Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

18 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

chats et souris

Discours de Tommy Douglas en 1944 au Canada accompagné d’un dessin animé. Né en Ecosse, Thomas Clement Douglas (1904-1986) a été premier ministre socialiste du Saskatchewan de 1944 à 1961.

17 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

maïs empoisonné

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Arrivée de 25 500 tonnes de maïs traités à la phosphine sur le port de Brest

Communiqué de presse

L’Union Régionale Solidaires de Bretagne, le Comité de soutien aux salariés de Triskalia victimes des pesticides, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest, l’Union Locale CGT de Brest, l’Union locale Solidaires de Brest, le syndicat CGT des marins de grand ouest, Europe Ecologie les Verts et leurs représentant élus de Brest, Ensemble et l’association Morglaz

se sont rencontrés ce lundi 16 janvier 2017 à Brest. Ils ont examiné le problème posé par le maïs traité à la phosphine, biocide mortel pour tous les mammifères et interdit en France acheté par la société Cobrena-Triskalia.

Depuis plus d’un mois la cargaison empoisonnée est toujours bloquée sur le port de Brest, dans des conditions dont nul ne peut affirmer qu’elles mettent à l’abri de tout danger les personnels du port, les riverains, sans oublier la faune et la flore.

Une fois plus les organisations présentes constatent que ce sont des salariés de la coopérative Nutréa-Triskalia et des dockers du port de Brest qui ont dû déclencher l’alerte, sur un nouveau scandale social, sanitaire et environnemental.

Une fois de plus, après une période de déni, la coopérative Triskalia suivi par les pouvoirs publics ont minimisé la gravité des faits.

Devant tant d’incertitudes, les organisations signataires demandent la destruction immédiate et sous contrôle des 25 500 tonnes de maïs traités à la phosphine sans oublier les 59 tonnes déjà livrés à l’entreprise Nutréa-Triskalia de Plouisy dans les Côtes d’Armor.

Elles exigent également l’ouverture d’une enquête transparente sur les points suivants :

- Le respect de la réglementation concernant l’utilisation de certains fumigants en France et particulièrement de l’utilisation de la phosphine
(Arrêté du 4 août 1986.)
- Le respect de la législation sociale concernant la sécurité des personnels affectés à la manutention, au traitement, et au transport de la cargaison.
- La traçabilité des céréales transportées : compte tenu des particularités des zones de production à risques (Roumanie, Ukraine ) : présence possible d’OGM et de glyphosate.
- La transparence des contrôles réalisés par les services de l’État, puis la communication des résultats des analyses effectuées.

Les organisation signataires s’étonnent du silence de la Région qui assume la responsabilité de la gestion des ports et n’a pas été en capacité d’imposer un cahier des charges qui permette de protéger les travailleurs et les populations, contre la dangerosité de produits comme la phosphine. Les organisations signataires appellent les forces associatives,
syndicales et politiques à relayer et amplifier la démarche qu’elles ont engagée.
A Brest le 16 janvier 2017

Commentaire: Le NPA, soutient la demande de destruction de cette cargaison dangereuse.

 

17 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

marche des femmes (bastamag + the guardian)

wash

Aux États-Unis, le mouvement féministe se prépare à résister à Trump

Le 20 janvier prochain, Donald Trump sera officiellement investi président des États-Unis. Le lendemain, un large mouvement féministe et de convergence des luttes organise une grande marche à Washington contre le tournant réactionnaire que le nouveau président incarne.

Pendant sa campagne, Trump n’a pas seulement défendu la construction d’un mur anti-migrants à la frontière mexicaine et le fichage de tous les musulmans des États-Unis. Il a également répété son opposition au droit à l’avortement et proposé que les femmes qui réalisent un avortement soient « punies ». Il a aussi, via twitter, régulièrement tenu des propos violemment sexistes. Une série d’accusations pour agressions sexuelles à l’encontre de Donald Trump ont d’ailleurs émaillé la campagne présidentielle.

Le candidat républicain intègrera la Maison Blanche en fin de semaine.

Pour les mouvements sociaux et toutes les catégories de population qui ont tout à perdre avec son arrivée au pouvoir, l’heure est à la résistance. L’initiative de la Marche des femmes sur Washington est soutenue par quelques 200 mouvements et groupes partenaires. Et s’engage autant sur les questions de droits à l’avortement et reproductifs, d’égalité salariale, que de lutte contre la racisme, que ce soit en matière de politique carcérale ou dans le travail, contre la militarisation et la violence de la police, pour une politique migratoire ouverte, pour les luttes indigènes, les luttes environnementales, pour le droit à la santé et à l’eau.

Ouverte évidemment à tous, elle est « un mouvement conduit par des femmes, réunis- sant des personnes de tous les genres, âges, races, cultures et affiliations politique », souligne le mouvement dans son manifeste. Des centaines de marches sœurs sont organisées à travers les États-Unis et dans le monde entier. En France, des actions sont déjà prévues à Paris, Strasbourg, Toulouse, Montpellier, Nice.

nantes

Planning Familial 44

En solidarité avec la Women’s March des américaines, contre l’idéologie sexiste, homophobe, xénophobe et raciste défendue aux Etats-Unis et en Europe :Rassemblons-nous à Nantes, le samedi 21 janvier 2017, à 15h Place des Volontaires de la Défense Passive, pour marcher jusqu’à la Place du Bouffay, renommée « Angela Davis » pour cette occasion.

Cet appel au rassemblement est signé par les associations et syndicats partenaires :

Le Planning Familial 44 – Solidarité FEMMES 44 – Ensemble 44 – Solidaire 44 – L’UD CGT 44 – FSU 44 – Syndicat de la Médecine Générale SMG – Ciné Femmes – osez le feminisme 44 – SOS Homophobie – Centre LGBT de Nantes – Espace Simone de Beauvoir – Association Les Filles Nantes – CIDFF de Nantes – Femmes Solidaires Comité de Saint Joachim- Féministes PluriellesNous, féministes français.es, ne pouvons rester indifférent.e.s alors que le nouveau président de la première puissance mondiale s’apprête à appliquer l’idéologie violemment sexiste, homophobe, xénophobe et raciste qu’il a défendue durant toute sa campagne.

Ces idées, certain.es les appliquent en Europe où tous les droits des femmes ne sont pas encore acquis, et ceux acquis peu respectés. Elles traversent aussi les programmes électoraux de certain.es candidat.es à la présidentielle française, porteurs de graves régressions.

Devant ces dangereux signaux envoyés à toutes les femmes et hommes de progrès du monde, nous témoignerons notre solidarité avec la « Women’smarch » des américaines en organisant, comme dans toutes les villes en France, des rassemblements similaires en solidarité avec la « Women’smarch ». »

march

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Rachel Knaebel 17 janvier 2017

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17 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (les inrocks)

NPA

POUTOU

Philippe Poutou va-t-il réussir à être candidat à la présidentielle ?

Le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) peine à réunir les 500 parrainages de maires pour se présenter à la présidentielle. Il lance formellement une “alerte démocratique”. Le voyant est au rouge – c’est le cas de le dire – au siège du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).

Ce 16 janvier, Philippe Poutou, le candidat ouvrier à la présidentielle, a lancé une “alerte démocratique” lors d’une conférence de presse au deuxième étage de la Rotographie (“la roto”, pour les intimes), à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Alors qu’il n’a jusqu’à présent récolté que 200 promesses de parrainages de maires sur les 500 exigées pour être officielle- ment candidat, il est menacé de ne pas pouvoir concourir au scrutin majeur de la 5è République.

“C’est trop peu!”

“C’est trop peu !, insiste Christine Poupin, la porte-parole du NPA, présente à ses côtés. La question posée aux maires n’est pas de savoir s’ils veulent voter pour Philippe Poutou, c’est une question démocratique : s’il n’est pas présent, il manquera un courant d’opinion qui s’est exprimé dans les mobilisations contre la loi Travail, dans les luttes féministes, antiracistes et de Notre-Dame-des-Landes. Il serait normal que cette voix soit présente”.

L’ouvrier de chez Ford, déjà candidat en 2012 (il avait obtenu 1,15% des voix), s’est déclaré précocement, en mars 2016. Assez tôt pour régler la question des 500 signatures, pensait-il : “On est obligé d’anticiper, car pour nous c’est l’équivalent d’un tour préliminaire pour réussir à être vraiment dans l’élection”. Mais cela n’a pas suffi.

Sur les 500 maires qui lui avaient prêté leur signature en 2012, entre 200 et 250 sont encore en place. Mais certains rechignent à réitérer leur geste, pour ne pas être “trop mar- qués” alors que beaucoup sont non-étiquetés. Pour Jean-Marc Bourquin, membre du NPA qui a sillonné l’Aisne à la recherche de parrainages, certains édiles n’osent pas soutenir un com- muniste révolutionnaire alors que la majorité de leurs administrés votent FN : “Ils ont peur de sauter aux prochaines élections”, se désole-t-il.

Le parcours est donc semé d’embûches pour le successeur d’Olivier Besancenot, candidat presque malgré lui (comme le relate un récent portrait dans la revue Charles), alors que les maires devront communiquer leurs parrainages au Conseil constitutionnel entre le 24 février et le 17 mars. Comment exister dans un contexte politique “vampirisé” par les primaires du PS ? Comment convaincre les médias de lui donner davantage la parole, alors qu’il est crédité de 2,5% des voix selon les sondages ? Philippe Poutou raille à ce titre l’emballement médiatique autour d’Emmanuel Macron, “un pur produit médiatique alors qu’il ne propose rien de neuf, à part son âge!”.

Tournant historique

“On pensait mettre des hologrammes sur tous les plateaux télés, mais on n’a pas les moyens !”, blague le syndicaliste CGT de l’usine Ford de Blanquefort (Gironde), en référence au futur meeting de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier, candidat de la France insoumise, a annoncé depuis peu avoir réuni plus de 500 parrainages. Selon le NPA, des discussions pourraient être engagées avec son équipe pour savoir s’ils pourraient lui transférer ses parrainages supplé- mentaires.

“Dans l’ordre de priorité, cela me semblerait plus normal d’appeler à ce que Poutou soit bien présent, que d’appeler à ce que Marine Le Pen ait bien tous ses crédits”, signale Christine Poupin, alors que le fondateur du Parti de Gauche a enjoint aux banques d’avoir “pitié” de la candidate du FN.

Alors que Lutte Ouvrière (LO), autre formation d’extrême gauche, ne communique pas sur ses parrainages, le NPA reconnaît donc que la pente est raide.

L’absence de Philippe Poutou en 2017, huit ans après la fondation du NPA (qui ne compte plus que 2 000 adhérents), signerait un tournant historique. On en mesure l’étendue en parcourant les couloirs de la “Rotographie”, l’imprimerie historique du journal de la LCR, Rouge, de 1975 à 2009, dans lequel Edwy Plenel (fondateur de Médiapart) côtoyait Bernard Guetta, Patrick Rotman, Daniel Bensaïd ou encore Michel Field (le patron de France Télévisions).

Dans un couloir imprégné d’une odeur d’huile et de ferraille caractéristique des rotatives, une affiche collée sur la porte du bureau d’Alain Krivine (le fondateur historique de la LCR) rappelle qu’il fut le premier candidat de la gauche révolutionnaire à la présidentielle, en 1969. A l’épo- que, L’Hebdo Hara-Kiri lui consacrait une “une ” rêveuse en président de la République. En 2017, on en est bien loin.

Mathieu Dejean 16 janvier 2017

17 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

brest josé bové (ouest france)

pesticideis

José Bové veut faire détruire le maïs empoisonné

Une cargaison de 25 500 tonnes est bloquée au port de Brest. La céréale est contaminée par un antiparasite interdit en France.

Il est en colère, José Bové !

Le député européen écologiste vient de se saisir du dossier des 25 000 t de maïs contaminé à la phosphine. Cette cargaison, destinée à l’usine de Nutréa-Triskalia, à Plouisy, Côtes d’Armor, est entreposée dans les cales de l’Ornak, à Brest, depuis le 16 décembre dernier. Antiparasite puissant, la phosphine est interdite en France. Conclusion, pour José Bové :  »Cette cargaison de maïs doit être détruite sans délais, y compris la partie déjà livrée à l’usine. »

« Visiblement les autorités n’ont pas fait leur travail, commente l’euro-député. Elles auraient dû analyser cette cargaison de maïs traité à la phosphine, un produit interdit en France, avant de laisser les dockers et les ouvriers du port s’en approcher. » Ce sont en effet des dockers qui avaient tiré la sonnette d’alarme sur la nature de la cargaison alors qu’ils avaient déjà entamé son déchargement.

Selon la FAO, la phosphine peut entraîner de graves complications neurologiques, respiratoires et cardiaques.

À de fortes concentrations, elle serait même mortelle. « Les salariés du port et de Triskalia ont donc été mis en danger », conclut José Bové. Il en appelle donc au secrétaire d’État au com- merce, Matthias Fekl. « Il doit saisir au plus vite la Commission européenne pour que ce produit, interdit en France, le soit également dans le reste de l’Europe. Nous ne pouvons pas accepter que des travailleurs soient mis sciemment en danger. La réglementation doit être la même pour tous. »

16/01/2017

http://www.ouest-france.fr/

17 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

froid (reporterre)

nucleairefrance

Face à la vague de froid, le nucléaire se révèle inadapté

Alors que la vague de froid s’intensifie, le réseau électrique français est à la limite de sa capacité. En cause : trop de nucléaire, inadapté aux pointes de consommation, et trop de chauffage électrique. Les experts écologistes recommandent un autre mix énergétique.

Vous l’avez sans doute déjà senti lundi, mais c’est surtout à partir de ce mardi 17 janvier, et jusqu’à vendredi que la vague de grand froid s’installe sur la France. Météo France nous promet des « journées sans dégel », avec des températures négatives allant jusqu’à – 10 degrés, inférieures de quatre à huit degrés aux normales saisonnières.

Une vague de froid moins importante que celle de février 2012, mais qui arrive dans un contexte particulier. Le responsable de la crise, c’est le chauffage électrique

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17 janvier 2017 / Marie Astier (Reporterre)


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EXCLUSIF : la carte des réacteurs nucléaires à l’arrêt. Des coupures de courant se préparent en cas d’hiver rigoureux

17 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (europe1)

ivg

L’accès à l’IVG doit encore être conforté, selon le Haut conseil à l’égalité

Si de nombreux progrès ont été réalisés pour garantir aux femmes l’accès à l’IVG, il reste des efforts à fournir.

D’importants progrès ont été réalisés ces dernières années pour améliorer l’accès à l’IVG, mais ce droit doit encore être conforté, estime mardi le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE).

Des recommandations majoritairement suivies. À l’occasion du 42e anniversaire de la loi Veil du 17 janvier 1975, qui a légalisé l’interruption volontaire de grossesse (IVG), le Haut Conseil a réalisé un bilan de recommandations qu’il avait formulées en 2013. Sur 35 recom- mandations, 26 ont été mises en œuvre totalement ou partiellement, et neuf sont restées sans suite, constate-t-il. Notamment, la clause de conscience des médecins spécifique à l’IVG, qui selon le HCE fait double-emploi avec leur clause de conscience pour l’ensemble des actes médicaux, n’a pas été supprimée.

Evaluer les délais de recours à l’IVG. Le HCE souhaite également « le développement de l’offre de proximité », en accordant aux Centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) et aux maisons médicales pluridisciplinaires la possibilité de pratiquer des IVG par aspiration. Il demande « un moratoire » sur la fermeture des centres IVG (plus de 130 ont été fermés entre 2001 et 2011). Il souhaite que les enquêtes de « testings » annoncées le 28 septembre 2016 par la ministre de la Santé Marisol Touraine, pour évaluer les délais de recours à l’IVG, le niveau de l’information délivrée et l’accueil réservé, soient effectivement réalisées. Il préconise par ailleurs que la question « des sexualités, de la contraception et de l’IVG » soit intégrée à la formation initiale et continue des professionnels.

Du mieux. Parmi les recommandations qui ont été mises en oeuvre, il se félicite que la notion de détresse comme condition de recours à l’IVG ait été supprimée. L’entrée dans le « parcours » IVG a également été simplifiée par la suppression du délai de réflexion de sept jours entre les deux premières consultations.

Le site officiel ivg.gouv.fr lancé en 2013, a été « amélioré » en janvier 2016 afin de « garantir une information fiable à toutes les femmes », et un numéro d’information anonyme et gratuit (0800 08 11 11) a été lancé en septembre 2015. Concernant l’offre de proximité, les sages-femmes peuvent désormais réaliser des IVG médicamenteuses et les centres de santé, des IVG par aspiration. Dernière initiative en date, l’extension du délit d’entrave à l’IVG aux sites internet pratiquant la désinformation est en cours d’examen au Parlement. 17 janvier 2017

http://www.europe1.fr

17 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

fougères (npa)

antiff 35

RASSEMBLEMENT CONTRE LE MEETING DE MARION MARÉCHAL LE PEN VENDREDI 20 JANVIER  19h  FOUGÈRES!

Depuis des mois, des centaines de FougeraisES ont témoigné leur solidarité afin d’accueillir les demandeurs d’asile de Calais, que ce soit par des actions bénévoles ou par un rassemble- ment. La solidarité des Fougerais auprès des migrants et des plus précaires d’entre nous est une réalité et une force expressive contre les inégalités et les discriminations.

En parallèle, le F.N, incarné localement par Gilles PENELLE, ne cache pas sa volonté d’entrer par Fougères en Bretagne, où de très nombreuses personnes se mobilisent contre leurs thèses racistes et démagogiques. Pour ce faire, ils n’hésitent pas à tenter de faire passer la ville pour ce qu’elle n’est pas : une ville acquise au F.N. Ils montent alors les travailleurs et travailleuses, les oppriméEs, les précaires les unEs contre les autres, plutôt que remettre en cause un ordre économique injuste et violent

C’est parce qu’ils ont fait de Fougères un enjeu majeur pour leur parti que leur premier meeting de campagne présidentielle y aura lieu le 20 janvier. L’absence de réaction légitimerait leur discours. Combattre les idées du F.N., ainsi que les tensions et les agressions qu’elles engendrent, passe par de l’information, de la solidarité et des manifestations et ceci afin de marquer que nous souhaitons des territoires ouverts et solidaires.

Nous organisons donc une manifestation le 20 janvier à 19h00 place Aristide Briand, Fougères.

Premiers signataires :

Alternative libertaire, Parti de Gauche 35, Union Locale de la Confédération Nationale du Travail Fougères, habitantEs et citoyenNEs du pays de fougères, collectif antifasciste rennais, mouvement des jeunes communistes 35, Nouveau Parti Anticapitaliste 35, Solidaires étudiant-e-s rennes et Union des Étudiants Communistes 35.

NPA Rennes

17 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

macron (marianne + fr3 + basta + of + ci )

ploucs

Chômeurs fainéants, nordistes alcooliques : le strike de Macron

Depuis des mois, Emmanuel Macron a fait du « parler vrai » un argument de campagne. Ce week-end, il a mis en application ses principes en évoquant la paresse de certains chômeurs et l’alcoolisme dans le Pas-de-Calais. Au point de passer du « parler vrai » à une vraie caricature ?

Ce week-end, Emmanuel Macron était en déplacement dans les Hauts-de-France. Bien qu’il s’agisse d’une spécialité locale, le candidat à la présidentielle n’a pas fait dans la dentelle : à plusieurs reprises, le fondateur d’En Marche a pointé sans nuance la situation sociale difficile d’une partie des habitants de la région. Ce qui est en passe de devenir sa signature.

En meeting à Lille, ce samedi 14 janvier, Emmanuel Macron, a longuement évoqué la question sociale. « Au risque de choquer certains, [je veux] regarder en face la grande misère qui s’est installée dans ces terres de combat« , a-t-il revendiqué, selon LCP. Une partie du problème, selon le candidat ? La paresse de certains chômeurs ! « Je ne veux plus entendre ‘j’ai encore droit de rester un peu au chômage’ ou ‘on ne me propose rien’ !« , a-t-il affirmé, insinuant qu’il entendait régulièrement ce genre de discours empreints d’indolence.

Les statistiques sur la fraude avérée sont loin de corroborer cette sensation. Selon des chiffres communiqués par Pôle emploi en 2014, 7308 dossiers de fraude aux allocations chômage ont été détectés en 2013. Rapporté aux 3,3 millions de chômeurs en catégorie A à la fin de cette année, le taux de fraude atteint à peine 0,2%.

Alcoolisme installé

La veille, l’ex-banquier d’affaires s’était déjà fait remarquer en évoquant l’alcoolisme et le tabagisme dans le Pas-de-Calais. En visite dans la cité minière de Noeux-les-Mines, il avait affirmé que « l’alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin minier », selon l’Avenir de l’Artois et l’AFP. Ces propos ont été immédiatement qualifiés sur Twitter d’ »insulte » par le maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin et de « mépris social » par le secrétaire national du PCF Pierre Laurent comme le vice-président du FN Florian Philippot.

Cette fois, les études tendent pourtant à corroborer l’assertion du fondateur d’En Marche. Dès 2002, l’Observatoire Régional de la Santé du Nord-Pas-de-Calais l’écrivait : « La population du Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais est exposée depuis près de cinquante ans à une crise sanitaire sans équivalent en France. L’un des principaux signes de cette déstabilisation de l’état de santé collectif est l’alcoolisation des hommes, mais aussi des femmes et des jeunes, et plus encore ses conséquences sur l’état de santé des populations. La mortalité à la consom- mation immodérée d’alcool y atteint deux fois l’indice national, elle peut culminer à six fois la mortalité française dans les secteurs les plus affectés. »

En 2015, l’Atlas Régional et Territorial de la Santé produit par l’Agence Régionale de Santé (ARS) du Nord-Pas-de-Calais a confirmé l’importance sanitaire de ces « conduites addictives concernant l’alcool et le tabac » dans la région.

Brutalité volontaire

A tort ou à raison, Emmanuel Macron a en tout cas pris l’habitude de pointer ainsi les difficultés sociales en France, au nom d’un certain « parler vrai ». Dans un communiqué publié ce samedi soir, il persiste d’ailleurs dans ce registre volontairement brutal : « Emmanuel Macron, conforme à sa volonté de nommer les choses et d’affronter la réalité, ne retire pas un mot de ce qu’il a dit.  Il note que la coalition des bien-pensants va de l’extrême-gauche à l’extrême-droite »

Ces derniers mois, Emmanuel Macron a multiplié ce type de propos abrupts. En novembre dernier, il défendait auprès de Mediapart l’entreprise Uber, qui embauche mais propose des rémunérations en dessous du Smic, en mettant en balance cet emploi et le trafic de drogue en banlieue : « Allez à Stains (en Seine-Saint-Denis, ndlr) expliquer aux jeunes qui font chauffeur Uber de manière volontaire qu’il vaut mieux tenir les murs ou dealer« .

« Costard » et « illettrées »

Dans la même veine transgressive, il expliquait en juin dernier à un militant anti-loi Travail qui lui reprochait un certain mépris social que « la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler« . A force de vouloir « nommer les choses« , Emmanuel Macron trébuche. C’était déjà le cas le 17 septembre 2014, dans une de ses premières prises de parole publiques. Il avait alors qualifié les ouvrières de l’abattoir de Gad, dans le Finistère, d’ »illettrées« . L’après-midi, il avait reconnu avoir employé un terme « extrêmement blessant » et s’était excusé « platement » à l’Assemblée nationale.

[Edit 22h20] L’entourage d’Emmanuel Macron tient à nous préciser que, concernant sa phrase au meeting de Lille, le candidat « ne parle pas des fraudeurs » mais des  »chômeurs tirant sur leurs droits jusqu’au bout« . Quand on fait remarquer que ne pas chercher d’emploi revient à frauder, ce proche du fondateur d’En Marche explique qu’il faisait exclusivement référence « à ceux qui ne prennent pas de jobs quand on le leur propose« . « Il impute cela à l’absence de formation professionnelle et non à l’indolence« , rebondit ce membre de la garde rappro- chée d’Emmanuel Macron. Par ailleurs, il récuse toute « brutalité sociale » de la part du candidat, notamment car il défend « la formation professionnelle pour tous les chômeurs« .
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Dimanche 15 Janvier 2017 Etienne Girard
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16 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

fillon (npa)

François Fillon et les anarcho-syndicalistes (sous-titres dans le rectangle en bas à droite)

Lutte contre la pauvreté… ou guerre aux pauvres ?

Le premier déplacement de l’année de Fillon s’est déroulé dans un centre Emmaüs à Paris. Une visite parfaitement mise en scène par son staff de campagne pour faire croire que le sort des plus démunis lui tient à cœur…

Fillon a-t-il voulu redorer cinq minutes son blason de « gaulliste social » qu’il avait pourtant lui-même jeté aux oubliettes lors de son grand oral devant un parterre de patrons réunis par la fondation Concorde avant sa victoire aux primaires de la droite ? En effet, lors de son discours devant ce think tank patronal, rendu public récemment, Fillon s’était franchement lâché et avait annoncé clairement sa thérapie de choc contre le monde du travail.

Et dans la lettre qu’il a adressée aux « associations caritatives et sociales » le 8 novembre dernier, il indique aussi clairement que « c’est pour briser cet insupportable chômage de masse que je propose aux Français les mesures radicales qui, seules, permet- tront de créer un environnement réellement favorable à la création d’emplois : la réforme du marché du travail, la suppression des trente-cinq heures, la baisse des charges des entreprises, la libération de l’entrepreneuriat, la maîtrise des dépenses publiques et le ­désendettement du pays ».

À ces remèdes ultra-libéraux pires que le mal capitaliste, il faudra associer selon Fillon une arme de dissuasion massive pour celles et ceux qu’il qualifie d’« assistés » et qui rechi- gneraient à travailler : la baisse des allocations et minimas sociaux à travers la fusion dans une allocation sociale unique (ASU) de tous les dispositifs d’aides (RSA, allocation de solidarité spécifique, prime d’activité et allocations logement). Et il est opposé à l’idée d’un « RSA jeune » parce que cela conforterait ceux-ci, là encore, dans l’assistance. Fillon aime les pauvres… mais ­vraiment pauvres !

Des pauvres méritants et dociles… sinon c’est la trique

Le centre « Emmaüs Défi » dans lequel il s’est rendu a la particularité d’être co-financé par de l’argent public… et la fondation d’entreprise de Sanofi, dirigée par Xavier Darcos, ancien ministre de l’Éducation de Fillon. La condition pour y être accueilli est d’accepter « la réinser- tion par le travail »…

Un exemple érigé en norme par Fillon, car en plus de voir leurs revenus déjà très maigres diminuer, les personnes qui toucheront l’Allocation sociale unique seront soumises à un contrôle social renforcé :

« Dans le cadre d’un schéma territorial de l’intervention sociale, une remise à plat complète de la chaîne de décision et d’intervention dans le domaine de l’intervention sociale sera mise en chantier. Elle intégrera les principes suivants : institution d’un référent de parcours qui coordonnera l’action des divers intervenants concernés, mise en place d’un dossier unique, dans le respect des règles relatives à la protection des données personnelles, développement des procédures et démarches dématérialisées, etc. ». Fillon, fervent catholique pratiquant, s’y connaît en charité à la mode paternaliste et moralisatrice.

Quant à en finir avec la pauvreté et le chômage, bien naïfs ceux qui croiraient une seule seconde aux promesses du candidat Fillon, à propos duquel un récent article du Canard enchaîné révélait qu’il est notamment l’heureux propriétaire d’un château dans la Sarthe, daté du 15e siècle et composé de 3 000 m2 de bâtiments historiques et de 14 hectares de terres ! Fillon parlera-t-il bientôt de « manants » quand il parlera des pauvres ?

Vendredi 13 janvier 2017 Marie-Hélène Duverger

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