Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

culture populaire bretonne (ouest france)

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Quimper. Une réédition inédite de chants bretons

L’association Al Leur Nevez réédite les chants des danses traditionnels bretons dans un livre CD: « Diwar an Ero », disponible dès maintenant dans les magasins de Quimper.

L’association Al Leur Nevez sort un livre CD Diwar an ero, une réédition de disques analogi-ques. L’association Al Leur Nevez a été fondée en 1964 par Loeiz Ropars, chanteur tradition-nel breton. C’est son fils, Jefig Ropars qui en est le président aujourd’hui. Diwar an ero est une réédition de sept disques analogiques, de 26 chanteurs bretons. Enregistrés dans les années 50 et 60, ils reprennent les chants des festoù-noz et de la dañs tro, une danse traditionnelle. Parmi la réédition des 33, 45 et 78 tours, on trouve la Gavotte de Bretagne, publiée à l’origine en 1957 et la célèbre Complainte de la ville d’Ys, qui a été reprise notamment par Alan Stivell.

« Ces enregistrements n’existaient que sur des disques analogiques. Nous avons souhaité élargir le public grâce aux CD », indique Jefig Ropars. L’association a réédité un 78 tours qui n’a jamais été publié auparavant. Il s’agit d’un enregistrement de Roger Le Béon et de Loeiz Ropars datant de 1949.

Un investissement technique

Un livre de 48 pages accompagne les deux disques. Il contient les paroles, en breton et français, et des articles de l’enquête d’Yvon Guilcher. Le chercheur a écrit une thèse sur la danse bretonne en Basse-Bretagne. Le livret explicatif regorge aussi de photos. La quatrième de couverture montre le cercle celtique de Poullaouen, où les personnes portent le costume de l’époque. L’association a souhaité publier des musiques où les danseurs ne sont pas séparés des musiciens. « Aujourd’hui, on retrouve beaucoup les chanteurs sur une estrade, indique Armel Morgant, le secrétaire. À l’origine, ils chantaient et dansaient dans la ronde avec les autres. »

Cette réédition est le fruit d’un travail de longue haleine.

Le jour du 10e anniversaire de la mort de Loeiz Ropars, Al Leur Nevez a lancé un appel à souscription. L’association a recueilli plus de 1 000 €. « C’est un investissement, il y a un travail technique sur la qualité de l’enregistrement, la qualité sonore », affirme le président. Le livre CD est disponible en vente à 19,90 €, à la CoopBreizh, magasin de produits breton. Ils sont aussi disponibles au magasin Henaff Pouldreuzic.

Yuna COJEAN 05/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Deux décennies de festoù-noz rééditées (Ouest France)

21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

macronie = groland? (odm)

La Macronie, un Groland ?

L’autre soir, essayant de cerner l’origine du malaise que j’éprouve chaque fois qu’un repré-sentant d’En Marche! ouvre la bouche pour pérorer sur le Nouveau Monde dans lequel Jupiter veut nous propulser, j’ai eu cette illumination : et si la Macronie était une sorte de Groland version CSP+ ? Un Groland dont les figurants auraient été recrutés exclusivement sur LinkedIn  vous savez, ce réseau social professionnel devenu le réceptacle des éjaculations intellec-tuelles et autres sophismes basés-sur-des-anecdotes-personnelles de cadres dynamiques en mal d’auditoire.

La Macronie, une satire dystopique du libéralisme

Imaginer la Macronie comme un pays imaginaire, qui s’inspire de l’actualité française pour nourrir la sienne, m’offre un tout petit peu de réconfort. Surtout, cette idée m’aide à prendre du recul. Et ouvre des perspectives nouvelles pour l’analyse politique. Si la Macronie est une sati-re de la société française, il est logique que les figures de proue de cette nation fictive soient des personnages truculents. Ils caricaturent l’époque et ses névroses à gros traits ; voilà pour-quoi ils sont si irritants. Dans ce monde parallèle, légèrement dystopique, les raisonnements malades de la pensée libérale sont poussés jusqu’à l’absurde, sans doute pour être mieux dénoncés.

À la lumière de cette hypothèse, on comprend mieux le petit gloussement satisfait que Gérard Collomb n’a pas su réprimer alors qu’il décrivait, lors d’une audition parlementaire, les migrants s’adonnant à un « benchmarking » des législations préalablement au choix d’un pays d’asile.

Comme au Groland, qui recrute ses comédiens jusque dans les maisons de retraite, faire appel à des acteurs amateurs présente quelques inconvénients. Le jeu manque parfois de naturel, mais l’écriture des répliques sauve souvent la scène. En l’occurrence, l’irruption incongrue d’un mot du marketing dans la bouche d’un ministre de l’intérieur, pour évoquer des personnes qui fuient leur pays par désespoir, au péril de leur vie, est une trouvaille formidable !

En théorie comique, on appelle cela l’effet de contraste.

Le déclenchement du rire est quasi mécanique : le spectateur convoque immédiatement l’ima-ge mentale désopilante d’un migrant grimé en consultant pédant, commentant une matrice SWOT qui expose les forces et faiblesses de chaque légalisation, avant de passer à la slide suivante, qui figure sous la forme d’une liste à puces les destinations à targeter en top priorité. Irrésistible.

Ainsi replacé dans son contexte, le sketch de Gérard Collomb devient une forme subtile, sophistiquée, de dénonciation par l’absurde du sort que l’on réserve aux migrants, et des craintes infondées qu’ils inspirent à certains. On ne peut qu’applaudir le tour de force rhéto-rique, l’audace des auteurs qui ont confectionné dans l’ombre ces éléments de langage puis-sants, que les journalistes allaient immanquablement reprendre, indignés, avant d’en saisir, ébahis, la portée cathartique. Il faut être bien mesquin pour reprocher à Gérard Collomb de se régaler du bon mot qu’il lâche face à la caméra, réjoui par avance de la déflagration qu’il s’apprête à causer chez les bien-pensants qu’il roule astucieusement dans la farine.

Macron et la troublante obsession du « réel »

Le problème, à vrai dire, est que ce Groland des cadres sup’, que le Président a lui-même fièrement baptisé « Startup Nation » ne s’assume pas vraiment comme une parodie. Au con-traire, Macron voudrait nous convaincre que le monde parallèle qu’il préside constitue le mon-de réel, le premier degré. Et l’on sent bien, dans l’emploi fétichiste du mot « réel », que Macron et ses lieutenants ont encore besoin de se convaincre eux-mêmes.

Ainsi Macron, candidat de la « gauche du réel », essaie de disséminer des « capteurs du réel autour de lui » (à la manière dont on envoie une sonde sur Mars ?), selon Philippe Besson, l’écrivain qui a dépeint le Président comme un « personnage de roman ». Une fois élu, Jupiter implora d’ailleurs ses ministres de ne pas « s’affranchir du réel ». Un avertissement reçu 5 sur 5 par l’énigmatique Christophe Castaner, dont les aphorismes cryptiques suggèrent qu’il pourrait bien être la réincarnation de Jean-Claude Van Damme en politique.

Le porte-parole LREM déclarait ainsi récemment vouloir s’adresser à la « France du réel », quelques semaines après avoir revendiqué pour le mouvement En Marche! le rôle de « vigie du réel » (une équipe de sémiologues planche encore actuellement sur la formule dans un laboratoire du CNRS pour tenter d’en extraire le sens).

Le réel, qui semble être partout à portée de main, est cependant un gibier qui ne se laisse pas facilement attraper.

En témoigne la nécessité de mettre au point un protocole pour le chevaucher : « Notre méthode : partir du réel et construire notre projet à partir du retour des Français », expliquait encore l’inépuisable Castaner. Brigitte Macron n’est pas en reste, qui décrit à RTL sa « petite routine pour ne pas se couper un réel », laquelle consiste à marcher une heure chaque jour dans Paris, accompagnée de ses deux conseillers, pour je cite : « rencontrer des passants qui viennent lui parler de leurs problèmes ». Sans doute a-t-elle trop arpenté la place Vendôme, persifleront les mauvaises langues, sans quoi elle aurait pu se faire l’oreille d’autres revendications que celles, sans doute poignantes, des assujettis à l’ISF.

L’obsession de la Macronie à vouloir entretenir un lien avec le réel sonne comme l’aveu qu’elle peine à en représenter toutes les facettes.

La Macronie, sous le vernis de la méritocratie et des valeurs humanistes de la gauche « du réel » dont elle se revendique, se révèle mois après mois comme l’expression de la volonté décomplexée de la France des classes privilégiées de faire sécession, achevant un mouve-ment entamé il y a plus de 30 ans (lire à ce sujet l’étude de la Fondation Jean Jaurès).

Et la France « en marche » de balancer à la face décrépie de France qui claudique et s’essouffle, que « quand on veut on peut ! »

se dédouanant ainsi à bon compte de la solidarité nécessaire avec les plus fragiles, réfutant la responsabilité collective dans les mécanismes de la reproduction sociale, opposant systé-matiquement une poignée d’anomalies statistiques — des autodidactes qui ont réussi malgré une origine modeste — à ceux qui ont l’outrecuidance de contredire leur catéchisme libéral. Assez naturellement, c’est d’ailleurs sur son rapport au réel que Macron est attaqué par l’opposition, de la gauche (de l’iréel, du fantastique ?), qui se réjouit de voir « la pensée magique du Président se heurter au réel », à la droite extrême qui l’accuse de perpétrer un « coup d’état permanent sur le réel » (d’où les notifications putsch que l’équipe de presse de l’Élysée fait pleuvoir sur nos téléphones, noyant les médias sous les annonces ?).

En France, le réel est un truc que certains Français ont un tout petit de mal à supporter, à en croire la consommation record de cannabis. Mais en politique, c’est tout autre chose. En politi-que, le « réel » est une abstraction absolue, dont chacun revendique être un fin connaisseur. Avant se de ridiculiser en butant sur une question piège telle que le prix du ticket de métro ou de la baguette de pain.

Peut-être le réel est-il l’équivalent de l’échelle qu’on s’apprête à retirer, dans l’histoire du peintre à qui l’on demande, bidonné, de s’accrocher au pinceau ? Ainsi Macron doit-il convaincre que son action est pragmatique, c’est-à-dire qu’elle s’appuie sur le réel, sans quoi il apparaît bien bête, suspendu dans le vide à l’idéologie libérale qui lui sert de pinceau. Un pinceau avec lequel il ambitionne de repeindre la France aux couleurs criardes de la startup nation, laquelle faisait justement l’objet d’un reportage en immersion dans JT du Groland en mars dernier.

Ne regrettons pas trop la disparition des Guignols, ils auraient eu bien du mal à caricaturer la Macronie. Le Nouveau Monde, ce n’est pas seulement la fusion de la gauche et de la droite, c’est aussi l’accouplement de la réalité avec la parodie. Méfiez-vous, satire dans tous les sens.

20 juin 2018

https://www.observatoiredesmedias.com/

21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

mercredi (révolution permanente)

Blanquer-dinosaure

Jean-Michel Blanquer et le plan mercredi : la semaine de 4 jours sur fond de réduction budgétaire

Le ministre de l’Education nationale a dévoilé son « plan mercredi » consistant à généraliser dès la rentrée 2018 la semaine à 4 jours du CP au CM2. Le mercredi serait consacré aux activités périscolaires dont il assure vouloir renforcer le contenu pédagogique. Derrière les belles paroles, c’est encore un coup de plomb dans l’aile donné à l’éducation publique et aux animateurs péri-scolaires dont il souhaite accroitre les charges.

4 jours ou 4 jours et demi : les changements permanents des gouvernements et le point de vue des pédagogues.

La réforme des rythmes scolaires mise en place sous le gouvernement Hollande avait instauré la réduction du temps scolaire hebdomadaire et instaurer une semaine de 4 jours avant de revenir dessus une fois la réforme passée. En juin 2017, le décret Blanquer sur les rythmes scolaires permettait aux communes qui le souhaitaient de revenir aux 4 jours par semaine.

Alors même que la plupart des experts et pédagogues juge la semaine d’école française trop courte, on doit s’interroger sur la finalité d’un détricotage si rapide.

Le « plan mercredi » n’est que la généralisation de ce retour à 4 jours par semaine. L’annonce du ministre vise à satisfaire les demandes des élus alors que la majorité des communes ont choisi le retour à 4 jours par semaine. Pour l’AMF (Association des maires de France), le retour à la semaine de quatre jours répond à une forte attente des élus, qui considèrent que la réfor-me de 2013 n’était pas adaptée aux petites communes au regard des difficultés d’organisation des activités péri-scolaires et qui notent, pour les trois quarts d’entre eux, l’économie financière dégagée grâce au retour à quatre jours. La semaine de quatre jours est souvent perçue comme plus adaptée aux classes maternelles, aux contraintes des transports scolaires et du milieu associatif, et plus en cohérence avec l’organisation des écoles privées.

Les études montrent que 4 jours ou 4 jours et demi ne changent rien sur les acquis des élèves. Les études scientifiques notamment celles de la chronobiologie (nouvelle science reconnue par l’académie des sciences, qui étudie l’existence des rythmes biologiques chez tout être vivant, et commence à faire connaître leur fonctionnement mais également les effets de leur dysfonctionnement) montre un effet négatif sur le temps de sommeil des élèves pour ce qui est des journées prolongées avec une semaine à 4 jours. Ainsi, d’après les pédagogues, la semaine de quatre jours et demi offre, outre un rythme plus favorable aux apprentissages, la possibilité aux enfants d’avoir un meilleur accès aux activités culturelles et sportives.

Derrière les annonces, la réalité d’une école à deux vitesses

La réforme des rythmes scolaires en 2013 mais aussi la réforme du collège en 2016 organisent le démantèlement du cadre national de l’éducation et les politiques éducatives sont de plus en plus ramenées à l’échelle locale. Dans le primaire, ce sont les instances locales qui organisent le temps péri-scolaire, ouvrant la porte à une aggravation des inégalités entre écoles et entre communes. Les activités péri-scolaires étant financées par les communes et sachant que les budgets alloués aux communes pour l’école varient entre 1 à 10, elles n’ont pas ou ne donne-ront pas toutes les mêmes moyens pour les mettre en place.

Les aides financières promises par le ministre pour financer les activités n’équilibreront pas le manque budgétaire existant entre les communes.

Ainsi, cette réforme ne peut qu’accroitre, alors même qu’elles étaient déjà colossales, les inégalités entre les écoliers des communes riches et pauvres. D’après les études PISA, parmi les pays membres de l’OCDE, la France est championne des inégalités à l’école. L’école française, à l’image de la société, est très profondément marquée par les inégalités.

Un enfant issu d’un milieu favorisé réussi mieux à l’école qu’un enfant issu d’un milieu défavorisé.

Les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont mis en œuvre une politique de détérioration des conditions de travail et d’études pour les élèves et les enseignants.  Le gouvernement Blanquer ne fait qu’amplifier l’école de l’inégalité du primaire à l’université. Son programme pour l’éducation est clair : plus de ségrégation, plus d’austérité et un renforcement de l’école à deux vitesses : celle des riches et celle des pauvres.

Elise Lecoq mercredi 20 juin

http://www.revolutionpermanente.fr/

21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

réunification (rennes infos)

rennes

Lancement de la manifestation pour la réunification de la Bretagne et le droit de décider le 29 septembre à Nantes !

Le 29 septembre prochain aura lieu une manifestation à Nantes pour affirmer notre volonté de décider de notre avenir en Bretagne. Concrètement nous voulons que de Brest à Clisson l’en-semble des habitantes et habitants de la Bretagne puissent choisir le cadre institutionnel où ils vivent, si oui ou non ils et elles souhaitent vivre dans une Bretagne réunifiée.

La communication autour de cet événement est bien lancée, notamment sur les réseaux sociaux.

Plus de 5 000 affiches et 10 000 tracts sont en cours de répartition et des actions de popula- risation auront lieu tout l’été. Une grande opération communication auprès des lycéennes et lycéens aura lieu dès septembre, avec du matériel spécifique. Le cycle de revendications ouvert par la réforme territoriale et les espoirs qu’elle avait pu susciter est clos. Le gouver-nement de Paris a une fois de plus fait fi de revendications populaires en faveur de la réuni-fication de la Bretagne. Si nous souhaitons occuper la rue le 29 septembre 2018 c’est pour ouvrir un nouveau cycle de revendications, notamment vers la classe politique locale qui doit passer du discours aux actes.

Partout en Europe, comme en Catalogne ou en Écosse et jusque dans les possessions fran-çaises comme en Kanaky/Nouvelle-Calédonie, le temps est aux référendums, car c’est aux peuples de décider de leurs avenirs. Nous pensons qu’il est temps que les bretonnes et les bretons, sans discriminations d’origines, soient consultés sur les limites de leur territoire et sur les compétences que le peuple breton peut lui-même exercer pour plus de souveraineté locale et de démocratie.

C’est un enjeu de taille que d’inscrire le droit de décider à l’agenda politique breton.

À partir du 29 septembre, c’est notre droit démocratique à l’autodétermination que nous voulons conquérir et mettre en pratique. Nous voulons prendre notre destin en main et orga-niser un referendum sur l’unité administrative de la Bretagne. Cette consultation démocratique nous la voulons avec l’ensemble de la société bretonne et les élu·e·s locaux que nous appe-lons à passer aux actes, avec ou sans l’accord de Paris.

Nous avons le devoir moral de proposer à la jeunesse de Bretagne d’être actrice de son avenir à un moment ou nous continuons à évoluer dans le cadre ultra-centraliste de la constitution de 1958, sur laquelle une infime partie de la population actuelle a pu se prononcer. Nous avons l’opportunité de rassembler ici en Bretagne sur la base du droit à décider pour proposer un autre modèle institutionnel, social, économique, linguistique et environnemental garantissant à tous et toutes l’accès au savoir, à l’éducation, aux transports, à la santé, à la culture. Face à la démission d’un État qui ne résonne qu’en terme de rentabilité, qui délaisse avec mépris la population et méprise les plus fragiles d’entre nous, nous voulons prendre nos affaires en main et proposer une réelle alternative.

Nous imaginons cette manifestation comme plurielle et familiale, représentative de la diversité existant en Bretagne, et défendant une vision inclusive de l’identité bretonne. La manifestation sera déclarée et encadrée par un service d’ordre.

Nous souhaitons que les associations culturelles bretonnes habituées des manifestations pour la réunification s’approprient cette première journée revendicative pour en faire un succès et porter dans les mois qui viennent cette dynamique dans l’ensemble de la Bretagne.

Premiers signataires de l’appel à manifester le samedi 29 septembre à Nantes :

44=Breizh, Dibab, Ti ar Vro Bro-Leon, Ti ar Vro Gwengamp, Ti ar Vro Kemper, Ti ar Vro Landerne-Daoulaz, Centre Culturel Breton Yezhoù ha Sevenadur, Emglev Bro Karaez, DAO (Deskiñ d’an oadourien), Roudour, Raok (brezhoneg e Kreiz Breizh), La Gauche Indépendantiste (Breizhistance), Collectif LGBT Breton, Dispac’h, Ai’ta, SHAGT (Saint-Herblain A Gauche Toute), …

mercredi 20 juin 2018

http://www.rennes-info.org/

http://44breizh.com/

Commentaire: Le NPA soutient la demande de réunification et la revendication d’autodétermination, par principe.  Par contre, il ne peut signer un énième appel aux « notables locaux »: « la classe politique locale qui doit passer du discours aux actes ». Bon courage!

21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

solidarités (npa)

journ 2

Contre l’Europe forteresse, solidarités sans frontières

La tragédie de l’Aquarius vient rappeler les jours sombres de mai 1939, lorsque le Saint-Louis, avec à son bord 900 juifs fuyant le tout nouveau régime nazi, se vit refuser l’entrée dans de nombreux ports. Ils et elles sont aujourd’hui des millions à essayer de fuir les guerres, les dicta-tures, la faim. CertainEs viennent se réfugier en Europe et se heurtent à cette forteresse sur-armée qu’est l’UE ultralibérale. Ce système inique, révoltant, les conduit parfois jusqu’à la mort en Méditerranée ou en Libye.

L’Aquarius, conséquence des politiques migratoires européennes 

En Libye, avec le financement de camps de rétention, l’UE finance un soutien logistique pour que les gardes-côtes traquent les embarcations des « évadéEs » des camps. Cela leur permet de pouvoir disputer aux bateaux des ONG solidaires la « récupération » des rescapéEs pour les ramener dans les camps. Dans le même temps, l’UE tente de criminaliser ces ONG, les traî-nant en justice pour délit de complicité avec les passeurs et bloquant le départ de plusieurs de leurs bateaux. Stratégies efficaces, hélas, puisque, selon l’Agence des Nations unies pour les migrations (OIM), au 1er semestre 2018 seulEs 35 000 migrantEs ont pu débarquer sur les côtes italiennes, soit deux fois moins qu’au 1er semestre 2017.

La commission européenne appelle cela « tarir les flux migratoires » !

Le prochain conseil européen doit modifier le règlement Dublin. Après le ras-le-bol exprimé par la Grèce et l’Italie en particulier, qui reçoivent la quasi totalité des réfugiéEs, il s’agit de dispat-cher ceux-ci dans les autres États de l’UE. Non pas à partir des souhaits légitimes des person-nes qui savent en général où elles veulent aller, mais en fonction des tractations entre les diffé-rents États européens. Cela a pour nom déportation !

Quant au futur budget de Frontex, il sera multiplié par 3.

Les 34 milliards d’euros qui lui seront alloués serviront à l’embauche de 10 000 gardes-côtes supplémentaires, à une plus grande sécurisation humaine et matérielle des douanes et des frontières extérieures ainsi qu’au renforcement de l’organisation des expulsions des migrantEs déclarés illégaux.

Le cynisme des gouvernants

La palme du cynisme revient sans doute au ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini qui s’est opposé, au mépris du droit humanitaire, à l’accueil des 623 naufragéEs recueillis sur l’Aquarius et a crié « Victoire ! » à cette occasion. Cynisme de Macron également qui, après 72 heures de silence car «il ne faut jamais réagir sous le coup de l’émotion » et une leçon de morale à l’Italie, a fini par refuser l’ouverture des ports français pour « ne pas créer de précédent » ! Décision saluée par toute la droite extrême, dont Éric Ciotti : « L’Aquarius a une destination toute trou-vée : il faut qu’il retourne vers la côte libyenne. C’est la fermeté qui est gage d’humanité » (sic).

Ce qui est à l’œuvre maintenant, c’est une force réactionnaire européenne, nourrie par les bons scores des partis d’extrême droite. Le chancelier d’Autriche et le ministre de l’Intérieur allemand, qui estiment trop lent l’achèvement de la forteresse Europe, proposent la création d’un axe Rome-Vienne-Berlin, auquel pourraient participer Budapest, Prague, Bratislava et Varsovie. Avec comme première action commune la bataille pour l’ouverture de centres de « protection » dans des pays européens non membres de l’UE.

Le profit pour seule boussole

Le traitement des migrantEs est un marché juteux profitant à des multinationales de nombreux secteurs : vente d’armes, création et gestion de systèmes informatiques interconnectés de fichages, formation clef en main pour les agents de sécurité du bassin méditerranéen, cons-truction de murs en béton ou en métal et de centres de rétention… De plus, les migrantEs qui ont réussi à entrer sur le territoire européen, mais qui demeurent sans droit, trouvent géné-ralement des « petits boulots » sans salaire décent, sans ouverture d’aucun droit. Ils contri-buent à l’enrichissement du pays où ils et elles vivent sans bénéficier de sa richesse. Ils sont 500 000 en France. Toujours présentés comme fauteurs de crise et porteurs de danger, ils sont utiles pour maintenir les divisions, exacerber les peurs et le racisme. En organisant la guerre entre les exploitéEs, entre les oppriméEs, les gouvernants européens tentent de détourner du seul combat qui vaille, celui pour la destruction du système qui produit une telle barbarie.

Les migrantEs font partie de la solution !

Nul ne doit être illégal sur cette planète, c’est pour cela qu’il faut ouvrir les frontières, accorder à chacune et chacun la liberté de circuler librement et de s’installer où il le souhaite, la régula-risation et la citoyenneté de résidence. Le règlement Dublin doit être supprimé ainsi que l’a- gence Frontex. Mais rien ne nous sera donné, nous devons agir davantage avec les migrants, soutenir, populariser leurs luttes, ne rien laisser passer des propos et actes racistes dont ils et elles sont quotidiennement victimes. La solidarité est notre moteur, la construction d’un monde par et pour le plus grand nombre notre objectif. Personne n’est de trop dans ce combat et surtout pas les migrantEs !

Roseline Vachetta Mercredi 20 juin 2018

https://npa2009.org/

21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

rock against racism (rs21)

detail

Rock Against Racism et l’Antinazi League: quarante ans après

Vivre en Grande-Bretagne dans les années 1970, c’était vivre dans le racisme. J’avais sept ans quand Mme Thatcher a prononcé son discours de saint François d’Assise («Là où il y a de la discorde …») mais le racisme a éclaté, même dans un environnement scolaire.

Je me souviens du jour où « juif » devint commun. On pouvait le voir dans l’encrier à côté duquel les élèves sculptaient une croix gammée. C’était les autres garçons qui se moquaient par une insulte raciste. C’était la honte sur le visage de notre professeur de mathématiques M. Khan qui s’enfuyait de la pièce.

Il y avait aussi d’autres signes, des sources possibles d’espoir, les punks qui se sont rassem-blés pour être photographiés à l’extérieur du Chelsea Drug Store et le rythme d’une chanson d’Ian Dury (‘Sex and’ Drugs and Rock ‘n Roll  »), le graffiti que j’ai vu alors que notre bus scolaire passait devant le Westway, « George Davis est Innocent, Justice pour Blair Peach ».

S’il y a eu une année où le racisme était à son paroxysme, c’était 1976, quand le Sun, le Mirror (travailliste, note du blog) et l’Express ont répondu à la vevue de deux (oui, deux) familles du Malawi placées dans un hôtel du Sussex. , en prédisant que des dizaines de milliers de personnes les suivraient inévitablement.

Telle était la peur et la paranoïa du National Front qui comptait 48 candidats à Leicester remportant un peu moins de 20% des voix. Lors d’un débat parlementaire en juillet, les députés conservateurs se sont levés pour dire du bien du NF et s’identifier à son programme de rapatriement des migrants noirs. Robert Taylor déclara: «La région que je représente ne veut pas être comme Southall, qui est synonyme de communauté asiatique.»

Son collègue Nicholas Winterton a exigea la fin immédiate de «toute nouvelle immigration, de toutes les sources». Il alla plus loin, aucune immigration supplémentaire ne devrait être autorisée pour un minimum de cinq ans. Michael Shersby exigea que «tous les futurs immigrants illégaux», indépendamment du comment ou du pourquoi ils sont venus en Grande-Bretagne, devraient dans tous les cas être déportés.

Au cours des trois années suivantes de campagne antiraciste, deux moments se distinguent.

L’un était la lutte de Lewisham en août 1977, quand peut-être un millier de membres du Natio-nal Front, commandés par Martin Webster, tentèrent de traverser le sud-est de Londres, avant d’être attaqués, dispersés à plusieurs reprises par une foule de militants et de jeunes noirs qui les surpassaient en nombre de quatre ou cinq contre un.

L’autre était le carnaval Rock Against Racism (RAR) à Victoria Park le 30 avril 1978. Les organisateurs avaient espéré  vingt mille personnes. Au lieu de cela cinq fois ce nombre a marché de Trafalgar Square à Brick Lane, un petit contingent de NF regardant, désespéres. X-Ray Spex a joué avec le chanteur Poly Styrene vêtu d’un twinset en tweed, un Margaret Thatcher noir. Puis les Clash.  La pression de la foule contre la scène qui semblait pouvoir céder à tout moment. Steel Pulse a chanté « Klu Klux Klan ».

Le commentateur culturel Stuart Hall a décrit le RAR comme «l’une des interventions culturelles les plus rapides et les mieux construites, qui a permis une analyse sérieuse et approfondie.» L’historien de la Nouvelle gauche, Raphael Samuel, a décrit Victoria Park comme «la manifes-tation la plus populaire. l’un des très rares de ma vie d’adulte à avoir sensiblement changé le climat de l’opinion publique.

Quarante ans plus tard, dans le contexte différent du Brexit et de la nouvelle guerre contre les migrants, nous avons besoin de nouvelles interventions culturelles. On devrait pouvoir copier le style des générations passées, même en les exprimant sous une forme différente.

David Renton est l’auteur de A Few Fought Back: Rock Against Racism et L’antinazi League 1976-1982, qui sera publié par Routledge en 2019.

Dave Renton 11 mai 2018

https://www.rs21.org.uk/

Commentaire: Le parti (dont RS21 est une scission) qui a porté tout çà, c’était le SWP, l’équivalent de la LCR en Grande Bretagne.

21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pergélisol, permafrost (france info)

Climat : le permafrost en péril

La fonte des glaces s’accélère en Antarctique. Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme. Le permafrost commence à dégeler.

Depuis maintenant cinq ans, la fonte des glaces va trois fois plus vite. Marcello Leppe, direc-teur de l’institut chilien de l’Antarctique, alerte : « J’ai eu l’occasion d’y venir pendant quinze ans et à l’échelle d’une vie humaine on peut déjà constater les changements que provoque le changement climatique ».

Nouveaux virus et bactéries libérés

L’une des conséquences de ce changement, c’est que le permafrost se fragilise. Il s’agit du sol qui reste gelé pendant au moins deux années consécutives. Il recouvre plus d’un quart des terres émergées de l’hémisphère nord. Si le permafrost dégèle, il peut y avoir un effondrement des habitations et une évaporation d’éléments néfastes pour notre écosystème comme le dioxyde de carbone, le mercure, des virus et des bactéries.

Autre conséquence

Les groupes pétroliers se mettent à refroidir le permafrost qui fond pour pouvoir à continuer à rouler dessus et à exploiter leurs pipelines. En Alaska, cette pratique est devenue courante.

21/06/2018

https://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Le pergélisol, en anglais : permafrost (Wikipédia)

Le permafrost : qu’est-ce que c’est ? (Géo)

Commentaire: C’est surtout l’évaporation de milliards de tonnes de gaz à effet de serre!

21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

trains anglais (courrier international)

sncf

En Angleterre, des trains touristiques prennent le relais sur des lignes suspendues

Un opérateur de trajets touristiques transporte depuis dimanche les usagers frappés par les fortes perturbations rencontrées par Northern Rail, dans le nord-ouest de l’Angleterre.

L’introduction de nouveaux horaires de train, le 20 mai, a perturbé le fonctionnement de nom-breuses lignes à travers l’Angleterre. Trajets supprimés, retards en série… les difficultés durent depuis près d’un mois. Dans le Nord, en particulier. À tel point que vingt-cinq journaux régio-naux ont fait cause commune, le 5 juin, pour faire part de l’exaspération des usagers au gou-vernement. Devant le manque de réaction, une solution singulière a été trouvée à l’échelle locale.

Dans le Lake District, région rurale du nord-ouest de l’Angleterre, les trains… touristiques ont pris le relais.

Temporairement, au moins. Face à la suspension des Lake Lines par l’opérateur privé Nor-thern Rail, qui préfère concentrer ses efforts sur les lignes les plus fréquentées, “une com-pagnie ferroviaire qui propose des voyages pour les touristes à bord d’anciens trains a accepté d’assurer des liaisons”.

Vieilles locomotives

Depuis le dimanche 17 juin, trois voitures rattachées à deux locomotives datant de 1960 trans-portent gratuitement les passagers, le ministère des Transports ayant accepté de financer le dispositif d’urgence. “La West Coast Railways accomplira six allers-retours par jour sur la ligne, informe The Times. L’entreprise gère normalement des circuits touristiques, en train à vapeur par exemple, sur le viaduc de Glenfinnan, qui apparaît dans la série des films Harry Potter.”

Le quotidien de Londres rappelle que les opérateurs ont eu le plus grand mal à former leurs conducteurs à temps pour l’introduction des nouveaux horaires. “Le 4 juin, la Northern a mis en place en urgence des horaires alternatifs, ce qui a conduit à la suppression de 165 trains par jour, soit 6 % du total, afin de permettre une meilleure ponctualité sur le reste du réseau.”

20/06/2018

https://www.courrierinternational.com/

macron TER

21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

macron à quimper (côté quimper)

manif

Emmanuel Macron à Quimper : 200 personnes manifestent devant la gare

Jeudi 21 juin 2018, environ 200 personnes se sont rassemblées devant la gare SNCF pour dénoncer la politique d’Emmanuel Macron, en visite à Quimper.

Emmanuel Macron ne les verra sans doute même lors de sa visite jeudi 21 juin à Quimper. A l’appel de la CGT cheminots, 200 personnes sont rassemblées depuis ce matin à 8 h pour dénoncer la réforme de la SNCF. Parmi les manifestants, il y a aussi des salariés d’Enedis (ex-ERDF), quelques blouses blanches, des opposants à la suppression de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (? Note du blog)  ou du compteur Linky.

Le centre-ville de Quimper verrouillé

Des membres des syndicats Sud et Force ouvrière ont également pris part à cette action devant la gare de Quimper. Les manifestants ont voulu adresser des messages au président de la République, en visite à Quimper.  Ils ont prévu d’essayer de rejoindre le centre-ville mais les quais et les alentours de la place Saint-Corentin, près de la cathédrale, sont inaccessibles depuis 6 h et jusqu’à 14 h cet après-midi.

La Ligue des droits de l’homme de Quimper a pour sa part été interdite d’organiser son petit-déjeuner solidaire, en réponse au petit-déjeuner solidaire en préfecture du Finistère où Emmanuel Macron avait rendez-vous avec des élus à 9 h.

Discours attendu à 11 h sur la place Saint-Corentin

Le président de la République doit prononcer un discours à 11 h sous chapiteau sur la place Saint-Corentin. Des élus locaux ont commencé à y prendre place.

21 Juin 2018

https://actu.fr/bretagne/

Commentaire: Frapper très fort sur le moindre mouvement et plus de manifs! Merci pour tes conseils, tonton Poutine!

21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

macron à saint brieuc (fr3)

Saint-Brieuc: un comité d’accueil hétéroclite pour Emmanuel Macron

Un comité d’accueil d’une centaine de personnes a attendu le Président de la République sur le port du Légué à Saint-Brieuc ce mercredi 20 juin. Parmi elles des syndicats, des associa-tions et des représentants des personnels de différentes entreprises et services publics.

Dès la fin de matinée ce mercredi 20 juin une centaine de personnes s’est retrouvée sur le port du Légué côté Plérin pour accueillir le Président de la République en déplacement en Breta-gne. Emmanuel Macron était en effet attendu pour déjeuner au restaurant le Quai Gourmand, situé en face sur le quai briochin.

Parmi les personnes rassemblées se trouvaient des représentants des syndicats Solidaires, FO, et CGT mais aussi d’ATTAC et de la France Insoumise.   Des personnels mobilisées contre la fermeture de la maternité de Guingamp ou encore contre la réforme prévue chez Enedis se sont également joints au mouvement, tout comme des opposants aux projets miniers de l’asso-ciation Vigil’Oust. Tous se sont déplacés pour tenter de se faire entendre du Président. Peine perdue … Le déplacement officiel a en effet pris beaucoup de retard et le Président n’est arrivé au Légué qu’aux alentours de 14h45 contre 13h30 prévu initalement… les manifestants avaient donc déjà plié bagages et banderoles…

Quartier bouclé et carré Rosengart inaccessible

Pour l’occasion le quartier a été entièrement bouclé avec un gros dispositif de sécurité. A 16h30 nos collègues Fabrice Leroy et Christophe Rousseau de France 3 Saint-Brieuc ne pouvaient toujours pas accéder à leur bureau situé dans le Carré Rosengart…

Maylen Villaverde  20/06/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Commentaire: La personne du roy est sainte et ne peut être chahutée! Pas vrai Manu?

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