Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

cuba (npa)

cuba

Levée de l’embargo contre Cuba 

Il ne s’agit pas de ici faire l’éloge du régime cubain qui, au fil du temps, s’est bien éloigné des espoirs suscités par la chute du dictateur Batista et l’entrée triomphale des guérilleros à La Havane en janvier 1959. Mais, force est de constater que de plus en plus de pays, face à la pandémie du coronavirus, demandent à bénéficier de l’assistance des médecins cubainEs.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il y a sur l’île 82 médecins pour 10 000 habitantEs, contre 32 en France et 26 aux États-Unis… Cuba a, au fil des années, pour suppléer à des services de santé défaillants ou lutter contre des épidémies, envoyé 25 000 médecins en Amérique latine (les médecins cubains ont dû quitter la Bolivie et le Brésil sur pression des nouveaux régimes réactionnaires), mais aussi en Afrique, au Pakistan ou à Haïti.

Face au Covid-19, Cuba a déjà dépêché en Italie une équipe de 52 médecins et infirmierEs. Aux Antilles et en Guyane « françaises », les médecins cubains sont réclamés par les autorités locales.

Le « socialisme » de Cuba n’est pas le nôtre, d’autant qu’il est, de plus en plus, pénétré par les mécanismes de marché, les inégalités, tandis que sévit la répression des dissidentEs politiques. Il y a certes une « diplomatie médicale » cubaine et les médecins sont une source de devises pour le régime.

Mais, même déformée et pervertie, Cuba montre la supériorité d’une économie planifiée sur l’anarchie du marché capitaliste. Et qu’on ne vienne pas dire que c’est parce que Cuba est une « dictature » : il y a des dizaines de pays dictatoriaux à travers le monde où les populations ne peuvent satisfaire leurs besoins élémentaires tandis que leurs dirigeants vont se faire soigner à l’étranger (à titre d’illustration, le général major Abdelhamid Ghriss, secrétaire général du ministère de la Défense nationale algérien, vient de se faire opérer en Suisse).

Alors, oui, il faut lever de toute urgence tout embargo contre Cuba comme le réclament divers organismes internationaux et, chez nous, en finir avec la dictature du marché sur la santé !

Mercredi 8 avril 2020 Henri Wilno

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Cuba (Combat Ouvrier)

08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

wall street (à l’encontre)

secu

Ce que Wall Street ne veut pas que vous sachiez 

Un premier médecin, le docteur Ming Lin, urgentiste, a été licencié pour avoir dit ouvertement son inquiétude quant à la sécurité défaillante dans les services d’urgence, et au manque de fournitures médicales, au manque de protections pour le personnel hospitalier. Il ne sera pas le dernier.

A l’instar de nombreux hôpitaux aux Etats-Unis, le Centre médical «PeaceHealth St. Joseph Medical Center», de Bellingham (Etat de Washington), où Ming Lin a travaillé 17 ans comme médecin urgentiste, a externalisé la gestion et le personnel de ses urgences.

Le Dr Ming Lin a poursuivi son travail aux urgences de l’hôpital, mais son employeur était désormais une firme de travail intérimaire plaçant des médecins, firme «spécialisée» pour les services d’urgence.

Ces sociétés de travail intérimaire sont souvent à l’origine des factures médicales surprises pour les services d’urgence, factures que les patients reçoivent après que leur compagnie d’assuran-ces a payé l’hôpital et les médecins. A cela peuvent s’ajouter des frais prohibitifs supplémentai-res pour des consultations que les assurances n’ont pas pris en charge.

Environ un tiers des services d’urgence des hôpitaux sont occupées par des médecins payés par deux sociétés de recrutement de médecins – TeamHealth et Envision Health – appartenant à des fonds d’investissement de Wall Street. Envision Healthcare emploie 69 000 travailleurs de la santé dans tout le pays, tandis que TeamHealth en emploie 20 000. Le fonds d’investissement Blackstone Group [1] est propriétaire de TeamHealth. Kravis Kohlberg Roberts (KKR) contrôle Envision.

Mission: Profit

La prise en charge des malades n’est pas leur mission. Leur but? Réaliser d’énormes profits à l’avantage de fonds d’investissement privé et de leurs actionnaires. Il est lamentable qu’elles surtaxent patients et compagnies d’assurances pour des soins médicaux urgents et désespéré-ment nécessaires. Mais il est encore plus inadmissible qu’elles musellent des médecins pour avoir pris la défense de leurs patients et de leurs collègues à l’heure même où la pandémie ravage les Etats-Unis tout entiers.

Et c’est bien ce que vient de faire TeamHealth, propriété de Blackstone. Mais pourquoi donc licencier un médecin urgentiste expérimenté au milieu d’une pandémie? Fréquentant la garde rapprochée du président Trump, le PDG de Blackstone, Stephen A. Schwarzman, craindrait-il pour cette relation si des médecins de TeamHealth informent le public que Washington a mal géré l’attribution des fournitures et des équipements de protection?

Qu’arriverait-il à Schwarzman si Trump estimait n’être pas assez apprécié des médecins de TeamHealth?

Le «PeaceHealth St. Joseph Medical Center» est peut-être le premier hôpital à avoir éjecté un médecin placé par une boîte de placement temporaire pour avoir dit la vérité au public. Peut-être ne sera-t-il pas le dernier. Maintenant, les hôpitaux préviennent les médecins traitant des patients COVID-19 qu’ils seront licenciés s’ils parlent à la presse.

L’«American Academy of Emergency Medicine» (l’Académie américaine de médecin d’urgence) a protesté contre l’éviction du Dr Ming Lin. Elle veut savoir comment TeamHealth a pu être autorisé à fournir des services hospitaliers alors que la loi exige des cabinets médicaux qu’ils appartiennent à un médecin agréé.

TeamHealth contourne la loi. En acquérant des cabinets de médecins, elle s’approprie tous leurs actifs: l’immobilier, les bureaux, l’équipement, les fournitures, l’inventaire et même les comptes débiteurs.

Sur le papier, ces cabinets médicaux appartiennent à une organisation que dirigent des médecins. TeamHealth l’a créée pour se conformer à la loi. Mais que signifie pour un médecin posséder un cabinet si ce dernier est dépourvu de moyens et de toute possibilité d’exister par lui-même?

La fureur des patients qui ont eu la surprise de recevoir ces factures médicales abusives a montré que TeamHealth contrôle la facturation des médecins qu’il fournit aux services urgences des hôpitaux.

Le licenciement du docteur Ming Lin lève le rideau sur un autre scandale: TeamHealth contrôle également les médecins.

(Cet article a été produit par Economy for All, un projet de Independent Media Institute, 7 avril 2020; traduction rédaction A l’Encontre)

Eileen Appelbaum est codirectrice du Center for Economic and Policy Research. Rosemary Batt est professeure à l’institut Alice Hanson Cook of Women and Work de Cornell University.

[1] Blackstone Group a été mise sur les rangs par la Macronie pour tirer profit de sa réforme des retraites.

Eileen Appelbaum Rosemary Batt 8 avril 2020

https://alencontre.org/

Commentaire:

On voit partout que les USA dépensent plus que la France en santé: un bémol: il versent encore plus au privé!

08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

désastre (essf)

 manu

Un désastre français

Résumons : comme le port de masques, les dépistages massifs sont essentiels.

Une évidence — niée trois mois durant par le gouvernement français, qui n’a pas non plus mobilisé dès janvier l’industrie pour reconstituer les stocks de tenues de protection, de matériel d’intubation ou de tests et passer sans attendre des commandes d’achat massives à l’étranger.

Il héritait certes d’une situation d’impréparation désastreuse, mais il était parfaitement au courant du problème.

Jérôme Salomon, médecin infectiologue, est le directeur général de la Santé publique depuis janvier 2018. Auparavant, devenu haut fonctionnaire, il avait intégré en 2001 le cabinet de Bernard Kouchner dans le pôle se sécurité sanitaire.

Il a été conseiller, chargé de la sécurité sanitaire en 2013-2015, attaché à Marisol Touraine, ministre de la Santé. Proche d’Emmanuel Macron, il devient son conseiller durant la campagne présidentielle (et le prévient que le système sanitaire français n’est pas préparé à faire face à une grave épidémie).

Jérôme Salomon sait donc tout du passé et du présent sanitaire de la France. Emmanuel Macron en est informé. La ministre de la Santé de l’époque Agnès Buzin a avoué que le pouvoir était au courant, dès janvier, qu’il fallait se préparer à une pandémie.

Néanmoins, il court depuis derrière l’épidémie, accumulant ratés et retards en tous domaines. J’ai vécu toute l’histoire de la Ve République. Je n’ai jamais connu de présidence et de gouvernement aussi incapables et lâches qu’aujourd’hui [1].

Terrible paradoxe, la France était probablement l’un des pays occidentaux les mieux préparés à faire face à une épidémie.

De très importants stocks préventifs (matériel, vaccins, etc.), ainsi que des plans d’action en cas d’épidémie avaient été constitués sous l’impulsion, notamment, de Roselyne Bachelot ou Xavier Bertrand (ce dernier a cependant amorcé leur réduction).

Ils ont cessé d’être renouvelés, puis ont été liquidés sous Touraine et la présidence Hollande, distribués aux hôpitaux et aux entreprises, à charge pour eux de les entretenir sans budget assigné… La présidence Macron a maintenu le même cap. La « culture » de la prévention anti-pandémique s’est perdue au sein de l’administration.

A l’arrière-plan, il y a évidemment la politique d’affaiblissement du service public hospitalier à laquelle ont contribué tous les gouvernements, droite et gauche confondus, depuis trente ans. En matière de santé, la France est devenue un pays dépendant. Riche, mais dépendant.

 Une arrogance bien mal venue

Des semaines durant, le discours du pouvoir, et de Jérôme Salomon en particulier, a été d’une arrogance insoutenable à l’encontre des pays asiatiques dont nous avions tant à apprendre. Ils ont leurs cultures, disait-il, mais nous la nôtre et on est plus malin.

Le temps passant, cette arrogance est devenue intenable.

En Asie orientale, Sud-Coréens, Japonais, Vietnamiens se demandent sidérés comment les anciennes puissances coloniale peuvent se retrouver aussi démunies – la France, la Grande-Bretagne (ajoutons les Etats-Unis)… à l’exception de l’Allemagne. Le leadership auquel prétend encore l’Occident en prend un sacré coup !

Le témoignage dans le Nouvel Observateur de Michael Sibony [2], qui séjournait au Vietnam, en dit plus que mille discours. Grâce à une politique systématique de confinement temporaire (pendant deux semaines) des personnes revenant au pays et des personnes contaminées, en testant méthodiquement leur entourage, en favorisant le port du masque et des gestes barrière, le pays a pu limiter radicalement le nombre de cas avérés et, jusqu’à aujourd’hui, n’a pas connu de décès Covid-19.

D’où cette scène tristement désopilante : Sibony, avant son retour en France, achète en gros masques et gels et doit expliquer à une pharmacienne effarée que tous ce qui est à disposition dans son officine s’avère introuvable dans l’ancienne métropole coloniale.

Des arguments « culturels » mal venus ont agrémenté le discours des autorités en France.

Tout d’abord, le port de masque, quand on est contagieux, n’est pas une affaire de culture, mais d’éducation. Il suffirait qu’il soit enseigné à l’école pour entrer dans les mœurs… Ensuite, le Japon n’est pas le pays de la distanciation sociale (physique). Certes, on se salue sans se toucher, mais on se retrouve aussi souvent dans des restaurants serrés épaules contre épaules sur des banquettes, dans une promiscuité bien plus intense qu’autour de nos tables…

La présidence et le gouvernement français n’ont pas voulu avertir immédiatement de la gravité du danger ni en prendre eux-mêmes la pleine mesure. Début mars encore, Macron s’est ostensiblement rendu au concert en disant « la vie continue ». Le premier tour des municipales a été maintenu le 14 du mois… Et l’on nous dit que tout ce qui pouvait être fait l’a été ?

Dans ces conditions, le point de référence du pouvoir français n’est pas la Corée du Sud (ou, humiliation suprême, le Vietnam), il reste le « modèle chinois » à partir duquel il faut réfléchir, en tenant compte de la taille du pays, mais aussi de l’extrême violence qui a accompagné le confinement.

De nombreux témoignages sur Internet (vite censurés) illustrent la fureur d’une partie de la population face à l’incurie du régime et la violente répression qui a accompagné le confinement : portes d’appartement soudées par la police, refus de reconnaître que des malades sont atteints par Covid-19 (conditions de la gratuité des soins), patients incapables de payer et qui meurent dans la rue… Les chiffres officiels de décès en Chine sont massivement sous-estimés.

Dans l’étape qui s’amorce, la Chine (et singulièrement le Hubei, Wuhan) sera le laboratoire du déconfinement. Une période lourde de dangers épidémiologiques (le risque d’une seconde vague de contamination) et politiques pour le PCC. Des semaines cruciales s’annoncent.

mercredi 8 avril 2020 ROUSSET Pierre

https://www.europe-solidaire.org/

08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

labour ou socialisme? (socialist worker)

La stratégie de «rester et se battre» au sein du parti n’est pas un moyen pour un véritable changement socialiste

Les militants de gauche du parti travaillistent se demandent maintenant s’il faut quitter le parti ou «rester et se battre».

Beaucoup de ceux qui veulent rester citent Tony Benn, le député travailliste qui a autrefois mené un mouvement pour contrôler le parti. « Il n’y a pas de victoire finale, pas de défaite finale », selon la citation. «Il y a toujours la même bataille à mener. Alors endurcissez-vous! ». L’idée qu’il s’agit d’une guerre sans fin est une perspective assez sombre.

Toute l’histoire du parti travailliste a impliqué une lutte constante entre la gauche et la droite. Cela prenait généralement la forme de tensions entre ses membres, en majorité à gauche et ses députés pour la plupart à droite.

C’est le résultat d’une contradiction fondamentale au sein du parti travailliste.

Le Labour reflète les aspirations des travailleurs pour une amélioration réelle de leur vie. Mais il essaie de canaliser cela à travers le fonctionnement du Parlement, de l’État britannique et du système capitaliste, ces espoirs sont limités, retenus et méprisés. Il y a donc une tension permanente entre les militants du parti et les députés.

Socialisme

Les militants considèrent le Labour comme un vecteur de changement et même de socialisme. Les députés au Parlement, sont plus soucieux de se montrer suffisamment «responsables» pour pouvoir gouverner.

Dès 1907 – sept ans seulement après la fondation du parti – les députés travaillistes se sont donné le droit d’ignorer les décisions des membres. ( En 1905 la CGT adoptait la « Charte d’Amiens » en défiance envers le PS français blog)

Et chaque fois que la gauche s’approche de la direction, la droite utilise les pressions pour «l’unité» et de «l’électorabilité» pour les mettre au pas. Benn lui-même a été vaincu par cela. Après avoir presque remporté l’élection pour devenir chef adjoint, il a été convaincu par la droite de cesser de faire campagne dans l’intérêt de l’unité.

Son conseiller – qui a ensuite fondé Momentum ( association proche de Corbyn blog) – a pensé que c’était une bonne idée. Une longue dérive vers la droite et une purge des militants de gauche a suivi. Il semble maintenant que cela va se reproduire.

Benn avait raison – la gauche travailliste est condamnée à faire continuellement la guerre à la droite au sein du parti. C’est une guerre dans laquelle la droite a d’énormes avantages. Et même si la gauche gagne un contrôle temporaire, elle est limitée par le système.

Le moyen de l’éviter c’est de refuser d’être prisonnier de la droite – en construisant un parti axé sur l’activité par le bas et respectant les principes socialistes.

https://socialistworker.co.uk/

scotland

Scottish Labour barre à droite

L’aile droite de Jackie Ballie a remporté l’élection du chef adjoint du Parti Travailliste écossais. Sa victoire montre non seulement un mouvement vers la droite comme avec Keir Starmer, mais annonce un autre  désastre pour le parti en Écosse. Tout comme Starmer, Baillie prétend représenter le «changement».

Elle veut dire par là que les travaillistes auraient dû faire campagne encore plus ardemment contre le Brexit et contre un deuxième référendum sur l’indépendance.

Scottish labour s’oppose farouchement à un deuxième référendum sur l’indépendance.

Elle a été directrice de la campagne  « Better Together » qui a réuni le Parti Travailliste et la coalition Tory-LibDem lors du référendum de 2014. Baillie a battu le candidat de gauche, Matt Kerr, par 10 300 voix contre 7 500 voix.

Les socialistes d’Écosse qui veulent mener la lutte contre les conservateurs et condamner le Parti National écossais, co-responsable de l’austérité doivent regarder à l’extérieur du Parti Travailliste.

Hector Sierra

https://socialistworker.co.uk

08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

labour (socialist worker)

sir keir

Le nouveau leader travailliste est un « Sir »: un chevalier du royaume

Le Labour vire à droite

Keir Starmer nomme son cabinet fantôme

Le nouveau chef travailliste Keir Starmer a commencé à déplacer son parti vers la droite. Sa victoire est un signe que de nombreux membres ont été gagnés par l’argument selon lequel le Parti Travailliste a perdu les élections générales de 2019 parce qu’il était trop à gauche.

Starmer a gagné dans toutes les catégories de membres et a battu la candidate de gauche Rebecca Long-Bailey à environ deux contre un parmi les membres individuels et les syndicats.
Le candidat  gauche Richard Burgon est arrivé troisième dans la course à la vice-présidence.

Starmer a fait campagne sur la promesse de défendre l’héritage de Corbyn tout en faisant appel à la droite et en appelant à «l’unité». Pourtant, dans un communiqué faisant suite à sa victoire, Starmer montrait déjà des signes d’entrainement du Labour vers la droite.

Il a déclaré que les travaillistes auraient «le courage de soutenir» le gouvernement conservateur pendant la crise des coronavirus «dans l’intérêt national». « Pas d’opposition pour le plaisir de l’opposition », a-t-il dit. «Ne pas défendre la politique du parti et faire des revendications impossibles.»

À chaque étape, la réponse des conservateurs à l’épidémie a été de faire passer les intérêts des patrons avant la vie et la sécurité des gens ordinaires. Mais Starmer a déclaré que l’objectif du Labour pendant l’épidémie était «le même que celui du gouvernement».

Radical

Il a promis que le Parti travailliste resterait un parti anti-austérité – mais a refusé de dire s’il maintiendrait les politiques radicales du manifeste de 2019. Sa victoire a été célébrée par des députés de droite et les journaux comme un retour à un leadership «sensé», comme son soutien à la politique conservatrice.

Starmer a également retiré des députés de l’aile gauche du cabinet fantôme et les a remplacés par de nouveaux membres de l’aile droite, relativement inconnus. Il s’agit notamment de Rachel Reeves qui a précédemment laissé entendre que l’immigration pouvait causer des émeutes raciales et qui a déclaré que le Parti travailliste n’était «pas le parti des bénéficiaires de prestations».

L’ex chef discrédité du Parti travailliste, Ed Miliband, a été repêché dans le « Cabinet frantôme » en tant que secrétaire adjoint aux affaires et à l’énergie. Diane Abbott a été remplacée par Nick Thomas-Symonds qui s’est joint à la tentative de renverser Jeremy Corbyn en 2016. Starmer est va sûrement lancer une chasse aux sorcières contre la gauche sous prétexte de construire l’unité.

Dans sa déclaration, il a déclaré que l’antisémitisme avait été une « tache pour notre parti ». C’était une référence à la campagne visant la politique de Corbyn -  son soutien à la Palestine – qui se voulait une preuve que l’antisémitisme était encouragé ou toléré.

Sa victoire devrait être le dernier clou dans le cercueil pour l’idée que la place de la gauche est à l’intérieur du Parti travailliste. La résistance aux Tories se fera en dehors du parlement.

Nick Clark 7 Mars 2020

https://socialistworker.co.uk/

Commentaire:

Le  » Cabinet fantôme » est le gouvernement de rechange des travaillistes

 

 

08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

libéraux (pùblico)

 venezula
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Les gouvernements libéraux profitent de la catastrophe du coronavirus pour déréglementer au détriment de l’environnement
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L’émergence de la covid-19 pousse certains gouvernements à dynamiser les progrès en matière d’environnement avec l’excuse que ce n’est que de cette manière que l’économie pourra être sauvée.
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Le monde cessera d’être tel que nous le connaissons, mais le capitalisme lui résiste.
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Le coronavirus – et la crise mondiale qu’il a entraînée – a mis le pouvoir en position de pouvoir choisir entre la vie (humaine) ou les affaires. Ce sont, en somme, deux tensions dialectiques qui ont toujours existé, mais qui se battent désormais définitivement pour l’hégémonie. Le public contre le privé. L’État comme entité protectrice, contre les institutions comme outil de déréglementation.

S’il est vrai que certains gouvernements européens tentent d’aborder cette crise d’un point de vue social, la réalité de l’urgence sanitaire devient également un choc parfait pour les entreprises privées et le démantèlement des lois essentielles pour protéger l’environnement.

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Le capitalisme de catastrophe se réarme.

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« Malheureusement, je pense qu’il existe un risque réel que la logique de développement dans laquelle tout va continuer de croître finisse par s’imposer », fait valoir Juan López de Uralde, député et président de la Commission pour la transition écologique du Congrès des députés. »La pandémie nous dessiner un scénario qui va être totalement différent de l’actuel. D’un côté il y a ceux qui parient sur la nécessité de doubler la croissance et, de l’autre, ce qui jusqu’à présent, nous paraissait impossible: mettre la vie humaine au centre.
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Lorsque la pandémie prendra fin, nous aurons un très fort différend entre ces deux visions « , explique Luis González Reyes, auteur de « Dans la spirale de l’énergie » et docteur en chimie. La première des visions est celle qui a jusqu’à présent dominé et qui continue pour l’instant, selon l’expert, de maintenir une « vision myope en continuant de miser sur un doublement de la croissance », malgré la crise.Cette réalité, celle de la croissance à tout prix, incite certains États à tourner le dos à la décarbonisation de l’économie et à s’appuyer sur une déréglementation environnementale qui permet de nouveaux projets et de nouveaux plans liés aux énergies fossiles.
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Ainsi, le choc provoqué par le Covid-19 peut être vu par certaines élites comme une opportunité de parier sur la croissance économique au détriment de la planète.
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Les États-Unis et le «déjà vu» de la déréglementation
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L’administration Trump semble ressusciter les principes de l’école de Chicago qui a causé tant de dommages sociaux et économiques après la catastrophe de l’ouragan Katrina, lorsque les inondations et les tempêtes ont servi d’excuse pour licencier des milliers d’enseignants et privati-ser l’école publique à New Orléans.
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Désormais, la maladie de la covid-19 se prête à un écran de fumée utile pour que l’exécutif républicain démantèle une partie de la législation et donne le feu vert à des projets économiques basés sur les combustibles fossiles.L’une des premières étapes a été franchie le 27 mars, alors que le nombre d’infections à coronavirus s’est multiplié de façon exponentielle. Ainsi, l’Environmental Protection Agency (EPA) a annoncé que les lois qui veillent sur l’environnement seraient abolies lors de l’urgence sanitaire.
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Une décision qui est intervenue quelques jours après que l’American Petroleum Institute ait demandé au président Trump de réduire les restrictions pendant la crise afin de « garantir l’approvisionnement en carburant pendant l’épidémie ». »La politique adoptée par l’EPA ne tombe pas du ciel, au cours des semaines précédentes, l’industrie avait exigé une déréglementation environnementale. Certains acteurs économiques tels que la Chambre de commerce ou l’American Petroleum Institute avaient envoyé des lettres au gouvernement américain les jours précédents. demandant l’assouplissement des taxes et des réglementations « , explique Samuel Martín-Sosa, responsable d’ « Ecologistes en action », dans un communiqué.
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À cela,  s’est ajouté que le gouvernement républicain a réactivé la construction d’un pipeline de près de 2 000 kilomètres qui traversera plusieurs États – divisant les réserves autochtones d’Amérique du Nord – et qui aura un grand impact environnemental. Une infrastructure destinée au transport de près de 830 000 barils d’huile quotidiennement.
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Charbon chinois
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La Chine semble avoir surmonté la plus forte attaque du coronavirus, et certaines de ses villes commencent déjà à revenir à la normale. Cependant, la crise a fortement ébranlé les fonde-ments de l’économie, qui semblait en voie de décarbonisation.
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La situation actuelle, avec une pandémie s’étendant aux confins de la planète et un sommet sur le climat reporté à l’année suivante, a permis au gouvernement de se retourner plus facilement vers le charbon pour tenter de réparer les dommages économiques causés par Covid-19. « Au lieu de parier sur le renforcement, il semble qu’ils parient sur un affaiblissement des restrictions environnementales », explique Uralde.À tel point que l’exécutif chinois a annoncé une relance de plus de 6 000 millions d’euros pour la construction d’une dizaine de centrales au charbon dans tout le pays, ce qui, selon un rapport de Carbon Brief, rendra la tâche difficile que le géant asiatique atteigne les objectifs de réduction des émissions fixés par l’accord de Paris.
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« Les émissions de CO2 ont augmenté pour la troisième année consécutive en 2019 d’environ 2% et seulement 35% de la demande d’énergie était couverte par des sources à faible émission de carbone ». »La raison principale pour laquelle la Chine parie sur le charbon est que ses possibilités d’extrac-tion de pétrole sont loin derrière ses taux de croissance. C’est simplement une stratégie qui dépende le moins possible de l’extérieur, qui peut servir à essayer grandir pendant un certain temps « , explique González Reyes.
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L’Europe, une opportunité manquée?
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En Europe, le choc des coronavirus peut entraîner des reculs des politiques vertes, du Green New Deal, qui est déjà remis en question par certaines économies d’État, à une législation spécifique. Bien qu’aucune mesure définitive n’ait encore été prise, la réalité montre que les secteurs les plus conservateurs et réactionnaires voient la pandémie comme une opportunité de déréglementation.À tel point que le groupe des conservateurs et réformistes européens (ECR – Dupont-Aignan) a demandé au Parlement que « l’argent alloué à la politique climatique » soit affecté à la pandémie, arguant qu’il était temps de « mettre le pragmatisme au premier plan » .
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Le Parti populaire européen (PPE – Les Républicains) a demandé quelque chose de similaire, soulignant la nécessité de paralyser la stratégie de « circuit court » par laquelle on vise à réduire les émissions de CO2 par la chaîne alimentaire et à encourager la production locale de proximité.
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« Maintenant, il est essentiel d’utiliser notre énergie pour trouver des mesures adéquates pour aider nos agriculteurs et rétablir de bonnes conditions de travail et de marché pour eux », a déclaré Herbert Dorfmann, porte-parole du PPE.
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 07/04/2020 alejandro tena
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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

pollution (el diario )

air

Coronavirus: la pollution de l’air est liée à des taux de mortalité beaucoup plus élevés
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Pour les patients atteints de coronavirus, la pollution augmente le risque de problèmes respiratoires qui peuvent devenir mortels, selon une étude de l’Université de HarvardLa pollution augmente de 20% le risque d’accident vasculaire cérébral, selon une étude.Selon une analyse scientifique de l’Université Harvard, il existe une relation entre la pollution atmosphérique et des taux de mortalité significativement plus élevés pour les personnes infec-tées par Covid-19..

Développé aux États-Unis, le travail montre comment une augmentation même infime des niveaux de particules polluantes dans les années précédant la pandémie peut être associée à 15% supplémentaires du taux de mortalité. À titre d’exemple, ils expliquent que si l’air de Manhattan avait été un peu plus pur ces derniers temps, des centaines de vies auraient pu être sauvées.Compte tenu des grandes différences de niveaux de pollution entre les pays, l’étude suggère que les personnes vivant dans des zones polluées par l’air sont beaucoup plus susceptibles de mourir des coronavirus que les personnes vivant dans des zones plus propres.

Selon les scientifiques, le risque accru pour les personnes vivant dans des zones contaminées d’acquérir le syndrome de détresse respiratoire aiguë, extrêmement mortelle et l’une des causes de décès associées à Covid-19, en plus d’autres problèmes respiratoires et cardiaques, était déjà connu.

Un autre rapport réalisé par des scientifiques italiens indique que les taux de mortalité élevés dans le nord du pays sont corrélés à des niveaux plus élevés de pollution atmosphérique. Les scientifiques espèrent que leurs résultats seront utilisés pour garantir que les zones à forte pollution atmosphérique prennent des précautions supplémentaires pour endiguer le virus et déployer des ressources supplémentaires pour faire face à l’épidémie.

Alors que la pollution de l’air est déjà au minimum grâce à des fermetures généralisées, les scientifiques soulignent que garantir un air plus pur à l’avenir contribuera à réduire les décès dus à Covid-19.

Développée par des chercheurs de l’école de santé publique TH Chan de l’Université de Harvard, l’étude a examiné les niveaux de pollution atmosphérique et le nombre de décès dans 3 000 comtés (98% de la population) jusqu’au 4 avril et dans 3 000 comtés américains.

« Nous avons constaté qu’avec une augmentation de seulement 1 μg / m3 de PM2,5 [particules], il y avait une augmentation de 15% du taux de mortalité Covid-19″, a conclu l’équipe.Une légère augmentation de l’exposition à la pollution par les particules sur une période de 15 à 20 ans était connue pour augmenter le risque de décès pour une raison quelconque. Selon de nouvelles recherches, dans les décès de Covid-19, le risque est multiplié par 20. »Les résultats sont statistiquement significatifs et robustes », ont-ils déclaré. L’étude a pris en compte de nombreux autres facteurs, notamment les niveaux de pauvreté, le tabagisme, l’obésité, le nombre de tests Covid-19 et les lits d’hôpitaux disponibles. Il a également été mesuré quittant la ville de New York, où il y a eu de nombreux cas de Covid-19, et des comtés avec moins de 10 infections confirmées, hors de l’analyse. »Des travaux antérieurs ont montré que l’exposition à la pollution atmosphérique avait considérablement augmenté le risque de décès par le coronavirus Sars lors de l’épidémie de 2003″, a déclaré Rachel Nethery, membre de l’équipe de scientifiques de Harvard. « Nous pensons donc que nos résultats sont désormais conformes à ces résultats. »

Selon son coéquipier Xiao Wu, « Ces informations peuvent nous aider à nous préparer en demandant aux populations fortement exposées à la pollution atmosphérique de prendre des précautions supplémentaires et d’allouer plus de ressources pour réduire le risque de développements négatifs de Covid-19″

 » Que nous attendions un vaccin ou un traitement, Covid-19 fera probablement partie de notre vie pendant un certain temps; compte tenu de cela, nous devrions envisager des mesures supplémentaires pour nous protéger de l’exposition à la contamination et réduire le nombre de décès dus au Covid. -19 « .Les auteurs soulignent que l’Environmental Protection Agency des États-Unis a suspendu l’application des lois environnementales (le 26 mars) et demandent que les réglementations sur la pollution atmosphérique continuent d’être appliquées. Ne pas le faire, ont-ils dit, pourrait augmenter le nombre de décès dus à Covid-19. L’étude est sur le point d’être publiée dans une grande revue médicale.
Selon le professeur Jonathan Griggs de l’Université Queen Mary de Londres, l’étude est plausible et méthodologiquement solide mais présente certaines limites. Par exemple, ne pas mesurer des facteurs importants tels que le tabagisme au niveau individuel. « Il est clair que nous avons besoin d’urgence de plus d’études, car la pollution particulaire générée localement retrou-vera ses niveaux dès que les restrictions de mouvement seront assouplies », a-t-il déclaré.
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Après l’Italie et l’Espagne, les États-Unis sont le pays où le nombre de décès par coronavirus est le plus élevé. L’autre étude, centrée sur l’Italie, a été publiée par la revue Environmental Pollution et arrivait à la conclusion suivante: « Le niveau élevé de contamination dans le nord de l’Italie doit être considéré comme un cofacteur supplémentaire dans le taux de mortalité élevé enregistré dans la région » .Le nord de l’Italie, note l’étude, est parmi les zones les plus polluées d’Europe et jusqu’au 21 mars, le taux de mortalité dans les régions du nord de la Lombardie et de l’Émilie-Romagne était d’environ 12%, soit plus du double du 4, 5% enregistrés dans le reste de l’Italie.
« Il est bien connu que la contamination endommage la première ligne de défense des voies respiratoires supérieures, de sorte qu’un sujet vivant dans une zone à fort taux de contamination sera plus susceptible de développer des maladies respiratoires chroniques et sera plus encore vulnérable à tout agent infectieux « , dit-il.
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À la mi-mars, des scientifiques médicaux ont averti que l’exposition à la pollution atmosphérique pourrait aggraver Covid-19. Les premières recherches ont suggéré que l’affaiblissement des poumons chez les fumeurs et les ex-fumeurs les rendait plus sensibles au virus.Alors que les mesures de confinement ont considérablement réduit la pollution de l’air, une analyse mondiale complète publiée en 2019 a montré que l’exposition à l’air pollué pendant de longues périodes pouvait endommager tous les organes et pratiquement toutes les cellules du corps.Traduit par Francisco de Zárate  /Damian Carrington

04/08/2020
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Commentaire:
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En Bretagne, la pollution aux particules seraient dues aux épandages agricoles… mais chut!

08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

cgt rennes (ouest france)

cgt masques

Rennes. Pendant le confinement, des militants CGT manifestent… devant l’hôpital

Plusieurs membres de la CGT du CHU de Rennes ont manifesté devant l’hôpital Pontchaillou mardi 7 avril 2020, en début d’après-midi. À l’occasion de la Journée internationale de la santé, ils demandent davantage de moyens.

Malgré le confinement, ils ont tenu à se faire entendre. Quelques militants de la CGT Santé ont manifesté devant l’entrée principale du CHU de Pontchaillou, mardi 7 avril, vers 14 h 30, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé.

« C’est une action symbolique, car nous sommes bien sûr en confinement », reconnaît Nathalie, infirmière au CHU et représentante du personnel hospitalier à la CGT. Ils ont déployé des banderoles réclamant « plus de moyens pour la santé », et assurant qu’ils ne sont « pas des héros ».

« La crise que nous traversons est une épreuve »

« La crise que nous traversons est une épreuve pour le personnel hospitalier, car on manque de moyens pour se protéger et nous sommes en sous-effectifs, c’est très tendu, ajoute Nathalie. On fait ce qu’on a à faire, mais il ne faudra pas oublier nos sacrifices quand ce sera terminé. »

Plus tôt dans la matinée, ils ont accroché une grande banderole à une fenêtre du bâtiment, sur laquelle était inscrit : « On veut des masques, pas des mercis. » Mais elle a été retirée très rapidement. Ils assurent qu’aucune autre action ne sera menée avant la fin de la crise et la sortie du confinement.

Paul GRISOT.  07/04/2020

https://www.ouest-france.fr/

08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

jeau paul sénéchal (l’anticapitaliste)

jp s

https://npa2009.org/

07 avril 2020 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (l’anti-k)

olivier b

Pour Olivier Besancenot, « une réappropriation collective et publique est à inventer »

En quoi la crise que nous traversons démontre la nécessité de rompre avec le système actuel ?

Olivier Besancenot. C’est désormais une question de survie. On pressentait déjà à quel point la phase de mondialisation libérale des 30 dernières années – promesse de stabilité pour les marchés financiers – avait atteint ses limites.

Mondialisé, le capitalisme a fini par faire le tour de la planète. Ce n’est pas un puits sans fond. On l’a vu avec la crise financière de 2008, avec la crise climatique et maintenant avec la crise sanitaire. Le système est confronté de manière dramatique à ses propres contradictions. Mais, pour reprendre la formule de Walter Benjamin, le capitalisme ne mourra jamais de mort natu-relle. Tout l’enjeu est de l’y aider. Car le jour d’après peut, si on les laisse faire, être pire que le jour d’avant.

Comment éviter que la facture de la crise économique qui s’annonce ne soit présentée aux citoyens ?

O B. La question, c’est qui aura la main sur le modèle de production dans le monde d’après ? Une réappropriation collective et publique est à inventer, notamment pour que l’industrie réponde aux besoins sociaux.

Il ne s’agit pas simplement de revenir sur les privatisations de services publics, mais d’exproprier des intérêts privés de certains secteurs trop importants pour les laisser à la logique folle de l’éco-nomie de marché. Cette logique consiste aujourd’hui à obliger des salariés d’Airbus à fabriquer des hélicoptères de guerre, tout en étant incapable de réquisitionner une entreprise, Luxfer, seule à même de fabriquer des bouteilles d’oxygène.

À défaut, les travailleurs, les opprimés, les exploités paieront à coup sûr une facture socialement dramatique. C’est ce qui s’amorce déjà avec les congés payés, la durée hebdomadaire du temps de travail.

Les conséquences écologiques seront elles aussi catastrophiques car la course à la croissance reprendra de plus belle. Au niveau politique, les gouvernements libéraux envisagent déjà la stratégie du choc pour imposer des recettes impopulaires. L’autoritarisme n’est que le revers de la médaille capitaliste. Il faut y opposer un choc de solidarité.

Ce choc de solidarité, par quelles mesures passe-t-il concrètement ?

O B. L’après commence dès maintenant. La priorité, financière notamment, doit être donnée à la solidarité. À commencer par les services de santé. Il faut obtenir sans délai les ouvertures de lits, les milliers d’embauches nécessaires, le matériel de protection. Le décalage entre les effets d’annonce et la nécessité vitale est intolérable.

Ne serait-ce que pour les Ehpad, il faudrait 2 millions de masques par jour. Sans compter, outre les soignants, tous ceux dont le travail demeure indispensable. L’enjeu immédiat est de faire en sorte que les milliards d’euros publics – l’argent des contribuables, donc le nôtre – reviennent à l’urgence sanitaire. Si on les laisse filer vers les grandes entreprises et les banques, ils seront définitivement perdus pour le monde d’après.

Le gouvernement ne prend pas la mesure de la colère sourde et grave qui monte. Imaginer une seule seconde qu’on puisse fonctionner comme avant avec le démantèlement des services publics de la santé, du transport, de l’éducation, la couverture sociale, etc., est inconcevable.

Le pouvoir reconnaît lui-même que le système économique sera confronté à une crise systémique. C’est avouer ses failles pour un gouvernement qui, il y a quelques semaines encore, invitait avec sa réforme des retraites le monde des assureurs à prendre la place de notre système de solidarité.

Cette crise donne à voir la concentration du pouvoir. Quelles ruptures démocratiques sont nécessaires ?

O B. Cela commence par lever ici et maintenant la loi d’urgence qui permet à l’exécutif de gouverner par ordonnances et décrets et de concentrer un peu plus encore le pouvoir. Au plan politique, nous arrivons à la croisée des chemins : soit la tentation de la main de fer de la part des classes dominantes, soit, au contraire, l’invention d’une société qui fonctionne du bas vers le haut.

Cela implique d’en finir entre autres avec la 5è République et de remettre à plat, dans un proces-sus constituant, toutes les règles démocratiques. Mais aussi d’ouvrir ce chantier dans le milieu de l’entreprise. Les salariés du public comme du privé ne disposent de pratiquement aucun droit de regard. Or la crise sanitaire montre, par exemple, comment ils sont les mieux placés pour savoir de quelles protections ils ont besoin.

Après le mouvement social historique de cet hiver, comment construire le rapport de forces nécessaire à un « jour d’après » qui aille dans le sens du progrès ?

O B. Si on espère des politiques qui imposent un choc de solidarité, des politiques émancipa-trices, égalitaires, écologiques, il faut au préalable être capable de stopper le rouleau compres-seur des politiques libérales et autoritaires. Donc, que toutes les forces sociales, politiques et syndicales soient unies pour de bon.

Publié par l’Humanité, propos recueillis par Julia Hamlaoui. Toute la semaine, l’Humanité interroge les responsables de gauche sur leur vision du « Jour d’après ». Entretien avec le porte-parole du NPA, qui plaide pour un « choc de solidarité ».

Lundi 6 avril 2020 L’Humanité

https://www.anti-k.org/

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