Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

21 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

minerais (france inter)

robot sm

Quand le rush sur les minerais sous-marins menace la biodiversité

Les technologies ou les véhicules propres sont voraces en métaux rares. Et le développement éclair de ces secteurs pousse les entreprises minières à les chercher où qu’ils se trouvent. Mais faute de code de conduite, l’environnement pourrait en pâtir. En particulier les fonds marins, riches en minerais.

Lithium, cobalt, terres rares, graphite, nickel…

Tous ces éléments entrent dans la composition des batteries rechargeables. Prenez le cobalt, par exemple. Ses besoins augmenteraient de 1 928 % dans un monde 100 % véhicule électri-que, estime UBS dans une étude. La consommation annuelle mondiale atteignant 62 000 tonnes aujourd’hui, et sachant que les réserves connues ne dépassent pas 7 millions de tonnes, on devrait en avoir pour une centaine d’années.

Pour le lithium, le carburant du futur pour les analystes, Deutsche Bank estime la demande mondiale à « 534 000 tonnes d’ici à 2025, les batteries [représentant] 70% de ce chiffre ». Il faudrait multiplier la production par 12 pour parvenir à en extraire suffisamment.

Autant dire que les métaux de base sont et seront particulièrement prisés.

Et cela se ressent dans les prix : en 2010, le Cobalt s’échangeait à 4 000 dollars la tonne. Depuis 2016, on flirte avec les 14 000 dollars. Une somme pour laquelle les entreprises minières sont prêtes à chercher loin, dans des lieux difficilement accessibles. Les fonds marins par exemple, au-dessous de 200 mètres, ce qui représente 65 % de la surface du globe.

Dommages potentiellement irrévocables

L’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) demande que ce nouveau terrain de conquête soit régulé dans les plus brefs délais. Dans son rapport intitulé Deep Seabed Mining: a Rising Environmental Challenge, l’ONG alerte sur les risques liés à une exploitation sauvage des océans : dommages irrévocables sur les écosystèmes marins et disparition d’espèces rares.

Pour l’IUCN, c’est un véritable code minier qu’il faut établir.

C’est le message qu’elle adresse à l’Autorité internationale des fonds marins, l’organisme intergouvernemental chargé d’organiser et de contrôler toutes les activités relatives aux ressources minérales des fonds marins, à l’occasion de sa réunion annuelle à Kingston, en Jamaïque.

Car en mai 2018, 29 contrats d’exploration des grands fonds étaient déjà en vigueur. Des contrats d’exploration pour la plupart, comme au Japon en 2017, mais pas seulement : l’exploitation commerciale est prévue à l’horizon 2025 en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Et en attendant, pas une recommandation en matières de bonnes pratiques, aucune démarche responsable mise en avant.

Kristina Gjerde, de l’IUCN, en appelle à la responsabilité de tous :

Avec des règlements commerciaux en cours d’écriture pour les activités minières sous-marines, nous avons une opportunité unique de nous assurer que l’impact potentiel de ces activités est identifié, compris et discuté publiquement

lundi 16 juillet 2018 France Inter

https://www.franceinter.fr/

21 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

brennilis (sans transition)

an ankou a

Centrale nucléaire de Brennilis : « On ne maîtrise rien. »

On a appris cette semaine que la centrale de Brennilis ne sera démantelée qu’à l’horizon 2038. Quelle est votre réaction ?

On remarque qu’il faut énormément de temps pour démanteler une petite centrale, alors qu’elle n’a été utilisée que peu de temps, entre 1967 et 1985. Le temps de démantèlement du réacteur seul dépasse celui d’utilisation. Et comme il y a toujours des retards et des surprises, on peut imaginer que cela sera encore plus tardif que 2038.

Pourquoi cela prend-il autant de temps ?

C’est compliqué. Il y a des questions qui restent sans réponse : comment traiter les déchets par exemple. On voit ce qu’il se passe à Bure. Lorsqu’on a créé la centrale dans les années 1960, on ne s’est pas posé la question de ce qu’on allait en faire après. On a peut-être pensé que dans cinquante ans, on saurait tout faire, mais ce n’est pas le cas.

Mais y a-t-il vraiment urgence à la démonter ? Quel est l’impact environnemental de la présence de la centrale ?

Il reste des pollutions qui datent de l’utilisation de la centrale, de contaminations antérieures. La Cli s’est d’ailleurs étonnée dans un rapport de ne pas avoir accès à l’historique des incidents survenus en cours d’utilisation. Il y a un manque de transparence de la part d’EDF. Mais actuellement, les déchets sont confinés dans le dôme de la centrale. EDF a assuré que les travaux ne nécessiteraient pas de procédures de confinements supplémentaires.

Qu’est-ce que cela dit sur le nucléaire en France ?

Cela montre qu’on ne maîtrise rien, qu’on a aucune idée des coûts du démantèlement. La preuve en est, c’est qu’à chaque fois, EDF refuse de nous donner des chiffres. Alors soit ils n’en savent rien, soit ils ne veulent pas le dire. Mais si le bilan financier de la centrale de Brennilis était positif, EDF s’en vanterait. Or là, c’est motus et bouche cousue.

2038, et pas avant. C’est, selon EDF, la date à laquelle le démantèlement de la centrale de Brennilis, dans les Monts d’Arrée (Finistère), pourra être terminé. Un délai qui illustre les limites de la politique nucléaire, selon Tugdual Tanquerel, représentant de Bretagne Vivante au sein de la Cli (la Commission Locale d’Information des Monts d’Arrée, qui assure une mission de concertation sur la question de la centrale)

20/07/2018 Cyprien Caddeo

http://www.sans-transition-magazine.info/

21 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

affaire (l’obs)

L’affaire Benalla est explosive car elle contient 4 scandales

Si le Benallagate est si explosif, c’est qu’il combine quatre affaires : la violence gratuite, l’usurpation de fonctions, le retour des barbouzeries, et la tentative d’étouffer l’affaire.

Si le « Benallagate » a pris une telle ampleur, ce n’est ni parce que les médias s’ennuient l’été ni parce que l’opposition, jusque-là très faible, n’attendait qu’une occasion pour s’en prendre à Emmanuel Macron et son prétendu nouveau monde. C’est parce qu’il y a en réalité quatre affaires Benalla, emboîtées les unes dans les autres telles des poupées russes. En se combinant, elles forment un ensemble explosif.

Quatre affaires

La première affaire est la scène violente de la place de la Contrescarpe.

Un homme casqué agrippe par le cou et frappe un homme déjà maîtrisé par les forces de l’ordre. Les témoins de l’affaire se récrient en vain. En soi, cet épisode est un scandale, qui légitime les discours dénonçant la violence démesurée contre les manifestants.

La seconde affaire est l’usurpation de fonctions.

L’homme qui frappe n’est pas policier. Il n’est pas investi du droit d’exercer cette violence. Il porte un brassard de la police, et les forces de l’ordre le laissent faire. L’Etat de droit, fondement d’une démocratie, est donc remis en cause.

La troisième affaire est la découverte que cet homme, grisé par son propre pouvoir, est un collaborateur du président de la République.

Qu’il existe au « château » des nervis au statut flou (Alexandre Benalla, mais aussi son copain Vincent Crase…), chargés d’opaques sinon basses besognes. On se croirait revenu au sale temps des barbouzeries orchestrées par le SAC gaulliste. Cette découverte fissure l’image d’Emmanuel Macron, qui a toujours insisté sur l’exemplarité et l’intégrité nécessaire à sa fonc-tion. La communication présidentielle, jusque-là parfaitement lissée, a volé en éclat. Et l’on constate que le vieux monde, rance, est toujours bien là.

La quatrième affaire, peut-être la plus explosive, est la tentative manifeste d’étouffer le scandale.

Aux Etats-Unis, depuis le Watergate, un proverbe politique dit : « It’s never the crime, always the cover up. » Ce n’est jamais le crime lui-même qui cause le scandale, ce sont les manœuvres pour le dissimuler… Cela s’est vérifié à de nombreuses reprises, notamment à l’occasion de l’affaire Monica Lewinsky sous Clinton, ou lors des justifications de la guerre en Irak, sous Bush junior.

Dans le cas du Benallagate, il est clair que l’Elysée a cherché à cacher ce qui s’était passé le 1er-Mai. Le parquet (contrairement à ce qu’impose l’article 40 du Code de procédure pénale) n’a pas été saisi. La brute a été légèrement sanctionnée, en catimini. Censé avoir été déchargé de ses fonctions de sécurité, on la retrouve lundi sur les Champs Elysées, dans le bus des champions du monde de foot…

Une énorme prise de risque

A ce niveau, on est au-delà de la clémence, on frise soit l’amateurisme, soit la complicité. Le plus étonnant, c’est que pour couvrir son homme, l’Elysée a pris un énorme risque : la scène de la Contrescarpe était filmée par plusieurs téléphones, et la probabilité qu’on finisse par reconnaître le visage d’Alexandre Benalla était très forte.

Dès l’apparition de la vidéo sur les réseaux sociaux, Emmanuel Macron aurait dû congédier Alexandre Benalla ; il ne l’a pas fait, mal lui en a pris.

Dès la publication de l’article du « Monde » révélant l’affaire, il aurait dû réagir plus fortement encore, en s’exprimant, en limogeant Benalla, voire ses supérieurs hiérarchiques qui ont manifestement manqué de jugeote à son sujet. Il ne l’a pas fait, et l’affaire ne peut désormais que s’envenimer.

Pourquoi ce président, qui dès son arrivée n’avait pas hésité à virer le chef d’état-major des armées pour quelques mots critiques sur le budget de la Défense, a-t-il été incapable de se défaire d’un collaborateur instable traînant déjà plusieurs casseroles ?

Pourquoi l’Elysée avait-il besoin de cet homme, alors qu’il existe un service officiel pour cela, le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) ?

Quelle était la relation exacte entre le candidat-puis-président Macron et cet homme qui le suivait comme son ombre ? En ne traitant pas cette affaire comme elle aurait dû l’être, l’Elysée a ouvert la boîte des mille questions légitimes, mais forcément embarrassantes.

 Pascal Riché  20 juillet 2018

https://www.nouvelobs.com/

Commentaire: Depuis ces 4 affaires, sont apparus l’affaire du véhicule et du logement de fonction, une broutille et celle du « pass » pour entrer au Parlement…

21 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

milice? (anti-k)

syndicalisme-autrement

Mafia et État ne sont jamais en rivalité

LA MILICE DE MACRON A propos de « l’affaire Benalla »

Avec la création de mercenaires au sein même du parti gouvernemental pour aller casser des opposants, la radicalisation de la police, et les cadeaux du président systématiquement dirigés vers le clan des plus riches, la nature Mafieuse de l’État Macroniste se révèle chaque jour de plus en plus visible.

Paris, le 1er mai dernier.

La traditionnelle manifestation se disperse, après avoir été sévèrement réprimée. Au milieu des CRS, deux hommes en civil brutalisent des manifestants. Une jeune femme est violemment attrapée par le cou, un homme est étouffé, et roué de coups au sol. L’agresseur le plus virulent porte un casque appartenant à la police nationale. Pourtant, il n’est pas policier, mais membre de la garde rapprochée d’Emmanuel Macron. Il intervient en tant que « volontaire », en dehors de tout cadre légal, pour casser du manifestant. Cet homme, c’est Alexandre Benalla, et il est au cœur d’une polémique depuis 24H. Il travaille directement à l’Élysée, parmi les plus proches du président. Pour le moment, le gouvernement reste muet, ou présente les faits comme un acte isolé, une erreur. En réalité, il s’agit d’un scandale d’État, avec de nombreuses ramifica-tions. Macron a couvert une milice secrète et para-légale. Quelques remarques.

1 IL N’Y A PAS UN, MAIS DEUX, VOIRE TROIS AGRESSEURS.

Sur les images du 1er mai, aux côtés d’Alexandre Benalla, son ami Vincent Crase, ancien gendarme, participe aussi aux exactions contre les opposants. Mais il y a aussi un troisième homme, lui aussi en civil, pas encore identifié, qui prend le relai de Benalla lorsqu’il exfiltre brutalement une jeune manifestante. Ces hommes semblent eux aussi se connaître, fonction-ner ensemble. Du reste, ils disposent de Talkiewalkies, et semblent porter des armes à la ceinture. Combien de « volontaires » proches de l’Élysée ont participé aux violences contre les opposants le 1er mai dernier ? La question reste ouverte. Seule certitude : l’État a autorisé, équipé et armé au moins trois membres du parti au pouvoir pour qu’ils aillent casser du mani-festant. Macron couvre donc des milices de choc, en dehors de tout cadre légal, dans la continuité des déclarations guerrières de son ministre Gérard Collomb.

2  UNE MILICE CONSTITUÉE QUI COMMANDAIT DES ARMES.

Les lanceurs d’alertes Wikileaks avaient piraté et diffusé les mails internes au parti En Marche pendant la campagne présidentielle. Dans ces archives, disponibles en ligne, on découvre un échange entre Alexandre Benalla et un magasin parisien de ventes d’armes de défense : LBDLS. L’objet ? Acheter un arsenal paramilitaire. Benalla commande notamment des armes de poing, Flash-Balls et Gomme-Cognes, des balles, des pistolets lacrymogènes, ou encore des boucliers de maintien de l’ordre. Le tout « au nom du Mouvement En Marche ». Par ailleurs, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont fondé ensemble la « fédération française de la sécurité privée », ainsi qu’un site dédié à la sécurité, aujourd’hui effacé. Dans ces conditions, vu le degré d’organisation de ce groupe, le plus haut sommet de l’État ne pouvait évidemment pas ignorer les agissement des agresseurs. Il s’agit donc de mercenaires, de barbouzes, dont les violences étaient coutumières. D’ailleurs Alexandre Benalla est accusé d’avoir frappé un militant communiste en 2016, et arraché l’accréditation d’un journaliste en 2017.

3 UN RAPPORT AMBIGU AUX VIOLENCES POLICIÈRES.

Depuis mercredi, ce qui choque les médias et la classe politique, ce ne ne sont pas les innom-brables exactions commises contre les manifestants depuis des mois. Ces violences policières ont causé des centaines de blessures, et parfois des mutilations, et ont abondamment été fil-mées et documentées. Ce qui choque, c’est le caractère « non-règlementaire » des agres-sions commises par le milicien Benalla. Si les mêmes violences avaient été commises par les CRS ou la BAC, personne ou presque n’aurait réagi. Ce que les médias reprochent à Benalla et ses complices, c’est de ne pas avoir été officiellement policier. Ce qu’on leur reproche, c’est aussi de ne pas avoir été suffisamment discrets, de s’être laissés filmer. Combien d’actes similaires nous sont inconnus ?

4 LE 1ER MAI : UNE RÉPRESSION HORS NORMES.

Lors du défilé du 1er mai à Paris, plus de 300 manifestants ont été arrêtés. Des dizaines d’autres, blessés lors d’affrontements. Parmi les personnes arrêtées, plus d’une centaine ont été enfermées en garde à vue, souvent plus de 48, voire 72 heures en cellule, avant de passer directement devant un juge. Plusieurs manifestants étaient alors envoyés directement en prison.  D’autres sont encore poursuivis, mis en examen, et sous contrôle judiciaire, pour leur participation à la manifestation, en attendant leurs procès. Des sanctions massives, et extrê-mement lourdes, reposant souvent sur de simples présomptions. C’est donc au même moment, alors que la police arrêtait massivement, et la que justice enfermait à tour de bras, que Benalla et sa milice s’amusaient à faire la chasse au manifestants. En toute impunité.

5 ENSAUVAGEMENT RÉPRESSIF.

L’utilisation de milices en complément de la police n’est malheureusement pas nouvelle. Les attaques commises par des groupes d’extrême droite contre les étudiants mobilisés à Mont-pellier ou Dijon, ou les attaques de manifestants comme à Lyon ou Nantes font office de répression parallèle. Macron a délégué la « surveillance des campagnes » à des groupes de chasseurs, créant de facto des milices. En même temps, les fractions les plus à droite de la police se radicalisent. Le vote Front National y bat tous les records, et la création de groupes armés composés d’anciens policiers et d’anciens militaires prêts à commettre des attentats racistes, comme l’a montré l’arrestation du groupe baptisé « Action des Forces Opérationnel-les» prouvent cette radicalisation. Des réseaux d’influence poussant à l’armement accru et à l’impunité des forces de l’ordre sont au cœur du pouvoir. Et en retour, l’extrême droite organise des manifestations pour soutenir les policiers auteurs de violences, comme on l’a vu à Nantes, après la mort du jeune Aboubakar en juin, tué par le tir d’un CRS. La boucle est bouclée.

« On se trompe chaque fois que l’on veut expliquer quelque chose en oppo-sant la Mafia à l’État : ils ne sont jamais en rivalité », écrivait Guy Debord.

Avec la création de mercenaires au sein même du parti gouvernemental pour aller casser des opposants, la radicalisation de la police, et les cadeaux du président systématiquement dirigés vers le clan des plus riches, la nature Mafieuse de l’État Macroniste se révèle chaque jour de plus en plus visible.

Source: 19 Juillet 2018 – Nantes Révoltée

Mediapart  20 JUIL. 2018 PAR  BLOG : BLOG DE J-B

https://www.anti-k.org/

manif

Pourquoi l’affaire Alexandre Benalla est explosive pour Emmanuel Macron et le gouvernement (Anti-k)

Une opération de police pour organiser du désordre sur une place auparavant calme, y commettre des violences sans justification sur une femme qui passe et un jeune homme plutôt paisible.

Avec ou sans usurpation d’uniforme, c’est déjà un scandale, que ces faits soient commis par des petits copains à Macron, pour juste s’amuser en dit long sur ce régime.

La correspondante de Libération: « …On était juste à côté, donc on a décidé d’y aller, il y avait plusieurs groupes d’étudiants assis sur la place, en train de discuter et de boire des bières. Une dizaine de CRS immobiles étaient présents. Assez vite, une trentaine de CRS sont arrivés et ont bouclé la place. A ce moment-là, ça a rapidement dégénéré, la tension est montée, avec gaz lacrymo et coups de matraques, c’est parti dans tous les sens. Je précise que personne n’était masqué, c’étaient juste des jeunes en train de boire des bières et de parler tranquillement.

Premier réflexe, je me mets à filmer. Des CRS courent, une fille se fait attraper et tirer par le cou. Au même moment, un mec chauve en sweat-shirt attrape un gars avec plusieurs CRS, ils le traînent par terre et nous gazent pour éviter qu’on filme. Là, celui qui est identifié comme Alexandre Benalla arrive en courant, il attrape par le cou le gars qui est déjà à terre entouré de CRS. Il l’étrangle et lui met plusieurs coups de poing par derrière, c’est un tabassage en règle.

La victime a du mal à respirer, se touche le ventre. On crie tous plusieurs fois d’arrêter, c’est hyper violent. Je m’approche d’Alexandre Benalla, je filme son visage et je dis : «Regardez son visage, il est en train de le tabasser par terre».

Il me regarde et il se barre de peur d’être reconnu. Je l’avais déjà aperçu plusieurs fois durant la manifestation avec un brassard de police. J’ai rapidement publié la vidéo sur Twitter, sans savoir à quel corps de police il appartenait… » LR

21 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

hillion algues vertes (ouest france)

algues

Côtes d’Armor. Deux plages interdites au public à Hillion à cause des algues vertes

En raison de la présence d’algues vertes, la mairie d’Hillion (Côtes-d’Armor) a décidé d’interdire l’accès aux plages de la Grandville et de Carrieux. Les algues vertes sont de retour dans la baie de Saint-Brieuc. Si les échouages ont été plus tardifs cette année, ils s’accélèrent depuis le début du mois de juillet.

Le fond de baie est particulièrement touché, dont les plages de la commune d’Hillion. Ce vendredi 20 juillet, un arrêté du maire a été pris, interdisant l’accès à toute personne et aux animaux, « pour une durée indéterminée », à la plage de Grandville et à la plage de Carrieux au niveau de l’estuaire du Gouessant.

La raison de cette interdiction : « l’impossibilité technique de collecter les algues échouées » sur le secteur. Les algues en putréfaction sur le sable pouvant être dangereuses pour la santé.

Les autres plages d’Hillion, dont celle de baignade de Lermot  restent ouvertes au public.

21/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

21 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

urgences (npa)

hopitla

Urgences : « Un désastre pur et simple »

La situation dans les urgences des hôpitaux ne cesse de se dégrader depuis une vingtaine d’années, Cet été, « la situation des urgences est totalement chaotique », comme l’affirme l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF). Quinze jours après le début des vacances, des services d’urgences sont déjà fermés par manque d’effectifs soignants, d’autres n’assurent plus leur service 24 heures sur 24, des milliers de lits sont fermés, et l’urgentiste Patrick Pelloux accuse le ministère « de planquer les chiffres ».

« Mise en danger de la vie d’autrui » 

175 médecins ont écrit au Premier ministre : « On est dans le désastre pur et simple, nous vous alertons sur une mise en danger de la vie d’autrui et non-assistance à personne en danger, mise en danger de la population et mise en danger des professionnels qui doivent remplir cette tâche sans en avoir les moyens […]. Les décès médiatisés survenus récemment ne sont pas des faits isolés, ils sont les signes patents de la dégradation nationale des services hospitaliers. »

L’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France reconnait que 600 plages horaires de 24 heures manqueront d’un médecin durant les deux mois de vacances, tous établissements confondus. Le ministère fait discrètement appel à la réserve sanitaire, des professionnels de santé retraités volontaires censés intervenir seulement lors de situations sanitaires exceptionnelles (épidémies, catastrophes, attentats), mais reconnaît que « les ressources de la réserve sanitaire peuvent ne pas être en adéquation avec les besoins exprimés ».

Les réponses à la crise : affligeant !

Thomas Mesnier, médecin urgentiste et député LREM, a été chargé d’un rapport par le gouvernement afin d’apporter des propositions. Il propose d’impliquer les médecins et les autres professionnels de santé (infirmiers, kinés, pharmaciens) dans la prise en charge de soins non programmés et de mettre en place un « numéro de santé » unique, le 15.

Son analyse : « L’accès aux médecins généralistes est parfois difficile, et les urgences offrent l’accès aux soins pour tous, sans avance des frais, avec la possibilité de consulter des spé-cialistes. » Il n’envisage pas la gratuité des soins sans avances des frais mais « plus de péda-gogie à l’attention des patients pour expliquer comment bien utiliser le système de soins, et une réflexion sur une meilleure coordination en ambulatoire afin d’accueillir plus de patients ». Et il refuse de soumettre les médecins libéraux à la moindre obligation (gardes, installations…).

Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, le conforte : « Il faut que les citoyens soient raisonnables, qu’ils aillent aux urgences pour les vraies urgences vitales, et que dès qu’ils peuvent être pris en charge par un médecin généraliste, qu’ils fassent le choix d’aller le voir plutôt que d’arriver directement aux urgences. »

Le gouvernement est dans l’incapacité d’apporter des solutions car il refuse de reconnaître que la crise des urgences est le reflet de la crise des hôpitaux (fermetures de 100 000 lits en vingt ans), et de l’ensemble du système de soins rongé par des politiques de santé qui n’ont pour logique que la rentabilité et le profit.

S. Bernard  Vendredi 20 juillet 2018

https://npa2009.org/

21 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

écolos? (jdd + obs)

 velo

Favoriser le covoiturage et multiplier les ventes de véhicules électriques

Aux collectivités encore de favoriser le covoiturage via des voies réservées, à l’image de ce qui est expérimenté dans les Hauts-de-Seine sur l’A86. « Nous allons tout faire pour que les véhicu-les soient davantage partagés », tout en poursuivant les efforts pour verdir les transports traditionnels, a insisté Elisabeth Borne.

Le gouvernement prévoit la fin de la vente des voitures neuves émettrices de gaz à effet de serre d’ici 2040, et veut multiplier par 5 celles de véhicules électriques et par 15 celle de poids lourds à faibles émissions d’ici 2025. Le bonus/malus à l’achat d’un véhicule neuf en fonction de ses émissions de CO2 sera renforcé, tout comme le soutien à l’achat de poids lourds qui ne roulent pas au diesel, et l’aide au déploiement des bornes de recharge pour véhicule électrique.

… mais le plan vélo attendra

En revanche, ceux qui attendaient un grand plan vélo, à l’image des ONG et de 200 parlemen-taires ayant récemment signé une tribune en ce sens dans le JDD, devront encore un peu patienter. Il sera dévoilé à la rentrée même si la ministre des Transports dit être « bien conscien-te qu’il y a beaucoup d’attente », notamment sur le financement. Une source proche du dossier explique en fait au JDD que « pour le moment, ce n’est pas arbitré positivement » par le gouvernement.

Officiellement, le ministère de l’Environnement indique dans Le Parisien que « le vélo est un élément prioritaire pour atteindre nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou de pollution de l’air, c’est pourquoi nous avons choisi de donner le détail du plan vélo séparément à la rentrée. »

« Je serai particulièrement attentif à ce que ce plan vélo soit à la hauteur des enjeux » et qu’il « apporte les conditions de généralisation de l’indemnité kilométrique vélo », indique dans un communiqué le député LREM Matthieu Orphelin, à l’origine de la tribune en avril dernier. « Si le plan est reporté à septembre pour que la généralisation de l’indemnité kilométrique vélo puisse être d’ici là arbitrée positivement, ça me va bien », complète l’élu joint par le JDD. Les ONG demandent un fonds vélo de 200 millions d’euros par an et la généralisation de cette indemnité.

« J’y vois le signe que le ministère de la Transition écologique ne parvient pas à convaincre Bercy et Matignon de l’intérêt de mettre en place une vraie politique publique en faveur du vélo », affirme dans L’Obs Olivier Schneider, le président de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), qui juge ce report « pas rassurant du tout ».

Lire aussi:

Le plan vélo reporté à la rentrée : « C’est un début d’enterrement » (L’Obs)

Commentaire: Voiture électrique contre plan vélo! Le gros pognon contre la petite reine! Pour nous, la voiture électrique est autant une calamité que la voiture thermique. Le bilan carbone doit tenir compte de la fabrication des batteries au lithium venant de Bolivie ou de Chine d’une part. Et d’autre part le recyclage! Enfin, les bornes de rechargement sont un énorme cadeau fait aux industriels, payé par le contribuable. Et ces bornes que vont-elles fournir? De l’électricité d’origine nucléaire?

21 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

edf (savoie antinuke)

nucl-aire-pieds-nickel-s

NUCLÉAIRE : EDF A DÉCOUVERT 1.775 ANOMALIES ET 449 NON-CONFORMITÉS SUR 46 RÉACTEURS

EDF vient de mettre à jour le décompte des défauts affectant ses réacteurs. Au 17 juillet, l’entreprise dénombre 1.775 « anomalies » et 449 « non-conformités» sur les équipements de 46 de ses réacteurs nucléaires en fonctionnement.

Ces résultats sont issus des vérifications réalisées par l’entreprise sur l’ensemble des dossiers de fabrication des équipements installés sur ses réacteurs et réalisés à l’usine du Creusot (Saône-et-Loire). Interrogé par l’agence de presse Montel, un porte-parole de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) indique que 31 réacteurs ont obtenu l’approbation de l’ASN suite à l’étude de ces écarts.

Avec 94 anomalies et 19 non-conformités pour 34 pièces fabriquées au Creusot, le réacteur 3 du Bugey (Ain) semble être le plus affecté.

EDF précise que les anomalies correspondent à des constats de non-conformité avec une exigence contractuelle ou réglementaire. Les non-conformités traduisent le non-respect d’une exigence interne à l’usine du Creusot, le fabricant des équipements.

« Près de la moitié des constats relèvent du « traitement thermique », c’est-à-dire de la tempé-rature de la pièce lors du processus de forgeage », explique EDF, précisant que « les essais réalisés sur ces pièces par la suite dans le processus de fabrication montrent que ces constats ne remettent pas en cause les propriétés attendues de la pièce et son aptitude à fonctionner en toute sûreté ». Les autres types de constats concernent des valeurs chimiques ou encore des écarts constatés lors des essais.

Philippe Collet, journaliste, Rédacteur spécialisé

https://savoie-antinucleaire.fr/

Source payante

21 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

camaret snsm (ouest france)

ref-mer

Camaret-sur-Mer. Le pilote de la SNSM sauve aussi des migrants

Malo Castillon, pilote camarétois de la SNSM, s’est engagé sur le « Sea Watch 3″, pour des missions de sauvetage de migrants, en mer Méditerranée.

Ce pilote et sauveteur à Camaret-sur-Mer (Finistère) est désormais chef-mécanicien sur le « Sea Watch 3″, un bateau qui porte secours aux migrants, en mer Méditerranée. « Il m’est insupportable de savoir que des gens périssent en mer. » Malo Castillon profite, aujourd’hui, d’une période de repos bien méritée.

« Les missions durent trois semaines, plus une de formation, et j’en enchaîne deux à chaque fois », précise-t-il. Chef de base du club de plongée Léo-Lagrange, à Camaret-sur-Mer (Finistère), pendant cinq ans, et désormais pilote sur un canot de la Société nationale de sauvetage en mer, il a éprouvé le besoin de voir autre chose, en fin d’année 2017. « Ma meilleure amie, Claire, travaille sur le Sea Watch 3 tous les étés, elle m’avait raconté comment cela se passait », se rappelle Malo. Ce bateau de 50 mètres appartient à l’ONG allemande Sea Watch, qui effectue des sauvetages en mer Méditerranée.

Avoir le cœur bien accroché

« J’ai été pris en novembre dernier comme mécanicien, car j’avais déjà des bases, du fait de ma formation de scaphandrier, pour une mission de trois semaines », raconte le Camarétois. Après quatre jours, pour l’approvisionnement, les 22 membres de l’équipage participent à une forma-tion.

Ce qui a frappé Malo, c’est l’organisation.

« Tout est professionnel, les missions sont très cadrées », explique-t-il. Et de tiquer : « Nous ne sommes pas une bande de hippies qui voguent en rêvant à un monde meilleur. » Parmi les compétences acquises pendant la formation, la capacité à naviguer et contrôler le bateau depuis la salle des machines « en cas d’attaque de passeurs ou de garde-côtes libyens ». Les journées sont rythmées par les patrouilles et l’entretien des moteurs. Mais quand un bateau de fortune pointe à l’horizon, tout le monde est sur le pont.

« Ce sont parfois des embarcations avec 700 personnes à bord »…

…explique Malo, les yeux grand ouverts. Peu de Libyens, beaucoup de Soudanais ou de Maliens et une fois un Tibétain. Pendant le sauvetage, le rythme s’accélère et chacun fait son possible pour aider. Les francophones traduisent pour les médecins. On distribue de la nourri-ture, de l’eau et des couvertures. Il faut soutenir physiquement ces femmes, ces hommes, ces enfants, car ils sont souvent trop faibles pour tenir debout, et « incroyablement légers ».

Humainement, le Sea Watch 3 est le théâtre de scènes difficiles, souvent, mais belles, aussi. Quand l’équipage a du mal à se déplacer, à cause du trop grand nombre de personnes, ce sont les aidés qui viennent au secours des aidants. Malo raconte, visiblement ému : « Plusieurs fois ce sont eux qui nous tiennent pour ne pas qu’on écrase une main, une jambe, pour que nous ne tombions pas, en fait. « Mais le marin est catégorique, il faut savoir rester fort et être prêt à encaisser pour travailler sur une mission. « Ces gens n’ont pas vu de gestes amicaux depuis des mois, tous ont été torturés, les femmes ont été violées… »

Le Sea Watch 3 bloqué à Malte

« Les grands moments de victoire, ce sont quand nous arrivons à faire monter tout le monde sur le bateau avant que les garde-côtes libyens n’arrivent », sourit Malo. Les rapports entre officiels et ONG ne sont pas toujours bons en mer. Pendant longtemps, l’Italie a permis que le Sea Watch 3, comme l’Aquarius, fasse débarquer les migrants sur son sol. Mais depuis les dernières élections, les règles ont changé.

« Dans le droit international la loi veut pourtant que le pays le plus proche accueille les réfugiés », renseigne le marin.

Malte avait déjà refusé l’accueil avant l’Italie. Et la France ne semble pas proposer grand-chose de plus. La situation est d’autant plus compliquée que le gouvernement maltais, port d’attache du Sea Watch 3 depuis le 9 juillet, a interdit tout départ du bateau « sans aucune raison ». Il n’y a plus aucun bateau de sauvetage sur la zone depuis fin juin. Et « 600 personnes sont mortes noyées depuis le début du mois de juillet », déplore Malo. Il ne sait pas quand, ni si, le Sea Watch 3 pourra repartir en mer. Malo se demande pourquoi une règle simple et connue n’est pas respectée là-bas : un marin ne laisse jamais quelqu’un à l’eau.

Ludovic SÉRÉ 18/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

21 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

catalogne sondage (el periodico.cat)

ceo-julio-2018-1532080900811

La principale leçon, c’est que l’indépendantisme reste majoritaire

Selon le baromètre du Centre d’Estudis d’Opinió (CEO), les républicains d’ERC évinceraient le parti Orange (Ciudadanos macroniste Blog) et remporteraient les élections avec 35-37 sièges (ils en ont maintenant 32).

En deuxième position Ciudadanos obtiendrait de 29 à 30 élus (maintenant 36) et Puigdemont de 27-29 (maintenant 34). La forte croissance de la CUP, de 4 à 8-10 élus, porterait la majorité sécessionniste à la Chambre dans une fourchette de 70 à 76 sièges et rendrait de nouveau les votes anticapitalistes essentiels pour former le gouvernement.

Ce baromètre a été réalisé entre le 24 Juin et 14 Juillet et a coïncidé avec la décision du tribu-nal allemand envers le leader de JxCat, avec la rencontre entre Sánchez (Président PSOE) et Torra  (gouvernement catalan) à la Moncloa (palais du président espagnol) et avec le rapprochement des prisonniers politiques dans les prisons catalanes.

Esquerra (ERC) est en croissance expliquée par la bonne valorisation de son chef de file, Oriol Junqueras, emprisonné, face à Puigdemont qui a fui la justice espagnole.

Les mathématiques parlementaires fourniraient à ERC une formule alternative: la tripartite de gauche. « L’effet Sanchez » est perceptible au PSOE-PSC, qui passerait de 17 à 19-21 députés. Un boom ajouté à l’Esquerra et aux «Comuns» (Podemos Blog), qui pourraient passer de 4 parlementaires actuels pour atteindre 10, amènerait les trois forces progressistes à la majorité absolue. Ils occuperaient de 62 à 68 sièges.

Pour sa part, le PPC, après la démission de Mariano Rajoy, pourrait perdre encore un repré-sentant des 4 qui lui reste. Le baromètre estime la participation aux élections régionales à 70%, ce qui signifierait 10 points de moins.

Le «oui» à l’indépendance de la Catalogne dans un hypothétique référendum est devant le «non», mais les distances sont étroites et le soutien à la sécession n’atteint pas 50% des voix. 46,7% des Catalans voteraient «oui» à la rupture avec l’Espagne, 1,3 point de moins que dans le baromètre de mai, tandis que 44,9% voteraient contre, 1,2 point de plus qu’il y a deux mois .

L’évolution ouverte par le changement de gouvernement en Espagne a contribué à renforcer l’autonomie au détriment de la sécession. Lorsqu’on leur demande ce que devrait être la Catalogne, 38,8% des personnes interrogées optent pour un État indépendant, soit deux points de moins qu’en mai. En revanche, les partisans du statu quo autonome ont augmenté de 1,5 point pour se situer à 25,5%. Les fédéralistes stagnent et répètent les 22,4% de l’enquête précédente.

Jose Rico Barcelona 20/07/2018

https://www.elperiodico.com/

Sigles:

ERC: Gauche modérée nationaliste

JxCat: Le Parti nationaliste conservateur de Puigdemont

CUP: Anticapitaliste indépendantiste

CECP: Podemos et alliés

PSC: Parti socialiste PSOE

PPC: Partido Popular PP

C’s: Cuiudadans/Ciudadanos macronisme soutenu par Manuel Valls

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