Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

23 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

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23 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

nitrates (le télégramme)

saumon

Nitrates. Eau et Rivières contre toute augmentation des épandages

L’association Eau et Rivières s’élève contre un possible assouplissement des règles d’épandage, sur quatre bassins-versants toujours concernés par un taux élevé de nitrates.

Il y a quelques jours, le commissaire européen à l’environnement s’est dit ouvert à une discus-sion sur les plafonds de fertilisation des cultures. Le 11 septembre, une délégation de la Cham-bre d’agriculture des Côtes-d’Armor, accompagnée du député européen Alain Cadec, a rencontré le commissaire européen à l’environnement, Karmenu Vella, afin d’évoquer avec lui la possibilité de lever les mesures de plafonnement de fertilisation des cultures, auxquelles 450 agriculteurs sont soumis depuis 2007.

Ces exploitants exercent sur quatre bassins-versants, l’Ic (22), le Bizien (22), l’Horn (29) et les Échelles (35), où les taux de nitrates restent supérieurs aux normes autorisées, en dépit d’une amélioration sensible ces dernières années. Un accord de principe a été acté afin que la Commission européenne et les autorités françaises se penchent sur le cas de ces quatre bassins-versants.

Une telle perspective est rejetée par l’association Eau et Rivières de Bretagne, qui fait part de son désaccord, dans un communiqué.

« Depuis 2007, en raison du dépassement des normes sanitaires de nitrates, il reste quatre bassins-versants de Bretagne qui font l’objet d’une réglementation limitant les épandages azotés d’engrais et de lisier sur les sols. Trois de ces rivières (Ic, Horn, Bizien) se déversent dans des baies ou des estuaires encore couvertes d’algues vertes.

Les contribuables payent depuis des années les plans de lutte successifs, ainsi que les frais de ramassage et de traitement de ces marées vertes. Les habitants et l’économie touristique en supportent les nuisances ».

« Irresponsable d’assouplir la réglementation »
« Sur l’Ic et le Bizien, les deux captages publics destinés à l’alimentation en eau potable des populations ont été fermés, et de coûteux travaux d’interconnexion ont dû être engagés et payés par les contribuables. Situation identique de fermeture sur l’Horn, qui a conduit le syndicat intercommunal à créer un nouveau captage sur la rivière de Morlaix !

Au moment du changement climatique qui rend plus indispensable que jamais la mobilisation de toutes les ressources locales en eau, ces abandons de captages constituent une véritable gabegie. Dans ce contexte, où il est indispensable de réduire les algues vertes et de pouvoir le plus rapidement possible remettre en service les captages abandonnés, il serait irresponsable d’assouplir la réglementation sur les épandages agricoles.

Au contraire même, Eau et Rivières de Bretagne demande comme l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, plus de réglementation sur les bassins-versants Algues Vertes pour limiter les fuites de nitrate ». Eau et Rivières a adressé un courrier en ce sens au commissaire européen à l’environnement. Et de s’étonner que le commissaire, « qui devrait défendre le bien commun, se fasse le relais de revendications corporatistes contraires à l’intérêt général ».

21 septembre 2018

https://www.letelegramme.fr/

23 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

fine gael (rebel)

fine-gael

Les sombres origines de Fine Gael

Les nouveaux dirigeants de Fine Gael ont beaucoup travaillé pour se fabriquer une image libérale.

Le calcul de Leo Varadkar et de son équipe de spin-doctors bien rémunérés, est de montrer que Fine Gael maintenant se présente comme un parti moderne et compatissant, afin de s’adapter à l’évolution des opinions dans la société irlandaise, en particulier chez les jeunes. Cette évolution a été très évidente lors du référendum sur l’avortement et  Varadkar a proposé d’apporter de nouvelles modifications à la constitution. Fine Gael court après les manifesta-tions de masse découvrant soudain le libéralisme,  lui qui a fait obstruction pendant des années aux droits des femmes.

En un sens, cela devrait être considéré comme une victoire pour la gauche et les mouvements sociaux. Le fait que nous ayons forcé le parti historique du conservatisme irlandais à adopter ces positions témoigne sans aucun doute du potentiel de l’action populaire dans la transforma-tion de ce pays. Mais il faut aussi être attentif à un autre danger; en se repositionnant, Fine Gael tente de jeter les bases d’un établishment irlandais qui garantit que les architectes de l’inégalité et du capitalisme gangster en auront encore pour quelques décennies au pouvoir.

Le parti de Varadkar n’a pas abandonné sa politique de base.

Ce que nous avons, c’est du vieux vin dans de nouvelles bouteilles: un libéralisme profond. Derrière ce nouveau look se cache une histoire profondément troublante, un Fine Gael qu’on préférerait que vous oubliiez. Récemment, par exemple, ils ont produit une vidéo époustou-flante «célébrant» les 85 ans d’histoire de leur parti, et l’ont diffusée sur les réseaux sociaux. La vidéo réussit à éviter les origines louches de Fine Gael: lié à des organisations d’extrême droite, inspiré des mouvements fascistes européens  et n’a pas montré leur président saluant comme les nazis, Eoin O’Duffy. Fine Gael souhaite blanchir leur horrible histoire. pour analyser leur trajectoire actuelle, il convient donc de revenir sur les ancêtres de Leo Varadkar.

Contre-révolutionnaire

Les racines de Fine Gael commencent dans l’Irlande post-révolutionnaire des années 1930. De 1918 à 1922, a eu lieu une énorme vague de mobilisations populaires impliquant des grèves, des occupations d’usines et des saisies de terres, ainsi qu’une lutte armée entre les forces britanniques et l’IRA. Des centaines de milliers de personnes ont été directement impli-quées dans les divers éléments de la révolution. la bataille pour la libération nationale et les aspirations sociales ont finalement été vaincues.

Après la défaite, une contre-révolution suivit dans la société irlandaise, cristallisée dans le traité anglo-irlandais et la guerre civile qui a suivi. La contre-révolution a été menée par des groupes qui tentaient de casser les revendications sociales de la révolution. C’est de ces forces contre-révolutionnaires qu’émergera finalement le Fine Gael.

Le traité anglo-irlandais, signé en décembre 1921, divise le mouvement indépendantiste en deux camps. Les contre-révolutionnaires favorables aux traités ont formé Cumann na nGaedheal et utilisé les armes fournies par les Britanniques pour écraser l’opposition républi-caine anti-traité. Cette guerre civile qui a duré un an. En décembre 1922, l’État libre d’Irlande est créé et avec lui la partition et un nouveau statu quo. Cumann na nGaedheal représente une classe dirigeante catholique en plein essor, liée au pouvoir de l’Église.

Les personnalités clés à la tête de l’État étaient W.T. Cosgrave et Kevin O’Higgins. O’Higgins, comme beaucoup de la classe dirigeante catholique émergente, a fait ses études au Clongowes Wood College, une école privée d’élite. En 1926, les anciens de Clongowes étaient plus nombreux que les anciens combattants de 1916 au gouvernement.

Au cours de la révolution, cette élite a remarqué que les grèves rurales et les occupations de terres envahissaient les campagnes et que les travailleurs des villes occupaient les lieux de travail et établissaient des «soviets». Pour briser ce militantisme, le gouvernement contre-révolutionnaire a utilisé la nouvelle Armée de l’Etat libre pour briser les grèves et exécuter soixante-dix-sept républicains lors de la répression violente. Les éléments conservateurs de la société irlandaise avaient gagné et la contre-révolution a été approfondie de 1922 à 1932, quand Cumann na nGaedheal a régné sans opposition.

Réaction

La Grande Dépression de 1929 et les années de famine qui suivront auront un impact profond sur la politique irlandaise. À l’instar d’autres pays européens, cela entraînera l’émergence d’un radicalisme et d’une réaction des deux côtés du spectre politique, y compris l’émergence d’organisations ouvertement d’extrême droite. En 1932, cette instabilité politique conduira à un nouveau parti de gouvernement, le Fianna Fáil d’Eamon de Valera qui remporta une majorité.

Fianna Fáil a été créée en 1927 après avoir abandonné la politique d’abstentionnisme ( des républicains proche de l’Ira vaincue note du blog) dans l’espoir d’attirer des soutiens. Cumann na nGaedheal craignait que cela ne déstabilise leur État conservateur. Quelques années auparavant seulment, Cumann na nGaedheal exécutait et emprisonnait des membres de l’IRA, dont certains éléments étaient désormais au pouvoir. Leurs craintes n’ont fait que s’aggraver lorsque Fianna Fáil, au deuxième mois de son mandat, a levé l’interdiction de l’IRA et libéré les prisonniers.

Pour une partie de Cumann na nGaedheal, la menace était trop grave pour rester inactifs.

Des personnalités de haut rang ont formé une organisation appelée l’Association des camara-des de l’armée, initialement composée d’anciens combattants de l’armée de l’Etat Libre qui se sont engagés à protéger Cumann naGaedheal contre la violence de l’Etat et de l’IRA. L’ACA a atteint son apogée sous la direction d’Eoin O’Duffy; un ancien chef de la guérilla de l’IRA pendant la guerre d’indépendance, puis général de la guerre civile du côté des pro-traités. Il devint plus tard commissaire de police en 1922.

Il fut relâché par de Valera après qu’il eut exhorté Cosgrave d’organiser un coup d’État après les élections de 1932. Il est rapidement devenu le symbole de la résistance à la « révolution » de Fianna Fáil. Sous son commandement, le groupe fut renommé « garde nationale », adopta la chemise bleue pour se reconnaître lors des émeutes, le salut nazi et une politique corporatiste. Les adhésions atteignirent des dizaines de milliers, d’immenses rassemblements eurent lieu et le groupe fut mieux mieux connu sous le nom de «The Blueshirts».

Chemises de blues

Les Blueshirts étaient les fondamentalistes de la contre-révolution, ils attiraient ceux qui avaient le plus à perdre d’un réveil des aspirations sociales de la révolution. Ned Cronin, un fondateur des Blueshirts et plus tard membre de Fine Gael, a promis que «si une dictature est nécessaire pour le peuple irlandais, nous en aurons une. Ce sera mieux que le soi-disant gouvernement démocratique que nous avons, dirigé par des étrangers et des juifs ».

Les Blueshirts ont dénoncé « un complot de Valera », un «agent juif étranger». De Valera a même ressenti le besoin de confirmer dans le Dáil qu ‘«il n’y a pas une goutte de sang juif dans mes veines, je suis un descendant de catholiques des deux côtés… je ne veux pas parler d’une attaque contre les Juifs, mais seulement énoncer les faits.  »

O’Duffy a limité l’adhésion aux Blueshirt à « des irlandais ou à ceux de foi chrétienne», car il affirmait que «les juifs sont les instigateurs du communisme». Les dirigeants de Cumann na nGaedheal, notamment Ernest Blythe, ont lutté contre un gouvernement Fianna Fáil et  l’influence grandissante de l’IRA « communiste ». Le souvenir de la révolution irlandaise, la réalité de l’Union soviétique en pleine croissance et le discours de Fianna Fáil sur la distribution des terres et l’extension du bien-être ont conduit les élites politiques, les gros agriculteurs et la classe moyenne vers les Blueshirts.

Thomas F. O’Higgins – un autre fondateur des Blueshirts et plus tard le leader parlementaire du Fine Gael – a décrit Fianna Fáil comme «l’avant-garde de la politique communiste» en Irlande et de Valera comme un «agent communiste». O’Duffy a mené une violente résistance contre la politique du gouvernement visant à saisir les bovins invendus et à distribuer la viande aux pauvres. De graves affrontements et des affrontements entre les Blueshirts et les militants républicains et socialistes eurent lieu dans tout le pays, entraînant des morts des deux côtés.

En 1933, les Blueshirts ont frôlé la confrontation avec l’État Fianna Fáil. Un défilé de masse était prévu à Dublin pour commémorer Arthur Griffith, Michael Collins et Kevin O’Higgins, les héros de la contre-révolution. Le défilé planifié rappelait la marche de Mussolini sur Rome et l’IRA, et les socialistes envisageaient d’y faire face.

Craignant un coup d’État, de Valera a interdit la marche, admettant plus tard qu’il n’était pas certain que l’armée obéirait. Le test ne s’est pas concrétisé car O’Duffy a reculé et a organisé des parades provinciales plus petites. Ce fut un moment majeur pour les Blueshirts; il est apparu clairement que les dirigeants n’avaient pas confiance en leurs forces extraparle-mentaires. Les conservateurs les plus modérés des Blueshirts étaient partis, rebutés par les longues batailles de rue avec l’opposition de gauche.

Au lieu de tenter de renverser l’État, les Blueshirts se sont tournés vers une stratégie électo-rale en collaboration avec leurs partenaires conservateurs. Les politiciens démoralisés de Cumann na nGaedheal étaient impressionnés par la capacité d’O’Duffy à mobiliser un nombre important de personnes et à oublier sa politique fasciste. Ainsi, en 1933, les Blueshirts ont fusionné avec Cumann na nGaedheal pour former le Fine Gael.

Une droite unie

Fine Gael a unifié l’opposition avec Eoin O’Duffy comme premier président et W. T. Cosgrave comme vice-président. Le premier test est venu aux élections locales de 1934. Fianna Fáil a été le grand gagnant avec une performance très décevante pour de Fine Gael.

La base des Blueshirts a commencé à décliner alors qu’ils faisaient face à une résistance sur le terrain. Il est également apparu rapidement que de Valera n’était pas un radical de gauche, comme le craignaient les agriculteurs et les chefs d’entreprise.

Alors que le flirt de Fine Gael avec le fascisme prenait fin, ils ont essayé de freiner la politique d’O’Duffy et il a démissionné. Le premier président du Fine Gael a ensuite créé le parti national fasciste, mais après avoir échoué à organiser quoi que ce soit de significatif, il a envoyé une brigade irlandaise se battre pour Franco dans la guerre civile espagnole.

Fine Gael s’est développé à partir des éléments les plus réactionnaires de la contre-révolution irlandaise.

L’élite irlandaise méprisait les revendications de la classe ouvrière du début des années 1920 et craignait que la vague révolutionnaire ne traverse l’Europe. Pour eux, la fin de l’impérialisme britannique était un moyen d’installer une nouvelle classe dirigeante locale et non la fin du système d’exploitation. Comme l’a écrit John M. Regan, «Le nouveau parti a achevé la consolidation de la droite irlandaise amorcée par Kevin O’Higgins une décennie auparavant».

Fine Gael représente toujours ces mêmes intérêts aujourd’huiI

Ils sont de loin le parti le plus riche avec leurs 50 députés ayant une richesse combinée de 80 millions d’euros. Confrontés à une crise du logement, ils protégeront les propriétaires fonciers et subventionneront les promoteurs. En période de crise économique, ils vont aider leur propre classe et infliger l’austérité aux familles monoparentales, aux travailleurs et aux plus vulnéra-bles. pendant les années 1930, ils étaient prêts à flirter avec le fascisme pour défendre leur classe. Aujourd’hui, ils adoptent le visage du libéralisme pour garder le pouvoir. La leçon de l’histoire ombragée du Fine Gael est simple; ne jamais leur faire confiance.

Leo Varadkar veut représenter Fine Gael comme le visage du libéralisme dans la politique irlandaise. Mais comme l’explique Barney Doherty, il préférerait que vous ne sachiez pas les origines de son parti à l’extrême droite du spectre politique.

Barney Doherty 25 juin 2018

http://www.rebelnews.ie/

Commentaire:

Leo Varadkar est le Taoiseach, premier ministre irlandais

La politique irlandaise ressemble assez à la France: le parti gaulliste de De Gaulle avec son passé de libérateur,  serait représenté par le populaire Fianna Fail de De Valera. Le PCF pas vraiment opposé sur bien des points à De Gaulle serait l’IRA et les républicains. La droite « libérale » avec des tentations extrêmes vers le RN serait le Fine Gael. En Irlande le Labour a longtemps été allié au Fine Gael.

L’embrouille est considérable: les 3 Partis (Fianna Fail, Fine Gael, même une partie de Sinn Fein mais pas le Labour marginal), ont surfé sur ce qu’ils croyaient être une hégémonie totale de l’église catholique et n’ont pas osé défendre l’avortement. Mais c’est le Fine Gael qui passe pour libéral!

23 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

iut lannion (ouest france)

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Lannion: à l’IUT, «le compte n’y est pas du tout !»

Après la grogne de cet été, une assemblée générale était à nouveau convoquée, à l’Institut universitaire de technologie de Lannion, vendredi.

En cause : des coupes budgétaires qui rabotent les effectifs. Amphithéâtre clairsemé, hier midi, à l’Institut universitaire de technologie. Pas de quoi entamer la détermination de la délégation élue, qui vient rendre compte des actions menées avant les vacances, et donner les dernières informations.

Et elles ne sont pas spécialement bonnes, de l’aveu d’Hervé Chuberre, l’un des membres de la délégation et représentant syndical FO. « Tous les postes non publiés ne sont pas compensés. Les dotations financières baissent de 10% chaque année… » Et le mouvement n’est pas près de s’arrêter selon lui. « Dans une note relatant un premier cadrage et les orientations budgé-taires pour la période 2019-2021, l’université de Rennes 1, la tutelle de l’IUT, indique qu’il faut rechercher des mutualisations dans les secteurs finances, scolarité et documentation. »

Situation alarmante

Sans compter la « chasse aux contractuels » menée pour faire des économies et « les effets d’aubaines » que représentent les départs en retraite. En résumé, « le compte n’y est pas du tout ! » Dans les travées de l’amphi, quelques étudiants, et surtout des personnels inquiets pour le présent. « On nous demande de faire plus, en accueillant plus d’élèves, mais avec moins de moyens. Cela au mépris de la qualité des cours », avance une enseignante-chercheuse.

Quant à l’avenir ?

Là encore, la délégation ne voit pas beaucoup de signes d’espérer, à l’heure où sont évo-quées des « filières stratégiques » ou encore la recherche de « doublons » dans les forma-tions dispensées à Rennes 1. « Il y a des gens qui sont missionnés pour les repérer. On peut imaginer que le but soit de fermer certaines formations. » Voilà qui tranche avec le discours du directeur Philippe Anglade, interviewé dans nos colonnes,vendredi 20 septembre. « Tout n’est pas noir », assurait-il. Des propos qui ont eu du mal à passer.

Même si une bonne nouvelle, très concrète, est à mettre à l’actif de la délégation : la contractuelle qui assurait l’accueil voit son poste maintenu jusqu’à son départ en retraite en mai. « Elle ne finira pas par le chômage. »

Pas question de rester passif face à cette situation jugée alarmante.

Comme elle l’avait fait en juin dernier, la délégation a sollicité l’assemblée pour des idées d’actions à mener. Difficile de mobiliser en nombre pour des déplacements à Rennes, au rectorat, ou à la présidence de l’université. En revanche, l’idée de faire connaître la situation localement a émergé. Une manifestation devrait être programmée sous les grilles de la sous-préfecture. La date reste à déterminer. La délégation espère que la centaine de membres du personnel et les 800 étudiants feront entendre leur voix.

Renée-Laure EUZEN. 23/09/2018

https://www.ouest-france.fr/

23 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

progressistes? (npa)

AMERICA

Macron, veut nous faire croire qu’il est Captain America!

Europe : « Progressistes contre populistes » , encore un mensonge macronien

Dans la perspective des futures élections européennes, Macron se présente comme le chef d’un camp « progressiste » face aux nationalistes et aux populistes.

Un clivage on ne peut plus trompeur.

Le 28 août à Milan, Orban (Premier ministre hongrois) et Salvini (ministre de l’Intérieur italien) se sont rencontrés. Orban a décerné à Macron le titre de « chef des partis promigrants » en Europe, et a déclaré : « Il y a actuellement deux camps en Europe. Macron est à la tête des forces politiques soutenant l’immigration. De l’autre côté, il y a nous…» Macron insiste lui aussi sur ce clivage et se présente comme le chef de file d’un « camp progressiste » face aux nationalistes et populistes.

En fait, s’il n’est pas question de sous-estimer le danger qu’ils représentent, Orban, Salvini, Le Pen… sont les « meilleurs ennemis » de Macron 

Ils lui permettent de tenter de redorer un blason défraichi après un peu plus d’un an de prési-dence. Selon le chef de LREM, Christophe Castaner, le camp des progressistes aurait, en France, vocation à rassembler « de Cohn-Bendit à Juppé »… L’objectif est clair : tenter d’attirer des électeurEs de gauche et siphonner la droite.

Malgré les coups portés aux travailleurEs, Macron est en effet en difficulté : non seulement sa cote de popularité est au même niveau que celle de Hollande, mais les premiers sondages donnent à sa liste aux européennes environ 1/5 des suffrages, soit un score faible pour une majorité (et inférieur aux 24 % de Macron au premier tour de la présidentielle.

Orban et Salvini, « meilleurs ennemis » de Macron

Pourtant, la relance de l’Union européenne (UE) était présentée comme un des axes forts de sa présidence et, dès les premiers mois. Il s’était activé en ce sens. Son objectif était de restaurer le couple franco-allemand comme moteur de l’UE.

Et de lui donner une impulsion dans un monde rendu de plus en plus incertain par la politique de Trump en avançant sur quelques dossiers.  L’avenir de la zone euro, la taxation des géants du numérique, et une position commune sur l’immigration.

Macron avait ainsi réussi à négocier avec Angela Merkel, en juin dernier, un texte commun pour un futur minibudget (bien en deçà de ce que voulait Macron au départ) commun de la zone euro et des mesures sur l’immigration.

Mais très vite, il s’est avéré que le budget ne suscitait pas un franc enthousiasme parmi les autres États-membres. Et sur la question des migrations, rien n’a avancé. L’Europe reste une forteresse, et les gouvernements hongrois et italien ont fait clairement comprendre qu’ils ne se sentaient en rien engagés.

Enfin, des divergences sont apparues sur la taxation des multinationales du numérique. Notons que Merkel, soumise à la pression de la droite de sa coalition et de l’extrême droite, a une liberté d’initiative plus restreinte et ne paraît pas prête à soutenir inconditionnellement Macron. D’autant que le parti d’Orban participe, comme les démocrates-chrétiens allemands, au Parti Populaire Européen du Parlement européen.

Un progressisme en carton-pâte

Mais au-delà des aléas et rebondissements qui ne vont pas manquer, une chose est claire : le pseudo-progressisme de Macron n’est qu’un masque. Sur les migrations, Salvini hurle et insul-te mais il ne fait pas grand-chose de différent de ce que fait la France de Macron.

Comme avant, Hollande et Valls : refuser d’accueillir des migrantEs, sauf au compte-goutte.

Et si on regarde les politiques concrètement menées, on trouvera des similitudes : ainsi, en matière de fiscalité, « progressistes » comme « nationalistes » veulent réduire les impôts des riches et des entreprises. Macron l’a fait, Trump également, et Salvini entend le faire. Fonda-mentalement, comme l’écrivent Serge Halimi et Pierre Rimbert dans le Monde diplomatique de septembre, « les deux visions ont en commun […] le mode de production et de propriété ».

Les deux camps présentés comme opposés sont des serviteurs du capital 

La politique des pseudo-progressistes nourrit les dérives nationalistes qu’ils dénoncent. Il faudra bien qu’aux élections européennes se fasse entendre une voix clairement opposée tant aux politiques capitalistes qu’aux dérives nationalistes et anti-immigréEs.

Henri Wilno Jeudi 20 septembre 2018

https://npa2009.org/

23 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

plan santé (la rotative + npa + rp)

guing

« Ce plan de santé délaisse les hôpitaux pour favoriser la médecine libérale »

Le mardi 18 septembre, Emmanuel Macron présentait son plan santé, censé « transformer » le système de santé français. Réaction du collectif 37 Notre santé en danger.

La ministre de la santé nous annonçait un plan-hôpital pour répondre aux actuels scandales sanitaires : déserts médicaux, urgences des hôpitaux saturées, mobilisations et grèves des personnels des hôpitaux généraux, psychiatriques et EHPAD qui n’acceptent plus les conditions de soins qu’ils sont amenés à faire subir aux patients.

En réalité, c’est un plan de développement pour la médecine libérale qu’a présenté le chef de l’État ; il propose une réorganisation de la santé avec la médecine libérale, sans contrainte, mais avec incitations financières, pour se regrouper dans des CPTS, Communautés Professionnelles de Territoires de Santé, pour l’aide à l’informatique, pour faire des dossiers de patients informatisés…

Bien sûr il a parlé des aides-soignantes ou des professionnels des hôpitaux pour lesquels il faudrait prévoir des aménagements pour la deuxième partie de la carrière, mais concrètement… rien ; des paroles en l’air.

Il n’est pas question d’arrêter de fermer des maternités, des services d’urgence, des hôpitaux de proximité, juste d’utiliser les bâtiments pour en faire des EHPAD ou des Services de Soins de Suite. Est-il prévu d’augmenter le nombre de personnels par résident dans les EHPAD ? Non ! Est-il prévu de donner plus de moyens aux hôpitaux pour qu’ils répondent aux besoins de santé de la population ? Non !

Ce plan de santé délaisse les hôpitaux qui assurent les services publics pour favoriser la médecine libérale, laquelle ne sera pas en capacité de répondre à tous les besoins. Les 400 médecins salariés qui vont être envoyés dans les déserts médicaux ne suffiront pas.

Le collectif 37 Notre santé en danger qui défend les services publics de santé pour un accès aux soins pour toutes et tous, appelle à le rejoindre pour refuser cet abandon. A Tours, nous refusons le démantèlement de l’hôpital, avec la suppression de 3 sites et des centaines de postes et de lits. Actuellement c’est l’hospitalisation de semaine de médecine qui est menacée avec la suppression de 20 lits.

21 septembre 2018

https://larotative.info/

La prochaine réunion du collectif aura lieu le 4 octobre 2018 à 18h, dans une salle du passage Chabrier de Saint-Pierre-des-Corps. Elle offrira la possibilité de décrypter plus précisément ce plan santé. https://collectifsante37.blogspot.fr/

Lire aussi:

Des projets mortifères pour la Sécu (Npa)

Macron présente son plan santé : cure de soins ou cure d’austérité ? (Révolution Permanente)

Plan santé de Macron-Buzyn: un projet libéral et technocratique (NPA Guingamp)

 

 

23 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

traon bihan (fr3)

Ferme de Traon Bihan à Brest : un épilogue au goût amer

Un couple d’agriculteurs, à Brest, se bat depuis des mois pour tenter de sauver une partie des terres de leur ferme biologique, menacée par le projet de construction d’un éco-quartier. Un accord vient d’être trouvé avec la ville, mais qui ne les satisfait pas réellement.

Valérie Lazénnec et Philippe Nicol, qui se battaient depuis des mois, vont devoir se séparer d’une partie de leurs terres, 15 hectares sur les 65 qu’ils exploitent en agriculture biologique. Ces parcelles serviront à la création d’un éco-quartier et d’une extension d’une zone artisa-nale. En compensation, la ville leur propose 7 hectares, mais non convertis au bio. C’est l’objet de l’accord, signé jeudi dernier. Un accord qui laisse sceptique le couple d’exploitants et les riverains qui les soutiennent.

Des questions sur la politique foncière et les modes d’habitat en ville

Le collectif interroge en effet la politique urbaine de la ville et souhaiterait lancer un débat sur les modes d’habitat. Les élus rappellent de leur côté, les efforts faits en matière de renou-vellement urbain et expliquent qu’il leur faut répondre à la demande.

Un bail rural proposé au couple d’exploitants

Un bail rural sera proposé aux exploitants, un cadre sécurisant d’après la ville. Le couple, qui n’est en effet pas propriétaire des terres, exploitées pourtant par leur famille depuis cinq générations, espère que la pérennité de leur ferme ne sera pas remise en question.

Krystell Veillard 22/09/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

22 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

macronistes (huffington post)

macron g

Qui sont les macronistes

L’étude qui ne va pas inciter l’exécutif à gauchiser son discours

« Le socle électoral d’Emmanuel Macron pense clairement au centre-droit », estime la Fondation Jean Jaures. L’Objet politique non identifié est en cours de dissection. Lancée en en avril 2016 La République en marche fait l’objet de deux études minutieuses réalisées par des think-thank politiques. Avant les résultats d’une enquête sur les 400.000 adhérents LREM dévoilée ces prochaines semaines par Terra Nova, c’est la Fondation Jean Jaurès (proche du PS) qui a disséqué les sympathisants du parti d’Emmanuel Macron.

Il s’agit des 14% de Français qui répondent LREM à la question « de quel parti politique êtes-vous le plus proche ou le moins éloigné », ce qui correspond au noyau dur des macronistes. « C’est la France qui va bien et qui se sent bien », résume Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean Jaurès qui démonte aussi deux idées reçues:

Non, les macronistes ne sont pas que des jeunes (« c’est au dessus de 64 ans qu’il y en a davantage) et des urbains (« par rapport à la moyenne des Français, ils ne sont guère moins nombreux dans le monde rural, guère plus nombreux dans les grandes agglomérations).

Publiés ce vendredi, les résultats ont été dévoilés il y a quelques jours aux parlementaires de la majorité qui, de l’avis de Gilles Finchelstein, ont été surpris. « Certaines choses qu’ils pressentaient ont été confirmées mais des résultats les ont vraiment étonnés », explique le politologue. Face à un groupe majoritairement composé de personnalités issues du centre-gauche, l’expert a en effet présenté « un socle électoral qui penche clairement au centre-droit ». Plusieurs éléments chiffrés le mettent en évidence.

Un recyclage de sympathisants de droite

Dans ce panel de 1700 Français issus d’une vaste étude menée depuis plusieurs années par Ipsos pour le Cevipof, Le Monde et la Fondation Jean Jaurès, on note que 70% ont voté pour Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle mais aussi que 20% ont voté pour François Fillon ce qui confirme un basculement vers la droite quand on sait que son électorat de premier tour penchait à gauche.

La proximité partisane de ces sympathisants avant le décollage de LREM est encore plus parlante. En septembre 2016, 40% des actuels sympathisants macronistes étaient proches de LR ou de l’UDI et seulement 27% étaient proches du PS. L’étude pointe par par ailleurs l’un des échecs du macronisme: ne pas avoir réussi à attirer des personnes qui étaient éloignées de la politique alors que c’était l’une des promesses. Seulement 13% des sympathisants LREM n’étaient proches d’aucun parti auparavant. « L’essentiel, c’est du reclassement, résume Gilles Finchelstein. Ils ont plus recyclé des sympathisants d’autres partis qu’attiré des déçus de la politique. »

Dernier élément criant, l’autopositionnement des macronistes. Sur un axe gauche droite allant de 0 à 10, ils se situent eux-même en moyenne à 5,6. Si un gros quart se place en position centrale (en s’attribuant la note de 5), seulement 16% se positionnent à gauche (2-3-4) contre 53% à droite (6-7-8).

Des libéraux dans tous les sens du terme

Conséquence, les idées économiques défendues par les macronistes sont étiquetées à droite, ou plus précisément libérales. Comme tous les Français (à l’exception des sympathisants frontistes qui répondent l’immigration) c’est la lutte contre le chômage qui est leur priorité numéro un. En revanche, alors que les sympathisants de gauche (FI et PS) placent le pouvoir d’achat en deuxième priorité, les sympathisants LREM placent la compétitivité des entreprises. A titre d’exemple, la défense de l’environnement n’arrive qu’en huitième position.

Ils sont aussi les plus ouverts au libre échange (81% veulent aller vers plus de libre-échange contre 54% des sympathisants LR) et sont ceux qui font le plus confiance aux entreprises face aux difficultés économiques.

Libéraux sur les questions économiques, les macronistes le sont aussi sur les questions sociétales (abolition de la peine de mort, acceptation de l’homosexualité), ce qui les rapproche plus des sympathisants de gauche. C’est aussi le cas sur les question d’immigration. Ce qui fait dire à Gilles Finchelstein que les sympathisants LREM « appartiennent à une famille politique qui n’a jamais existé ». « Ce sont des libéraux, des libéraux dans la France d’aujourd’hui pour qui la question européenne est centrale », précise-t-il.

Bref, un résumé assez fidèle du positionnement d’Emmanuel Macron. Ce n’est donc pas étonnant de les voir apprécier largement le bilan du président de la République. 93% des sympathisants portaient (en juin, soit avant l’affaire Benalla) un jugement positif sur son action. C’est 12 points de plus que les sympathisants UMP avec Nicolas Sarkozy en 2008 et 16 points de plus que les sympathisants PS avec François Hollande en 2013. « On peut parler de Macronophiles voire de Macronolâtres », conclut Gilles Finchelstein.

Alexandre Boudet 21/09/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

22 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

huma (npa)

gauche arabe

Fête de l’Humanité : pour le PCF, c’est quand qu’on va où ?

Si cette nouvelle fête de l’Humanité a une fois de plus aligné une affiche musicale de qualité, le PCF, à quelques semaines d’un congrès important, a plus de difficultés à composer… Ainsi, lors de son discours de samedi dernier, la partition de Pierre Laurent était un peu hésitante, entre « nouvelle » thématique écologiste et recherche (désespérée ?) de partenaires…

Pour qui en douterait, la campagne européenne est bel et bien lancée.

Il est en effet difficile de ne pas voir, dans les appels du pied lancés par la direction du PCF, la volonté de sortir le parti de son futur solo électoral depuis que Mélenchon et La France insoumise (LFI) lui ont tourné le dos.

Le PCF a encore un large milieu, comme le montrent une nouvelle fois les allées très fréquen-tées de cette fête de l’Humanité et les débats organisés, notamment à l’Agora de la fête. Pour autant, depuis la fin en eau de boudin du Front de Gauche et les fâcheries, souvent sur la place publique, avec Mélenchon, le parti a du mal à rebondir et à enrayer un déclin engagé maintenant depuis plusieurs décennies. Aussi, en l’absence des députéEs de LFI froissés par un tweet de Ian Brossat (tête de liste du PCF pour les européennes), Pierre Laurent s’est employé à tendre la main à qui veut bien s’en saisir.

Le secrétaire du PCF a développé de façon un peu nouvelle la question écologique, la défense de la planète étant contradictoire avec le système capitaliste 

« La concurrence ne vaut rien pour la planète. […] Il ne faut pas séparer combat écologique et social. » Si cela est tout à fait juste, on ne pourra s’empêcher de penser que ces considé-rations, qui ont structuré toute la première partie du discours de Pierre Laurent, ne sont pas dénuées d’arrière-pensées (Génération-s et EÉLV étaient tous deux bien représentés lors de ce discours). De plus, si le constat est juste, les réponses sont, comme bien souvent, très en deçà des mesures de rupture indispensable pour construire « l’écommunisme » dont s’est revendiqué Pierre Laurent samedi : de nouveaux droits à une alimentation de qualité, à des transports non polluants, oui, mais comment ?

Au-delà des références à la « mythologie » du PCF, cette année Ambroise Croizat et une Sécurité sociale posée en acte communiste, le parti a bien du mal à définir une orientation. Orphelin, à la fois en raison de la fin du Front de Gauche et de la quasi-disparition du parte-naire historique socialiste, sous la pression de l’influence de La France Insoumise, Pierre Laurent dit ne pas se résoudre à la division « à gauche », et veut son parti « ouvert aux coopérations politiques ». Mais, en l’absence de contenus programmatiques précis, tout cela reste pour le moins bien hypothétique.

Le NPA à la fête !

Si Pierre Laurent a fait attention à ne pas attaquer de front Mélenchon et LFI, les militantEs et sympathisantEs avec qui nous avons pu discuter dans les allées de la fête (en particulier devant le stand du NPA), étaient plus directs… Ainsi revenait le sentiment de s’être fait avoir (une nouvelle fois ?) en ayant servi de marchepied à un dirigeant venu du PS, avec des critiques pour le moins appuyées concernant ses positions souverainistes ou protectionnistes, ou celles portant sur les migrantEs.

À tout cela s’ajoutaient dans les discussions une vague aspiration à « l’unité », la volonté d’être « ensemble », le regret de la « division » qui, à la différence de la période du Front de Gauche, n’était pas tourné de façon agressive contre le NPA…

C’est dans ce contexte que, comme chaque année, nous avons tenu un stand durant les trois jours de la fête, avec en point d’orgue la journée de samedi.

Dans le tract que nous avons distribué devant notre stand, nous avons écrit qu’« il faudra un grand mouvement de grève, de nombreux secteurs, qui bloque l’économie et oblige patronat et gouvernement à reculer ». C’est en particulier pour cela que nous avons organisé un forum des luttes et des résistances où ont pris la parole devant un public nombreux des militantEs de différents secteurs (une cheminote de la région parisienne, une militante à l’hôpital de Toulouse, un postier en grève du 92, deux jeunes mobilisés contre la sélection et la répression) ainsi qu’un membre du collectif des sans-papiers Paris 20e.

C’était aussi le sens de l’intervention de Philippe Poutou, largement consacrée à cette rentrée contre l’offensive macroniste. À ses côtés, Olivier Besancenot l’avait précédé en rappelant notamment ce que l’internationalisme signifie en matière de solidarité avec les migrantEs : pas de place pour les hésitations, encore moins pour des reculs devant la pensée réactionnaire. Accueillir ici, cela signifie bien que personne ne peut imposer de rester là-bas, de ne pas bouger… Car comme nous l’avons aussi écrit dans notre tract, « il faut clarifier un certain nombre de positions politiques à gauche. […] Il faut nous battre pour gagner la liberté de circulation et d’installation pour les migrantEs. »

Remercions ici celles et ceux qui sont venus nous présenter leur travail lors de rencontres-signatures passionnantes, devant un public qui n’a pas manqué à l’appel : la blogueuse, autrice de BD, féministe (et révolutionnaire !) Emma, qui nous avait déjà fait partager ses engagements lors de notre dernière université d’été ; la sociologue Monique Pinçon-Charlot et le dessinateur Étienne Lécroart qui nous ont présenté leur dernière œuvre commune – à la fois informative et drôlissime – consacrée au procès Cahuzac qu’ils ont suivi de très près.

Enfin, nous ne serions pas complets si nous omettions de parler du succès des deux soirées musicales de vendredi et samedi, « Marx, Engels, Lénine et Beyoncé », devenues un rendez-vous politico-disco (à moins que ce ne soit l’inverse…) incontournable. Car, comme le disait une autre Emma (Goldman), « si je ne peux pas danser, je ne veux pas prendre part à votre révolution ».

À l’année prochaine !

Manu Bichindaritz Mercredi 19 septembre 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Le PS a une idée de génie pour les européennes : rassembler la gauche (Regards)

22 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

ford bordeaux (sud ouest)

Philippe Poutou est à 1’09

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