Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

19 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

la caste (l’obs)

haut fonction

Les privilèges de la « caste » : ces 600 hauts fonctionnaires mieux payés que le président

Ils sont l’élite, la nouvelle « noblesse d’Etat », une véritable « caste ». Ce sont les très hauts fonctionnaires. Parvenus au sommet de la République, ils se répartissent les postes les plus lucratifs, préservent jalousement leurs avantages, entretiennent leurs carnets d’adresses. « Il n’est plus acceptable qu’ils continuent de jouir de protections hors du temps »avait dénoncé Emmanuel Macron lui-même. Le président de la République n’ignore donc rien de leurs privilèges. Reste à savoir s’il désire s’y attaquer.

Qui sont ces grands commis de l’Etat ?

Durant près de deux ans, Vincent Jauvert a mené l’enquête, rencontré une centaine de té- moins, mis la main sur des documents confidentiels. Une plongée inédite dans un monde se- cret, dont il est ressorti avec un sentiment amer. «Je ne m’attendais pas à découvrir un tel déclin de l’esprit public, écrit-il, un tel mépris des règles éthiques.» D’anciens barons de Bercy se vendent à des multinationales pour révéler les failles des lois fiscales qu’ils ont eux-mêmes élaborées, des énarques incompétents ne sont jamais sanctionnés, des couples de techno-crates se font la courte échelle pour privilégier leurs carrières. Le journaliste dévoile aussi les salaires considérables des plus hauts fonctionnaires. Ils sont plus de six cents à être mieux rémunérés que le président de la République. Edifiant. Extraits.

«Voici un document interne de la Direction générale des Finances publiques. Nom de code : «REM 150». Daté du 4 octobre 2016, il a été estampillé «confidentiel», puis transmis à une poignée de hauts responsables français, avec interdiction de le diffuser. Il m’a pourtant été remis. Que révèle-t-il de si grave ? L’état réel de la dette française ? La faillite prochaine d’une grande banque ? Non…

Plus de 600 hauts fonctionnaires gagnaient, en 2012, plus de 150.000 euros net par an. Conflits d’intérêts, rémunérations exorbitantes, entre-soi dévastateur… Dans son dernier livre, «Les Intouchables d’Etat», notre grand reporter Vincent Jauvert dévoile les petits et les grands secrets de la haute fonction publique.

L’Obs17 janvier 2018 Matthieu Aron

https://www.anti-k.org/

19 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

cabinet philippe (anti-k)

banquet

4 chauffeurs, 60 cuisiniers et hôteliers :

Les chiffres sur le cabinet d’Édouard Philippe

604 personnes travaillent pour le seul service du premier ministre, ce qui représente une dépense annuelle de 7,47 millions d’euros pour les seules primes de cabinet (désormais appelées, « indemnités de sujétion particulières ») !
Le Premier Ministre Édouard Philippe a 164 personnes dans son secrétariat, 60 personnes qui travaillent pour la cuisine et l’hôtellerie, 38 personnes pour sa sécurité, et 14 chauffeurs. Son seul cabinet compte 67 personnes pour le conseiller, dont 11 personnes affectées à son cabinet militaire.

Les primes pour le personnels du cabinet du Premier ministre coûtent un million d’euro de plus qu’en 2007, et 159 000 euros de plus qu’en 2016 !

Ces chiffres ne représentent que les personnels affectés au cabinet du Premier ministre, ou les personnes de « support » (cuisine, intendance, logistique…) du cabinet du premier ministre.

L’administration du Premier ministre comprend plus d’une centaine de services, qui assistent le Premier ministre et prennent part à l’élaboration de la politique du Gouvernement. Au total, 9 579 personnes composeraient la totalité des services du Premier ministre (derniers chiffres connus, publiés en décembre 2017 dans le rapport annuel sur l’état de la fonction publique).

Pour Contribuables Associés, l’argent public, c’est l’argent des citoyens. Chaque euro dépensé doit être un euro utile !

Sources : Annexe au Projet de loi de finances pour 2018, Personnels affectés aux cabinets ministériels. Chiffres clés 2017 de la fonction publique, Rapport Annuel

http://www.anti-k.org/

19 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

privatisation (solidaires)

Service-public

Le gouvernement nous souhaite la bonne année en organisant la privatisation de l’Université !

Le 29 décembre dernier le gouvernement a signé avec la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC) une convention qui pose le cadre des «Sociétés universitaires et de recherches ». L’idée est que l’état débloque 400 millions d‘euros et les universités doivent présenter des projets de « Sociétés universitaires et de recherches » qui seront examinés par la CDC.

Ces Sociétés Universitaires et de Recherches (SUR) auront pour mission de permettre aux universités de faire «évoluer leurs modèles économiques» et d’augmenter ainsi leurs «ressources propres». Il est clairement affirmé la fin du financement «subventionnel», autrement dit par l’État.

Les SUR auront comme périmètre d’action la valorisation du patrimoine immobilier des établissements, la formation continue et la signature de contrats (notamment de recherche) avec les entreprises.

Il faut entendre par valorisations du patrimoine immobilier la possibilité laissée aux établissement de vendre ou de louer leurs bâtiments au privé.

Cela soumettra les universités aux intérêts des entreprises. De plus ces bâtiments cesseront d’être prioritairement laissés à l’usage du personnel et des étudiant·e·s. Ces dernier·e·s ne seront plus prioritaires pour l’utilisation de salles de réunion ou d’amphithéâtres qui pourront être loués le temps d’une conférence à une entreprise ou une association privée.

Confier à ces organismes la formation continue actuellement dispensée par les universités signe l’abandon de toute politique d’unification de la formation professionnelle mais aussi l’alignement des pratiques de l’université sur celles des boîtes privées de ce secteur.

Il n’est pas rare que ces boîte facturent plusieurs milliers d’euros des formations pauvres en qualité (quand il ne s’agit pas d’arnaques).

A noter qu’aucun contrôle n’existe alors que ces formations sont parfois payées par Pôle Emploi. Avec l’apparition des SUR il n’existera plus aucun contrôle de l’État sur le contenu de la formation continue dispensée par les universités. Macron qui avait annoncé une réforme dans le secteur durant la campagne dévoile son jeu. Finalement il ne résout pas les maux qui existent bel et bien en créant un véritable service public, mais il détruit les dernières garanties qui existaient.

Enfin, si ce projet se réalise, ce sera la fin de toute recherche indépendante des pouvoirs économiques. En effet toute recherche devra avoir été validée par un contrat avec une entreprise privée. Ce ne sera pas seulement la disparition de toute recherche critique ; dans ces conditions, il ne faudra pas espérer des recherches allant contre les intérêts des puissant·e·s : les universités ne feront plus de recherches sur les dangers des OGM, des gaz de schistes ou de tel produit pharmaceutique. Autrement dit aucun contre-pouvoir n’existera face aux entreprises. De même, toutes les science sociales critiques remettant en cause les rapports de domination, notamment salariales ou sociales, cesseront d’exister.

A noter que le document laisse possibilité aux établissements d’inclure d’autres compétences pour les SUR, entre autres celle d’emprunter. En effet, actuellement, les universités ne peuvent emprunter car leurs statuts ne le permettent pas ; avec ce système elles le pourront. Or la dette est un rapport de pouvoir entre le créancier et le débiteur: avec ce système les universités se mettront totalement entre les mains des banques.

Les SUR seront donc des sociétés de droit privé propriétés de l’État. Par conséquent cela leurs permettra de recruter sous droit privé le personnel et elles ne seront pas astreintes à l’ensemble des dispositions du Code de l’Éducation, notamment en termes de démocratie. L’État étant propriétaire de ces sociétés, elles devront lui reverser des dividendes (clairement prévu par le document).

Enfin, rien n’interdira par la suite à l’État de vendre ces SUR. En 1988 la transformation du Ministère des Postes et Télécommunications en deux Établissements Publics à Caractère Industriel et Commercial (EPIC), La Poste et France Télécom, avait été dénoncée à l’époque par certain·ne·s (notamment par les fondateurs·rices de SUD PTT) à l’époque comme la première étape vers la privatisation. Il y a eu évidemment un discours rassurant du gouvernement. Cependant moins 10 ans après, en 1997, France Télécom a été privatisé. Combien de temps avant que les SUR subissent le même sort ?

Un autre enseignement supérieur est possible, débarrassé des logiques marchandes et dispensant un enseignement supérieur de qualité à tou·te·s. Cependant seule la mobilisation permettra qu’il advienne.

Contre la casse du service public de l’enseignement supérieur,

mobilisons-nous !

17 janvier 2018

https://www.solidaires-etudiant.org/

19 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

carhaix synutra (ouest france)

penibilite

Carhaix. Synutra : des tracts pour la qualité de vie au travail

Mercredi, à l’heure de la pause déjeuner, la CGT a distribué, de nouveau, des tracts aux salariés de Synutra. La CGT demande aux salariés de répondre à un questionnaire sur la qualité de vie au travail. L’entreprise les encourage à répondre au questionnaire sur la qualité de vie au travail qui leur a été transmis.

Suite aux témoignages de nombreux salariés, la direction a en effet mandaté un cabinet pour améliorer les conditions de travail des salariés de l’entreprise. La CGT espère « avoir le plus de réponses possible pour que les retours soient significatifs et que de réelles mesures soient prises pour l’amélioration de nos conditions de travail ».

18/01/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Synutra Carhaix : les grands départs (NPA)

Synutra Carhaix (Cgt 22)

19 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

mine d’or (la dépêche)

mines

Un état en faillite après la ruée vers l’or

L’État a-t-il failli dans la gestion de l’après-mine à Salsigne ? Des documents classifiés du BRGM indiquent que les stockages de minerai seraient à l’origine de la pollution à l’arsenic de l’Orbiel.

Du haut de ses 310 mètres, le Pech de Montredon surplombe au Sud, un joli massif boisé, plongeant à l’Est vers l’Orbiel et à l’Ouest sur le Rieu Sec. La carte postale s’arrête là. Au pied du Pech de Montredon, plus d’un million de mètres cubes de déchets miniers de l’extraction aurifères de Salsigne ont été amenés ici en dix ans, de 1993 à 2004 (1). Mais quand on évoque des résidus miniers de quoi parle-t-on ? En fait on est en face de roches concassées, malaxées, broyées mais surtout chargées d’arsenic et de cyanure, dans des quantités exceptionnelles.

Conçu pour être parfaitement étanche, le bassin de Montredon fuit aujourd’hui comme une vulgaire passoire.

En traversant, les déchets hautement toxiques, l’eau se charge avant de rejaillir au pied du stockage ou par ses flancs. Mieux, la montagne artificielle semble glisser vers le Rieu Sec, au point que le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) a entamé une série de travaux, consistant a planter des pieux de béton afin de limiter la dérobade de la poubelle à ciel ouvert.

Si les associations qui n’ont de cesse de dénoncer la gestion des l’après-mine par les pouvoirs publics depuis des lustres, c’est aujourd’hui, ironie du dossier, le BRGM qui conclut à une porosité certaine du site.

Et ces conclusions ne datent pas d’hier. En septembre 2014, un premier rapport – mais classé comme non communicable avant 2040 – met en évidence un panache de pollution alimentant le Béal du Sindilla qui lui-même se jette dans l’Orbiel.

Aujourd’hui, les riverains de Salasigne et autres crient au scandale. D’autant expli- quent-ils que lors de la dernière CLI (Commission locale d’information) en 2016, les dernières études du BRGM étaient connues des pouvoirs publics mais que la synthèse présentée en préfecture aurait été singulièrement édulcorée.

En découvrant la réalité, le sang du président de Gratte Papiers, François Espuche n’a fait qu’un tour. «Le stockage de Montredon fuit de partout, de dessous, de dessus. C’est une passoire et pourtant l’on nous a toujours dit qu’il n’y avait rien à craindre». Depuis les années quatre-vingt-dix, les discours officiels se suivent et se ressemblent. Les préfets se succèdent. Et les millions d’euros déjà investis semblent inexorablement se diluer dans l’Orbiel.

prefet

Une situation qui fait dire à François Espuche «qu’il y a eu des dysfonctionnements au niveau de l’Etat et du préfet». Et de rappeler que les représentants de l’Etat ont des missions régaliennes comme «assurer la sécurité, mais aussi la sécurité sanitaire des popu- lations». Et de surenchérir quitte à ce que ses propos ne déplaisent au locataire actuel de l’ancien siège épiscopal : «En 1997, le préfet devait imposer à l’exploitant la consignation d’une somme d’environ 10 millions de francs. Mais, dans un deuxième arrêté, la MOS en a été dispensée. On a donc donné un permis de polluer», assène François Espuche. «Bien sûr, ajoute l’opposant, le préfet n’est pas le pollueur, mais il a favorisé la pollution».

Donné comme étanche pour une durée de 150 ans selon les experts du BRGM, le site de Montredon aura fait illusion moins de vingt ans. La vallée de l’Orbiel n’en a pas fini avec les poisons.

(1) C’est à cette époque que l’activité minière a été définitivement arrêtée.

Le chiffre : 120

Tonnes  Extraites. C’est en gros la quantité d’or qui a été produite en un moins d’un siècle à Salsigne.

Au départ, c’était une mine d’arsenic

En 1992, un ingénieur général des mines, François Barthélémy produit un rapport adressé à la ministre de l’Environnement. Le document de 18 pages retrace les méthodes d’extraction d’or du minerai sorti de la terre ou des flancs de montagne. Et de rappeler au passage que Salsi- gne avant de devenir une mine d’or était destiné avant tout à produire de l’arsenic. On com- prend mieux que les déchets miniers en soient largement imbibés. La présence du cyanure, elle, est due au procédé industriel proprement dit permettant de séparer le «bon grain de l’ivraie». Pour une tonne de minerai, il y a entre 5 et 9 grammes d’or mais 35 kg d’arsenic. À cette époque-là se pose donc le problème de stockage des résidus.

La MOS (Mines d’or de Salsigne) avait déjà des vues sur Montredon à l’époque. Mais pour l’ingénieur l’opération est «jugée complexe». Il évoque également la question de l’eau, des failles géologiques, des fuites probables comme celles constatées sur l’Artus.

Le stockage de Montredon présenté comme un modèle du genre doit faire l’objet de nouveaux travaux. La couche supérieure qui devait être imperméable ne l’est pas. Le BRGM qui avait promis monts et merveilles va devoir remettre l’ouvrage sur le métier. L’ardoise devrait avoisiner les 3 millions d’euros de plus.

16/01/2018

https://www.ladepeche.fr/

19 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

plouhinec lycée jean moulin (ouest france)

sos_jean_moulin_2_0-e1514121934954

Plouhinec. Une marche de protestation pour le lycée Jean-Moulin

Objectif du Cap : « Montrer à la Région et au rectorat que nous sommes tous attachés au maintien du seul lycée public du Cap Sizun » !  Le Comité d’action pour le lycée Jean-Moulin ne démord pas, à Plouhinec (Finistère). Le rendez-vous est prévu au départ du terre-plein de Poulgoazec, ce samedi.

Dans un nouveau tract, publié mardi, le Comité d’action pour Jean-Moulin (Cap Jean-Moulin) motive « la grande marche de protestation », samedi après-midi, au départ du terre-plein de Poulgoazec. En quelques mots, le tract exprime trois refus et une doléance :

« 1. Non à la désertion de l’État ;

2. Non à la fermeture des lieux de formation professionnelle ;

3. Réclamons une table ronde (rectorat/région/élus) ;

4. Refusons l’incertitude pour nos jeunes. »

Un panel de fermetures

Il est d’abord question des moults fermetures : « Perceptions (Plogastel, Pont-Croix), bureau de poste (Poulgoazec), collège, école (Saint-Joseph à Audierne, Notre-Dame de Lorette à Plouhinec), ligne de bus (la 53, le dimanche) et bientôt le lycée professionnel public Jean- Moulin si nous laissons faire. Maintenons la mixité sociale et générationnelle dans notre territoire, ensemble arrêtons la casse ! »

Le Cap réclame une table ronde, « pour la formation professionnelle dans le Cap Sizun, la création de nouvelles filières qui attirent la jeunesse et répondent aux besoins des entreprises locales. […] Si la population réagit, nous pouvons faire évoluer la situation comme en 2004. »

Enfin, « si le rectorat et la Région veulent fermer le LP Jean-Moulin, rien n’est prêt pour accueillir les élèves, dénonce le Cap. Aucun local adapté à Concarneau, atelier saturé à Pleyben. Où vont aller nos jeunes ? Quel coût pour les familles ? »

Cette semaine, la CGT des Marins du Grand-Ouest, la Libre-Pensée 29-Cercle Jean-Marie Deguignet, ou l’Union démocratique bretonne (UDB), ou la section PCF de Douarnenez et du Cap Sizun, (et le NPA Note du blog) ont apporté leur soutien à la manifestation du Cap.

17/01/2018

Samedi 20 janvier, 

14 h Poulgoazec, devant la criée

https://www.ouest-france.fr/

18 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

La lutte paie : la preuve par la victoire de Notre-Dame-des-Landes

C’est fait. Le gouvernement a annoncé le 17 janvier que l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne serait pas construit. Malgré les incertitudes quant à l’avenir de la Zad et les menaces d’intervention policière brandies par le gouvernement, qui imposent de rester vigilants et de poursuivre la mobilisation, l’abandon du projet d’aéroport est une victoire historique contre l’État et les multinationales : la preuve qu’une lutte déterminée peut l’emporter, y compris lorsque les puissants se coalisent pour tenter de la défaire.

Une lutte de longue haleine

Notre-Dame-des-Landes, c’est 50 ans de lutte, 10 ans d’occupation, des manifestions mémorables, des dizaines de milliers de personnes – paysanEs, urbainEs, occupantEs, jeunes et moins jeunes – mobilisées à de multiples reprises… Des rencontres, des jours et des nuits de discussions et de fête, des expériences et des cultures diverses qui nourrissent les luttes, des dizaines de comités locaux.

Notre-Dame-des-Landes, ce sont aussi des pressions, des menaces, des interventions policières, des violences, des blesséEs, des arrestations. Mais les opposantEs ont tenu bon, et la victoire n’en est que plus belle.

Et les déclarations pleines d’assurance, de Sarkozy (« Ils seront expulsés et l’aéroport se fera ») à Macron (« L’aéroport se fera ») en passant par Valls (« Ce projet, nous le soutenons, et il se fera ») et Hollande (« L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sera construit ») n’y auront rien changé.

Le projet est désormais retiré, et la lutte va se poursuivre pour que ce territoire reste un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole.

Le NPA appelle à répondre massivement à l’appel à converger le 10 février dans le bocage pour fêter l’abandon de l’aéroport et pour poursuivre la construction de l’avenir de la Zad. C’est le mouvement anti-aéroport qui doit déterminer l’usage des terres pour de nouvelles installations, agricoles ou non, officielles ou non, pour « un avenir sans aéroport dans la diversité et la cohésion ».

Un exemple à suivre

Le combat victorieux contre le projet d’aéroport est une lutte exemplaire, au sens où elle est admirable et mérite d’être saluée, mais aussi dans la mesure où elle montre l’exemple. À l’heure où les attaques pleuvent contre les droits sociaux et démocratiques, et où le sentiment d’impuissance domine, Notre-Dame-des-Landes est une bouffée d’oxygène pour celles et ceux qui entendent résister à Macron. La preuve que lorsqu’on se mobilise autour d’objectifs communs dans un cadre unitaire qui respecte les points de vue de chacunE, on peut renverser des montagnes.

À l’heure du macronisme triomphant, la victoire de Notre-Dame-des-Landes ouvre une brèche dans laquelle il s’agit de s’engouffrer.

C’est évidemment, en premier lieu, un signal pour celles et ceux qui luttent, ici comme ailleurs, contre tous les projets destructeurs de l’environnement, contre le nucléaire et ses déchets à Bure, contre des projets d’autoroutes ou de centres commerciaux et de lignes à grandes vitesses…

Mais c’est aussi, à une échelle plus large, un grain de sable de taille dans les roua-ges de la machine macronienne, un point d’appui pour les luttes en cours, et à venir.

En dépit de son recul sur Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement entend en effet poursuivre l’offensive anti-sociale, anti-démocratique, anti-migrantEs, qui ne s’arrêtera que si nous l’arrêtons.

Telle est la leçon de Notre-Dame-des-Landes : unis, déterminés, conscients de nos forces, nous pouvons gagner !

18 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

macron sélection (regards)

bac

Lina N’gazi : « Tout ce que fait Macron depuis le début de son mandat, c’est précariser la jeunesse. »

Sur la sélection à l’entrée de l’université 

« Nous voulons montrer au gouvernement que les lycéens sont contre tout principe de sélection. » « La sélection va augmenter la compétition et la pression qui existent déjà. »
« Cela va aussi être une sélection sociale car les élèves les plus défavorisés sont aussi ceux qui ont les moins bonnes conditions d’études. » « Si le gouvernement veut instaurer un tirage au sort, c’est bien parce qu’il n’y a pas assez de moyens alloués aux universités. »

 Sur la mobilisation contre l’actuelle réforme

« Notre objectif est très simple : nous allons nous battre jusqu’au retrait de la réforme. » « A l’avenir, nous pensons que le mouvement va s’amplifier. » « Dans mon propre lycée, il y a des professeurs qui nous soutiennent. » « Dans mon lycée, on nous a menacés, si on faisait un blocus, de sanctions très fortes. » « Les 22 000 nouvelles places dans les universités et les BTS à la rentrée prochaine ne seront absolument pas suffisantes. » « Oui, bien sûr, nous comptons nous mobiliser sur le projet de loi Asile et immigration. »

 Sur le modèle d’enseignement supérieur idéal

« Nous voulons une éducation dans un esprit de solidarité et d’entre-aide. » « Les universités, ça aide les élèves à ouvrir leur esprit, à leur apporter des clefs de compréhension du monde. »
« La jeunesse va affronter des défis, comme le défi écologique, et nous aurons besoin d’une population qualifiée pour faire face à ces défis. » « L’éducation ne doit pas s’adapter à l’économie de marché. » « Chaque étudiant doit avoir une place à l’université. »

 Sur le passage de la plateforme APB à la plateforme Parcoursup 

« Avant, on classait les vœux par préférence. Plus maintenant. On a peur que cela crée une lenteur dans le système parce que les réponses vont être envoyées au compte-goutte. »
« La réduction du nombre de vœux de 24 à 10 va créer une auto-censure de la part des élèves. »

 Sur la représentativité et la place de la jeunesse 

« On a demandé son avis au Conseil supérieur de l’éducation, il a voté contre la réforme mais le gouvernement est passé outre. » « Le problème, c’est qu’il existe des organes représentatifs des lycéens, des jeunes mais quand ils prononcent leur avis, personne ne les écoute. »
« Dans le mouvement de La France Insoumise, on a l’impression d’être plus représentés et plus écoutés. » « Tout ce qu’a fait Macron depuis le début de son mandat, c’est précariser la jeunesse. »

On donne trop peu la parole aux lycéens alors que c’est eux qui seront le plus directement affectés par la réforme actuelle de l’entrée à l’université. Aujourd’hui, Lina N’gazi, secrétaire nationale de l’UNL-SD, est dans #LaMidinale pour nous parler blocages, tirage au sort et place de la jeunesse.

UNL-SD

Wikipédia

http://www.regards.fr/

18 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

trump (npa)

reisitance

En anglais: « bigot » à part « sectaire religieux » a le sens d’intolérant, de raciste

Trump ou la sinistre farce du pouvoir et de l’argent

Fire and Fury (le Feu et la fureur), le livre du journaliste Michael Wolff, sorti le 5 janvier, est devenu un événement politique, nouvel épisode du psychodrame dont la Maison Blanche est le théâtre et dont les grands médias internationaux se délectent.

Trump y est décrit comme un quasi-illettré, grossier, incompétent, borné qui ne lit jamais….

Rien de bien neuf semble-t-il et, au-delà des petites phrases et des faits, ce livre et l’agitation médiatique qu’il suscite donnent une image édifiante de la décomposition morale et politique que le pouvoir et l’argent engendrent. L’auteur, fasciné par les puissants, ne semble pas valoir mieux que son sujet.

D’après lui, Trump n’imaginait pas gagner les élections, quel scoop, personne ne l’imaginait, et ne voyait dans sa campagne qu’une opération publicitaire qui ferait de lui l’homme le plus célèbre du monde. L’auteur se fait l’instrument de la vengeance de Steve Bannon, leader d’extrême droite et ancien conseiller spécial de Trump, qu’il cite abondamment, et avec lequel Trump règle ses comptes en affichant une rupture bruyante.

Cette dernière ne répond en rien aux accusations concernant en particulier la question de ses relations avec Poutine durant la campagne.

Bannon ironise sur cette « bonne idée de rencontrer un gouvernement étranger au sein même de la Trump Tower, dans la salle de réunion du 25e étage, sans la présence d’avocats. » Qu’importe pour Trump qui affiche son autosatisfaction sur Twitter : « En fait, dans ma vie, les deux plus grands atouts ont été l’équilibre mental et le fait d’être, genre, vraiment intelligent », se qualifiant de « génie très équilibré ».

« Le feu et la fureur » du capital

Cette bulle médiatique déstabilise Trump, tout en lui permettant de faire son autopromotion à la manière d’un animateur de téléréalité. Il sait qu’il a un atout pour s’imposer à ses détracteurs. Il est en train de mener, pour leur compte et leurs intérêts, une guerre de classe cynique et sans complexe : 1,5 milliard de baisse d’impôts accordées au 1 % les plus riches, un argument qui vient à bout de bien des réticences.

Un cadeau indécent et sans précédent, qui a comme contrepartie des coupes budgétaires massives au détriment des services publics et de la protection sociale.

La « folie » de Trump relève plus de politique que de psychiatrie. Elle est le produit de l’exa- cerbation, sans fard et sans limite, de préjugés de classe contre les travailleurEs et les peu- ples. Comme quand il affiche son mépris des pays victimes du pillage colonial, puis impérialiste, les qualifiant de « pays de merde », en poursuivant sa sinistre offensive contre les immigréEs. Cette frénésie des classes dominantes fait des émules de par le monde parmi les forces réactionnaires d’extrême droite ou religieuse, xénophobes et racistes, ou sous des formes moins agressives mais tout aussi dangereuses.

Tels sont les symptômes de la fuite en avant de ceux qui osent prétendre servir la société alors qu’ils servent les intérêts d’une petite minorité parasite et qui croient que tout leur est dû et leur appartient. 

À l’occasion des Golden Globes, la productrice, présentatrice et actrice afro-américaine Oprah Winfrey a affirmé, durant son éloquente et puissante allocution parlant de la révolte des femmes : « un nouveau jour se lève ». Oui, en réponse à l’arrogance criminelle des classes dominantes, un nouveau jour se lève, il n’est pas celui du parti démocrate, mais bien celui de la révolte et de la lutte collective.

Yvan Lemaitre Mardi 16 janvier 2018

https://npa2009.org

18 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

rokhaya diallo (the guardian)

Rokhaya Diallo: ‘En tant que femme noire, ma liberté d’expression n’avait pas de valeur’

Journaliste et militante française, Rokhaya Diallo a été nommée au Conseil National Numérique (CNNum) à la fin de l’année dernière. Certaines de ses déclarations sur le racisme institution- nel et Charlie Hebdo ont suscité une polémique, qui a amené le gouvernement à céder aux demandes pour son éviction du conseil. Dans cet entretien avec Iman Amrani, elle revient sur le sujet et donne son sentiment sur Emmanuel Macron et la liberté d’expression.

https://www.theguardian.com/

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