect de la Foodtech envers ses travailleurs ? Ce respect qui est à la base de votre amendement. Pensez-vous qu’une charte non contraignante pourrait aider ces 1500 coursiers ?

Communiqué signé par :

Les Bikers Nantais/  CNT-Solidarité ouvrière / Fédération CGT Commerce et Services / Fédération SUD Commerce et Services / Le Collectif des Livreurs Autonomes de Paris (CLAP) Syndicat CGT des Coursiers à vélo de la Gironde

CNT Solidarité Ouvrière /10 août 2018

http://www.cnt-so.org/

PDF - 326.6 ko

cnt_so_plateformes_livraison

Sur le modèle UBER de l’auto-exploitation, les enseignes de livraison (Deliveroo, UBER Eats, Foodora…) multiplient les ouvertures de service dans toute la France mais pour les travailleurs-euses c’est une absence des droits les plus élémentaires ! Pour défendre ses droits et en gagner de nouveaux, il faut s’organiser collectivement. Syndiquez-vous !

http://www.cnt-so.org/

14 août 2018 ~ 0 Commentaire

esclavage (à l’encontre.ch)

Migrants Ital

Italie. La marche des «casquettes rouges» contre l’exploitation

Des centaines de journaliers africains défilent en Italie en protestation contre des conditions de travail propres à de l’esclavage.

«Nous sommes prêts à organiser la première marche pour la dignité et pour les droits. Pour dire non à toute forme d’esclavage, en particulier contre les diktats de la grande distribution.» Le jour se lève à Torretta Antonacci, près de l’ex-ghetto de Rignano, entre les champs de Rignano Garganico et de San Severo, à une vingtaine de kilomètres de Foggia, dans les Pouilles.

Aboubakar Soumahoro, syndicaliste de l’Unione sindacale di Base (USB), rassemble des centaines de journaliers avant de leur expliquer:

«Durant la matinée, nous traverserons les champs jusqu’à la préfecture de Foggia. Nous brandirons nos casquettes rouges pour dire non à l’exploitation. Pour dire clairement que les êtres humains priment sur les affaires.» Il ajoute: «Aujourd’hui, nous n’avons pas besoin de permis, nous voulons des réponses.»

Il est près de midi lorsque la manifestation, réunissant plusieurs centaines de journaliers africains qui ont aujourd’hui croisé les bras «pour protester contre un système agricole qui nous opprime», se rassemble devant la gare de Foggia avant de se rendre ensuite, leur nombre ayant atteint presque 1000, devant la municipalité de cette ville des Pouilles. Avec ce qui lui reste de voix suite à une longue journée qui avait commencé très tôt, Aboubakar conti-nue d’encourager au mégaphone les «camarades de lutte», ayant répondu à l’appel lancé par l’USB, qui sont réunis devant la municipalité de la ville.

«Il y a beaucoup à apprendre de cette grève

aujourd’hui vous écrivez une grande page d’histoire», déclare Michele Emiliano, président de la région des Pouilles [membre du Parti démocrate], s’adressant à Aboubakar Soumahoro: «Faire du syndicalisme, c’est ça: organiser des femmes et des hommes pour aboutir à des conquêtes sociales.» Le président de la région se propose de servir d’interlocuteur «avec n’importe quel gouvernement, afin de trouver une solution à la question de l’exploitation dans le secteur agricole».

Les journaliers africains s’adressent précisément au président du gouvernement, Giuseppe Conte, au moyen d’un message symbolique

Ils déposent une caisse de tomates à l’entrée de la municipalité de Foggia, juste avant la réunion du syndicat avec le préfet. Pendant ce temps, Aboubakar Soumahoro invite à la réflexion, rappelant qu’aujourd’hui, 8 août, «c’est l’anniversaire du désastre de Marcinelle [un incendie dans une mine de charbon près de Charleroi, en Wallonie qui, le 8 août 1956, a provoqué la mort de 262 personnes, dont 136 immigrés italiens], une époque où les ouvriers italiens étaient exploités et esclavagisés, entre autres en raison de leur nationalité». 

Sur les événements de Foggia, l’ordre du discours politico-institutionnel

Hier [7 août], le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, présidait dans les locaux de la préfecture de Foggia le Comité provincial pour l’ordre et la sécurité publique, convoqué en urgence après les deux accidents de la route [les 4 et 6 août] qui, au cours des derniers jours, ont provoqué la mort de 16 journaliers.

«Il s’agit d’un problème de mafia, pas de salaires au noir et de recrutement illégal de journaliers.

Dans la province de Foggia, il y a une criminalité mafieuse que j’ai l’intention d’éradiquer localité par localité», a déclaré Salvini lors de la conférence de presse qui s’est tenue à l’issue de la rencontre institutionnelle. Il a ensuite ajouté: «Je ne permettrai pas que l’on appose une éti-quette de criminelle sur l’agriculture italienne du seul fait que quelques-uns veulent s’enrichir dans l’illégalité. La grande majorité des employeurs de Foggia sont honnêtes.»   

Le ministre en a fait exclusivement, en l’espèce, une question de légalité, de respect de la loi, de sécurité sur les routes. «L’objectif est de gérer de manière transparente les transports, pour que les mafias n’en aient plus le contrôle», a insisté Salvini; en oubliant que la question de l’exploitation dans le secteur agricole relève d’un ensemble politique et économique, où sont en jeu les intérêts financiers de certaines de plus grandes entreprises du pays.

C’est précisément ce qu’a découvert il y a quelque temps le parquet de Lecce, ville du sud des Pouilles, lors de l’enquête sur le décès d’Abdullah Mohamed, un journalier soudanais de 47 ans, mort sous la chaleur dans les champs de Nardò [une ville de 30’000 habitants], le 20 juillet 2015.

Abdullah est mort sous la chaleur et suite aux efforts de la récolte de tomates.

Cet été, au moins dix personnes sont mortes dans les champs pour les mêmes raisons (cha-leur et épuisement). Seulement dans les Pouilles, cinq migrants sont morts en deux mois. L’en-quête de la magistrature des Pouilles a démontré l’existence d’une véritable chaîne d’exploita-tion agricole. Ces tomates ont été vendues à certaines des plus importantes entreprises de conditionnement d’Italie (en réalité, les grandes entreprises en question n’ont jusqu’ici pas même été évoquées dans l’enquête judiciaire, encore en cours).

En raison de l’émotion engendrée par les morts de l’été 2015, certaines mesures législatives ont toutefois été introduites, reformulant le délit d’activités d’intérim illégales et d’exploitation du travail, modifiant les dispositions prévues à l’article 603-bis du Code pénal. La nouveauté la plus significative est la disposition, figurant à l’article initial de la loi n° 199, prévoyant des sanc-tions pour l’entreprise contractante qui «utilise, contracte ou emploie de la main-d’œuvre recru-tée par le biais d’activités d’intérim, c’est-à-dire exploitant les travailleurs et profitant de leur état de nécessité».

Les nouvelles normes interviennent donc uniquement sur l’aspect pénal du problème, agissant comme une sorte de dispositif qui sanctionne l’exploi-tation.

«La loi sur l’intérim des journaliers rend les choses plus compliquées pour les entreprises. Il faut la changer», a déclaré le même Salvini, il y a quelques jours. Certes, il faudrait l’améliorer, précisément parce qu’elle se limite au niveau pénal alors que la question de l’exploitation des journaliers, surtout des migrants, est un thème politique qui doit être affronté en tant que tel. Il ne fait aucun doute que la marche des «casquettes rouges» de ce matin va dans cette direction.

Il y aura à Foggia, dans l’après-midi, vers 18 heures, une manifestation unitaire appelée également par la CGIL, la CISL et l’UIL, «car ce qui s’est passé est la conséquence extrême et dramatique d’une condition qui concerne tous les travailleurs agricoles de la Capitanata [terme ancien correspondant à la province de Foggia]: exploitation, illégalité, manque de sécurité, conditions de travail et de transport extrêmes», explique Ivana Galli, secrétaire générale de la section CGIL, responsable du secteur agricole et de l’industrie alimentaire.

Le même syndicat, lors de la présentation le 13 juillet dernier à Rome du quatrième rapport Agromafias de l’Observatoire Placido Rizzotto, dénonçait le fait qu’il y a aujourd’hui en Italie au moins 400 000 journaliers en danger de «super-exploitation» sur un total d’environ un million de personnes employées dans le secteur agricole, mais pas seulement.

En effet, en 2017, 286 940 d’entre eux sont des migrants enregistrés auxquels il faut ajouter 220 000 étrangers engagés au noir ou qui reçoivent des salaires largement inférieurs aux salaires prévus par les conventions nationales. C’est une réalité pour de nombreuses régions de notre pays, du nord au sud: de Brescia à Foggia, de Catane et Raguse se déroule un seul fil rouge, celui de l’exploitation du travail et de l’infiltration de la criminalité dans des affaires apparemment légales.

Dès lors sont vaines et hypocrites toutes les tentatives de réduire le débat à une dichotomie entre légalité et illégalité.

Il serait plutôt nécessaire de penser à la meilleure manière de garantir aux travailleurs de ne pas avoir à enlever leur chapeau devant le patron, ainsi que l’enseignait Peppino Di Vittorio, pour le garder fermement sur la tête. La marche d’aujourd’hui, pour les droits et la dignité, s’inscrit dans l’héritage de ces combats. Comme par le passé à Nardò, Castel Volturno et Rosarno, les journaliers africains, au cœur de la Capitanata, ont ajouté, aujourd’hui, une nouvelle page à l’histoire syndicale de notre pays.

(Article publié le 8 août sur le site DinamoPress, traduction A L’Encontre)

 14 août 2018 Gaetano de Monte

http://alencontre.org

13 août 2018 ~ 0 Commentaire

luttes paysannes (l’harmattan)

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livre12

13 août 2018 ~ 0 Commentaire

immigration (regards)

gauche

Sur l’immigration, la gauche n’a plus les mots

Luttant mollement contre la désignation des migrants comme boucs émis-saires et la définition de l’immigration comme « problème », les partis de gauche semblent avoir renoncé à imposer un autre discours sur la question.

Lors de la manifestation du 21 février 2018, la première unitaire depuis 2015 sur le sujet, seuls les associations et collectifs appelaient à se rassembler pour dénoncer le projet de loi « Asile et immigration ». Parmi les participants, plusieurs centaines de personnes, avocats, agents de l’État du secteur de l’asile et associations d’aide aux migrants. Quelques élus, élus locaux ou députés communistes et insoumis, y ont participé mais leur présence est restée marginale. Parce que dans les faits, à part sur quelques plateaux de télés et de radios pour dénoncer mécaniquement « la politique du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb », il n’y a pas grand monde pour promouvoir une politique d’accueil ambitieuse et volontariste.

La bataille culturelle abandonnée

Aujourd’hui, c’est la France insoumise qui donne le la, à gauche. Et lorsqu’on observe les grandes campagnes nationales retenues par ses militants pour l’année 2018, aucune parmi les trois choisies ne concerne les droits des étrangers.

Et pourtant, alors que la « crise migratoire » s’intensifie en Europe et que l’année 2018, notam-ment par l’agenda politique engagé par Emmanuel Macron et cette loi « Asile et immigration » va sans doute marquer un tournant sans précédent de la politique d’accueil en France, une mobi-lisation politique, intellectuelle, syndicale, de l’ensemble de la gauche aurait été nécessaire.

Comme si la gauche avait abandonné la bataille culturelle.

La bataille des idées. Celle des convictions. De la pédagogie, à travers de larges campagnes. Ne serait-ce que pour contrer à l’échelle nationale le discours ambiant qui, de l’actuelle majori-té en passant par la droite de Laurent Wauquiez et l’extrême droite de Marine Le Pen, ne cesse de répandre des préjugés les plus nauséabonds. Ainsi, comme le relevait Héloïse Mary, présidente du BAAM (Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants) dans La Midinale du 21 février dernier : « La gauche a perdu une grande partie de son influence sur les ques-tions migratoires par peur du Front national et de sa faiblesse idéologique […]. Elle est prise au piège de l’opinion publique. »

L’opinion publique. Sans doute a-t-elle été un élément déterminant dans l’évolution de la réflexion, à gauche.

À commencer par celle de Jean-Luc Mélenchon, dont le discours a évolué au cours de ces quelques dernières années. Ou plutôt depuis la campagne électorale de 2012. Lors de son discours très remarqué à Marseille, devant près de 100 000 personnes sur la plage du Prado, le héros de la gauche avait alors tenu un discours qui faisait honneur à la tradition humaniste, celles des droits et de l’accueil, en France. Ainsi avait-on vanté son « ode à la Méditerranée et au métissage»: «Marseille est la plus française des villes de notre République. Ici, il y a 2 600 ans, une femme a fait le choix de prendre pour époux l’immigré qui descendait d’un bateau, c’était un Grec et de ce couple est née Marseille […]. Les peuples du Maghreb sont nos frères et nos sœurs. Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Magh-reb.» Or, quelques jours après avoir tenu ce discours, les sondages pointaient un recul net de deux à trois points du candidat de feu le Front de gauche.

Rien ne dit que la coïncidence du discours et de l’évolution sondagière recelait un lien de cause à effet.

Mais c’est ainsi qu’elle a été, bien imprudemment, interprétée. Et si, depuis, le quatrième hom-me de la présidentielle de 2018 n’a pas véritablement changé de discours sur le fond, les propositions politiques sont sensiblement les mêmes entre la présidentielle de 2012 et celle de 2018, sur la forme, la démonstration qu’en fait désormais Jean-Luc Mélenchon, a largement évolué. En 2012, alors que dans le programme du Front de gauche « l’immigration n’est pas un problème », il convient aujourd’hui, selon celui de L’Avenir en commun, de « lutter contre les causes des migrations ».

Changement de discours

Une évolution sémantique qui n’est pas insignifiante, si l’on en croit l’historien Benoît Bréville qui, dans un article de 2017 paru dans Le Monde diplomatique, relevait cet embarras de la gauche sur l’immigration :

« Lors de la précédente élection présidentielle, sans aller jusqu’à défendre explicitement la liberté d’installation, Mélenchon s’était présenté avec une liste de mesures d’ouverture : rétablissement de la carte unique de dix ans, abrogation de toutes les lois votées par la droite depuis 2002, régularisation des sans-papiers, fermeture des centres de rétention, décrimina-lisation du séjour irrégulier […]. En 2017, la ligne a changé. Il ne prône plus l’accueil des étrangers. » Benoît Bréville relève alors plusieurs des propos tenus par le candidat de la France insoumise au cours de la dernière campagne. « Émigrer est toujours une souffrance pour celui qui part, explique le 59e point de sa nouvelle plate-forme. […] La première tâche est de permettre à chacun de vivre chez soi. » Et l’historien de conclure :

« Ce changement de pied a divisé le camp progressiste, dont une frange dé-fend l’ouverture des frontières, à laquelle M. Mélenchon s’oppose désormais.

Figure du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), M. Olivier Besancenot dénonce cette « partie de la gauche radicale [qui] aime se conforter dans les idées du souverainisme, de la frontière, de la nation », tandis que M. Julien Bayou, porte-parole d’Europe Écologie-Les Verts, qui [a soute-nu] le candidat socialiste Benoît Hamon, accuse le candidat de La France insoumise de « faire la course à l’échalote avec le Front national ». »

Le discours du parti communiste français a lui aussi connu bien des évolutions par le passé.

Il s’était déjà montré fort peu enthousiaste sur l’accueil des étrangers. Et c’est peu dire. En 1981, Georges Marchais, secrétaire général du PCF, lançait : « Il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Il est inadmissible de laisser entrer de nouveaux travailleurs immigrés en France alors que notre pays compte près de deux millions de chômeurs, français et immi-grés. » L’extrême droite de l’époque n’avait pas fait la percée qu’elle connaît dans les années 1980, mais la tonalité générale du propos était dès lors si dangereuse qu’elle fut fort heureu-sement abandonnée par la suite.

Près de trente ans plus tard, le discours du PCF a retrouvé des airs plus solidaires, assez proches de la position du NPA.

Pierre Laurent, à la suite de sa visite du centre d’accueil d’urgence de La Chapelle à Paris, déclarait ainsi dans L’Humanité du 23 janvier : « Quand les migrants s’installent, ils deviennent des travailleurs et producteurs de richesses. Ce ne sont pas les migrants qui s’accaparent les richesses, mais les prédateurs de la finance, ceux des paradis fiscaux ou des multinationales, dont les profits explosent. Les mêmes profiteurs du système organisent le dumping social. C’est à cela qu’il faut mettre un terme pour permettre à tous, Français et migrants, un accès aux droits sociaux et à une vie digne. » Mais si le propos apparaît généreux, il n’en reste pas moins consensuel à gauche et peu contraignant. Loin par exemple des revendications d’un NPA qui propose à la fois de régulariser tous les sans-papiers, le droit de vote des immigrés à toutes les élections et l’application du droit du sol intégral pour la citoyenneté.

Repenser la politique migratoire

Ainsi, du PCF à la France insoumise, en passant par les écologistes et même le dernier né Génération.s de Benoît Hamon, il est difficile d’y voir clair. Les bons sentiments empreints d’em-pathie sont, individuellement, souvent de sortie, mais l’on peine à trouver dans les discours et programmes de gauche ceux qui s’engagent, sans détour par la situation des pays de ceux qui les fuient, à tout mettre en œuvre, en urgence, pour accueillir les réfugiés et migrants qui se retrouvent sur notre territoire aujourd’hui, tout en anticipant les besoins de demain en matière d’accueil et d’intégration.

Par son absence de clarté et de projet alternatif sans doute,

un véritable discours de gauche peine donc à s’imposer dans l’espace public. Parce que la gauche a cessé de mener campagne sur le terrain des idées. Pourquoi le Parti socialiste, alors qu’il s’y était engagé dans la campagne de François Hollande en 2012, n’a-t-il pas mené une grande campagne de fond, partout en France, pour (r)éveiller les consciences sur le droit de vote des étrangers ? Pourquoi aujourd’hui, personne à gauche ne prend-il à bras-le-corps ce qui ressemble fort à un impératif moral, dans le débat public, sur l’accueil des personnes étran-gères qu’elle soit ou non en situation régulière sur notre territoire ?

Comment pourrait-on honnêtement justifier que la France et l’Europe n’en ont pas les moyens ?

Enfin, pourquoi le discours d’une grande partie de la gauche a-t-il glissé au point de reprendre, parfois, les termes de la droite et de l’extrême droite : l’immigration comme problème ? Procé-der ainsi revient à démobiliser la gauche, à l’engluer dans le piège de la droitisation, voire de l’extrême droitisation du débat public. Sans doute n’a-t-on pas toujours pris la mesure, à gauche, que c’est par la défense d’un accueil digne des réfugiés, qu’ils soient climatiques, économiques ou fuyant les conflits, que le combat contre l’extrême droite sera le plus efficace.

Pas en flirtant avec ses solutions.

Expériences à l’appui dans plusieurs centaines de territoires en France, toute la gauche pourrait trouver les mots pour le dire. Dire que l’immigration est une chance. Dans bien des domaines. Y compris, osons-le, économique.

À hésiter sur le sens de ce combat, la gauche se perd, court à la faillite et peut aller jusqu’au déshonneur. Mais il n’est jamais trop tard. Le dossier de ce numéro de Regards se veut une pierre à l’édifice de reconstruction d’une pensée de la politique migratoire et du sort fait à ces quelques milliers de réfugiés qui meurent de faim et de froid dans nos villes.

D’abord en rétablissant quelques vérités, sur cette « crise » qui n’en est pas une, mais aussi sur la base d’un parti pris Ll’immigration comme une chance. Parce qu’en matière d’accueil des réfugiés, assumons-le : nous le pouvons, nous le devons, nous le ferons, parce que c’est inéluctable et que c’est une chance, oui.

Pierre Jacquemain  13 août 2018

http://www.regards.fr/

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Réfugiés, migrants : derrière les mots, des politiques de tri

13 août 2018 ~ 0 Commentaire

ruches (france info)

On ne se lasse pas de les regarder.

Il y a des ondes qui passent quand on est fasciné par les abeilles, par leur organisation. C’est vraiment un spectacle magique. C’est la vie, quoi. C’est vraiment de toute beauté, s’extasie encore l’apiculteur Frank Alétru devant le spectacle d’une ruche en plein travail. Si c’était à refaire, même avec tous les déboires qu’on a pu avoir avec ces problèmes d’insecticides, je recommencerais. » Et les problèmes rencontrés par les apiculteurs durent depuis vingt ans…

A la fin des années 1990, ils sont des milliers à constater la mort brutale de leurs colonies dans toute la France. A l’époque, Frank fait partie des premiers lanceurs d’alerte. Pour lui, aucun doute, cette hécatombe est due aux nouveaux insecticides mis sur le marché, les néonico-tinoïdes. « Des ruches sorties des forêts de châtaigniers parfaitement saines, qui ont produit tout a fait normalement, vont perdre à peu près le tiers de leur population, toutes leurs butineuses, au bout de quatre à cinq jours de butinage sur les tournesols traités », expliquait-il déjà à la télévision.

20 kilos par ruche contre 80 avant l’arrivée des néonicotinoïdes

Frank prend alors la tête de la contestation contre l’emploi de ces substances chimiques commercialisées sous le nom de Gaucho, Cruiser, Regent… Après plusieurs années de lutte, les apiculteurs obtiennent l’interdiction de l’emploi des néonicotinoïdes sur les cultures à fleurs… mais ils restent autorisés sur les autres. Comme tous ses confrères, il a vu sa production chuter de façon drastique. En France, le rendement moyen annuel est aujourd’hui de 20 kilos par ruche contre 80 avant l’arrivée des néonicotinoïdes.

« Soit je fermais l’entreprise, soit on essayait de dénoncer le coupable.

Je n’avais pas d’autre choix que de m’engager, explique le président du Syndicat national d’apiculturePour la sauvegarde de l’humanité : un tiers de notre alimentation dépend directement de la pollinisation des abeilles et 82% de la flore dépend de celle des insectes.

Quand l’abeille va mal, l’homme va mal, inévitablement.

Il fallait le dire pour sauver nos entreprises et nourrir nos familles, mais dire surtout qu’on va droit dans le mur. On continuait de distribuer ces produits en sachant qu’on semait la mort dans les champs. La mort des insectes et celle inévitable, à un moment donné, de l’homme. Et ça, il fallait absolument qu’on le dénonce. »

https://www.francetvinfo.fr/

13 août 2018 ~ 0 Commentaire

monsanto 5 (courrier international + sciences et avenir + fi )

monsanto tomato

Agrochimie, l’avenir s’assombrit pour Monsanto

La spectaculaire condamnation de Monsanto par la justice californienne, ce week-end, pourrait n’être que le prélude à des centaines de procès susceptibles de coûter des milliards de dollars au géant de l’agrochimie, tout juste racheté par l’allemand Bayer.

Le verdict est tombé “comme une bombe”, raconte Le Temps (Suisse). Vendredi soir, après huit semaines de procès et trois jours de délibérations, un jury californien a condamné Monsanto, “Monsatan”, pour ses nombreux détracteurs, à payer “289 millions de dollars à Dewayne Johnson, un jardinier américain de 46 ans”.

“Atteint d’un lymphome non hodgkinien en phase terminale, ce dernier avait attaqué Monsanto en 2016, estimant que les herbicides de l’entreprise à base de glyphosate, qu’il avait vaporisés régulièrement, étaient responsables de son cancer”, poursuit le quotidien suisse. La cour lui a donné raison, affirmant qu’il y avait un lien de causalité “considérable” entre le glyphosate et son cancer, et que Monsanto avait agi avec “malveillance” vis-à-vis de ses clients.

Un “coup dur” pour l’entreprise, qui perd “son premier procès sur le glyphosate aux États-Unis”, observe El País (Espagne), rappelant au passage que “le plus grand producteur de semen-ces transgéniques” est aussi “l’une des entreprises les plus controversées” du monde.

Monsanto, également fabricant du tristement célèbre agent orange, le défoliant utilisé par l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam, a immédiatement annoncé son intention de faire appel, dans un communiqué cité par le Los Angeles Times : “Toute notre sympathie va à M. Johnson et sa famille”, mais la décision de justice “ne change rien au fait que plus de 800 études scientifiques et revues […] affirment que le glyphosate n’est pas cancérigène”.

Jurisprudence

De fait, les plusieurs organismes officiels soutiennent Monsanto, résultat de son intense travail de lobbying, assurent ses adversaires. L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), notamment, répète à l’envi que le glyphosate est inoffensif quand il est utilisé avec précaution. Mais la Californie l’a mis sur la liste des produits cancérigènes, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a conclu qu’il était “probablement cancérigène pour les humains”.

Le verdict californien, qui va faire jurisprudence, fait passer ce débat scientifique au second plan, selon Le Soir (Belgique). “Monsanto entre dans une phase de turbulences” et “l’ardoise pourrait s’élever à plusieurs milliards de dollars”, assure ainsi le quotidien belge. Car derrière M. Johnson, “ils sont plusieurs milliers de plaignants sur le territoire américain à fourbir leurs armes et à réclamer des indemnités”.

La BBC (Royaume Uni) estime elle aussi que “les implications du verdict se feront ressentir bien au-delà du siège de Monsanto” à Creve Cœur, dans le Missouri. L’un des avocats de M. Johnson, Brent Wisner, cité par le média britannique, a déclaré que cette décision n’était que “le fer de lance” de futurs procès.

Selon un décompte de CNN (USA), “plus de 800 patients ont traîné Monsanto en justice en 2017, affirmant souffrir d’un cancer provoqué par le Roundup. Depuis, des centaines d’autres plaignants : des malades atteints de cancer, leur conjoint ou leurs héritiers, ont également poursuivi Monsanto pour des raisons similaires.” La chaîne américaine cite un autre avocat de M. Jonhson, Timothy Litzenburg, pour qui “4 000 cas similaires sont en attente de procès dans les tribunaux de plusieurs États. C’est une grande victoire pour la santé humaine dans le monde”, dit-il.

13/08/2018

https://www.courrierinternational.com/

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Monsanto 3

Monsanto 4

13 août 2018 ~ 0 Commentaire

argol (crozon)

reseau

Cette année les Estivales de Réseau Salariat se dérouleront du samedi 11 août 18h au mercredi 15 août 14h Vous êtes toutes et tous les bienvenuEs au bout du monde, à la Maison du Cidre d’Argol en presqu’île de Crozon , pour partager ces quelques journées de réflexions.

Le groupe Finistère de Réseau Salariat

http://www.reseau-salariat.info/

13 août 2018 ~ 0 Commentaire

palestine (ujfp)

strike palestine

Soutien à l’appel pour une grève nationale des Palestiniens dans le monde entier

La Loi sur l’État-nation que le parlement israélien vient de voter marque un tournant qualitatif en affirmant que l’État d’Israël est l’État des seuls Juifs.

Non seulement cela contredit la Déclaration d’Indépendance qui était jusqu’à maintenant la constitution de facto de l’État d’Israël et les engagements pris par les fondateurs de l’État auprès des Nations unies afin d’y être accepté comme État membre, mais cela transforme officiellement, constitutionnellement, 20 % de ses citoyens en citoyens de seconde zone.

Le fait même que Netanyahou et la Knesset ont mis le concept de “Nation” au cœur de ce tournant constitutionnel met les Palestiniens devant une nouvelle responsabilité, où qu’ils se trouvent.

Comme le dit le député Jamal Zahalka : au concept de nation juive, les Palestiniens doivent réagir en tant que nation palestinienne, pas simplement en tant que citoyens de l’État d’Israël qui sont agressés.

Le défi aujourd’hui est une réponse de la nation palestinienne, où que soient les Palestiniens, parce que la nation palestinienne est une fois de plus dépossédée de sa terre par une simple déclaration du parlement juif.

C’est l’ensemble de la nation palestinienne qui a été agressée et provoquée, de Nazareth à Gaza, de Hébron à Beyrouth, de Jaffa à Detroit, musulmans, chrétiens, Druzes, Arméniens, Caucasiens.

Chaque Palestinien.ne est concerné.e par la loi sur la Nation, où qu’il/elle vive, quelle que soit sa communauté.

Le député Zahalka appelle à une grève générale coordonnée de la nation palestinienne dans le monde entier, ce qui doit être la réponse palestinienne à la fausse revendication par la Knesset que cette terre est la patrie des Juifs et seulement eux.

Il est temps d’unir toutes les énergies de la nation palestinienne pour transformer cet appel en une action puissante,

Les amis de la nation palestinienne dans le monde entier, y compris dans la société israélienne, doivent exprimer leur solidarité inconditionnelle avec cet appel et cette action.

lundi 13 août 2018 Michel Warschawski

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