Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

rennes (fr3)

handicap

120 personnes en situation de handicap manifestent pour demander leur autonomie financière

« J’ai 35 ans, j’ai passé l’âge de demander des sous pour aller à la boulangerie » s’agace Gerwin. Avec une centaine de personnes, il a manifesté ce 16 septembre pour que l’allocation adultes handicapés ne soit plus calculée en fonction des ressources de leurs conjoints.
Publié le 16/09/2021 à 18h18 • Mis à jour le 16/09/2021 à 18h33

Sur la place, une mariée brandit une pancarte sur laquelle elle a écrit : « Veux tu m’épouser ? ».  Face à elle, un monsieur montre tristement son carton : « Je peux pas, j’ai mon AAH. » La mise en scène résume l’existence des 270 000 personnes handicapées qui vivent en couple et qui à cause de cela touchent une allocation réduite, ou pas d’allocation du tout.

Créée en 1975, l’allocation aux adultes handicapés est versée aux personnes en situation de handicap qui ont une incapacité à travailler. D’un montant maximal de 903 euros et 60 centimes, elle est versée à 1, 2 million de personnes.

Mais son calcul se fait sur la base des ressources du foyer. Si le ou la conjoint(e) d’une personne seule perçoit des revenus supérieurs à 1 020 euros net par mois, le niveau de l’AAH perçue par le bénéficiaire est revu à la baisse. Au-dessus d’un certain revenu du conjoint, le bénéficiaire peut même totalement perdre son allocation.

La déconjugalisation comme seule solution

« Cela rend les personnes dépendantes financièrement de leur époux ou de leur épouse, » explique Cécile Cotterbrune- Desbats de l’Association des Paralysés de France d’Ille et Vilaine. Ce n’est pas normal. Il faudrait déconjugaliser. Ne s’occuper que des révenus que de la personne en situation de handicap. C’est un revenu d’existence pas une allocation comme les autres.  »

Gerwin et Cécilia sont mariés depuis 12 ans. Il souffre du syndrome d’Ehlers-Danlos, une maladie héréditaire. Ses articulations sont anormalement souples. D’un rien, il peut se déboiter une épaule, se retourner les doigts.

Il n’existe aucun traitement, donc Gerwin souffre tout le temps. Et parfois, « quand le corps atteint son niveau maximal de souffrance, ça fait comme un ordinateur en surchauffe compare-t-il, je déconnecte, je fais un malaise. J’ai besoin d’avoir tout le temps quelqu’un avec moi. »

Etre dépendant physiquement, ce n’est pas simple, mais l’être pour tout, ça n’est pas possible. Gerwin raconte l’histoire d’une de ses amies, en fauteuil elle aussi, qui doit quémander de l’argent à son compagnon quand elle va en courses. D’autres évoquent les cadeaux qu’ils font à leur épouse avec l’argent de leur épouse ! « C’est pas une vie, c’est une survie » lâche Gerwin.

« Cela revient à nier l’existence de la personne en situation de handicap en tant qu’individu autonome « souligne Cécile Cotterbrune Desbats..

La loi qui a failli tout changer

En février 2020, l’Assemblée nationale avait adopté, en première lecture,  une proposition de loi permettant d’individualiser le calcul de l’AAH sans prendre en compte les revenus du couple. Le Sénat avait suivi en mars 2021.

Mais en juin dernier, en deuxième lecture, le gouvernement  a bloqué le vote des parlementaires. Pour Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat  chargée des personnes handicapées, « la déconjugalisation de l’AAH remettrait en cause la base même sur laquelle est construite la solidarité nationale puisque la situation conjugale est prise en compte dans le calcul de tous les minima sociaux et dans le système fiscal. »

Le gouvernement a fait voter un texte qui remplace la déconjugalisation par une augmentation du plafond de ressources.

Des calculs au lieu d’une transformation de la société

Les revenus du conjoint bénéficiaient jusqu’ici d’un abattement de 20%. Il a été relevé à 5.000 euros pour tous. Les associations ont évidemment sorti les calculatrices. « En modifiant le calcul de l’abattement, pour conserver une AAH à taux plein, il faudra que le conjoint ne perçoive pas plus de 1.520 euros net avant abattement. D’après les chiffres de l’exposé des motifs de l’amendement, “cette mesure représenterait alors un gain moyen de 110 euros par mois pour 120.000 bénéficiaires de l’AAH en couple, pour un coût de 185 millions”

La déconjugalisation couterait elle les 730 millions d’euros

60 % des 150 000 couples dont le bénéficiaire de l’AAH est inactif conserveraient ainsi leur AAH à 903 euros, au lieu de 45 % des couples aujourd’hui.

Cet amendement du gouvernement ne répond pas à la très grande volonté d’indépendance financière des personnes en situation de handicap, expliquait en juin la députée Jeanine Dubié, co-rapporteure de la proposition de loi. « Si on considère les personnes en situation de handicap comme des citoyens à part entière, il est normal de les laisser choisir leur vie. Si on les ampute d’un revenu qui est légitime du fait de leur handicap, on leur ampute le droit de choisir, à la fois de se mettre en couple, mais aussi de partir si la situation se dégrade. »

Les histoires d’argent finissent mal, en général

Car Gerwin le sait, le voit, ses histoires d’argent ont un impact sur les couples. « On peut avoir des disputes et ça peut aller jusqu’à des violences conjugales » s’inquiète-t-il.

« Car tout coûte très très cher quand on est malade ou blessé ». Sa maladie a été diagnostiquée alors qu’il avait 18 ans. Puis elle s’est aggravée. « D’abord, j’ai eu une canne, puis l’année d’après un déambulateur, la suivante, un fauteuil manuel et puis un électrique. Pour acheter le premier fauteuil électrique ( 15 000 euros, la sécurité sociale prend en charge 4 500 euros ) on a été obligé de faire une cagnotte Leetchi. »

« L’allocation adultes handicapés est sous le seuil de pauvreté souligne- t-il. Il faut que ça change, qu’on soit autonome et qu’on puisse vivre dignement. »

Le Sénat doit réexaminer le texte de loi le 12 octobre prochain.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

ministres (jdd)

mineurs

Covid-19 : 60% des Français trouvent « justifié » que les ministres soient poursuivis sur la gestion de la crise

Notre enquête Ifop montre qu’une majorité de Français est favorable à ce que les ministres soient jugés sur leur gestion de la crise du Covid-19.

Alors que la mise en examen d’Agnès Buzyn par la Cour de justice de la République pour « mise en danger de la vie d’autrui » sonne comme un coup de tonnerre pour la gestion de la crise sanitaire par l’exécutif, cette décision apparaît aujourd’hui validée par une large majorité des Français : 60% considèrent qu’il est « justifié » que des ministres soient poursuivis par la justice sur leur gestion de la crise sanitaire, alors même que celle-ci n’est pas finie – ils sont même un tiers (33%) à voir ces poursuites comme « tout à fait » justifiées.

Fait rare : cette justification prêtée aux poursuites est majoritaire dans la quasi-totalité des catégories de population, à l’exception notable des sympathisants de La République en Marche (25%) et les électeurs d’Emmanuel Macron (45%) au premier tour de l’élection présidentielle de 2017.

Sans surprise, les proches de La France Insoumise (85%, dont 55% « tout à fait ») et ceux du Rassemblement national (72%, dont 48% de « tout à fait ») apparaissent comme les plus virulents à l’égard des ministres, comme les 25-34 ans (70%) et les catégories populaires (74%).

16 septembre 2021 Jean-Philippe Dubrulle, directeur d’études à l’Ifop

https://www.lejdd.fr/

16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

gwengamp (cgt)

stop

Rassemblement est organisé mardi 21 septembre  à  11h30 devant le siège de l union locale CGT de Guingamp  à   cette occasion en musique avec le concours des intermittents du Sbam Cgt nous inaugurerons la banderole:  « Blanker d’ar ger »  

16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

10 ans! (alchi )

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ALCHI a 10 ans !

Très sincèrement, nous aurions aimé ne pas fêter cet anniversaire, mais l’inefficacité des institutions et des élus en a voulu autrement…

ALCHI est née officiellement le 13/08/2011 suite aux inondations de taudis loués par un certain M. M., artisan ayant pignon sur rue dans la région de Guingamp, quartier Sainte-Croix à Guingamp. S’en suit alors un périple rocambolesque, au sein du département des Côtes d’Armor, dans le monde des marchands de sommeil et autres loueurs de taudis.

Il y a dix ans ALCHI revendiquait haut et fort le logement décent pour tous.

ALCHI a gravé dans son ADN qu’il n’y aurait aucune négociation, aucun compromis ni aucun arrangement avec les loueurs de taudis et marchands de sommeil et que tout se réglerait devant les tribunaux. Cela est toujours d’actualité !

ALCHI, envers et et contre tout (et tous), c’est au bout de 10 ans :

  • 131 interventions sur le département ;
  • 52 affaires d’accompagnement aux tribunaux d’instance et administratif ;
  • 24 arrêtés préfectoraux (insalubrité et logement impropre à l’habitation) ;
  • 9 négociations directes avec les propriétaires.

Il est à noter que dans 90% des affaires une demande de FSL avait été effectuée, parfois en indiquant même que le logement était indécent : que font la CAF et la MSA !? Dans certains cas également nous sommes intervenus dans des logements conventionnés, bien évidemment non contrôlés, sans parler non plus des logements loués sans aucun scrupule par certaines agences immobilières

Au cours de ces dix années nous avons eu affaire à de nombreux interlocuteurs, nous souhaitons donc les remercier ici de manière officielle :

  • Noël Le Graët, maire de Guingamp de juin 1995 à mars 2008, qui a laissé s’installer dans sa ville la misère dont les logements insalubres en sont les plus belles illustrations ;
  • Annie Le Houérou, maire de Guingamp de mars 2008 à avril 2014, conseillère générale du canton auparavant (désormais sénatrice), qui n’a pas fait mieux que son mentor (cf. ci-dessus). Pire, elle n’a même voulu recevoir le représentant d’ALCHI à l’époque que dans un couloir, entre deux rendez-vous, sans aucune considération et de manière hautaine dont elle est coutumière. Son inaction a d’ailleurs été saluée par la remise du trophée d’insalubrité qu’elle doit conserver précieusement nous n’en doutons pas ;
  • Mention spéciale à la CAF et la MSA que nous considérons comme les grands argentiers des marchands de sommeil et loueurs de taudis, ne contrôlant aucun logement (notamment ceux concernant une demande de FSL, les plus à risque) lors de la mise en location : les propriétaires indélicats les remercient ;
  • L’ADIL et la Fondation Abbé Pierre qui, il y a environ 7 ans, ont organisé des journées de l’habitat indigne sans inviter ALCHI (sans doute sous pression de certains élus), alors que nous étions déjà largement dans la place, comme par exemple avec les caves de Saint-Brieuc (où les locataires ont été envoyés par ADALEA, une association financée en partie par nos impôts) ;
  • M. Martin, directeur régional de la Fondation Abbé Pierre, qui lors d’une visite courtoise a proposé de nous aider (subvention de 3000€ et permanence à Saint-Brieuc) en échange de complaisances avec les élus (qui seraient nos alliés), ce que vous imaginez bien nous avons refusé. Nous nous sommes d’ailleurs bien rendu compte que ces élus étaient loin d’être nos alliés, voire parfois de véritables obstacles ;
  • Un conseiller municipal de la communauté de communes de Guingamp, qui, accompagné de son fils, a cherché à nous mettre la pression par ses menaces non voilées : ça nous a motivé encore plus ;
  • Un gendarme de Guingamp qui est venu en toute illégalité menacer un locataire de représailles dans son appartement parce qu’il avait osé envoyer son propriétaire (un ami) devant le TI : SCI qui a depuis déposé les bilan après avoir perdu son procès ;
  • M. Kerlogot, alors conseiller départemental, qui nous avait eu un RDV le 05/12/2016 avec Mme Sylvie Guignard, dont nous attendons toujours les réponses à nos questions et propositions ;
  • M.Hamon, alors président de Guingamp Communauté, qui a été le premier élu à nous recevoir, mais que nous avons après retrouvé en tant que maire de Ploumagoar, et que nous avons dû envoyer au tribunal administratif pour qu’il respecte son obligation de faire afficher l’arrêté préfectoral d’un logement impropre à l’habitation (dans des caves) sur sa commune. Malheureusement depuis nous avons eu affaire à son successeur et ça ne semble pas partir dans la bonne direction non plus ;
  • M. Kerlogot encore, alors député de la circonscription, qui nous avait assuré qu’il soutiendrait un amendement pour ramener l’application du RSD au niveau de l’ARS (vu que les élus ne font rien) et que nous attendons toujours : sa victoire a été la mise en place d’un numéro vert qui renvoie vers l’ADIL… Sans parler des multiples rendez-vous où nous avons dû à chaque fois répéter la même chose et qui ont fini par nous lasser : bravo !
  • Guingamp Communauté à l’époque (2014), qui a mis en place un Comité de Lutte Contre l’Habitat Indigne qui pour nous n’a été qu’une façade pour éviter qu’il n’y ait trop de vagues à ce sujet lors des municipales de 2014. D’ailleurs, nous aimerions bien savoir ce qu’il est devenu et s’il a été transféré à GPA ;
  • M. Le Goff, maire de Guingamp actuel, digne héritier de ses mentors aussi, qui, même s’il nous avait paru convaincu lors de notre premier (et dernier rendez-vous) ne semble pas avoir le courage de ses ambitions ou avoir pris plutôt le parti de gentrifier la ville plutôt que de rendre les logements décents pour ceux qui la font vivre ;
  • La DT-ARS des Côtes d’Armor, qui, après le départ à la retraite de l’ancien technicien en charge de ces questions, est aux abonnées absentes et ne répond plus à nos sollicitations (pressions ?) ;
  • Tous les maires auxquels nous avons eu affaire, qui au mieux n’ont rien fait (ou à la marge) ou au pire nous ont insultés (« cassos », « parasite », « bon à rien »,…) et menacés ;
  • Au procureur de la République qui n’a pas voulu poursuivre les propriétaires dans les cas les plus graves, notamment quand des fausses déclarations à la CAF ont été établies ;
  • Les différents préfets qui se sont succédés et qui ne font pas respecter (contrôles) les arrêtés préfectoraux de logements insalubres ou impropres à l’habitation qu’ils prennent, ou qui se défilent dès que des propositions sont faites par le propriétaires sans en vérifier la pertinence ;
  • Guingamp-Paimpol Agglomération (GPA) qui, de source sûre, refuse la proposition de mettre en place un permis de louer sans doute pour des raisons électoralistes (ne pas froisser les propriétaires qui eux votent, et bien, à contrario des « cassos » qui ne votent pas ou mal) ;
  • GPA qui, de sources sûres, refuse de mettre en place un service d’hygiène pour contrôler les logements sous couvert de problèmes de financement alors que des solutions pour se financer et non appliquées chez nous existent : TLV/THLV, majoration de la taxe d’habitation pour les logements secondaires. Il suffit juste d’avoir une volonté politique, souvent en contradiction avec les contraintes électoralistes ;
  • La grande majorité des élus dont la seule ambition après avoir été élu est de marquer leur passage et préparer leur réélection si ce n’est passer un cran au dessus (département, région, Assemblée Nationale,…) ;
  • La très grande majorité des députés, sénateurs, conseillers départementaux et régionaux, pour leur inaction flagrante dans la lutte contre l’habitat indigne ;
  • La grande majorité des associations qui disent lutter contre l’habitat indigne mais demandent une cotisation avant de faire quoi que soit (subventions au nombre d’adhérents ?) : ce n’est pas le cas d’ALCHI (entièrement gratuite) et ça le restera ;
  • Enfin les rédacteurs en chef des journaux locaux qui, sous perfusion des subsides octroyés par les élus locaux, n’ont jamais lancé d’investigation poussée sur ce sujet pour aller chercher les responsabilités de tous dans ce fléau (politique, associatif, justice, représentants de l’état,…) et qui se cantonnent à relayer les articles qui font le buzz voire (on en a eu vent) à censurer des articles de leurs pigistes pour ne pas froisser les susceptibilités des élus.

Maintenant nous souhaitons remercier, sincèrement et profondément :

  • nos avocates (au TI et au TA) pour leur implication et le suivi méthodique des dossiers, ainsi que leur soutien ;
  • les locataires qui nous soutiennent même une fois leur procédure terminée ;
  • les donateurs, petits et grands, qui nous permettent d’aider les plus démunis : frais postaux, frais d’impression, matériel informatique, matériel de diagnostic, etc. ;
  • la CGT Guingamp avec qui les dossiers se regroupent parfois et qui nous soutient depuis quelques années maintenant ;
  • et bien évidemment nos quelques (sic) bénévoles !

Au vu de ces dix premières années il est évident que rien n’est réellement fait pour lutter contre le logement indigne (un numéro vert, sérieusement ?!), qu’il n’y a aucune volonté politique, que ce soit au niveau local comme au niveau national. Nous avons identifié un certain nombre de failles (et des propositions de solutions) et avons quand même réussi à faire bouger quelques lignes (par exemple avec la CAF/MSA) mais c’est loin d’être suffisant.

Bref, c’est un sujet qui n’intéresse pas grand monde (la société du spectacle est passée par là) mais ça touche plus de monde qu’on ne le pense. Un logement décent est un droit, et non une lubie ni un désir de privilégié, pour les locataires. Les propriétaires ont le devoir de louer un logement décent.

Il nous faut absolument traquer et combattre ceux qui louent des taudis pour se faire du fric sur le dos non seulement de ceux qui sont déjà dans la panade (c’est ça où tu dors à la rue) mais aussi des contribuables, parce que les FSL et APL sont de l’argent public : ce sont eux les parasites !

Nous aimerions sabrer le champagne mais nous n’avons pas les moyens et ce n’est pas dans nos habitudes, donc pour fêter ça nous avons gentiment préparé quelques assignations, notamment au TA, pour les mois à venir, maintenant qu’ALCHI peut le faire en son nom propre. S’il le faut nous irons chercher les responsabilités où elles sont. Et comme le montre le présent article, soyez assurés qu’aucune compromission ne sera tolérée.

Comme toujours, nous ne lâcherons rien ! À bon entendeur…

15 septembre 2021 par Alchi

Contact: 07 82 98 06 24

https://www.asso-alchi.org/

16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

pcf (lutte ouvrière)

pcf

PCF : l’union de la gauche comme seule politique

La Fête de l’Humanité s’est tenue les 10, 11 et 12 septembre au parc de La Courneuve, et malgré les contraintes imposées par la situation sanitaire, qui avaient conduit à l’annulation de la précédente édition, elle a réuni plusieurs dizaines de milliers de participants.

Le PCF fait ainsi la démonstration qu’il regroupe encore des milliers de femmes et d’hommes suffisamment dévoués à leur parti pour lui consacrer le temps et l’énergie sans lesquels un tel rassemblement est impossible. Pour un large milieu populaire qui demeure lié au Parti communiste et à ses militants, la Fête de l’Huma, comme disent les habitués, demeure un rendez-vous important de la rentrée de septembre.

Cette année, la Fête de l’Humanité a donné l’occasion à Fabien Roussel, candidat du parti à l’élection présidentielle, de lancer sa campagne. « Il y a un candidat communiste », proclame-t-il fièrement, contrairement à 2012 et 2017 où le PC avait fait le choix de s’effacer derrière Mélenchon. Mais pour défendre quelle politique ?

« Le défi des jours heureux » est le slogan de campagne de Roussel, faisant clairement référence au programme du Conseil national de la Résistance de 1944. Les mesures développées par le dirigeant du PC lors de son meeting sur la grande scène de la fête n’ont rien de particulièrement radicales : le smic à 1800 euros, la lutte contre l’évasion fiscale, le tout accompagné d’une dénonciation très générale du capitalisme…

Il se dit partisan d’une réduction du temps de travail pour que tout le monde puisse travailler, mais la seule mesure à prendre immédiatement, selon lui, serait un moratoire des délocalisations. Mettre en avant la défense de la souveraineté nationale permet à Roussel de ne rien proposer sur le terrain de la lutte contre le capitalisme et de la lutte de classe contre la bourgeoisie, bien française, qui accumule les profits.

Et pour obtenir l’application de ces mesures, Roussel n’a qu’une seule réponse : il faut l’envoyer à l’Elysée car, quand il sera président, c’est promis, tout changera !

Le candidat du PCF y croit si peu lui-même qu’il propose à toutes les forces de gauche « de travailler à un pacte d’engagement commun aux élections législatives », avec pour objectif : « Bâtir une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, avec le plus possible de députés de gauche et écologistes, et bien sûr un grand nombre de députés communistes. »

En d’autres termes, Roussel n’a rien d’autre à proposer que de rééditer une nouvelle mouture d’union de la gauche. Mais les travailleurs n’ont pas la mémoire si courte qu’ils aient oublié comment le socialiste Hollande s’était proclamé l’ennemi de la finance lors de sa campagne présidentielle et de quelle façon il s’était empressé de la servir, une fois élu.

Mais quel que soit le nom qu’on lui donne, une nouvelle union de la gauche, si tant est qu’elle soit possible et parvienne au gouvernement, ne ferait que conduire les travailleurs à une nouvelle impasse, source de déceptions.

La tâche de militants qui se réclament du communisme et du mouvement ouvrier ne consiste certainement pas à tenter de remettre en selle des politiciens qui, à juste titre, n’inspirent plus confiance au monde du travail.

Leur tâche est de tout faire pour redonner confiance aux travailleurs dans leur capacité à changer la société par leurs propres mobilisations et en menant la lutte de classe contre leurs exploiteurs.

Marc RÉMY 15 Septembre 2021

16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

gauche (lutte ouvrière)

ps

Mélenchon, Hidalgo, Montebourg : à la recherche de l’électorat perdu

Après Jean-Luc Mélenchon et Arnaud Montebourg, la déclaration de candidature d’Anne Hidalgo à l’élection présidentielle, le 12 septembre, complète l’offre estampillée « maison Mitterrand et successeurs, spécialité de promesses électorales à l’usage des classes populaires, certifiée de gauche depuis 1971 ».

Tous les trois prétendent reconquérir l’électorat populaire et voudraient présenter pour cela un catalogue social. Mélenchon parle de porter le salaire minimum à 1400 euros net et de confisquer 50 milliards de profits financiers réalisés durant la crise sanitaire.

Hidalgo prévoit une hausse des salaires de 15 %, plus encore pour les soignants et jusqu’au doublement de celui des enseignants, histoire de récupérer le terrain perdu dans les salles des professeurs.

Montebourg promet quant à lui le paradis à condition de se claquemurer derrière les frontières et les douanes, parvenant à faire passer ce discours réactionnaire pour le dernier cri du républicanisme de gauche.

À l’aune des problèmes actuels et futurs des travailleurs, ces promesses sont dérisoires. Le monde entier s’enfonce dans la crise, les guerres et les catastrophes ; les attaques se multiplient contre les classes populaires, les bidonvilles fleurissent à nouveau dans les villes, une fraction croissante de la population a la tête sous l’eau, les préjugés réactionnaires, la violence gratuite, la délinquance, le fanatisme religieux font des ravages et la gauche de gouvernement se contente d’avancer péniblement quelques aumônes…

Mais surtout chacun sait, y compris leurs éventuels électeurs, que ces propositions ne sont que des phrases visant à les départager et certainement pas un programme de gouvernement. L’expérience a suffisamment montré que, arrivés au pouvoir, ces beaux parleurs feront là où le grand patronat leur dira de faire. Les nouveaux candidats, qui sont d’ailleurs des politiciens blanchis sous le harnais, ne feront pas mieux que les anciens, de Mitterrand à Hollande en passant par Jospin.

L’improbable victoire de l’un d’entre eux ne ferait que rééditer les précédents passages de la gauche aux affaires. À chacun de ces passages les promesses électorales faites aux travailleurs ont été trahies pendant que les attaques anti-ouvrières et les cadeaux aux capitalistes continuaient. Cela s’est traduit par le découragement de bien des militants ouvriers, le dégoût de nombre d’électeurs et la progression des préjugés et des voix réactionnaires, de l’extrême droite nationaliste aux islamistes. C’est par sa propre politique que la gauche a perdu son électorat !

Cela n’empêche nullement Hidalgo, Mélenchon, Montebourg et autres de reproposer le même ragoût, les yeux fixés sur leurs objectifs réels qui sont le partage des circonscriptions législatives et les postes de ministre, député, maire, chef de parti ou tout autre fonction offerte aux marionnettes démocratiques.

Gagnant, placé ou non partant, le tiercé Montebourg, Hidalgo, Mélenchon ne résoudra pas plus les problèmes des travailleurs que celui qui se court à Auteuil.

Paul GALOIS 15 Septembre 2021

15 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

saint nazaire (courrier inter)

brest naval
Vu d’Espagne. À Saint-Nazaire, les ouvriers espagnols se plaignent de leurs conditions de travail

Des travailleurs espagnols détachés se plaignent de leurs conditions de travail au quotidien sur le chantier naval des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Des insultes et des brimades sont rapportées par le média espagnol de gauche El Diario.es.

Insultes à caractère raciste, licenciements jugés abusifs après un congé maladie, obligation d’uriner dans une bouteille à défaut de pouvoir aller aux toilettes, sous-rémunération : les conditions de travail pour de nombreux ouvriers étrangers détachés sur le chantier naval de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, s’apparenteraient à un enfer, relate le site d’information espagnol de gauche El Diario.es.

D’après le journaliste Andrés Gil, qui s’appuie sur de nombreux témoignages de travailleurs (parfois anonymes) et syndicalistes sur place, des ouvriers espagnols ont déposé des plaintes écrites pour dénoncer leurs conditions de travail “dégradantes” auprès du siège de l’entreprise qui les emploie, l’espagnole Pine, spécialiste en installation électrique. Cette dernière fait de la sous-traitance sur les Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire.

Une copie de ses plaintes a été transmise à l’inspection du travail française et au syndicat français CGT, qui représente ces travailleurs dans l’Hexagone.

En réponse, l’entreprise Pine a ouvert “une enquête en interne totalement confidentielle”, déclare-t-elle à El Diario.es. En attendant les conclusions de ces investigations, il n’est pas possible pour elle “de faire une quelconque déclaration à ce sujet”, poursuit le média.

5 000 employés en sous-traitance

“Le chantier naval des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire sert à construire de grands navires de croisière pour des sociétés telles que [les armateurs] RCCL et MSC, détaille El Diario.es, et emploie plus de 9 000 personnes, dont 5 000 sous-traitants, selon des sources syndicales.”

Un responsable syndical français, interrogé par Andrés Gil, précise que l’entreprise espagnole Pine “a envoyé des travailleurs andalous, basques, latino-américains et africains à Saint-Nazaire pour effectuer des travaux d’électricité à bord des navires en construction”.

13/09/2021

https://www.courrierinternational.com/

14 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

climat (démocratie révolutionnaire)

australie

Réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, l’urgence d’en finir avec ce mode de production

Mégafeux en Amérique du Nord, en Sibérie, en Turquie, en Grèce et en Espagne ; pluies diluviennes en Allemagne, en Belgique, en Chine, en Inde et aux Etats-Unis, famine à Madagascar à cause de la sécheresse, la succession, cet été, de catastrophes directement liées au réchauffement climatique n’a fait que confirmer les avertissements de plus en plus alarmistes des scientifiques.

Publié début août, le dernier rapport du GIEC confirme bien, comme l’annonçaient les quelques fuites qui avaient provoqué en juin dernier un scandale hypocrite, que l’ampleur comme la rapidité du changement climatique actuel sont sans précédent.

Rédigée par 234 scientifiques de 66 nationalités, cette synthèse de plusieurs milliers d’articles récents est sans appel : « Chacune des quatre dernières décennies a été successivement plus chaude que toute décennie depuis 1850 », la dernière, 2010-2019 est la plus chaude depuis 2000 ans et le mois de juillet dernier est le plus chaud jamais enregistré par les scientifiques.

La conséquence de cet emballement est l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements climatiques extrêmes, vagues de chaleur et sécheresses comme pluies diluviennes et inondations. Comme le résume un de ses rédacteurs, Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS : « Nous sommes entrés dans le dur, et cet été n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend si nous n’agissons pas dès maintenant ».

Pourtant la prochaine COP sur le climat qui doit se tenir à Glasgow en novembre prochain, la 26ème depuis une trentaine d’années, ne sera comme les précédentes qu’un festival de discours lénifiants et moralisateurs, d’étalages de bons sentiments… et de mensonges cyniques.

Pas plus face à la pandémie que face au réchauffement climatique, les États ne sont capables de s’entendre pour prendre des décisions politiques à la hauteur des recommandations des scientifiques, car cela impliquerait de s’en prendre aux intérêts des multinationales qui dominent toute la vie sociale et économique et dont ils servent les intérêts.

Si les conférences internationales sur le climat ont échoué à diminuer les rejets de gaz à effet de serre, aujourd’hui supérieurs de 60 % à leur niveau de 1990, elles ont été la vitrine promotionnelle d’un capitalisme vert, permettant avec le plus parfait cynisme aux multinationales responsables de la situation d’empocher, au nom de la transition énergétique, des fonds publics tout en continuant à exploiter les populations, à piller les richesses naturelles et ravager l’environnement.

Congrès de la biodiversité, au service du greenwashing des multinationales et des États

Inauguré en grande pompe par l’autoproclamé « champion de la Terre » Macron, le Congrès mondial de la nature, organisé la semaine dernière à Marseille par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), est une nouvelle illustration des contradictions de la situation, du décalage insupportable entre les données scientifiques, les avertissements mêmes des organismes les plus officiels et l’incapacité des Etats à faire autre chose que se mettre au service des multinationales en couvrant leurs mensonges.

Plusieurs associations dont Extinction Rébellion ont tenu à dénoncer « l’opération de Greenwashing » de ce Congrès dont les sponsors privés officiels sont Nutella, multinationale de l’agroalimentaire et Véolia, multinationale de la gestion de l’eau, en organisant leur propre « congrès alternatif », les 2 et 3 septembre, intitulé « Notre terre, notre nature ».

En réalité l’UICN est une « ONG environnementale » bien particulière qui regroupe des associations, des réseaux d’experts mais aussi des États voire des multinationales et comme le fait justement remarquer une journaliste de Mediapart, son Congrès de la biodiversité a des allures de forum de Davos car s’y retrouvent des représentants des LVMH, Engie, Veolia, Total, et autres Microsoft, des représentants de la BCE et du Medef et toute une partie du gouvernement français avec son propre pool de « partenaires » économiques : JCDecaux, BNP Paribas, la SNCF, le groupe de transport maritime CMA CGM, le groupe de luxe Kering, etc.

Les associations du Congrès alternatif veulent mettre « en lumière l’opposition mondiale aux tentatives de gouvernements, de l’industrie de la conservation de la nature et de grandes ONG de transformer 30 % de la planète en “aires protégées” [et de donner] une valeur marchande à la nature ».

Car derrière ce qui pourrait apparaître comme un progrès, l’augmentation des « aires protégées », il y a souvent des opérations orchestrées par des multinationales qui cherchent à accaparer de nouvelles terres, de nouvelles ressources, au nom de « leur protection » et le plus souvent au détriment des populations qui y vivent.

Et cela ouvre aussi pour elles, de nouvelles possibilités de spéculation sur les droits de compensation et les droits à polluer, tout en faisant croire que le capitalisme vert, la finance verte, les lois du marché, permettront de sortir de la crise… Mais c’est bien la logique même de ce système et la fuite en avant des classes dominantes pour le prolonger qui ne cessent d’aggraver la crise écologique globale.

Sans surprise rien n’est sorti de ce congrès, à part la confirmation par les experts du caractère catastrophique de l’effondrement de la biodiversité, de belles paroles de politiciens et des promesses de contrats juteux pour les représentants du patronat… Pourtant cet effondrement est une réalité tout aussi inquiétante que le réchauffement climatique.

Les derniers rapports sur la biodiversité de l’IPBES, le réseau de scientifiques de l’ONU, font un constat terrible : 1 million d’espèces vivantes menacées d’extinction, 75 % de la surface des terres, 66% des milieux marins endommagés… et depuis plus d’un an et demi nous vivons une des conséquences annoncées de cet effondrement avec la pandémie du Covid19. Car comme le soulignent les scientifiques de l’IPBES, la déforestation qui s’intensifie, les élevages intensifs industriels, comme la multiplication des échanges internationaux préparent le terrain à de nouvelles zoonoses, à l’apparition de nouvelles maladies à partir de la faune sauvage… La crise écologique, l’effondrement de la biodiversité nous ont fait entrer dans « l’ère des pandémies » selon le titre de leur dernier rapport.

Des discours écologiques de façade… pour masquer les mêmes politiques !

Mais alors que son gouvernement a prolongé l’utilisation du glyphosate et réintroduit les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, Macron a eu le culot lors de l’inauguration de ce Congrès de prétendre vouloir « inscrire la nature au sommet des priorités internationales ». A neuf mois de l’élection présidentielle, il aimerait se donner une posture écologique, pourtant les faits sont têtus… toutes ses tentatives pour apparaître « écolo » se sont retournées contre lui.

Son « Haut Conseil pour le climat » ne peut que constater le retard de la France, la Convention citoyenne pour le climat qu’il espérait docile, lui a fait des propositions trop « radicales » qu’il n’a pu qu’écarter de sa loi climat, totalement insuffisante, et verdict final, le Tribunal administratif a confirmé la condamnation de l’État pour inaction climatique… Les grands discours sur le climat comme sur la biodiversité n’y changent rien, plus Macron prend la pose écologiste, plus se révèle sa soumission aux intérêts des multinationales et de la machine à profits.

Des associations ont d’ailleurs annoncé vouloir déposer une nouvelle plainte au Tribunal administratif contre le gouvernement pour dénoncer son inaction dans la protection de la biodiversité. D’autant que l’écart est béant entre les déclarations de Macron et la réalité des moyens mis en œuvre. Depuis 2011, selon la FSU, les effectifs des différents services publics concernés par la protection de la biodiversité sont en baisse, de 20 % pour les agences de l’eau, 3 % pour l’Office de la biodiversité, 18 % pour plusieurs parc nationaux…

Mais, il n’y a pas que Macron qui essaie d’utiliser l’écologie, comme un thème rassembleur et consensuel pour faire oublier son bilan et sa soumission aux intérêts privés… Dans la course qui s’engage pour la présidentielle, tous les partis veulent faire de l’écologie un thème central, en espérant profiter de la réelle inquiétude que la crise écologique entraîne mais en se gardant bien d’aller à la racine des choses et de relier les enjeux du changement climatique, de l’effondrement de la biodiversité à l’impasse dans laquelle la crise globale du capitalisme nous conduit.

Ainsi Yannick Jadot, dans le cadre de la primaire pour les écologistes, a annoncé la couleur : « Il n’y aura pas de transition écologique sans les entreprises. Beaucoup d’entre elles ont investi dans la sobriété et s’engagent dans des secteurs puissants comme les énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments… » pour conclure face à ceux qui lui reprochent son manque de radicalité… « La radicalité de l’écologie, c’est de gagner la présidentielle. ». Au moins c’est clair !

Prendre le contrôle de la marche de la société pour planifier la production des biens utiles

Le changement climatique comme l’effondrement de la biodiversité sont une menace pour l’ensemble de l’humanité avec déjà des retombées cataclysmiques pour des centaines de millions d’humains. Mais cette crise écologique n’est pas un problème à part, déconnecté de l’évolution du capitalisme mondialisé. La crise écologique globale est avant tout la conséquence de l’aberration du système capitaliste, de ce mode de production qui ne repose que sur l’exploitation du travail humain et le pillage des ressources naturelles, et ne connaît d’autres limites que l’accumulation sans fin du Capital.

Cette irrationalité du capitalisme ne peut qu’entraîner des déséquilibres écologiques totalement incontrôlables dans le cadre d’un système où la course aux profits prend le pas sur tout tentative d’organiser rationnellement la production de biens utiles.

Comprendre les causes profondes de la crise écologique, c’est aussi prendre conscience que face aux catastrophes annoncées, mobiliser tous les moyens humains, scientifiques, techniques pour mettre en œuvre les solutions à la hauteur des enjeux implique d’affronter les intérêts sociaux et politiques des classes dominantes, d’une poignée de multinationales et de leurs actionnaires, de remettre en cause la propriété capitaliste.

Ce n’est qu’en rupture avec l’ordre social actuel, en prenant directement, collectivement le contrôle de la marche de la société pour imposer d’autres choix sociaux qui fassent passer la défense des intérêts du plus grand nombre et la préservation de l’environnement avant ceux d’une minorité, que l’ensemble de la production et des échanges pourra être réorganisé dans le cadre d’une planification démocratique au service de la satisfaction des besoins de tous.

Bruno Bajou 12 septembre 2021

14 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

rennes (npa)

NPA

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14 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

philippe poutou

Une candidature anticapitaliste et révolutionnaire, c’est urgent, nécessaire, possible !

Cette rentrée politique est marquée par la préparation de l’élection présidentielle. On en mesure mal l’issue, mais on sait déjà que beaucoup veulent l’ancrer à droite toute…

Cinquante nuances réactionnaires

Instrumentalisation de la laïcité, loi séparatiste, loi sécurité globale… le quinquennat de Macron a développé les thématiques les plus réactionnaires. L’incohérence de sa politique sanitaire et son mépris des classes populaires ont insufflé une défiance et une confusion profonde dans la société. La droite et l’extrême droite se sentent pousser des ailes.

La candidature Zemmour renforce l’influence de l’extrême droite, son autoritarisme et son racisme, l’ordre moral… Et ce n’est pas l’utilisation à toutes les sauces par Le Pen ou Philippot du terme « liberté » qui va cacher la démagogie nationaliste, la volonté de restaurer la prétendue « civilisation française », et la promesse de nouvelles interdictions pour l’ensemble de la société, à commencer pour les personnes raciséEs.

Quant à Macron, le président des riches, il a lancé sa campagne sur le terrain de la « sécurité » qu’il pense électoralement payant, sans un mot pour répondre à la véritable insécurité sociale que sa politique amplifie.

La « gauche » du capital

Face à cette offensive libérale et autoritaire, il faut une réponse radicale. Mais cette bataille politique, les partis de la gauche réformiste, du PCF à EELV, ne veulent la mener jusqu’au bout car elle exige de rompre avec le capitalisme et ses institutions.

La participation de candidats du PCF ou d’EELV à la manifestation des syndicats de policiers en mai dernier en est l’illustration. La gauche réformiste est également gangrenée par les options souverainistes, avec des nuances, de Montebourg à La France insoumise en passant par le PCF. Cette volonté de retour aux frontières nationales prétendument protectrices, sème des illusions et participe à la confusion ambiante : les frontières entre les travailleurEs protègent en réalité les intérêts des privilégiés et nous divisent.

Quant à EELV et le PS, ils assument une logique pro-capitaliste et libérale. Il n’y a rien à attendre d’un Yannick Jadot, fervent défenseur de l’économie de marché et du capitalisme vert, pas plus que d’une Anne Hidalgo qui a fait le choix de mettre au premier plan le Paris des riches, au détriment des mal logéEs, des précaires et des services publics.

Vite une candidature de rupture !

Crises sociale, écologique, sanitaire et démocratique… les capitalistes nous mènent toujours plus vers la barbarie. Ces dernières années ont aussi été marquées par de nouvelles régressions sociales, notamment des licenciements de masse, alors que les profits du CAC40 ont littéralement flambé (les dividendes versés aux actionnaires estimées à 51 milliards d’euros pour cette année).

Mais ces derniers temps ont aussi été marqués par des résistances au racisme d’État, à la répression, aux lois liberticides, pour la défense du climat ou contre les violences sexistes. C’est pourquoi notre camp social doit aussi exprimer dans ces élections sa volonté de s’affronter au système.

De la rue aux urnes, la candidature de Philippe Poutou veut, modestement mais fermement, être un porte-voix des oppriméEs et des exploitéEs. Une candidature anticapitaliste et révolutionnaire répondant aux urgences de la situation, sans demi-mesure.

Une campagne pour prendre nos affaires en main et nous organiser, garantir une vie et un salaire décent pour toutes et tous, contrôler et étendre les services publics et les biens communs, en finir avec un régime autoritaire, raciste, sexiste et inégalitaire. C’est plus que jamais urgent !

Mardi 14 septembre 2021

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