Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

18 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

brest « derrière les fronts » (afps)

brest 2d

afpsbrest.wordpress.com

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cine

18 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

sauver les haies (france info)

Nature : il faut sauver les haies !

La France compte trois fois moins de haies qu’il y a un siècle. Arrachées par certains agriculteurs, elles sont pourtant essentielles pour notre écosystème.

Des champs entourés de haies, une mosaïque à perte de vue. Le bocage, élément clé de notre paysage, est essentiel à notre écosystème. Mais depuis des années, arbres et bosquets sont souvent arrachés, le patrimoine est menacé. En France, les haies sont pourtant proté- gées par de multiples textes.

Mais pour optimiser la surface agricole et gagner du temps, certains n’hésitent pas à arracher celles qui bordent leur parcelle.Dans les années 60, les très petites parcelles sont regroupées pour accroître le rendement : c’est le début de l’agriculture intensive, 750 000 kilomètres de haies sont supprimés. (On dit parfois la distance terre lune! Note du blog)

Un soutien financier

Les haies sont essentielles pour l’environnement, elles stabilisent et dépolluent les sols et servent d’abri aux animaux. Ces atouts justifient le soutien financier du département : une enveloppe de 5 000 euros, un pari sur l’avenir. Aujourd’hui, la France compte près de 700 000 kilomètres de haies, c’est trois fois moins qu’il y a un siècle.

16/11/2017

http://www.francetvinfo.fr/

18 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

compte pénibilité (le monde)

macron dictyuer

Des substances cancérigènes exclues du nouveau compte pénibilité

Dans la version allégée du compte pénibilité mise en place par les ordonnances Macron, les agents chimiques dangereux ne sont plus considérés comme des facteurs à risques.  «L’ordon- nance Macron relative à la pénibilité au travail réduit le nombre de facteurs consi- dérés comme “à risque”, dans le nouveau compte professionnel de prévention (C3P), qui succède au compte pénibilité.  »

Alors que le cancer est la première cause de mortalité en France et que les polémi- ques autour des substances nocives s’enchaînent, la mesure a de quoi étonner.

L’ordonnance Macron relative à la pénibilité au travail réduit le nombre de facteurs considérés comme « à risque », dans le nouveau compte professionnel de prévention (C3P), qui succède au compte pénibilité.

Le gouvernement a décidé de retirer certains critères sous la pression du patronatDisparaît ainsi l’exposition à des agents chimiques dangereux, aux poussières et aux fumées. Mais aussi le port de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques émis par les machines. Le gouvernement a décidé de retirer ces critères sous la pression du patro- nat, mobilisé contre l’ancienne version du compte pénibilité : l’exposition au risque concernant ces quatre facteurs serait trop difficile à évaluer. Restent seulement les activités exercées dans des milieux extrêmes (bruyants, sous très haute pression ou haute température), ainsi que les cadences à la chaîne ou en 3/8 et le travail de nuit.

Les salariés exclus du nouveau C3P ne pourront donc plus bénéficier des dispositifs préventifs mis en place par l’ancien compte pénibilité : une réduction du temps de travail sans perte de salaire, un départ en retraite anticipé ou une formation pour exercer un autre métier. Le nouveau C3P restreint ce dispositif aux seuls salariés concernés par les six facteurs recensés.

Mic-macL’impact pourrait être limité, puisque en sept ans seules quelques centaines de salariés ont bénéficié d’un départ à la retraite anticipé au titre de l’ancien compte pénibilité. Pour l’emplo- yeur, la procédure d’évaluation des risques a été simplifiée : la mesure de l’exposition et le suivi individuel des salariés exposés à des substances dangereuses, à des postures pénibles, etc., n’est plus une obligation pour l’entreprise. Néanmoins, « les ordonnances Macron introduisent un risque judiciaire… (Suite payante)

LE MONDE ECONOMIE 16.11.2017Catherine Quignon

18 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

méthane (à l’encontre.ch)

methane

Le méthane oublié du réchauffement

Alors que la COP23 [1] qui se tenait à Bonn depuis le 6 novembre s’achève aujourd’hui, 17 novembre, on oublie souvent que le CO2 n’est pas le seul gaz à effet de serre possédant un fort impact sur le climat. Si ses émissions sont responsables pour plus de la moitié du réchauffement observé depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle, un tiers du phénomène est imputable au méthane (CH4).

Au plan mondial, ses émissions proviennent à 40% de l’agriculture et de l’élevage, et à 60% du système énergétique (grisou des mines de charbon, fuites des puits de gaz et de pétrole…), des déchets ménagers et agricoles et des feux de forêt. Et celles-ci croissent à un rythme inquiétant.

Une dangerosité sous-estimée

Jusqu’ici, les politiques de lutte contre le réchauffement climatique se sont cependant focalisées sur la seule réduction des émissions de CO2. Parce que la durée de vie du méthane en tant que tel est moindre que celle du CO2 (il se dégrade au bout d’une douzaine d’années en d’autres gaz à effet de serre) et que sa dangerosité a été longtemps sous-estimée: selon une nouvelle méthode de calcul employée par des chercheurs de l’université de Reading, sa contribution au réchauffement climatique serait ainsi supérieure de 25% à ce qu’estimait le Giec, le groupe international d’experts du climat, dans son rapport de 2013.

Conclusion: l’impact des efforts de réduction des émissions de CO2 pourrait être totalement annulé en l’absence d’un effort similaire entrepris sur celles de méthane, s’alarment Benjamin Dessus, Bernard Laponche et Hervé Le Treut, dans un récent article, résumé sur le site du magazine La Recherche.

Mesurer cet impact était cependant compliqué jusqu’ici: cela demandait de faire tourner des modèles coûteux durant plusieurs mois. C’est pourquoi les trois chercheurs ont mis au point un algorithme simple permettant de prendre en compte l’effet des émissions de tous les gaz à effet de serre, et pas seulement du CO2, sur le climat.

Résultat, il apparaît que dans le cas du scénario le plus optimiste envisagé par le Giec, dans lequel la concentration de CO2 dans l’atmosphère serait maintenant sous la barre des 450 ppm à l’horizon 2100, le méthane serait responsable pour 49% de l’augmentation de la température observée: l’enjeu d’une réduction des émissions de méthane apparaît ainsi clairement. L’objectif de Benjamin Dessus et de ses coauteurs est que les responsables politiques s’intéressent enfin à cet enjeu et se saisissent de leur algorithme pour modéliser l’impact de leurs décisions de politiques de lutte contre le réchauffement climatique. (Publié dans Alternatives économiques, en date du 17 novembre 2017)

[1] COP 23e conférence des parties à la Convention des Nations unies sur le climat.

18 novembre 2017 Marc Chevallier
Commentaire: Une source incontrôlée de méthane, c’est le permafrost ou pergélisol qui est en train de fondre en Sibérie

18 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix la poste (ouest france)

 greve-poste-privatisation

Poste de Carhaix. Mairie et syndicats veulent rassembler

Depuis plus de deux semaines, une partie des facteurs de Carhaix fait grève tous les jours. Le conflit social à La Poste de Carhaix se poursuit. Ce vendredi, la municipalité et les syndicats Sud et CGT appellent à un rassemblement, demain, samedi, à 11 h devant La Poste.

Dans un communiqué,

la municipalité de Carhaix, les syndicats CGT et Sud appellent « la population à se rassembler le samedi 18 novembre, à 11 h, devant la Poste de Carhaix

pour soutenir les postiers et trouver une issue acceptable pour tous au conflit ».

Seizième tournée

Dans ce même communiqué, ces différents acteurs demandent « que la tournée supprimée soit remise en place ce qui mènerait, après 16 jours de grève, à la fin du conflit social qui pénalise la population ».

Une partie des facteurs de Carhaix est en grève depuis le 2 novembre. Ils réclament, suite à une réorganisation du bureau de poste en octobre, une Seizième tournée. Cette revendication est la même depuis le début du conflit, mais les négociations ne semblent pas avancer.

Le Parti communiste, la France Insoumise et le conseiller municipal NPA Matthieu Guillemot ont également fait part de leur soutien aux postiers en grève. Le maire de Carhaix, Christian Troadec avait également déjà écrit à la direction de La Poste pour demander une sortie de crise.

Tensions

Jeudi, lors de la manifestation contre la politique du gouvernement, des manifestants ont investi la Poste carhaisienne. Manifestants et cadres de La Poste en sont venus aux mains. Une plainte a été déposée à la gendarmerie.

17/11/2017

https://www.ouest-france.fr/

17 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

pleins pouvoirs (npa)

pleins pouvoirs

État d’exception permanent: l’exécutif s’arroge les pleins pouvoirs

Les principales mesures administratives liberticides contenues dans l’état d’urgence, loi d’exception, sont aujourd’hui inscrites durablement dans la loi ordinaire, suite à la promulgation le 1er novembre de la « loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ».

La quasi-totalité des associations de défense des droits dénoncent la législation la plus sécuritaire de la 5e République, et l’ONU estime que la France devient LE modèle du tout sécuritaire européen.

Atteintes à la libre circulation

Les « périmètres de protection » remplacent les zones de protection. Décidés par les préfets seuls, s’ils estiment qu’il y a risque d’actes terroristes, ils concernent des lieux, des événements ainsi que leurs abords et accès. Certaines personnes peuvent y être interdites d’entrée. Pour celles qui y sont autorisées, elles peuvent toutes subir fouilles et palpations. La nouveauté, c’est que ces périmètres de protection peuvent être décidés pour une durée d’un mois renouvelable. On imagine l’utilisation qui peut en être faite contre toute mobilisation sociale !

L’assignation à résidence devient « l’obligation de résider dans un périmètre déterminé non inférieur à la commune pour permettre à l’intéressé de poursuivre sa vie familiale et professionnelle », renouvelable tous les trois mois dans la limite d’un an.

L’obligation de pointer une fois par jour au commissariat ou à la gendarmerie est maintenue. Avec une alternative à cette contrainte : la pose du bracelet électronique. Cette option est souvent proposée car elle coûte peu cher et habitue pernicieusement les « suspects » à s’autocensurer. De plus, la surveillance des personnes sous bracelet électronique peut maintenant être déléguée à des entreprises privées.

La suspicion comme preuve

Les « visites domiciliaires et saisies » sont le nouveau nom des perquisitions de domicile, décidées de jour par les préfets seuls, de nuit avec l’accord d’un juge des libertés et de la détention (JLD). Pourront les subir toute personne, au titre de la prévention d’actes de terrorisme, sur laquelle pèse « un soupçon sérieux de commission d’acte terroriste ou de menace grave à l’ordre public ». La police pourra saisir au domicile tout ce qui lui semblera utile.

Enfin, « les lieux de culte pourront être fermés de la seule initiative des préfets sur la base de propos tenus, en raison d’idées, de théories ou d’activités provoquant à la violence, la haine, la discrimination, la commission d’actes terroristes ou qui en font l’apologie ». Sans aucune instruction judiciaire et donc sans aucun droit à la défense ni au recours…

Menaces sur le droit d’asile

Les douaniers gradés pourront, « pour la prévention et la recherche des infractions liées à la criminalité transfrontalière, vérifier le respect, par les personnes dont la nationalité étrangère peut être déduite d’éléments objectifs extérieurs à la personne même de l’intéressé, des obligations de détention, de port et de présentation des pièces ou documents prévue à l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ».

Une mesure évidemment discriminatoire et raciste : quels sont les éléments « objectifs » qui permettraient de déduire une nationalité ?

Sur le fond, cela revient à demander aux douaniers de vérifier que les personnes migrantes peuvent entrer sur le territoire français. Pour les refouler ? Cet article légalise à la fois ce qui se pratique déjà dans des gares près de la frontière italienne… et annonce la prochaine loi sur l’immigration.

Jeudi 16 novembre 2017 Roseline Vachetta

https://npa2009.org/

17 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cop23 (npa)

cop 21

Bonn COP23 : aussi loin des Fidji que de sauver le climat! « Changer le système, pas le climat ! »

La COP23 (23e « conférence des parties » sur le climat) se tient depuis le 6 et jusqu’au 17 novembre à Bonn. La conférence est délocalisée au siège de la Convention climat de l’ONU en Allemagne, et non dans les Iles Fidji qui en assurent officiellement et (symboliquement !) la présidence.

Selon l’explication officielle, ce pays n’a ni les moyens ni les capacités d’accueil suffisantes (alors qu’il reçoit 600 000 touristes par an !).

Les 20 000 participantEs seront donc bien loin des drames humains, sociaux, écologiques causés par changement climatique dans la région. À Fidji, la montée des eaux d’au moins 6 mm par an menace les villages côtiers, dont certains ont dû être reculés déjà plusieurs fois, des tempêtes et des marées exceptionnelles provoquent le passage ou la stagnation d’eau salée qui rend impossible l’agriculture de subsistance de milliers de familles.

L’autre péril est la force croissante des ouragans alimentés par une eau de plus en plus chaude 

Le 20 février 2016, Winston, de force 5, a détruit des milliers de maisons et causé la mort de 45 personnes, provoqué le déplacement de 55 000 habitantEs dont certainEs vivent encore sous des tentes. Mais dans le Pacifique, ce sont les atolls, constitués de bancs de sable, qui sont les plus menacés.

Selon Hélène Jacot Des Combes, professeur à l’Université du Pacifique Sud : « Tuvalu, Kiribati ou les Marshall sont des États qui culminent de trois à cinq mètres au-dessus de la mer. Leur disparition physique du fait de la montée des eaux n’interviendra pas avant la fin du siècle… Mais, avant, ces îles vont devenir inhabitables du fait de la rareté de l’eau douce, causée par l’érosion. La nappe phréatique est gagnée par la mer. »

Encore et toujours plus chaud

A l’ouverture de la conférence, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a publié ses données provisoires (janvier à septembre) pour l’année 2017. Cette période a été marquée par des événements extrêmes : ouragans d’une grande intensité dans les Caraïbes et dans l’Atlantique, pics de chaleur à plus de 50°C en Asie, sécheresse durable en Afrique de l’Est…

La température moyenne a été d’environ 1,1°C de plus qu’à l’ère préindustrielle.

Selon le secrétaire général de l’OMM, « les trois dernières années sont les plus chaudes qui aient jamais été enregistrées ». En 2016, la concentration en CO2 de l’atmosphère atteint des records, soit 403,3 parties par million (contre 400 en 2015). Toujours selon l’OMM : « La der- nière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a trois à cinq millions d’années: la température était de 2 à 3°C plus élevée et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres par rapport au niveau actuel. »

Le niveau des océans continue de monter en moyenne d’environ 3,3 mm par an. Une hausse qui s’accélère (entre 2004 et 2015, le niveau des mers a crû de 25 à 30 % plus vite qu’entre 1993 et 2004), alimentée par la fonte des glaciers, comme au Groenland et en Antarctique, et par la dilatation thermique des océans. Le niveau marin a déjà monté de 20 cm depuis la période préindustrielle.

 Encore et toujours plus de déracinéEs climatiques

L’ONG Oxfam estime que 23,5 millions de personnes ont été contraintes de fuir leur terre et leur foyer en 2016 à la suite de catastrophes naturelles extrêmes. Sur la période 2008-2016, ce sont en moyenne 21,8 millions de personnes qui ont dû, chaque année, quitter leur cadre de vie. L’ONG internationale estime que « la montée des eaux, l’évolution des précipitations et d’autres changements réduisent les moyens de subsistance et augmentent le risque de voir, à l’avenir, beaucoup plus de gens se déplacer ».

Entre ouragans, inondations, sécheresses et incendies, l’année 2017 s’illustre par une succes- sion alarmante de catastrophes naturelles. À titre d’exemple : en août, de violentes inondations de mousson ont touché plus de 43 millions de personnes au Bangladesh, au Népal et en Inde. Et selon la synthèse du Lancet Countdown on health and climate change (Compte à rebours sur la santé et le changement climatique), ce sont plus de 1 milliard de personnes qui pour- raient migrer, d’ici à la fin du siècle, en raison du réchauffement climatique. Pourtant, ni la protection, ni l’accueil, ni le statut des millions de déplacéEs et réfugiéEs climatiques ne sont au programme de la COP23.

 Les COP se suivent…

Il y a eu la COP21 à Paris fin 2015 et le triomphalisme du gouvernement français qui assurait avoir sauvé le climat. Il y a eu la défense de l’accord de Paris comme prétendu rempart face à l’élection de Trump et son climato-négationnisme décomplexé… Il y a eu la COP22 à Marra- kech et son « capitalisme vert » appliqué tout particulièrement à l’Afrique…

Personne ne peut dissimuler qu’entre l’objectif affiché en 2015 de limiter le réchauffement mondial « nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels (…) en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5°C » et les engagements annoncés par les différents pays, il y a un gouffre.

Le responsable de l’ONU environnement, Erik Solheim déclare que« les engage- ments actuels couvrent à peine un tiers des réductions d’émissions nécessaires ».

Le cumul de ces engagements, s’ils étaient tenus, conduirait à une hausse de plus de 3°C. Les tenants de l’accord de Paris doivent donc impérativement donner l’impression d’agir. La COP23 se présente comme une étape technique sur la route de la COP24 (à Cracovie en 2018) présentée comme clé pour la mise en œuvre de l’accord de Paris, avec l’exigence de « rehaus- ser l’ambition ». En 2017, il s’agit de préciser les règles d’application de l’accord de Paris (évaluation, transparence…) et d’affiner les conditions du « dialogue de facilitation », autant de jargon pour dire que pour amener les gouvernements à revoir à la hausse leurs engagements, ce n’est pas gagné !

 « Fossile du jour » pour la France

Macron a succédé à Hollande, mais le climat est toujours le terrain d’un affichage aussi média- tique que trompeur pour les gouvernants français. Macron se rend donc à Bonn le 15. Mais sa venue a été précédée le 8 novembre par la remise de l’ironique mais mérité prix « du fossile du jour » attribué chaque jour de la COP par le Climate Action Network à un pays membre qui se distingue par son incapacité à tenir ses engagements.

Ce prix vient récompenser les renoncements successifs du gouvernement d’Emma- nuel Macron.

Il pointe l’arnaque de Hulot qui prétend justifier son recul sur la fermeture de réacteurs nuclé- aires par la défense du climat et sa volonté de ne pas ouvrir la porte à un retour du charbon. Comme le dit fort justement Nicolas Haeringer : « Affirmer que l’on va sortir des fossiles, mais pas du nucléaire ou, à l’inverse, que l’on va sortir du nucléaire mais pas des fossiles, n’est qu’une manière sophistiquée de préparer un renoncement général à la transition énergétique vers un mix énergétique 100% renouvelables ».

Voilà qui remet à leur place les fanfaronnades de Hulot, qui déclarait sans sourciller le jour de l’ouverture de la COP 

« On entre dans une phase décisive. Soit on est déterminés, ambitieux et on peut encore reprendre la main ; soit on continue à faire des compromis vers le bas et on va perdre la main. » 

Les paroles et les actes

D’autant que dans le même temps, comble de cynisme, le gouvernement a tenté de supprimer dans la prochaine loi de finances une enveloppe de 22 millions d’euros destinée à financer des projets luttant contre les effets du changement climatique dans les îles du Pacifique (panneaux solaires pour les îles isolées du Pacifique Sud, abris anti-inondation dans des atolls menacés par la montée des eaux…) Il aura fallu un vote des députés pour rétablir cet « équivalent Fonds vert » malgré un avis défavorable du gouvernement comme de la cheffe de file de La République en marche à l’Assemblée !

Un « Sommet climat » en décembre à Paris.

Macron se pose en défenseur du climat et organise le 12 décembre un « sommet climat », qu’il veut « sommet de l’action » pour montrer que la dynamique se poursuit malgré le retrait des États-Unis autour des questions de finance et climat. La dette climatique, celle des pays les plus anciennement industrialisés, donc les plus responsables du changement climatique, à l’égard des pays du Sud, les plus touchés par ce changement, reste entière.

En 2009, lors de la COP de Copenhague, les pays « développés » ont promis 100 milliards de dollars par an pour aider les pays du Sud à faire face à l’impact du changement climatique (adaptation) et à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre tout en poursuivant leur dé- veloppement (atténuation). En 2016, Oxfam évalue entre 10 et 19 milliards d’euros le mon- tant des sommes effectivement mobilisées. Dérisoire ! Selon l’ONU, il faudrait entre 130 et 260 milliards d’euros par an pour permettre aux pays en développement de s’adapter à un réchauffement limité à 2°C alors qu’on s’oriente plutôt vers 3°C.

À Bonn il ne sera pas question de cet engagement non tenu. Ce ne sera pas non plus le sujet à Paris. Audrey Rojkoff, de l’Agence française de développement annonce la couleur : « Au-delà de la question des 100 milliards, tout l’enjeu est d’inscrire ces financements dans une trajectoire de long terme, bas carbone et résiliente. Soutenir des projets locaux est néces- saire, mais la bataille climatique ne sera remportée que si l’on parvient à mettre en place des instruments financiers publics capables d’avoir un effet de levier sur les fonds privés pour vraiment « verdir » le monde. »

Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites. Exit la dette écologique et climati- que, et vive la finance et le marché !

Il s’agit moins de verdir le monde que de tenter de verdir le capitalisme ou plutôt d’instrumen-taliser la question du climat pour continuer de fourguer le nucléaire et les autres technologies d’apprentis sorciers du climat pour le plus grand profit des capitalistes.

En marge du sommet Macron du 12 décembre se préparent des mobilisations sur le slogan « Pas un euro de plus pour les énergies du passé ».

Le NPA apporte son soutien à ces initiatives et, au-delà, veut poursuivre le travail entamé à l’occasion de la COP21 pour construire un large mouvement pour la justice climatique, pour « Changer le système, pas le climat ».

Christine Poupin Mercredi 15 novembre 2017

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https://npa2009.org/

17 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

pollution (europe1)

école polluee

Ile-de-France : une ONG s’inquiète de la pollution chimique de crèches et écoles En s’appuyant sur des diagnostics de pollution réalisés en 2012-2013, l’ONG Robin des Bois alerte sur la pollution environnant des établissements publics franciliens.

Hydrocarbures, solvants chlorés, plomb… Certaines crèches et établissements scolaires de Paris et d’Ile-de-France sont installés sur des sols pollués, a assuré l’ONG Robin des bois, réclamant une meilleure information du public.

Des diagnostics trop peu connus. L’association a indiqué avoir obtenu auprès de la Commission d’accès aux documents administratifs des diagnostics réalisés lors d’une campa- gne lancée en 2012-2013 par le ministère de la Transition écologique, qu’elle publie sur son site. « La diffusion de ces diagnostics a été beaucoup trop confidentielle. Ils auraient dû être partagés avec les parents d’élèves, les enseignants et les enfants » en âge de les comprendre, a dénoncé vendredi Jacky Bonnemains, porte-parole de Robin des bois.

Une « vigilance renforcée » pour 58% des établissements.

Selon l’ONG, en Ile-de-France (hors Paris), 4% des 123 établissements accueillant des enfants et adolescents doivent « faire l’objet d’aménagements et de précautions d’usage » (classés C), comme la fermeture de jardins pédagogiques ou l’amélioration de la ventilation, et 58% « doivent faire l’objet d’une vigilance renforcée sur le long terme » (classés B).

Certaines mesures à Paris.

À Paris intra-muros, sur les 40 crèches diagnostiquées, 52% sont classées B et 23% sont classées C. Parmi ces dernières, certaines ont déjà fait l’objet de mesures comme celle des Petites écuries dans le 10è arrondissement qui a été fermée. Des teneurs en plomb de 1.400 mg/kg avaient été mesurées dans les sols du jardin pédagogique, alors que le Haut Conseil de la Santé publique recommande un dépistage du saturnisme infantile à partir de 300 mg/kg.

Des sites anciens pollués.

Ces diagnostics ont mis en évidence « un parc scolaire et de crèches ancien, qui date en moyenne des années 1920-30 et autour de ces écoles sont venus s’agglomérer stations-services, teintureries, blanchisseries, garages, petites industries qui ont fermé mais ont laissé sur place perchloréthylène et hydrocarbures », a expliqué Jacky Bonnemains.

« Il ne suffit pas de fermer les portes ».

Certains établissements plus récents construits sur des friches « pas dépolluées » sont égale- ment concernés, comme une crèche du 20è arrondissement qui devrait être fermée « dans les meilleurs délais », a-t-il ajouté, notant que ces informations étaient également importantes pour les riverains également concernés par la présence de polluants. « Il ne suffit pas de fermer les portes, de purger les robinets, d’ouvrir les fenêtres et de condamner des pièces, il faut extraire les sources de pollution », a insisté Robin des bois dans un communiqué, notant que « cette dépollution coûte cher ».

17 novembre 2017

http://www.europe1.fr/

17 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

plouzané, open the border (le télégramme)

Après « Kurdistan, rêve de printemps », le journaliste bretonnant Mikael Baudu présentera son dernier documentaire, « Open the border », samedi, à 10 h, au centre culturel François-Mitterand.

Le documentaire, projeté samedi, retrace le périple qu’ont vécu Saïf, Sévé et Tarik, réfugiés kurdes à la frontière gréco-macédonienne, où ils ont été stoppés plusieurs mois, avant de passer en Allemagne.

Le film n’est qu’une partie de l’histoire qu’ils ont vécue.
Elle a démarré en août 2014, pendant la guerre d’Irak où le village de Saïf, dans la province kurde de Syrie, est tombé entre les mains de Daesh. Comme des dizaines de milliers de Yézidis (*), il a alors fui, mais des centaines de civils ont été massacrés et d’autres enlevés, dont les femmes qui ont été vendues comme esclaves sexuelles.
Accompagné de Sévé et son fiancé Tarik, Saïf passera plus d’un an dans un camp de réfugiés en Turquie, avant de réussir à s’échapper pour rejoindre l’Europe. « J’avais rencontré Saïf lors d’un premier reportage dans ce camp et depuis nous étions restés en contact, grâce à Facebook », explique Mikael Baudu.
Après neuf tentatives plus ardues les unes que les autres, la dixième a été la bonne pour passer en Grèce, mais en arrivant à la frontière, le rêve européen a pris un sacré coup. « À la frontière macédonienne, ils étaient plus de 12.000 réfugiés bloqués se retrouvant entassés dans la pluie et le froid. Si certains possédaient des abris de fortune, d’autres dormaient dehors par cinq degrés. Mais comme disait Saïf : « on a voulu venir, c’est ça l’Europe » », poursuit le documentariste.
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Passer la frontière

Pendant plusieurs mois, Saïf, Tarik et Sévé, qui était enceinte, n’auront qu’une idée en tête : passer de l’autre côté de la frontière. Ils contactent à plusieurs reprises des passeurs, jusqu’à trouver un réseau moins pire que les autres.

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Mikael Baudu et Arno Vannier, son cadreur, ont rencontré les trois protagonistes, avant leur passage en Allemagne, où ils tentent aujourd’hui de se reconstruire. « Les Yézidis ont connu 74 génocides, dont Daesh est le dernier.
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Pour Saïf, 23 ans, qui a côtoyé les horreurs de la guerre, connu les camps et perdu des parents et des amis, rien ne peut venir entraver ses rêves de bonheur », conclut Mikael Baudu. (*) Les Yézidis, qui forment une minorité confessionnelle, sont adeptes d’un monothéisme issu d’anciennes croyances kurdes.
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Pratique
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Le documentaire en breton, kurde, français, anglais, arabe et sous-titré en français, sera suivi d’un débat en présence du réalisateur. Une collecte pour les réfugiés sera également organisée : vêtements pour jeune homme, chaussures (39 à 42), parkas, couverture de survie, nourriture sèche et couches (tailles 5 et 6).
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15 novembre 2017
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17 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

tribune (lutte ouvrière)

montee-des-eaux

Tribune des scientifiques : un avertissement à qui ?

Une tribune signée de quinze mille scientifiques originaires de 184 pays a été publiée le 13 novembre, dans une revue scientifique. Avec cet Avertissement à l’humanité, les biologistes, physiciens, astronomes, chimistes ou spécialistes du climat signataires veulent attirer l’attention sur la nécessité de freiner la destruction de l’environnement et pour l’humanité « d’adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique actuelle ».

Outre les émissions de gaz à effet de serre, responsables de l’accélération du réchauffement climatique, les auteurs dressent la liste des calamités qui s’abattent sur la planète, du dépé- rissement de la vie marine à l’augmentation de zones mortes, c’est-à-dire sans oxygène, dans les océans, en passant par la disparition d’écosystèmes entiers, la raréfaction de l’eau douce ou encore la déforestation.

S’ils dénoncent une catastrophe écologique réelle, ils se bornent à déplorer « notre refus de modérer notre consommation matérielle intense », notre incapacité à limiter la croissance de la population, à « réévaluer le rôle d’une économie fondée sur la croissance » et à « réexaminer nos comportements individuels ». En tant que consommateur, chaque être humain serait donc également responsable de la dégradation de l’environnement, les auteurs concédant tout de même que la consommation est « géographiquement et démographi- quement inégale ».

C’est le moins qu’on puisse dire dans un monde où la malnutrition progresse, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans d’Asie du sud et d’Afrique.

Et faut-il rappeler que des millions d’êtres humains ne peuvent se nourrir qu’en pratiquant des activités dangereuses pour eux comme pour l’environnement ? En Haïti par exemple, 98 % de la couverture végétale a disparu. « C’est la misère qui coupe les arbres » constatait un militant associatif local, car pour survivre, nombre d’habitants n’ont pas d’autres choix que de défricher un lopin de terre et de défricher à côté lorsque le terrain est trop érodé.

Aux quatre coins du monde, des activités industrielles empoisonnent travailleurs et environne- ment pour le plus grand profit des entreprises qui n’hésitent pas à piétiner les réglementations dans les pays où elles existent.

La planète n’est pas malade de supporter trop de population, trop de production ou trop de consommation.

Elle est malade d’un mode de production qui n’obéit qu’aux lois du profit égoïste, où au nom de la liberté d’entreprendre tout possesseur de capitaux peut se lancer dans des activités pollu- antes, mais qui lui rapportent du profit. Toute planification prenant en compte à la fois les be- soins humains et les ressources de la planète est exclue, tant qu’existe cette liberté du capital qui n’est pas seulement la liberté d’exploiter l’humanité, mais aussi celle de lui rendre la vie impossible.

Nadia CANTALE 15 Novembre 2017

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