Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

19 juin 2019 ~ 0 Commentaire

chômeurs (npa)

macron-la-matraque

Lutter contre le chômage, pas contre les chômeurEs !

Après les engagements et les échecs de Sarkozy et Hollande sur les chiffres du chômage, Macron pense qu’il peut envisager sa réélection si la baisse des chiffres pouvait être maintenue jusqu’en 2022. Mais si l’objectif de la réforme de l’assurance chômage est d’abord l’affichage d’une baisse du nombre officiel de chômeurEs, c’est une économie de 3,4 milliards d’euros d’euros qui est visée d’ici fin 2021.

Les principales mesures frappent les chômeurEs, avec d’abord le durcissement des conditions d’accès à l’assurance chômage par la modification de la durée d’affiliation.

Il faudra avoir travaillé 6 mois sur une période de 24 mois au lieu de 4 mois sur une période de 28 mois. Cette seule réforme va exclure de l’assurance chômage plusieurs centaines de milliers de chômeurEs.

Les jeunes vont être massivement touchés, retardant encore l’accès à l’indemnisation et excluant du chômage celles et ceux qui travaillaient pendant la période estivale. Les conditions de « rechargement » des droits seront également durcies : il faudra avoir travaillé six mois au lieu d’un mois pendant sa période de chômage pour voir son indemnisation prolongée d’autant.

Les demandeurEs d’emploi qui avaient un revenu de travail supérieur à 4 500 euros brut par mois verront leur indemnisation réduite de 30 % à partir du septième mois. Cette mesure, qui ne concerne pas les chômeurEs de plus de 57 ans, sera appliquée jusqu’à un plancher d’indemnisation de 2 261 euros net.

Pour tenter de donner le change, le gouvernement a fait deux annonces.

Un bonus-malus sera appliqué dans sept secteurs, « abusant » des contrats précaires : l’héber-gement et la restauration, l’agroalimentaire, l’eau et les déchets, la plasturgie ou encore le bois et papier, avec une taxe par CDD d’usage dont le montant sera de 10 euros.

Le bâtiment et la santé, deux gros secteurs utilisant beaucoup de CDD, échappent à la mesure. Et l’on annonce que plus de 1 000 nouveaux conseillerEs Pôle emploi seraient recrutés pour mettre en place de nouveaux services d’accompagnement public… soit à peine davantage que les 800 équivalents temps plein supprimés par le gouvernement en 2018.

Des mesures qui ne changeront rien à une situation où, aujourd’hui, moins d’un chômeurE sur deux est indemnisé, et plus de 6,5 millions de chômeurEs et précaires sont inscritEs à Pôle emploi, soit 25 % de la population active.

Robert Pelletier Mercredi 19 juin 2019

https://npa2009.org/

19 juin 2019 ~ 0 Commentaire

profs polonais (courrier inter)

pologne

Sous-payés, les profs polonais désertent l’école

Découragés par le manque de considération des pouvoirs publics et d’une part importante des parents d’élèves, de nombreux enseignants polonais ne reprendront pas le chemin de l’école en septembre et se tournent vers des métiers qui pourront leur assurer un revenu décent.

En Pologne, pour de nombreux enseignants, ce mois de juin ne marque pas seulement la fin de l’année scolaire, mais leur divorce définitif avec l’école publique. “La liste des causes de leur découragement est longue”, explique le quotidien Gazeta Wyborcza : “chaos consécutif à la réforme de l’éducation, changements permanents, fatigue liée à la nécessité de courir entre plusieurs établissements et, dernièrement, la grève qui n’a pas apporté d’augmentation.”

En avril, malgré un débrayage de trois semaines suivi par plusieurs centaines de milliers d’enseignants et la moitié des écoles du pays, le gouvernement avait refusé d’accorder la revalorisation salariale de 30 % demandée par deux des trois syndicats de la profession, et, à l’usure, il avait convaincu les grévistes de reprendre le travail.

Cette victoire politique a toutefois pour conséquence de pousser à la démission des enseignants désormais convaincus de l’impossibilité d’améliorer la condition de la profession. D’après les témoignages recueillis par le journal, certains optent donc pour l’émigration, notamment vers le Royaume-Uni, quand d’autres partent en retraite anticipée ou changent de métier, comme Agata. Enseignante d’anglais en lycée depuis douze ans, elle ne reprendra pas les cours en septembre et cherche un nouvel emploi, même peu qualifié.

J’ai travaillé au prix de ma santé et de ma famille pour 2 000 zlotys nets [470 euros par mois, soit 60 euros de plus que le SMIC polonais]. J’étais engagée dans la grève, mais les réactions du gouvernement, de la société et de la direction ont été insupportables. Je dois penser à moi-même”, confie-t-elle.

Gazeta souligne que “dans les grandes villes, le salaire d’un enseignant débutant suffit à peine à payer un loyer, c’est pourquoi les candidats manquent. […] À Varsovie, la capitale, 3 000 postes pourraient être vacants, le plus souvent en école maternelle ou bien pour l’enseignement des mathématiques, de l’anglais et de l’informatique.

En réponse à ce déficit, la mairie a déjà introduit des compléments de salaire versés de son propre budget et vient d’inaugurer un programme de formations gratuites pour les aspirants enseignants.

19/06/2019

https://www.courrierinternational.com/

Lire aussi

Mobilisation. En Pologne, grève massive et illimitée des enseignants (CI)

19 juin 2019 ~ 0 Commentaire

coquillages (cnrs)

coquilles

Coquillages, les sentinelles des océans

La quête d’indices sur le réchauffement climatique conduit les chercheurs jusqu’aux eaux froides du Groenland. Pollution, température de l’eau, concentration en oxygène… Coquilles Saint-Jacques et autres bivalves constituent de précieuses archives sur l’environnement et le climat. Des chercheurs bretons, à l’origine de cette découverte, parcourent les mers pour les étudier. À partir du 22 juin, rendez-vous à Brest pour découvrir leurs travaux aux pôles présentés lors de l’exposition Arctic Blues.

Brest, à la pointe ouest de la Bretagne. Tout commence dans le Finistère.

Depuis ce bout du monde avancé dans l’océan Atlantique, les chercheurs du Laboratoire international associé Benthic Biodiversity Ecology, Sciences and Technologies (LIA BeBest)1 partent régulièrement explorer les mers du globe, de l’île ­d’Ouessant au Maroc, de la Nouvelle-Calédonie à ­l’Antarctique en passant par la Mauritanie. Leur quête est surprenante : ils sont à la recherche de mollusques bivalves de la famille des pectinidés. Notamment, les célèbres coquilles Saint-Jacques (Pecten maximus) et leurs cousins, les pétoncles.

Non par gourmandise, mais par soif de connaissances. Car depuis plus de vingt ans, ils ont découvert et démontré qu’il était possible d’utiliser ces animaux comme des archives environne-mentales. Température et salinité de l’eau, concentrations en oxygène ou en contaminants, état du phytoplancton dans leur environnement naturel…

« Leur squelette externe, c’est-à-dire leur coquille, enregistre toutes sortes d’informations écolo-giques très utiles à la compréhension des éco­systèmes côtiers », explique Laurent Chauvaud, directeur de recherche au Laboratoire des sciences de l’environnement marin2 et coordinateur de BeBest qui est issu de ce Laboratoire. À la clé, des quantités de données très utiles pour reconstituer les climats du passé, suivre le réchauffement actuel mais aussi les épisodes de pollution. Avec un sens du détail inédit : aujourd’hui, les bivalves nous renseignent sur l’environnement marin avec plus de précision temporelle que les cernes annuels de croissance d’un arbre sur terre, ou que les strates d’une carotte de glace pour les pôles !

Chaque jour, par exemple, Pecten maximus enregistre la température de l’eau de mer, à 0,5 °C près, à l’instar d’un thermomètre médical. Mieux encore : les chercheurs, dont le jeune docteur Pierre Poitevin de l’Université de Bretagne occidentale, ont réussi à faire parler le pétoncle géant de l’archipel Saint-Pierre-et-Miquelon, dans l’Atlantique. L’analyse de sa coquille livre des informations détaillées et précises, au quart d’heure près, sur son environnement !

Pour en arriver là, Laurent Chauvaud et son équipe ont appris année après année à décoder les informations archivées par les coquillages. Ils ont observé et mesuré les distances entre les microstries présentes à la surface des coquilles. Et sous la loupe binoculaire, ils ont enchaîné les découvertes : chaque distance séparant ces micro­stries est le résultat de la croissance journalière de la coquille observée et la diminution de ces distances est liée aux facteurs d’altération de cette croissance. Par exemple, un refroidissement de l’eau de mer.

Eau mitigée et nourriture équilibrée

La mise en évidence de cet impact de la température de l’eau remonte à l’an 2000, lors d’une plongée à Bergen, en Norvège. Plus pauvre en nitrates et autres sels nutritifs que les baies bretonnes, ce littoral nordique leur a permis d’établir une corrélation entre les ralentissements de croissance et les jours précis d’upwelling (­remontées brutales d’eau froide), le temps d’une journée d’été, sous l’effet de forts vents de nord-est, ­parallèles à la côte3.

« Les coquilles norvégiennes présentaient, ces jours-là, des accidents de croissance, se souvient le chercheur. Comme tétanisées par l’eau froide, elles n’avaient grandi que de l’équivalent d’une strie d’hiver en plein mois de juillet ! » Une nouvelle approche était née : l’étude des stries des Saint-Jacques.

Nos Champollion des océans ont découvert un autre facteur jouant sur la distance entre les stries : une dégradation brutale de la nourriture des mollusques. En effet, quand survient une efflorescence (un bloom) d’algues toxiques ou, comme souvent en Bretagne, un excès de phytoplancton (dû aux nitrates des effluents agricoles), pourtant le plat préféré des Saint-Jacques, leur coquille croît moins vite, voire plus du tout.

Étude de la composition chimique

Ce sont les travaux du biogéochimiste et écologue Julien Thébault, en Nouvelle-Calédonie, qui ont permis cette avancée. Sur place, les chercheurs voulaient savoir si l’exploitation de la réserve de nickel avait contaminé l’un des plus beaux lagons du monde, abritant 25 espèces de pectinidés.

Rapidement, les chercheurs prennent conscience des précieuses archives qui leur tendent les bras. Car ces coquillages sont présents, à foison, du Maroc à la Norvège, jusqu’à 500 mètres de profondeur, et depuis 25 millions ­d’années ! De quoi les aider dans leurs « enquêtes » sur le réchauffement climatique ou l’histoire des éco­systèmes de la planète.

L’indic qui venait du froid

Mais les précieuses informations que fournit la coquille Saint-Jacques ne suffisent plus à satis-faire l’appétit de connaissances des chercheurs du LIA BeBest. En cause ? Sa courte durée de vie : de quatre à cinq ans.

À la recherche d’archives contenant des périodes de temps longues, qui permettront de statuer sur l’impact de changements globaux, comme l’actuel réchauffement climatique, les scientifiques convoitent des bivalves longévives : la Laternula d’Antarctique, quadragénaire ; l’amande de mer Glycimeris glycimeris de la rade de Brest, dont la durée de vie est comprise entre 70 et 80 ans ; la mye Mya truncata de l’Arctique, l’Astarte ou le pitot Cyrtodaria siliqua, de fringants cente-naires ; et, surtout, la palourde noire de Saint-Pierre-et-Miquelon, Arctica islandica : 500 ans de durée de vie !

« Arctica islandica est un véritable parchemin !, s’enthousiasme Laurent Chauvaud. Depuis plusieurs siècles, cet animal endogé (qui vit dans le sédiment, NDLR), filtreur et immobile, enregistre, dans le carbonate de calcium de sa coquille, et au rythme d’une strie annuelle, des informations qui vont permettre de décrire l’environnement des eaux de la façade ouest de l’Atlantique nord. »

Révélateurs de pollution

Si les mollusques recèlent de précieuses données climatiques, ils peuvent aussi être diserts sur les pollutions qui touchent leur environnement. C’est d’ailleurs le point de départ des travaux de nos scientifiques.

Au début des années 1980, confrontés à la raréfaction des populations de Saint-Jacques, les pêcheurs de la rade de Brest alertent les enseignants-chercheurs de ­l’Université de Bretagne occidentale et les chercheurs du Centre national d’exploitation des océans (Cnexo, futur Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, ou Ifremer), afin de comprendre pourquoi cette espèce a disparu d’un écosystème pourtant si ­favorable à l’origine. Les chercheurs identifient les causes : rejets en excès de nitrates et efflorescences d’algues toxiques.

Depuis ces premiers pas, les cas d’étude se sont multipliés, souvent à la demande des professionnels et des élus locaux. Les scientifiques ont par exemple étudié les coquillages de Belle-Île-en-Mer, dans le Morbihan, ayant vécu au début du XXIe siècle, pour en apprendre davantage sur la pollution sous-marine consécutive au naufrage du pétrolier Erika, en décembre 1999.

Pour Laurent Chauvaud, cela ne fait aucun doute : mollusques et coquilles constituent un trésor scientifique dont il faut prendre soin. En témoigne la « pectothèque » comme l’appelle le chercheur, bien à l’abri dans les caves de l’Université. « Trente années de coquilles ­Saint-Jacques y sont aujourd’hui archivées. Autant d’indicateurs fiables, et ­journaliers, de leur croissance, de la ­température de l’eau, de la variation du phytoplancton ! » Leur archivage pourrait aussi ouvrir de nouvelles voies.

À la croisée des regards

Mais pour Laurent Chauvaud, le travail du scientifique ne doit pas s’arrêter là. Sa mission est bien sûr de transmettre mais aussi d’alerter les citoyens des changements et des risques en cours. Le déclic se fait durant une plongée polaire où il est saisi d’effroi. « L’effroi devant la certitude de la catastrophe », précise-t-il. Comment, pour un scientifique qui n’en a pas l’habitude, trouver les mots, dépasser son inconfort émotionnel, raconter sa stupeur devant l’énormité d’un changement climatique ?

 À Brest, à partir de juin, une exposition permettra au grand public de découvrir ces recherches grâce aux images, aux installations et aux créations sonores de ces artistes. Et de changer notre regard sur ces précieux témoins qui peuplent les littoraux et les fonds marins du monde entier. ♦

Arctic Blues : les pôles s’exposent à Brest

À partir du 22 juin, les Ateliers des Capucins à Brest accueillent l’exposition Arctic Blues, construite autour des missions aux pôles de l’équipe du LIA BeBest. Ce projet est réalisé en collaboration avec La Carène, scène des musiques actuelles de Brest. Le CNRS, aux côtés des Ateliers des Capucins, de Brest Métropole et d’autres institutions, est partenaire de cet événe-ment, dont le commissariat est assuré par Emmanuelle Hascoët. L’exposition Arctic Blues s’inscrit dans un ensemble de manifestations organisées cet été dans les espaces culturels brestois et rassemblées par la métropole sous le label : Bleu comme Brest. Une odyssée entre science et culture. (Résumé voir lien)

14.06.2019 Gaël Hautemulle

https://lejournal.cnrs.fr/

19 juin 2019 ~ 0 Commentaire

commana (fr3)

vacharan

Un projet de ferme-usine à Commana inquiète les écologistes

Le projet d’extension d’un élevage laitier du Finistère, qui passerait de 140 à 400 vaches, constitue « une menace sans précédent » pour un lac et une rivière alimentant en eau potable le tiers de la population du département, selon l’association Eau et Rivières de Bretagne.

Le Gaec Tourmel à Commana, au coeur du site naturel des Monts d’Arrée, souhaite augmenter son cheptel de 140 à 400 bovins, dont 320 vaches laitières. « Ce projet constitue une menace sans précédent pour le lac du Drennec et l’Elorn », assure l’association de protection de l’environnement dans un communiqué, rappelant que ce lac et ce fleuve qui se jette dans la rade de Brest, contribuent à l’alimentation en eau potable de plus de 300 000 consommateurs.

Au coeur du parc naturel régional d’Armorique, en zone Natura 2000, ce projet fait l’objet d’une consultation publique. Close le 14 juin, ses résultats ne sont pas encore connus.

Les écologistes d’EELV de Bretagne regrettent également ce projet, qualifié de « déraisonnable » dans un communiqué. « EELV s’oppose depuis toujours aux FERMES USINES au coeur du site naturel des Monts d’Arrée, château d’eau du Finistère », notent-ils.

Ils considèrent ce projet d’extension « en totale contradiction avec les exigences du climat et du simple principe de précaution qui voudrait que cette zone sensible reste le lieu d’une agriculture diversifiée et respectueuse des hommes et des milieux ».

19/06/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr

19 juin 2019 ~ 0 Commentaire

charbon (bastamag)

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Des milliers de personnes attendues en Allemagne pour bloquer les mines de charbon

Le campement a déjà commencé, près de Düsseldorf. Dans les jours qui viennent, des milliers d’activistes de toute l’Europe sont attendus dans l’ouest de l’Allemagne pour occuper et bloquer les gigantesques mines de charbon à ciel ouvert qui sont encore en fonction dans le bassin rhénan. L’Allemagne extrait toujours chaque année plus de 170 millions de tonnes de lignite, un type de charbon très polluant, et les brûle dans des centrales à qui émettent massivement des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

En février dernier, une commission nationale a, enfin, acté d’une date de sortie du charbon pour l’Allemagne, mais pour 2038 seulement, soit dans presque 20 ans. « C’est maintenant qu’il faut agir. La crise climatique est déjà une réalité destructrice dans le monder entier, en particulier dans le sud. Et on devrait encore brûler du charbon pendant 20 ans ?, dénonce le mouvement Ende Gelände dans son appel à l’action de cette semaine. L’industrie du charbon du bassin rhénan est le plus gros émetteur de CO2 d’Europe et détruit l’avenir de l’humanité dans le monde entier », poursuit l’appel.

Le mouvement Ende Gelände organise des occupations des mines allemandes depuis 2015. L’année dernière, il avait mobilisé pour préserver la forêt de Hambach, menacée par l’extension d’une mine. Suite à des semaines de manifestations et d’occupations, et aux conclusions de la commission sur le charbon, la forêt de Hambach est pour l’instant hors de danger.

Cette année, le mouvement veut bloquer « l’infrastructure du charbon », dit l’appel. « Voilà notre mesure immédiate pour la justice climatique. Nous avons besoin d’une sortie du charbon, mais aussi d’une transformation sociale radicale », poursuit le texte. L’occupation est prévue pour durer jusqu’au 25 juin.

19 juin 2019

https://www.bastamag.net/

https://www.ende-gelaende.org/fr/

Lire aussi:

Occuper une mine, exemple de « désobéissance civile climatique » (TV5 Monde)

La « génération climat » converge vers la Ruhr allemande pour une action anti-charbon (Courrier de l’Ouest)

Désobéissance civile climatique : en quoi consiste cette forme de militantisme ? (Sud Ouest)

19 juin 2019 ~ 0 Commentaire

solaire (bastamag)

ecologie-conflits-energie

Artificialisation des sols, spéculation foncière

Quelles alternatives aux dérives du solaire industriel ?

2000 hectares de terres agricoles et de forêts bientôt recouverts de panneaux solaires en Lot-et-Garonne, 400 hectares de causses dans l’Hérault… Des citoyens alertent sur les dérives de ces méga-centrales, et appellent à recouvrir en priorité les toits et surfaces déjà artificialisées plutôt que de s’en prendre au vivant. L’utilisation de sites déjà bétonnés comme les parkings ou les entrepôts permettrait déjà de multiplier par cinq la puissance solaire actuelle. Sur le terrain, des habitants et des collectivités multiplient la création de centrales photovoltaïques coopératives. Développer les renouvelables tout en limitant les conflits d’usage, c’est possible !

Dans le sud du Larzac, la colère gronde. 30 000 panneaux photovoltaïques pourraient recouvrir 400 hectares de causses, de maquis, et de prairies arides, soit l’équivalent de 570 stades de foot ! La société française Arkolia Énergies envisage d’implanter cette immense centrale sur un terrain privé, le domaine de Calmels, réservé jusqu’ici à la chasse. « Pour le moment, c’est un lieu hostile à toute écologie, soutient Alain Viala, le maire de la commune du Cros. C’est un secteur de chasse où au moins trois fois par semaine, on tire 2000 cartouches par jour ! »

Ce n’est pas l’avis de Dominique Voillaume, une éleveuse d’ovins. « Ce qui semble à certains un désert de cailloux, représente en réalité une richesse pour le pastoralisme », explique t-elle. Sur les causses, le pâturage constitue en effet l’essentiel de la nourriture des troupeaux. Et façonne un paysage plus ouvert qui favoriserait une plus grande diversité animale et végétale [1].

Sophie Chapelle 19 juin 2019

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19 juin 2019 ~ 0 Commentaire

fi (npa)

erreurs

France Insoumise, déroute et doutes

Les résultats des élections européennes ont ouvert, à La France insoumise, une crise à la fois démocratique (qui n’est pas nouvelle) et une crise publique d’orientation entre « populisme » et « big bang de la Gauche ». 

La question démocratique interne est sans aucun doute l’un des talons d’Achille de La France insoumise. Cela ne date pas des résultats des européennes,mais bien de la fin de la campagne présidentielle. En effet, depuis des mois, le manque de démocratie interne, la place hégémo-nique et dominante de Mélenchon, sans oublier « l’affaire des perquisitions », ont mis à mal la FI. Un certain nombre de départs, ces derniers mois, de militantEs, de personnalités ou  de « cadres » en sont le reflet.

Dès la constitution de la liste des européennes, qui avait été présentée par Manuel Bompard comme un système inédit de désignation, les critiques ont été fortes, de même que celles, récurrentes, sur le fonctionnement du groupe parlementaire. Le départ le 8 juin dernier de Charlotte Girard, co-responsable du programme du candidat Mélenchon et de LFI, qui pointe dans un message diffusé sur Facebook, le fonctionnement et la démocratie interne, est un nouvel exemple que cette question est centrale pour un bon nombre de militantEs FI.

Mais comment ce manque de démocratie interne pourrait-il ne pas être central au vu de la construction même de la FI ?

Un mouvement, comme l’a indiqué Mélenchon en décembre 2017 dans la revue Le 1, « gazeux » dont le « le but […] n’est pas d’être démocratique mais collectif », où aucune instance collective et instance de débat interne n’existe. Mais avec en revanche, contrairement à ce qu’affirmait Mélenchon, une véritable direction restreinte, et ce depuis le début, fonctionnant dans une opacité totale, autour d’un individu. Et aujourd’hui pour beaucoup, à la FI cet individu est le problème.

Pour essayer de résorber les critiques sur le fonctionnement, la FI organise, comme cela avait été le cas pour les européennes, une deuxième assemblée représentative les 22 et 23 juin prochains à Paris.À l’ordre du jour, les futures municipales bien évidemment, mais aussi un point « bilan d’étape et perspectives pour le mouvement »où les questions démocratiques vont s’inviter. Cela suffira-t-il pour éteindre la grogne ? Pas certain.

Jeu de stratégie

Mais la démocratie interne n’est pas le seul problème aujourd’hui pour la FI. Dès le soir des résultats, où la FI a fait à peine jeu égal avec un PS qu’elle avait enterré, les langues se sont déliées, remettant en cause la stratégie « populiste de gauche ».

C’est Clémentine Autain qui a « ouvert le feu », avec notamment la publication d’un appel au « Big bang de la gauche ». Face à ce débat qui fait rage, l’équipe directionnelle restreinte a plus que jamais défendu la stratégie du populisme en défendant la nécessité de l’hégémonie ralliant le plus largement possible, au-delà de la gauche – et du clivage gauche-droite ?

Mais davantage que ces deux stratégies en débat, qui existent depuis le début dans la FI, la question posée aujourd’hui est : comment incarner une alternative à Macron et au capitalisme néo-libéral en ayant comme seule perspective une perspective électorale ?  C’est évidemment un questionnement central pour la FI, mais sans doute aussi plus largement.

Pour notre part, l’urgence est de réfléchir aux intérêts de notre classe, et c’est dans ce sens que nous appelons à l’unité, de la base au sommet, dans l’action.

C’est le sens de notre proposition d’une «coordination de la gauche qui lutte».

L’enjeu est de faire vivre un cadre de front unique dans la durée, qui contribue à la mobilisation de notre camp social et qui produise des actions communes régulières sur toutes les questions permettant de défendre les intérêts du monde du travail au sens large, que ce soit contre les licenciements, contre la répression des mouvements sociaux ou dans les quartiers populaires, contre telle ou telle loi gouvernementale ou attaque patronale, pour la justice sociale et climatique, contre l’extrême droite.

Cela passe par l’interpellation des autres forces au niveau local comme au niveau national, voire par la participation à certains appels en fonction de leurs objectifs.

Sans nier les désaccords qui existent, par la discussion et la confrontation des points de vue, nous voulons contribuer à l’unité de notre camp social, pour agir. Sans aucune arrière-pensées électoralistes ou ambitions hégémoniques.

Joséphine Simplon Mardi 18 juin 2019

https://npa2009.org/

18 juin 2019 ~ 0 Commentaire

gael (revolution permanente)

gael

Gaël Quirante interpellé à son domicile :

Une attaque très politique contre le droit de grève

L’interpellation de Gaël Quirante, qui mène une dure grève à La Poste avec 150 autres postiers depuis près de 15 mois, a été une attaque contre l’ensemble des travailleurs et contre tous ceux et celles qui se battent.

L’interpellation de Gaël Quirante, secrétaire départemental de Sud Poste 92, dimanche dernier au petit matin ne relevait pas de la répression antisyndicale habituelle. Il s’est agi d’une attaque profondément politique contre la grève des postiers et postières du 92, qui dure depuis presque 15 mois, mais aussi contre l’ensemble des travailleurs qui résistent contre les plans du patronat.

En effet, contrairement à beaucoup de cas de répression antisyndicale ou des mouvements sociaux, l’interpellation de Gaël Quirante n’a pas eu lieu suite à une action mais elle a lieu à son domicile, avec des policiers armés de béliers pour forcer sa porte en cas de besoin et très tôt le matin. Autrement dit, c’est la justice qui ordonne son arrestation l’accusant de « dégradation de biens publics » (même si par la suite les griefs auraient changé). Et le tout couronné par une garde à vue prolongée.

Rappelons que la dernière fois que nous avions vu des salariés interpellés à leur domicile au petit matin, de façon spectaculaire, c’était lors du cas des cinq salariés d’Air France accusés de séquestration et de violence contre leurs chefs lors de l’annonce d’un plan de licenciements massifs. C’est-à-dire une affaire où l’Etat voulait en faire un exemple et taper fort contre des expressions radicales de la colère ouvrière contre le cynisme patronal.

Dans le cas de Gaël, la veille de son arrestation, lui, ses collègues grévistes et leurs soutiens avaient été expulsés brutalement du siège de La Poste qu’ils occupaient. Les images des policiers en train de détruire sauvagement la porte d’une salle où s’étaient réfugiés les grévistes ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux.

Dans le cadre de la très dure grève à La Poste 92, l’arrestation de Gaël Quirante visait à renforcer l’offensive de la direction qui cherche à infliger une défaite humiliante aux grévistes. Alors que les grévistes et la direction étaient sur le point de signer un protocole de fin de conflit, cette dernière a estimé plus intéressant de poser un ultimatum inacceptable afin de démoraliser les grévistes et envoyer un message à l’ensemble des travailleurs : nous avancerons avec les réformes anti-ouvrières quoi qu’il arrive et malgré toute résistance.

La victoire de la direction constituerait un petit « coup de pouce » pour le message et la politique globale du gouvernement Macron-Philippe qui entend continuer avec ses réformes antisociales. Cette petite « aide » de la part de la justice ce n’est pas un hasard. Elle l’est d’autant moins quand on se rappelle que Gaël Quirante lui-même a été licencié de La Poste grâce à l’accord du Ministère du travail contre l’avis de l’inspection du travail. Et Gaël n’est pas le seul dans ce cas, ce qui montre que le ministère du travail est dans une dynamique de briser les travailleurs combattifs.

Une justice de classe

Cette attitude brutale de la police et de la justice à l’encontre de grévistes contraste avec le traitement que cette même justice et police réservent à des personnes telles que Benalla ou le clan Balkany. Au même moment se déroule par ailleurs le procès des dirigeants de France Télécom, dont la responsabilité personnelle est, pour la première fois, mise en cause dans les suicides massifs provoqués par des plans de restructuration brutaux et un management agressif ; à la SNCF encore, la répression syndicale s’abat sur les récalcitrants qui refusent de se plier à la casse du service public et aux plans de Macron. Aux services d’urgence encore, le gouvernement envoie les gendarmes pour réquisitionner les paramédicaux en arrêt-maladie, épuisés par leurs conditions de travail.

Et que dire des grands médias nationaux ? On ne trouve pas un mot sur cette arrestation hautement politique contre un syndicaliste et militant politique connu pour ses combats contre les plans de dégradation des conditions de travail à La Poste ou ailleurs.

La répression contre Gaël Quirante aujourd’hui peut avoir des répercussions pour l’ensemble des travailleurs, notamment pour tous ceux et celles qui se battent et qui font grève. En effet, Gaël est un élu syndical mais aussi membre du Comité Exécutif du NPA.

La Poste et le gouvernement le savent et ont décidé de lancer cette offensive contre lui. Que peuvent attendre des travailleurs qui auraient moins de relais syndicaux et/ou politiques ? Que peuvent attendre des travailleurs sans-papiers qui luttent ou des précaires ?

La très large mobilisation a permis sans doute que Gaël soit libéré plus tôt qu’ils n’auraient voulu. Cependant, il faut continuer à se mobiliser pour exiger la libération des autres soutiens détenus, pour soutenir la lutte des postiers du 92 et que leurs revendications soient entendues, pour exiger l’arrêt de toute poursuite contre Gaël et tous les syndicalistes, travailleurs et soutiens réprimés. L’intimidation de La Poste et de la justice contre les postiers et postières du 92 a d’ores et déjà réveillé une large solidarité de la part de plusieurs partis politiques et structures syndicales. Le résultat de cette offensive pourrait bien provoquer le résultat contraire à celui escompté par la direction de La Poste.

Philippe Alcoy lundi 17 juin

https://www.revolutionpermanente.fr/

18 juin 2019 ~ 0 Commentaire

surpêche (reporterre)

espece pro

En dépit de ses engagements, la France encourage la surpêche

En soutenant la réintroduction de subventions européennes à la pêche, jugées « nocives » par les chercheurs et les ONG, le gouvernement français prend le risque de favoriser la surexploitation des stocks de poissons.

Les 28 ministres européens de l’Agriculture et de la Pêche se réunissent ce mardi 18 juin en Conseil des ministres, à Luxembourg, pour discuter des futures orientations partielles données à la pêche en Europe.

Et cela passe inévitablement par la question du financement. Comme l’agriculture, le secteur de la pêche est généreusement subventionné par l’argent de l’Union européenne, notamment via le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).

Doté de 6,4 milliards d’euros sur 7 ans (pour 2014-2020), ce fonds a toujours été présenté comme ayant pour mission principale d’aider les pêcheurs à mettre en place des pratiques plus durables. La réunion du jour a pour but de définir comment seront utilisées les subventions pour la période à venir, 2021-2027. Et les enjeux pourraient être plus grands qu’ils n’y paraissent.

Il y a quelques semaines, les trois pays qui bénéficient le plus des subventions à la pêche — l’Espagne, la France et l’Italie — se sont mis d’accord pour demander des changements de règles de répartition et d’attribution. Parmi ceux-ci figure notamment l’appui à la construction navale et à la modernisation des flottes, demandées par les représentants des pêcheurs européens.

« Des aides déguisées à la construction pour construire des chalutiers jusqu’à 24 mètres » 

Or, pour certains spécialistes, le danger caché derrière ce type d’aides est l’encouragement à la mise à l’eau de bateaux plus performants, plus gros et plus nombreux. « Jusqu’à la fin des années 1990, on a massivement subventionné la construction de bateaux, ce qui a entraîné une surcapacité des flottilles.

L’Europe était devenue un très mauvais élève, où près de 90 % des stocks de poissons étaient surexploités, explique Didier Gascuel, professeur en écologie marine à AgroCampus Ouest. Puis, on a subventionné la casse de navires, et arrêté complètement en 2005 de financer les nouvelles constructions, pour arriver aujourd’hui à un équilibre avec moins de bateaux, pour plus de poissons, puisque les stocks sont remontés légèrement ces dernières années. Renverser la tendance est une grave erreur. »

D’autant plus que, soulignent les chercheurs et les ONG, ces subventions jugées « nocives » vont aussi à l’encontre des engagements pris par les pays membres de l’UE et sont donc une contradiction politique. En 2015, les Nations unies ont inscrit dans leur programme d’objectifs de développement durable (ODD), l’élimination des subventions encourageant la surpêche et la surcapacité des flottes, d’ici 2020. Mais, en 2021, avec la position défendue par les trois pays, les subventions nuisibles à la durabilité de la pêche vont-elles alors faire leur retour au sein de l’espace communautaire ?

L’ONG Bloom est montée au front depuis que le Parlement européen a validé en avril une première orientation pour, notamment, élargir les aides à de plus gros bateaux de pêche.

« On a observé un détournement de l’objectif initial du FEAMP, qui voulait au départ aider les petits patrons, jeunes, à acquérir un bateau d’occasion, en des aides déguisées à la construction pour construire des chalutiers jusqu’à 24 mètres [contre 12 aujourd’hui] », réagit Mathieu Colléter, responsable science et relations institutionnelles, chez Bloom.

Alors que les subventions de ce fonds sont à l’origine destinées à aider les « pêcheurs-artisans », les nouvelles règles pourraient, d’après lui, faire rentrer comme bénéficiaires les pêcheries de type industriel et mettre à l’eau un plus grand nombre de bateaux, ce qui produirait de nouveau la surcapacité des flottes.

Ce n’est pas l’interprétation du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), un syndicat interprofessionnel du secteur, pour qui la priorité actuelle n’est pas la construction de nouveaux bateaux — qui sont par ailleurs, selon Didier Gascuel, déjà commandés et financés aujourd’hui sans passer par les subventions publiques.

Émilie Gélard, du Comité national des pêches, voudrait tempérer : « Premièrement, ce n’est pas parce qu’il y a une porte ouverte par le Parlement que cela va nécessairement aboutir dans les faits au retour des subventions à la construction. Rien n’est encore décidé. Et, même si cela se produit, cela ne va pas tout changer.

Ce n’est pas un chèque en blanc pour pêcher plus, il y a toujours des règles et des quotas. » Ce à quoi répond Didier Gascuel que, « certes, il y a des quotas, mais pas partout et pas sur toutes les espèces. En Méditerranée, par exemple, il n’y a que le thon rouge qui est sous quotas ».

« Il faut être prudent avec les subventions publiques » 

Les ONG craignent ainsi que la pression n’augmente à nouveau sur les populations de poissons qui commençaient justement pour certaines à mieux se porter et qu’on débute un « retour en arrière », alors que des efforts pour préserver la durabilité de l’exploitation des ressources halieutiques ne sont toujours pas satisfaisants.

Aujourd’hui, 69 % des stocks de poissons européens restent en moyenne surexploités. En Méditerranée, ce serait même 96 % des stocks de poissons qui seraient en situation de surpêche. Quelques jours après le discours de politique générale prononcé par le Premier ministre, Édouard Philippe, qui invoquait des intentions d’« accélération écologique », les spécialistes s’étonnent que la France cherche à user de son influence diplomatique pour aller à l’encontre de ses engagements.

« Jamais, nous n’avions assisté à un tel recul environnemental. Jamais, le hiatus ne fut plus grand entre les discours et les actes d’un Président. Jamais, l’équipe de Bloom n’avait atteint un tel niveau de désespoir et d’impuissance », écrit l’ONG, qui a adressé une lettre ouverte la semaine dernière au Président Macron.

L’organisation mène d’ailleurs un combat pour demander plus de transparence sur l’utilisation et les conséquences des financements publics accordés au secteur. La Cour des comptes souligne elle aussi une gestion peu claire et complexe des fonds d’aides européens.

« Il faut être prudent avec les subventions publiques, qui peuvent être parfois un cadeau empoisonné aux pêcheurs, dit Didier Gascuel. Normalement, lorsque les stocks sont bien gérés et les pêcheries sont rentables, il ne devrait pas y avoir besoin de subventions. C’est un gâchis d’argent public.

Le fonds pour la pêche finance par ailleurs des mesures de protection de l’environnement et d’enrichissement des connaissances scientifiques, les investissements pour la sécurité à bord et pour l’efficacité énergétique. C’est une bonne chose. Mais, tous les spécialistes le disent, il ne faut pas encourager l’augmentation des capacités de pêche, même d’un point de vue d’efficacité économique, ce n’est pas bon pour la filière. »

18 juin 2019 / Mathilde Dorcadie

https://reporterre.net

18 juin 2019 ~ 0 Commentaire

bac (npa rennes-infos)

Blanquer-dinosaure

« Non, Mr Blanquer, ce n’est pas « business as usual »

Le 17 juin au matin, début des épreuves du bac, le ministre Blanquer oscillait entre les menaces voilées en dénonçant « une grève pas très acceptable » et le mode « même pas mal »  en prétendant que malgré la grève, « les épreuves vont se passer normalement ».

Cela résume la politique du ministère : passage en force de réformes en utilisant la répression face à l’incapacité de convaincre les enseignantEs, mais aussi les jeunes et leurs parents, en se réfugiant dans le déni de la réalité au nom d’une normalité fantasmée.

Des formes de mobilisation qui bousculent les habitudes

Il y a quelques mois Blanquer était le premier de la classe du gouvernement Macron, et le chouchou de tous les adorateurs de l’économie libérale enrobée dans les vieilleries réactionnaires d’un individualisme éculé, saupoudré de nationalisme nauséabond, qui voyaient dans les différentes réformes la mise en œuvre de leurs idéaux. Mais depuis septembre les résistances ont commencé.

Entre les enseignantEs des LP mobilisés contre la réforme de la voie professionnelle, les enseignantEs du second degré remontés contre la réforme du bac, les jeunes manifestant contre Parcoursup, et aussi les instits et les parents contre « l’École de la confiance », le seul recours de Blanquer a été de jouer les décalages temporels et les difficultés de convergence des différents secteurs mobilisés.

Mais au total, l’inflexible a dû reculer sur certains des aspects les plus contestés de prétendue « École de la confiance », durcie par la majorité très à droite du Sénat. Exit donc la création imposée des regroupements écoles-collège (EPSF), le projet de faire des directeurs et directrices d’école les supérieurEs hiérarchiques de leurs collègues, les formations des enseignantEs sur leur temps de vacances, mais aussi la suppression des allocations des familles d’élèves absentéistes ou le refus de mamans voilées dans les sorties scolaires.

C’est loin de vider la loi de toutes ses attaques, mais cela montre que les mobilisations peuvent peser.

Jusqu’à 60-70% de grévistes

De quoi renforcer la détermination à ne pas lâcher sur les autres réformes de Blanquer, en particulier celles de la voie professionnelle et du bac général et technologique. Au fur et à mesure de la précision des conditions de la rentrée 2019, la colère n’a fait que s’approfondir, renforçant le refus de collaborer à la mise en place de ce qui transforme l’école en simple machine de tri social renforcé de la jeunesse, tout en dégradant significativement les conditions de travail des enseignantEs et plus globalement de tous les personnels de l’éducation.

C’est ce qui a fait mûrir la détermination à ne pas laisser les examens se dérouler « normale-ment », d’autant que les réformes en question font disparaître le bac comme sésame à la poursuite d’études librement choisie pour chaque jeune bachelierE.

La mobilisation a commencé à une échelle modeste dans le 93, avec la grève des corrections du BEP. Ce sont 50 % des enseignantEs de Lettres-Histoire convoqués pour corriger qui se sont mis en grève. Résultat, aux deux jours de corrections prévus se sont ajoutés deux jours supplémentaires, le rectorat convoquant de nouvelles personnes.

La grève des surveillances le 17 juin a connu un écho très variable, mais avec des pointes à 60-70% de collègues convoqués en grève dans certains établissements.

Et des stratégies de contournement de la part des chefs d’établissement pour tenter de faire face (faire composer les élèves dans des gymnases plutôt que dans des salles pour diminuer le besoin de surveillantEs…), révélatrices du niveau de mobilisation et, du côté du ministre Blanquer, d’une étrange conception de la « normalité ».

Cathy Billard Mardi 18 juin 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Grève des examens : Communiqué de l’AG des grévistes du 17 juin 2019 (Rennes Infos)

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