Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

isf / smic (révolution permanente)

Rev

Rétablir l’ISF

Augmenter le SMIC 

Ré-indexer pensions et allocations à l’inflation 

Trois revendications des Gilets Jaunes que devraient défendre tous les travailleurs

Le temps est figé. A quelques encablures du 8 décembre, rarement l’on avait vu le pouvoir politique aussi suspendu. Pour Macron, maintenant, le silence est d’or. Ce samedi 8 décembre, la parole est aux gilets jaunes, au monde du travail et à la jeunesse : rétablir l’ISF, augmenter le SMIC et ré-indexer pensions et allocations à l’inflation, trois des principales revendications des gilets jaunes qu’il s’agirait pour le monde du travail et la jeunesse de défendre en se joignant à cette colère légitime des manifestants qui font, aujourd’hui, trembler le pouvoir en place.

Le gouvernement tente de mettre les revendications des Gilets Jaunes au second plan

Malgré un battage médiatique d’une ampleur rare, le mouvement des gilets jaunes reste largement soutenu par la très grande majorité de l’opinion publique avec près de 66% de soutien. Dans ce contexte, le gouvernement a mis en scène une scénographie digne des plus grands films de guerre. Et il l’applique dans la pratique en moyennant 89 000 membres des forces de l’ordre et 12 blindés.

Plus encore, le gouvernement prévient qu’il est possible qu’il y ait même des morts.

L’Elysée craint même « des gilets jaunes prêts à tuer ». Le scénario idéal pour faire en sorte que le mouvement des gilets jaunes ne soit plus, comme l’affirme L’Opinion, une « affaire de pouvoir d’achat » mais devienne une pure « contestation violente des institutions républi-caines. » La manœuvre est claire : elle vise à faire passer les gilets jaunes pour des sanguinaires et reléguer les revendications au second plan.

Exiger le rétablissement de l’ISF, c’est la base

La suppression de l’ISF l’an dernier, comme une des premières mesures phares, a été l’un des marqueurs du quinquennat Macron. Ce sont ainsi près de 3 milliards d’euros qui ont été direc-tement rendus aux ultra-riches gagnant plus de 1,3 millions d’euros par an.

Dans le même temps, le gouvernement n’a eu de cesse d’enchaîner contre-réforme sur contre-réforme s’attaquant, entre autres, au code du travail, facilitant les licenciements, les coupes dans les APLS, la contre-réforme de la SNCF, la hausse de la CSG, s’attaquant ainsi aux plus précaires. Le rétablissement de l’ISF est devenu l’une des principales revendications des Gilets Jaunes, une revendication qui vise à prendre l’argent où il y en a, à savoir dans les poches des plus grandes fortunes, celles qui nous exploitent. Cette minorité des classes dominantes qui vit sur le dos de la grande majorité, les salariés.

Augmenter le smic pour toutes et tous !

L’une des principales mesures des gilets jaunes est l’augmentation du SMIC, le salaire des plus précaires. Ce dernier sous sa version Smic/horaire est celui qui indexe le travail à temps partiels qui est imposé le plus généralement aux femmes. Si les gilets jaunes veulent que le salaire minimum, reçu par environ 1,65 million de salariés, passe à 1 300 euros net contre 1 185 euros actuellement, c’est la base.

Cela est d’autant plus urgent que selon une étude, entre 2008 et 2016, le revenu disponible moyen des ménages français a diminué de 440 euros annuellement. Une baisse de pouvoir d’achat qui touche d’autant plus les salariés au SMIC, les frais incompressibles comme le logement ou la nourriture ayant augmenté. En ce sens, ce dont il s’agirait, au minimum, pour rattraper le pouvoir d’achat sur les 10 dernières années, serait une augmentation du SMIC de 400 euros pour tous et indexé sur l’inflation !

Ré-indexer pensions et allocations à l’inflation !

Comme pour les salaires et le SMIC, l’une des principales revendications des gilets jaunes consiste à ce que les « retraites et les allocations » soient indexées à l’inflation. En effet, depuis le début du quinquennat, le gouvernement a choisi de désindexer les pensions et les aides sociales (APL, famille, prime d’activité, etc..) de l’évolution des prix à la consommation.

Ce sont ainsi 3,5 milliards d’euros en 2019, près de 7 milliards en 2020, qui ont été coupés des personnes les plus exploitées et précaires. Les étudiants sont par ailleurs en première ligne dans ces attaques avec les multiples rabots contre les APLs alors que le prix des logements ne cesse de monter. Cette désindexation à l’inflation est une attaque de plus contre nos salaires. En ce sens, la revendication de l’indexation des pensions de retraites et des allocations à l’inflation qui a bondi de 1,8% en moyenne en 2018 est non seulement nécessaire mais relève du bon sens. Si le coût de la vie augmente, il faut bien que nos salaires aussi !

Défendre ces revendications minimales pour unir les travailleurs et les classes populaires

Rétablir l’ISF, augmenter le SMIC et ré-indexer pensions et allocations à l’inflation, ces 3 revendications des Gilets jaunes sont les 3 revendications minimales qui pourraient unifier l’ensemble de la classe sur la question du pouvoir d’achat et de la lutte pour de meilleures conditions d’existence.

Ce sont trois revendications qui pourraient permettre de constituer les débuts d’un « cahier de doléances » national des travailleurs et des classes populaires pour s’opposer à la casse sociale que Macron compte bien reprendre s’il réussit à défaire les gilets jaunes. Ce program-me de revendication minimal pourrait être défendu par l’ensemble des travailleurs, salariés, retraités et jeunes.

Ce socle programmatique unificateur pour les travailleurs et les exploités devrait s’enrichir de toute une série de revendications des différents secteurs sociaux qui commencent à entrer dans la danse en s’inspirant des Gilets Jaunes : abroger entre autres l’ensemble des lois Travail, la réforme du rail, ParcourSup et la réforme du bac pour les étudiants et lycéens, mettre fin à la répression quotidienne et au racisme d’État qui affectent les quartiers populaires, etc.

C’est avec un tel programme permettant d’ unifier la lutte contre Macron et en bloquant l’économie, par la grève et sa généralisation, qu’il sera possible de faire du mot d’ordre « Macron Démission » une réalité. Pour cela, il faudra imposer aux directions syndicales qui s’y refusent pour le moment, une première journée de grève générale interprofessionnelle le 14 décembre. Une première date qu’il s’agira ensuite de poursuivre. Ce sera la seule manière de faire céder Macron et son monde.

Damien Bernard vendredi 7 décembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

smic (révolution permanente)

casque

Pouvoir d’achat

Pour Pénicaud « augmenter le SMIC détruit des emplois »

Sur le plateau de LCI, Muriel Pénicaud a justifié son refus d’augmenter le SMIC en mobilisant l’argument classique de ceux qui prennent parti pour les actionnaires contre les salariés : cette mesure détruirait des emplois. 

Invitée de LCI dimanche, la Ministre du Travail Muriel Pénicaud a expliqué son refus d’augmen-ter le SMIC en affirmant que « cela détruit des emplois, cela n’est pas la bonne méthode ». Reprenant ainsi une justification classique de tous ceux qui refusent l’augmentation des salai-res, la ministre s’oppose ainsi clairement à l’une des revendications principales des Gilets Jaunes.

Il faut dire pour sa défense que Pénicaud s’y connaît en destruction d’emplois.

Ancienne directrice des ressources humaines de Danone, celle-ci est notamment connue pour avoir supprimé 900 emplois en Europe en 2013 et profité du plan social pour empocher plus d’un million d’euros en revendant des stock-options, c’est-à-dire des droits sur des actions de l’entreprise. Une somme rondelette pour la DRH, correspondant à près de 25 000€ par emploi supprimé.

Le scandale qui entoure Pénicaud, et que l’on tend aujourd’hui à oublier, est ainsi symbolique de la véritable opposition qui structure l’approche du gouvernement : la volonté de privilégier la rémunération des actionnaires sur celle des salariés. L’argument de Pénicaud est d’autant plus faux que l’on sait que la France est le pays qui distribue le plus de dividendes en Europe.

En mai 2018, un rapport de deux ONGs, Oxfam et le Basic, notait ainsi qu’en 2016 les entreprises avaient « reversé près de 15 fois plus de bénéfices à leurs actionnaires (sous forme de dividendes) qu’à leurs salariés (sous forme d’intéressement et participation) ». Les dividendes des actionnaires avaient ainsi augmenté trois fois plus vite que les salaires entre 2009 et 2016.

Si la Ministre se cache derrière les petites entreprises, les artisans et les commerçants pour défendre son argument, la ficelle est là encore un peu grosse. Si les PME et TPE représentent la moitié de l’emploi salarié en France et comptent 26% de salariés au SMIC, c’est avant tout à la pression de la concurrence des grands groupes que sont dues leurs difficultés, quand ces mêmes PME ne font pas partie des grands groupes industriels. Ces déclarations de Pénicaud sont une nouvelle provocation pour une mouvement qui se mobilise contre les inégalités et les bas salaires.

Pablo Morao lundi 10 décembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

nathalie artaud (regards)

10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

coquelicots lannilis (of)

aber

10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

agroforesterie (le peuple breton)

accaparement

L’agroforesterie 

Solution contre le réchauffement climatique

Hier soir la section UDB Ouest Cornouaille organisait une conférence à Pouldreuzic dans le pays Bigouden sur le thème de l’agroforesterie. Alain Retière, agronome et écologue, spécia-liste de la récupération des terres dégradées, a présenté pendant 1h15 le bien-fondé de cette méthode d’utilisation des terres. Une stratégie trois en un selon lui : elle apporte la souverai-neté alimentaire, elle sauvegarde la biodiversité et permet la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Dans un premier temps l’expert international a présenté les causes du réchauffement climatique pour mieux expliquer à quel niveau l’agroforesterie pourrait résoudre en grande partie ce problème si elle était généralisée à l’échelle mondiale.

Un tiers des gaz à effet de serre est lié à la gestion des sols au niveau planétaire.

Pour s’en sortir et limiter le réchauffement il faudrait diminuer par trois l’utilisation des énergies fossiles et multiplier par deux la biomasse. C’est sur cette dernière que l’agroforesterie peut apporter une réponse.

Alors qu’est-ce que c’est finalement ?

Il s’agit de manière assez simple de replanter des arbres, en grande quantité, de manière plus ou moins artificielle, c’est-à-dire qu’ils vont être agencés de manière à ne pas concurrencer les cultures agricoles et à préserver les sols. Et les essences d’arbres seront choisies avec soin en fonction du milieu.

Il y a plusieurs bénéfices à avoir des arbres autour de ses champs.

Ils empêchent l’érosion des sols, les stabilisent. Ils agissent comme des pompes à nutriments avec leurs racines ce qui est favorable aux sols et aux plantes. Ils captent évidemment le CO2 ce qui permet d’en stocker plus. Ce sont également des lieux de vie pour les animaux et insec-tes. Les ennemis des pathogènes y trouvent un lieu de vie ce qui limite l’utilisation de pesticides puisqu’ils vont pouvoir faire le travail des pesticides.

Les champs ouverts sur des kilomètres n’ont pas cette protection naturelle.

Et l’INRA a pu mettre en évidence à travers plusieurs études que la production des champs agroforestiers est supérieure de 1,3 à 1,5 fois plus que les champs conventionnels, les rende-ments stagnent depuis les années 1990. C’est grâce à l’optimisation des arbres que cela arri-ve. Pour éviter la concurrence entre les arbres et les cultures, les racines des arbres sont tranchées jusqu’à un mètre de profondeur pour laisser la place aux plantes, au-delà de cette distance elles sont libres de se répandre.

L’échelle la plus intéressante pour mettre en place l’agroforesterie est celle du terroir, au minimum celle de plusieurs exploitations. Il faut une collaboration étroite entre les exploitants pour être efficace. Et il faut des aides, financières et techniques, des collectivités et des struc-tures agricoles. Aujourd’hui 126 pays participent au programme des Nations Unies pour la neutralisation de la dégradation des terres, en expérimentant l’agroforesterie. La France n’en fait pas partie, et sur ce sujet-là aussi elle accumule du retard alors que d’autres pays semblent déjà en tirer profit, notamment en Afrique et en Amérique du Sud.

La conférence a donné suite à une discussion fort intéressante entre les personnes qui étaient venues, au nombre de 70, et le conférencier. Une vingtaine de personnes souhaiteraient mettre en place un collectif dans le pays Bigouden pour la plantation d’arbres. Une expérimen-tation qui pourrait être très intéressante, même si les bénéfices à venir mettront du temps à voir le jour, 10 ans au minimum selon les arbres.

 8 décembre 2018

http://lepeuplebreton.bzh/

10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

permis miniers (eaux et rivières)

Les permis miniers tirent-ils enfin sur leur fin ?

Aux déclarations tonitruantes de juin (« Il n’y aura pas de projet dit de Variscan », « les permis sont abrogés ») a succédé un silence profond de l’administration qui s’est systématiquement refusée à informer nos associations et leurs avocats sur la mise en œuvre de ces promesses.

Nous avons néanmoins pu reconstituer a posteriori le scénario suivant dans ses grandes lignes :

En février 2018, Variscan Australie a informé le ministère de son projet de vendre sa filiale française détentrice de 7 permis à Apollo Minerals, laquelle a l’intention de se concentrer sur celui de Salau-Couflens en Ariège et d’abandonner les travaux sur les 6 permis du Grand-Ouest (dont les 3 bretons).

  • Le 22 juin dernier, le ministère donne son aval pour la vente de Salau-Couflens et demande à Variscan et Apollo Minerals de renoncer aux 6 autres permis (on aurait préféré que la vente soit conditionnée par la renonciation, mais bon …). Nous avons appris plus tard que la réglementation australienne exige que, pendant 4 mois, Variscan et Apollo Minerals recherchent des acquéreurs potentiels pour les 6 permis (nos inquiétudes étaient donc bien fondées).
  • Mi-octobre, le président du tribunal administratif de Rennes (auprès de qui deux recours contre les PERM de Loc-Envel et Silfiac sont pendants) demande au Ministère où en sont les choses. Réponse du ministère : il est informé de l’intention de Variscan de renoncer aux 6 permis, à défaut, le ministère engagera une procédure de retrait ou constatera l’expiration des permis accordés pour 5 ans (soit entre février 2019 et septembre 2020 sachant que pour Tennie, c’était en juin 2018).

Suite à quoi, le Président du Tribunal administratif interroge les associations porteuses des deux recours sur leur éventuel désistement. Etant donné qu’elles ne disposent que de courriers sans valeur juridique et n’exprimant que des intentions, Douar Didoull, Attention Mines !, Nature et Patrimoine Centre Bretagne et Eau & Rivières de Bretagne ont décidé de maintenir leurs recours.

Seuls des arrêtés ministériels de retrait peuvent refermer le dossier ouvert par les arrêtés ministériels octroyant les PERM. Les associations bretonnes renouvellent leur soutien total aux collègues ariégeois dans leur lutte contre le permis de Salau-Couflens.

Concernant les deux demandes de permis en Finistère (Loperec 2 et Penlan), le ministère a sorti deux arrêtés de refus des permis les 31 août et 4 septembre dernier. Ces décisions ont été notifiées aux pétitionnaires le 30 octobre. Ils ont donc jusqu’au 30 décembre prochain pour les contester … ou non.

Grâce à la mobilisation des quatre dernières années, non seulement les travaux de prospection n’ont pu avoir lieu, mais il semble bien que nous approchons du but. Raison de plus pour ne pas relâcher la pression.

centre-bretagne-deux-permis-d-extraction-d-or-consulter-en-ligne

Sur le même sujet :

Le CESE se penche sur les mines et les métaux stratégiques

La Section « Activités économiques » du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) 1 travaille actuellement à un avis sur la dépendance aux métaux stratégiques et des solutions pour l’économie.

Dans ce contexte, il a auditionné de nombreux membres de la société civile et, tout récemment, deux représentants d’associations bretonnes (dont E&RB) et ariégeoises opposées à la réouverture ou à la création de mines que : « La réouverture de mines en France est-elle nécessaire ? Pourquoi ? Est-elle possible ? Pourquoi et si oui à quelles conditions économiques, sociales et environnementales ?

Dans leurs présentations, ils ont insisté sur l’impact irrémédiable de toute mine sur le territoire environnant, ses filières économiques, son environnement, la santé et la qualité de vie de ses habitants, ainsi que le démontrent nombre d’anciennes mines en France et ailleurs, ou bien l’unique exemple de « mine propre » mis en avant par les porteurs de projet.

Dans le contexte avéré du changement climatique qui s’installe, il est plus que jamais nécessaire de réorienter nos sociétés vers plus de sobriété, de recyclage, d’éco-conception, de bannir l’obsolescence programmée et d’investir dans la recherche sur les matériaux de substitution biosourcés entre autres.

Rendez-vous maintenant fin janvier 2019, lorsque le CESE publiera son l’avis.

La présentation des associations bretonnes est ici

Interviews des intervenants pour les associations bretonnes  et ariégeoises
(les interviews des autres contributeurs sont accessibles en bas de page).

https://www.eau-et-rivieres.org/la-fin-des-mines

10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

rennes réunification (fr3)

NPA

reunification

Rennes : les partisans de la Bretagne à 5 départements manifestent pour une grande consultation populaire

Près de 700 personnes ont défilé à Rennes pour réclamer une consultation populaire sur une Bretagne à 5 départements

Des partisans de la réunification de la Bretagne ont donné de la voix ce samedi à Rennes pour obtenir un référendum, une consultation populaire…et non un processus de vote où seuls les élus auraient le droit de se prononcer.

Quelques airs de bombarde ont accompagné les Gwenn ha Du qui ont flotté ce samedi à Rennes lors du défilé des 600 personnes, militants, familles ou encore élus présents pour une Bretagne à 5 départements.

Partis du mail François Mitterand, les manifestants se sont rassemblés suite à l’appel des collectifs 44 Breizh et Coordination Démocratique de Bretagne avec un seul mot d’ordre : la réunification de la Bretagne. Ils réclament « un référendum auto organisé en Bretagne » selon Tanguy Poisson, l’un des organisateurs du rassemblement.

Un référendum populaire

Certains élus comme Paul Molac, député bretonnant (et « En Marche » blog)  du Morbihan, demandent depuis long-temps une telle consultation populaire, pour décider du rattachement de la Loire Atlantique à la région bretonne. Le 26 Novembre dernier, une pétition avait recueilli plus de 100 000 signatures. Le cortège s’est rendu jusqu’à la préfecture Martenot à Rennes où se sont tenues des prises de paroles.

Vote au conseil départemental du 17 au 19 décembre

Un vote aura lieu au conseil départemental de Loire-Atlantique lors de la prochaine session du département du 17 au 19 décembre. « J’ai décidé d’inscrire à l’ordre du jour de la prochaine session le droit d’option prévu par la loi NOTRe, c’est-à- dire de demander aux 62 élus de ce département de s’exprimer sur la question du rattachement de la Loire-Atlantique à la Breta-gne », avait déclaré le président du département Philippe Grosvalet. Mais beaucoup restent sceptiques quant au résultat final. Une assemblée générale est prévue le 1er week-end de février, afin de décider de la date du prochain rassemblement.

rennes

Trois conditions nécessaire pour un éventuel rattachement 

Il faudrait trois conditions pour qu’un jour le département de Loire-Atlantique soit rattaché à la région Bretagne.

1/ Que le conseil départemental de Loire-Atlantique vote en cette faveur au 3/5èmes
2/ Que la région d’origine, les Pays de la Loire, vote également en cette faveur au 3/5èmes
3/ Enfin, qu’aux 3/5èmes également, le conseil Régional de Bretagne accepte le département de la Loire-Atlantique en sont sein.

T.P. avec Q.C.  08/12/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Commentaire: Le NPA soutien la revendication de « Réunification de la Bretagne ».

10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

quimper brest rennes (fr3)

lycees

Rennes Le Lycée Émile Zola

Perturbé par les élèves

Ce lundi matin, dès le début des cours, les lycéens de l’établissement Émile Zola situé avenue Jean Janvier en filtrent l’entrée. Opposés au projet de réforme du baccalauréat proposé par le gouvernement, ils montrent leur désaccord dans une ambiance bon-enfant.

À cent et à grand bruit. Quiconque passait sur l’avenue Jean Janvier les remarquait ce matin. Leurs meneurs montés sur des poubelles, les lycéens fédéraient leurs camarades pour montrer leur opposition au projet de réforme du baccalauréat prévue pour 2021.Ce nouveau bac consiste en « une épreuve de français à la fin de la classe de première, quatre épreuves en terminale et une part de contrôle continu, déclare l’Éducation Nationale. Le baccalauréat est à la fois plus simple dans son organisation. »

Une réforme du bac qui ne passe pas

Pourtant, elle ne convient pas aux principaux intéressés. Depuis une semaine déjà, ils montrent leur mécontentement dans toute la France, en parallèle du mouvement des Gilets jaunes. Leur mouvement semble se solidariser des manifestations des universités, qui elles s’opposent à l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers. L’opposition au nouveau outil d’orientation Parcoursup semble pouvoir regrouper étudiants et lycéens.

Au total en France, entre 100 et 120 lycées sont perturbés aujourd’hui, les cours ne sont pas tous assurés. Parmi eux, une quarantaine sont carrément bloqués par leurs élèves. Aujour-d’hui, les lycéens n’ont pas prévu d’actions directes et organisées. D’après eux, la grosse journée sera « mardi : on va regrouper tous les lycées et manifester devant la mairie » selon l’une de leurs représentantes.

Corentin Bélard 10/12/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Le campus de l’université Rennes 2 bloqué (FR3)

Entre 100 et 120 lycées sont perturbés ce matin dans toute la France, dont 40 totalement bloqués (France Info)

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09 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

université (le télégramme)

univ

« Y a pas écrit éducation nationale »!

Université de Bretagne Sud.

Crise ouverte avec le Département

« Grave », « brutale », « incompréhensible »… Le président de l’Université de Bretagne Sud ne mâche pas ses mots pour qualifier la suppression programmée de la subvention (422 750 €) du conseil départemental.

La nouvelle réglementation imposée par la loi NOTRe, argument avancé par François Goulard, ne convainc pas.

Et pour cause : des départements continuent d’assurer le financement des universités .Le climat social est orageux. Il est également électrique entre l’Université de Bretagne Sud et le conseil départemental du Morbihan.

En cause, la réception, le 22 octobre dernier, d’un courrier signé du conseil départemental signifiant à l’UBS la suppression programmée en 2020 de la subvention (elle était de 422 750 € en 2018). « Nous n’avons reçu aucune notification préalable à cette décision, aucun contact entre les services. C’est du jamais vu », déplore Jean Peeters, le président de l’UBS.

La brutalité de la méthode n’est pas seulement décriée.

Derrière l’argument avancé par le Département (la Loi NOTRe), le président de l’UBS y voit surtout « une décision personnelle et une volonté politique de ne pas soutenir l’université. Comment expliquer alors que des Départements voisins continuent d’apporter des finance-ments à leurs établissements ? Une telle mesure signifie que l’enseignement supérieur n’est pas une priorité pour le Département. C’est grave et incompréhensible ».

Une situation financière déjà tendue

Dans le Morbihan, comme ailleurs, les universités ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur leur situation financière. « Ce n’est pas le moment d’enlever des moyens budgétaires à un établissement qui fait régulièrement la preuve de son engagement pour le territoire et de sa collaboration active avec le secteur économique », plaide Jean Peeters qui cite le rachat à venir du plateau Compositic à Ploemeur (1,25 M€).

Et si les 422 750 € en cause pèsent peu, a priori, face aux 80 M€ de budget de l’UBS, le prési-dent dit s’appuyer sur cette seule subvention pour financer des postes dans la recherche et le développement. Des « ingénieurs transferts » comme on les appelle, qui œuvrent dans les domaines du nautisme, du composite, de la cybersécurité, ainsi que dans le secteur des bio-procédés, à Pontivy, à travers la plateforme d’innovations Prodiabo.

« C’est l’avenir de notre territoire qui est en jeu ».

En 2019, la dotation du Département sera revue à la baisse (281 800 €) puis se limitera à 44 250 € pour le seul financement des doctorants. « Après 2020, l’université ne percevra plus rien ». La seule solution consistera à trouver de nouvelles ressources en interne pour assurer le versement des salaires. Une équation d’autant plus délicate que chaque année, le Glisse-ment Vieillesse Technicité (GVT) fait déjà flamber la masse salariale de 600 000 €.

La loi NOTRe, rien que la loi

Contacté, le conseil départemental se retranche derrière la loi NOTRe qui interdit désormais à la collectivité de financer les universités ou alors « de manière très limitée. C’est ce que nous avons expliqué dans le courrier adressé à l’UBS. Le Département veut rester dans les clous de la loi ». Jean Peeters attend toujours d’être reçu au conseil départemental par François Goulard, qui est, doit-on le rappeler, un ancien ministre de l’Enseignement supérieur. « Ce n’est pas la vision que j’ai de la loi NOTRe », tacle le président de l’UBS.

07 décembre 2018

https://www.letelegramme.fr/

09 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

climat (ouest-france politis of basta)

lannion

Manif climat Lannion

La fonte du permafrost libère des bactéries, des virus et du méthane

A la COP 24, des scientifiques désespèrent d’alerter une conférence somnolente sur ces dangers négligés.

Plusieurs experts anglais, canadiens, américains, norvégiens et français des régions nordiques ont profité de leur présence à la COP 24 de Katowice, en Pologne, pour relancer un thème d’observation et de réflexion qui les inquiète depuis des années : les multiples conséquences de la fonte du permafrost (ou pergélisol).

Cette couche de terre et de débris végétaux en partie décomposés est souvent mêlée à des cristaux ou des lentilles de glace et, à partir de quelques mètres de profondeur, parfois seulement un ou deux, le permafrost restait en permanence gelé depuis des dizaines de millénaires. Cela explique que les pays concernés aient pu depuis des années appuyer leurs constructions, leurs usines et leurs installations sur ce sous-sol dur comme du béton.

Problème : ce sous-sol réputé stable a commencé de fondre il y a une vingtaine d’années.

Et comme le permafrost est présent sur 20 % des terres émergées, en Alaska, au Canada ou en Russie, on rencontre de plus en plus d’immeubles penchés. Lesquels finissent par s’affais-ser, tandis que usines deviennent inutilisables, car les fondations perdent leurs appuis. Ce sont également les mouvements imprévus du permafrost qui provoquent de nombreuses ruptures d’oléoducs entraînant des marées noires en Sibérie. Dans cette région, à Irkoutsk par exemple, ce dégel explique que de nombreuses isbas du centre-ville s’enfoncent années après années, amenant souvent leurs fenêtres au raz du bitume ou de la boue des trottoirs. D’après Green-peace, la Russie consacre 1,3 milliard d’euros par an aux réparations liées à ces incidents et accidents.

Un potentiel de 1 700 milliards de tonnes

Dans la toundra, en Russie comme dans le nord du Canada, d’énormes excavations souvent insondables se forment en surface. Des trous dans lesquels, quand les premières neiges ne forment encore qu’une mince pellicule, disparaissent des hommes, des animaux, des voitures ou parfois des camions.

Des failles par lesquelles s’échappent des millions de tonnes de méthane, un gaz à effet de serre bien plus dangereux pour le climat que le gaz carbonique. Les spécialistes ont calculé que le permafrost stocke 1 700 milliards de tonnes de méthane : une quantité de gaz à effet de serre deux fois supérieure à celle déjà accumulée dans l’atmosphère de la Terre.

Cela signifie que le réchauffement climatique entraîne dans les régions arctiques des émana-tions incontrôlables qui accélèrent la vitesse de ce réchauffement. Donc, seule la maîtrise de la production de CO2 liée aux activités humaines peut mettre un terme à l’augmentation des rejets gazeux émanant de la fonte du permafrost. Cette perspective paradoxale rend dérisoire la volonté officielle de limiter le réchauffement à I,5 degré, puisque, au rythme actuel de la fonte, 50 % des gaz emprisonnés dans les terres gelées pourraient avoir été libérés dans l’atmosphère.

Cette dispersion entraîne d’autres conséquences dangereuses pour la vie humaine, pour les animaux et pour la végétation. D’abord parce que le permafrost contient environ 2 millions de tonnes de mercure susceptibles de répandre dans l’atmosphère des centaines de tonnes de méthylmercure, composé gazeux qui s’attaque au système respiratoire et au système nerveux. Avec des effets létaux si les quantités inhalées dépassent un certain seuil et une certaine concentration pour toutes les espèces vivante. Cette concentration, par exemple, atteint déjà les tissus des gros poissons et des cétacés.

Retour de bactéries et virus inconnus

Ensuite, les scientifiques ont constaté que des bactéries et des virus oubliés ou inconnus surgissent également des trous qui s’ouvrent dans le permafrost. Ainsi des décès dans les troupeaux de rennes sibériens ont été provoqués par la « maladie du charbon ». Elle a aussi entraîné la mort, il y a deux ans, d’un enfant, et aussi d’autres personnes non officiellement répertoriées, les autorités russes restant très discrètes sur le retour de cette maladie infectieuse très contagieuse pour les animaux comme pour les humains alors qu’elle avait disparu depuis près d’un siècle.

L’explication du retour de cette maladie est aussi simple qu’angoissante : le bacille qui la provoque peut résister à des milliers d’années de glaciation, comme la plupart des bactéries qui surgissent des entrailles de la terre, comme la plupart des virus identifiés aux bords de cratères. Et la plupart pourraient provoquer des affections que nul n’a jamais encore tenté de soigner. D’où la prudence des Russes et l’inquiétude des scientifiques et des médecins.

Claude-Marie Vadrot 7 décembre 2018

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Lire aussi:
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Saint-Brieuc. Près de 2 000 personnes ont marché pour le climat (OF)

Rennes : plusieurs milliers de manifestants dans la marche pour le climat (FR3)

Ils étaient 700 à marcher pour le climat à Lorient (OF)

Succès des marches pour le climat en dépit des intimidations gouvernementales (Basta)

Marches pour le climat : l’union des « fins du mois » et des « fin du monde » (Reporterre)

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