Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

18 avril 2019 ~ 0 Commentaire

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18 avril 2019 ~ 0 Commentaire

finlande (tc)

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Progression de la gauche antilibérale en Finlande

Après quatre années d’austérité, les finlandais.es ont mis un terme à l’action du gouvernement de droite lors des élections législatives. A l’issue des ces élections, les sociaux-démocrates ont une majorité relative – article et traduction Nico Maury

Le Parti social-démocrate (SDP) et les Vrais Finlandais (extrême droite) sont a coude-à-coude ce dimanche soir lors des législatives finlandaises, et c’est bien les sociaux-démocrates qui prennent le leadership lors de ce scrutin.

Avec 17,7% des voix, le SDP obtient 40 sièges (+6) à l’Eduskunta (parlement composé de 200 sièges). Malgré cela, l’extrême-droite (qui a participé au pouvoir jusqu’en 2017) arrive en seconde position avec 17,5% des voix et 39 sièges (+1).

Les partis de droite, qui dirigeaient la Finlande subissent de lourdes défaites.

Le parti de la droite finlandaise, « Kokoomus » (Coalition), arrive en troisième position avec 17% des voix (-1,2) et remporte 38 sièges (+1). Le Centre finlandais (du même groupe que LREM: ALDE), qui dirigeait le pays, tombe à 13,8% (-7,3) et ne conserve que 31 sièges (-18).

Le parti populaire suédois de Finlande (droite) remporte 4,5% des voix et conserve ses 9 sièges. Enfin, les Démocrates-chrétiens de Finlande (droite) restent stables à 3,9% et conservent leurs 5 sièges.  Les partis de droite et de centre-droite ne disposent pas de majorité et 83 sièges sur 200.

Les véritables vainqueurs de ces élections sont Les Verts et l’Alliance de gauche 

Les Verts (Vihreä liitto) plutôt orientés vers le centre-gauche remportent 20 sièges (+5) et 11,5% des voix. Même situation pour l’Alliance de la gauche (Vasemmistoliitto). Ce parti (membre du PGE / Gauche Unie Européenne) né de la fusion de la Ligue Démocratique du peuple finlandais (communiste) et du Parti Communiste en 1990 remporte 8,2% des voix et 16 sièges (+4).

Le Vasemmistoliitto réalise ses meilleurs scores dans 4 circonscriptions : 11,1% dans la circonscription de Helsinki, 12,8 dans la circonscription du Sud-Ouest, 13% dans la circons-cription d’Oulu et 14,1% en Laponie. Le Vasemmistoliitto a mené sa campagne sur la justice sociale et climatique. Traditionnellement, l’Alliance de gauche est implantée dans le nord et le centre du pays.

Malgré ces résultats, le centre-gauche ne dispose pas de majorité pour gouverner. Avec 76 sièges, il manque 24 sièges pour obtenir une majorité parlementaire.

Les autres formations reportent 2 sièges. Ni le Parti Communiste de Finlande (0,1%), ni le Parti ouvrier communiste – Pour la paix et le socialisme (0%) n’obtiennent d’élu.

16 avril 2019

https://www.editoweb.eu/

Source

Lire aussi:

Alliance de Gauche (Finlande) Wikipedia

18 avril 2019 ~ 0 Commentaire

inégalités (ouest france)

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Les différences de revenus choquent de plus en plus les Français

Dans un contexte social crispé, les inégalités de revenus sont celles que les Français jugent le moins acceptables en 2018, selon le baromètre annuel de la Drees. Plus de 90 % des Français réclament notamment une augmentation du Smic.

Les Français sont plus sensibles aux inégalités de revenus :

Pour la première fois depuis 2000, les écarts de revenus sont jugés les moins acceptables devant les inégalités d’accès aux soins, selon le baromètre du service statistique des ministères du Travail et de la Santé publié mercredi.

En 2018, les inégalités de revenus sont jugées les plus répandues par 40 % des Français et sont pour la première fois citées comme les moins acceptables par 22 % des personnes interrogées, devant les inégalités de soin (20 %) et celles liées à l’origine ethnique (16 %), indique le baromètre annuel de la Drees (direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques).

Augmenter les salaires

Pour 92 % des Français, il faudrait augmenter le Smic, une proportion en hausse par rapport à 2017 (88 %). La moitié pense en outre que les ouvriers non qualifiés devraient gagner 25 % de plus et les PDG des grandes entreprises françaises 40 % de moins.

Les Français sont également favorables à l’augmentation des salaires des instituteurs, qui devraient gagner 13 % de plus en moyenne selon eux.

Les ouvriers et les retraités perçoivent de manière plus négative en 2018 leur situation person-nelle. Les ouvriers sont plus pessimistes (58 %, en hausse de 13 points) sur leur situation personnelle. Le pessimisme des retraités atteint 55 %, en progression de 12 points.

Des baisses d’allocations qui ne passent pas

L’image du système de sécurité sociale se dégrade. 62 % estiment qu’il fournit un niveau de protection suffisant, en recul de 11 points par rapport à 2017.

88 % des Français s’opposent à la baisse des retraites, 86 % à celle des aides aux handicapés et aux personnes âgées dépendantes, 78 % aux baisses des allocations logement, soit des proportions en hausse de 5 à 7 points en un an.

Le baromètre d’opinion de la Drees aborde les mêmes thèmes (situation personnelle, protection sociale, inégalités et cohésion sociale) depuis 2000 (sauf 2003).

Il a été réalisé par questionnaire en face-à-face auprès de 3 037 personnes à leur domicile entre le 15 octobre et le 1er décembre 2018 (échantillon représentatif d’au moins 18 ans résidant en France selon la méthode des quotas)

17/04/2019

https://www.ouest-france.fr/

 

18 avril 2019 ~ 0 Commentaire

4 mai (le télégramme)

brest

https://www.letelegramme.fr/

18 avril 2019 ~ 0 Commentaire

un parti (gauche révolutionnaire)

Le socialisme sauvage

Un parti, par et pour les 99%!

1% de capitalistes détient autant de richesses que 99 % de la population. Et ce 1 % de gros capitalistes ont leurs partis (ou des aventuriers comme Macron) et des médias pour les défendre.

Le mouvement des gilets jaunes s’est étiqueté anti-partis au début par méfiance d’une récupération politicienne. Mais il exprime chaque jour le besoin d’un vrai parti, par et pour les 99 % de la population toujours plus exploitée. Ce n’est pas si bizarre.

L’envie est née parmi les gilets jaunes et plus largement parmi toutes celles et ceux qui les soutiennent de ne plus faire que voter de temps en temps mais de décider réellement. C’est juste car le combat pour une société débarrassée de l’exploitation et des inégalités ne s’arrête pas au mouvement actuel.

Face au gouvernement et aux capitalistes, un parti solide, bien à nous, est nécessaire pour tous ceux et celles qui sont entrés en résistance contre Macron et les capitalistes. Seul un parti de masse qui repose sur la force sociale des travailleur‑se‑s peut défendre les intérêts de toute la population !

Quel rôle de la France Insoumise ?

La structuration en « mouvement », comme celle de la FI ne répond pas aux besoins de la situation. Aujourd’hui la FI n’est pas une force capable d’y faire des propositions de façon unie. De même en interne, alors que la majorité des militants insoumis sont présents dans les mouvements sociaux actuels, la FI ne leur permet pas d’agir collectivement pour élargir le mouvement ni le clarifier, que ce soit sur les revendications, les moyens d’action ou encore la lutte contre l’extrême droite.

Dans les mouvements, on discute moins car on a moins de capacité à décider – sauf à toute petite échelle. Un nouveau parti doit garantir de vraies discussions pour que chacun apprenne à débattre et décider collectivement et démocratiquement.

Et surtout, sa politique doit être le fruit de débats internes riches et nourris, menés de façon coordonnée, démocratique, impliquant chacun‑e, afin que ce parti et sa direction politique soient l’émanation de ces débats, et non dirigé par un groupe que personne ne contrôle. Un parti, c’est un outil vivant, aux mains de ses militant‑e‑s.

Contre le capitalisme, pour le socialisme

Une force combative, et politiquement forte, ne peut s’en tenir à un programme pour les élections ou chercher à être le nouveau PS plus à gauche.

On le voit avec les usines qui ferment comme Ford ou Ascoval : nationaliser les entreprises qui licencient et les placer sous le contrôle et la gestion des travailleurs et de la population est la seule solution.

Or, cela implique de s’en prendre à la domination capitaliste, aux profits.

Unir sur une base de classe c’est le rôle de toute force sérieusement anticapitaliste. La période politique est celle d’intenses confrontations de classes en France et dans le monde entier. Il faut un vrai parti, qui soit un véritable outil militant et un cadre pour discuter sérieusement de comment stopper la politique de Macron.

Pour cela il faut se battre pour une société socialiste, seule capable d’en finir avec l’exploitation, la destruction de la planète, les guerres et les discriminations.

Leïla Messaoudi 17/04/2019

http://www.gaucherevolutionnaire.fr/

Commentaire:

Nous passons d’autant plus volontiers, que ce groupe a quitté le NPA… pour dire la même chose. Par contre, la polémique contre ceux qui ont fait le choix de la FI est tout à fait bienvenue. Préparez vos mouchoirs!

18 avril 2019 ~ 0 Commentaire

lycée (france info)

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La réforme des lycées ne change rien dans les choix d’orientation et la domination des matières scientifiques

Selon une étude du SNES-FSU

Les « hiérarchies de prestige » entre formations sont toujours à l’œuvre dans les choix des spécialités, selon le syndicat, malgré la prochaine mise en place de la réforme Blanquer.

La réforme du lycée, qui entrera en vigueur à la rentrée 2019, va-t-elle corriger les défauts du système actuel, et notamment la prédominance de la série scientifique ? Non, selon le SNES-FSU qui révèle une étude jeudi 18 avril, que franceinfo a pu consulter en exclusivité. Selon le syndicat, « la suppression des séries au profit d’un ‘libre choix’ de ‘spécialités’ n’a absolument pas remis en cause la domination quantitative de la série S dans le lycée ».

Le SNES-FSU a réalisé « une première enquête quantitative concernant l’effet de la réforme Blanquer sur les choix d’orientation des élèves actuellement en seconde ». Pour réaliser cette enquête, le syndicat s’est appuyé sur les trois premiers vœux réalisés par les élèves de seconde, sur un échantillon de 3 998 élèves répartis dans 18 lycées de France. Ces lycées ont été sélectionnés selon des critères représentatifs, affirme le syndicat.

L’ancienne série S toujours plébiscitée

Premier constat formulé par le SNES-FSU : les « hiérarchies de prestige » entre formations sont toujours à l’œuvre. Les élèves reconstituent les anciennes filières et choisissent prioritairement les matières qui correspondent à l’ancienne série S. « Les trois spécialités les plus souvent demandées par les élèves sont justement les trois disciplines centrales de la série S. Elles sont suivies par deux disciplines qui sont au centre de la série ES, elles-mêmes suivies par deux disciplines typiques de la série L », précise le document.

Ainsi, 65,7% des élèves de 2nde demandent la spécialité « mathématiques » pour l’année de 1ère, seuls 42,6% optent pour la spécialité SES (Sciences economiques et sociales). Tandis que, 33,3% choisissent la LLCE (Langue, littérature et civilisation etrangères) et 20,6% s’engagent en HLP (Humanités, littératures et philosophie).  »On retrouve donc exactement la hiérarchie quantitative entre les séries S, ES et L », conclue l’étude.

Les filles restent littéraires, les garçons scientifiques

Autre enseignement majeur de l’enquête : cette réforme ne remet pas en cause « les inégalités sociales de parcours scolaires ». D’une part, l’enquête montre que ce « libre choix de spécialité » n’a aucun effet sur les inégalités de genre : traditionnellement, les garçons sont sur-représentés dans la filière S et sous-représentés dans les filières L et ES. L’analyse des données recueillies par le SNES montre qu’il n’y a pas d’évolution.

La structure des choix de spécialités est clairement marquée par le genre. Des disciplines attirent massivement les garçons, de manière très déséquilibrée comme les mathématiques. Les filles s’orientent nettement plus que les garçons vers les sciences économiques et sociales. On aura reconnu les séries S et ES.SNES-FSU

D’autre part, les inégalités de niveau sont également maintenues. « D’un côté, les disciplines ‘prestigieuses’, celles qui sont beaucoup plus souvent demandées par les meilleurs élèves : il s’agit des trois disciplines scientifiques qui renvoient directement à la série S. De l’autre côté, les disciplines sans doute vues comme moins prestigieuses sont nettement plus demandées par les élèves les plus faibles », analyse le syndicat.

Une tendance contestée par l’Éducation nationale 

Pour le SNES, la réforme Blanquer ne « modifie donc pas les déséquilibres dans les choix d’orientation entre parcours ». Un constat qui n’est pas du tout partagé du côté de l’Education nationale. « Ce n’est pas du tout la tendance que l’on observe », affirme Jean-Marc Huart, le Directeur général de l’Enseignement scolaire.

Selon lui, « ce qu’on nous dit, c’est que les élèves utilisent véritablement la liberté qui leur est donnée de choisir parmi l’ensemble des onze ou douze spécialités, affirme Jean-Marc Huart.  C’est la première année où les élèves s’interrogent sur ce que seront les matières l’année prochaine. Ils regardent les programmes des différentes matières pour faire un choix éclairé et c’est ressenti de manière extrêmement positive », conclut-il.

Alexis Morel 18/04/2019 | 08:49

https://www.francetvinfo.fr/

18 avril 2019 ~ 0 Commentaire

plastique (cnrs)

17 avril 2019 ~ 0 Commentaire

antisionisme (émancipation mee)

antisem

De “l’État juif” à l’apartheid décomplexé

Les sionistes disent qu’Israël est un État juif et démocratique. Et que c’est la seule démocratie du Proche-Orient.

État juif et démocratique, c’est un oxymore. Dans un État juif, la terre est juive. Les Juifs/Juives en possédaient 8 % à la veille de la guerre de 1948, ils en auront 92 % après et 97 % aujourd’hui (dans les frontières d’avant 1967). Sur la carte d’identité, pour les non Juifs/Juives, est apposée la mention “musulman”, “chrétien”, “druze”, “bédouin” mais surtout pas palestinien. L’ancienne dirigeante Golda Meir avait expliqué que les Palestinien(ne)s, ça n’existe pas.

C’est la définition religieuse qui sera adoptée pour savoir qui est juif/ve. On est juif/ve parce qu’on a une ascendance juive du côté de la mère, ou parce qu’on s’est converti. Une application très souple permettra à des centaines de milliers de soviétiques qui n’ont pas grand-chose à voir avec le judaïsme de partir et parfois de devenir colons.

Les non Juifs/Juives qu’il serait plus exact d’appeler les Palestinien·ne·s de 1948 subissent le plus légalement du monde toute une série de discriminations à l’emploi (la plupart des métiers de l’énergie, de la sécurité, des transports et en général de la Fonction publique leur sont interdits) et au logement. Alors que le taux de pauvreté est de l’ordre de 10-15 % chez les Juifs/Juives israélien·ne·s, il dépasse largement les 50 % chez les Palestinien·ne·s d’Israël. En 1976, une révolte générale a éclaté contre le vol des terres en Galilée. Cet événement est commémoré par la journée de la terre.

Quant à la “seule démocratiedu Proche-Orient”, on se retrouve depuis 1967 dans la situation suivante. Entre Méditerranée et Jourdain, il y a 50 % de Juifs/Juives israélien·ne·s et 50 % de Palestinien·ne·s. Ce qui permet la domination absolue des premiers sur les seconds, c’est la fragmentation voulue de la Palestine : Cisjordanie, elle-même balkanisée en trois zones aux statuts différents et mangée par la colonisation, Jérusalem-Est où les Palestinien·ne·s ont un sous-statut de “résident” qu’on essaie de leur enlever, Gaza, véritable cage où deux millions de personnes sont retirées du monde.

Il faudrait ajouter à tout cela les prisonnier·e·s (40 % de la population masculine a connu la prison depuis 1967) et les réfugié·e·s. S’il y avait démocratie avec droit de vote pour tou.te.s, ce système de colonisation et d’apartheid serait impossible.

Quand on critique radicalement l’idéologie sioniste, on entend souvent l’objection suivante : le sionisme a créé l’État d’Israël. Maintenant qu’il existe, c’est de l’histoire ancienne. Erreur absolue. On ne comprend pas le rouleau compresseur colonial actuel, le racisme débridé, le développement des idées suprémacistes et le rapprochement avec l’extrême droite si on ne comprend pas que le projet sioniste est plus que jamais à l’œuvre.

Deux grands courants du sionisme se sont partagé le travail depuis 1948.

Les travaillistes étaient aux commandes lors de la Nakba, de l’arrivée des Juifs/Juives orientaux/ales ou de l’expédition impérialiste de 1956. Le travail des historien·ne·s a modifié ce qu’on sait sur la guerre de 1967.

Israël n’était pas menacé d’anéantissement. Le projet israélien de conquête de toute la Palestine historique existait depuis des années, Ben Gourion avait dit dès 1948 qu’il “faudrait finir le travail”. Sitôt cette conquête réalisée, c’est un ministre travailliste, Yigal Allon qui a conçu les plans de colonisation et annexé Jérusalem-Est.

Comme les travaillistes ne disposaient pas de militant·e·s prêt·e·s à partir coloniser la Cisjor-danie, ils se sont adressés au seul courant religieux sioniste (minoritaire chez les religieux à l’époque), les disciples du rabbin Kook. Le ralliement des religieux à la colonisation a été un point de départ de la fascisation du pays, en tout cas du fait que les droits et même la vie des nouveaux et nouvelles dominé·e·s n’avaient aucune importance. Puisque Dieu a donné cette terre au peuple juif, puisqu’on refait ce qui est décrit dans le livre de Josué, pourquoi se gêner ?

Les descendants idéologiques de Jabotinsky (Begin puis Shamir) qui arrivent au pouvoir en 1977 sont déjà idéologiquement majoritaires. Ils ont l’appui des religieux et des Juifs/Juives orientaux/ales qui pensent se venger ainsi des discriminations qu’ils/elles subissent.

Au moment de Sabra et Chatila (1982), les milliers de manifestant·e·s qui ont protesté en Israël ont donné le mince espoir qu’Israël devienne un État normal, acceptant de vivre avec ses voisins. La société israélienne hésitera: la répression féroce de la première Intifada puis signature des accords d’Oslo.

Certain·e·s ont voulu croire à cette époque qu’il existait un sionisme à visage humain incarné par Rabin. Quand on examine de près les accords d’Oslo, la seule chose réelle qui a été signée, c’est l’obligation pour l’occupé d’assurer la “coopération sécuritaire” au profit de l’occupant. Dans les 26 mois qui séparent Oslo de l’assassinat de Rabin, celui-ci installe 60 000 nouveaux colons. De quelle paix s’agissait-il ?

25 ans se sont écoulés. Plus personne ne peut ignorer l’apartheid. Pour ceux qui doutent de ce mot, je conseille une visite à Hébron, où tous les jours, quelques centaines de colons fous de Dieu caillassent les enfants palestinien·ne·s qui vont à l’école et déversent leurs ordures dans la rue palestinienne sous la protection de 2 000 soldats. Le projet initial du sionisme, transformer les Palestinien·ne·s, comme cela s’est fait pour les Amérindien·ne·s ou les Aborigènes, en population enfermée dans sa réserve, rendue incapable de réclamer ses droits, est à l’œuvre.

L’instrumentalisation de l’antisémitisme ou comment faire accepter l’ethnocide en cours

On est donc aujourd’hui dans une situation absurde, où un État raciste veut faire taire les critiques au nom de l’anti-racisme. Le sionisme a installé au Proche-Orient un morceau d’Occident qui concentre, même s’il n’en a pas le monopole, le racisme, l’apartheid, le militarisme, le suprémacisme et les technologies de pointe de répression.

Comment empêcher que cela ne soulève partout dans le monde une vague de protestation, à l’image de celle qui a fini par se déclencher comme les tenants de l’apartheid en Afrique du Sud ? Ils ont trouvé sans peine. Comme le dit sans honte Macron, “l’antisionisme est l’une des formes modernes de l’antisémitisme”. C’est le dirigeant du CRIF, ancien membre du Betar (une milice violente d’extrême droite), qui lui a soufflé cette idée lumineuse.

Il faut dire qu’une telle affirmation est une obscénité. La mémoire des révolutionnaires juifs et juives, des résistant·e·s, du ghetto de Varsovie, d’Abraham Serfaty et de bien d’autres est confisquée par des racistes d’extrême droite qui poussent jusqu’à la caricature la ressemblance idéologique avec les bourreaux d’hier. L’Europe se débarrasse de sa responsabilité dans l’antisémitisme et le génocide nazi en adoubant des suprémacistes.

Bien sûr, l’antisémitisme demeure. En France, il a tué. Merah, l’hypermarché casher,… Il n’est pas la seule forme de racisme meurtrier. Les Arabes, les Roms, les Noir·e·s subissent régulièrement discriminations, humiliations, assassinats et violences policières. Les médias s’en préoccupent moins. Finkielkraut peut reprendre les pires stéréotypes antisémites contre les Noir·e·s et les habitant·e·s des quartiers (“ils n’aiment pas la France”), les médias ne parleront que d’antisémitisme quand il est insulté. De lui on dira juste qu’il est “controversé”.

Pour l’antisémitisme, s’est ajoutée à la traditionnelle détestation du Juif, de la Juive par l’extrême droite, la confusion systématique et voulue entre juif et sioniste. Les antisémites qui s’en prennent aux Juifs en prétendant défendre la Palestine, ne sont pas seulement “immoraux”, ils rendent le plus grand service à ce qu’ils prétendent combattre.

Plus que jamais, combattre le sionisme qui est une idéologie criminelle contre les Palestinien·ne·s et suicidaire pour les Juifs/Juives, est une nécessité. Être antisémite a été, est et sera toujours un crime. (Résumé voir lien)

Pierre Stambul  Lundi 15 Avril 2019

http://www.emancipation.fr/

Lire aussi:

De l’antisémitisme en France (MEE)

17 avril 2019 ~ 0 Commentaire

poissons (eitb)

Pêche minotière

Les poissons accumulent médicaments et filtres solaires, ce qui génère des effets secondaires

Une chercheuse du département de chimie analytique parvient à détecter et à quantifier les antidépresseurs, les antibiotiques et les filtres ultraviolets accumulés chez les poissons dans plusieurs estuaires de Biscaye.

Haizea Ziarrusta du département de chimie analytique de l’UPV / EHU, a détecté  que certains médicaments et écrans solaires contaminent l’eau et s’accumulent dans les poissons. Il a également analysé les effets secondaires de ces polluants sur leur métabolisme.

Dans un travail de recherche, publié aujourd’hui par l’université basque, Ziarrusta a voulu analyser « en profondeur la manière dont les médicaments et les produits de soins personnels s’accumulent, se distribuent, se métabolisent et s’éliminent les sécrétions biologiques « .

Ziarrusta a détecté que l’antidépresseur amitriptyline, l’antibiotique ciprofloxacine et le filtre ultraviolet, l’oxybenzone, peuvent s’accumuler dans les poissons et que ces polluants « produisent des effets indésirables sur le plasma, le cerveau et le foie, du fait de leur interférence dans leur métabolisme, et peut même les affecter au niveau de l’organisme « .

Pour tirer ces conclusions, l’équipe de recherche a confirmé l’existence de ces polluants dans divers estuaires et poissons de Biscaye, puis a examiné « leurs effets sur les poissons, en analysant les modifications de leur métabolisme », explique Ziarrusta.

Ainsi, ils ont mené des expériences d’exposition sur les daurades dans la station marine de Plentzia, où ils ont évalué la bioaccumulation de l’amitriptyline, de la ciprofloxacine et de l’oxybenzone et leur répartition dans les tissus de ces animaux.

« En outre, nous avons étudié la bio-transformation de ces polluants et caractérisé leurs produits de dégradation, enfin, nous avons étudié les changements que ces polluants provoquent au niveau moléculaire, en analysant le métabolisme du poisson », ajoute-t-il. Ils ont procédé à l’analyse des polluants séparément.

En ce sens, le chercheur affirme qu’il reste encore beaucoup à fair

« La concentration de ce type de polluant est inquiétante, car la consommation augmente et dans les stations d’épuration, nous ne pouvons pas les éliminer, elles atteignent les poissons et modifient leur métabolisme.

Le problème pourrait atteindre toute la population. À mesure que nous polluons la mer, à mesure que les polluants augmentent, la situation s’aggrave, et il est nécessaire de savoir s’il existe un risque. Les polluants que les poissons accumulent atteignent les humains.  »

EITB.EUS 17/04/2019

https://www.eitb.eus/

17 avril 2019 ~ 0 Commentaire

extrême droite (courrier international)

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kkk

Le terrorisme d’extrême droite, une menace mondiale sous-estimée

Souvent minimisées, les violences commises par les nationalistes extrémistes se multiplient dans de nombreux pays. Et les groupes fascistes, identitaires et suprémacistes sont de plus en plus liés entre eux.

C’était apparemment un loup solitaire.

D’après la police, l’homme qui a massacré 50 fidèles musulmans et en a grièvement blessé neuf autres dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le 15 mars, ne faisait partie d’aucune organisation. Cet Australien de 28 ans, Brenton Tarrant, dit s’être forgé des convictions extrémistes en surfant sur Internet et en visitant l’Europe. Il a acheté ses armes seul, et son projet de massacre était resté secret.

Pourtant, son action s’inscrit dans un projet plus vaste.

Les noms et les slogans inscrits sur ses armes résonnent familièrement aux oreilles des nationalistes blancs du monde entier. Son manifeste publié sur Internet, intitulé “Le Grand Remplacement”, reprenait une des théories du complot les plus prisées de l’extrême droite, qui affirme que les immigrés non blancs et musulmans dans les pays occidentaux sont des envahis-seurs, poussés par des élites manipulatrices afin de remplacer les populations européennes d’origine. Ces idées autrefois marginales sont devenues monnaie courante, pas seulement dans les posts de cinglés anonymes sur les réseaux sociaux, mais également dans les discours de politiques élus, aussi bien en Hongrie que dans l’État de l’Iowa.

Une meute

Ce qui signifie que ce loup solitaire faisait quand même partie d’une meute. Les attentats commis par des néonazis, des suprémacistes blancs et autres fanatiques d’extrême droite sont de plus en plus fréquents. Aux États-Unis leur nombre dépasse ceux perpétrés par des islamis-tes. Entre 2010 et 2017, sur 263 actes de terrorisme, 92 ont été le fait d’assaillants d’extrême droite, contre 38 perpétrés par des djihadistes, selon le Washington Post. En Europe, les tueries des djihadistes continuent d’être majoritaires, mais le nombre de morts liés au terrorisme d’extrême droite a fortement augmenté depuis 2010.

Ces six derniers mois ont été marqués par une multiplication du nombre d’actes terroristes d’extrême droite.

À l’automne dernier un nationaliste blanc a tué 11 personnes dans une synagogue à Pittsburgh. La France a déjoué un complot d’ultradroite destiné à supprimer Emmanuel Macron et l’Espagne a arrêté un fasciste qui voulait assassiner le Premier ministre, Pedro Sánchez. L’Allemagne a découvert une cellule extrémiste dans son armée, cellule qui comptait éliminer des ministres, notamment celui des Affaires étrangères. En février, le FBI a arrêté un officier des gardes-côtes américains qui possédait tout un arsenal et une liste d’élus démocrates à éliminer.

Si, dans le monde, le terrorisme des nationalistes blancs est bien moins meurtrier que sa variante djihadiste, il est plus fréquent que ne le reconnaissent les autorités, explique Jacob Aasland Ravndal, du Centre de recherche sur l’extrémisme, établi en Norvège.

La définition légale du terrorisme veut qu’une attaque ait été planifiée.

Or la violence d’extrême droite peut avoir un caractère « spontané ». Ainsi, l’incendie d’un centre de réfugiés est considéré comme un acte de haine et non comme du terrorisme. Europol, l’agence européenne de police criminelle, a attribué 3 % seulement des attaques terroristes en 2017 à l’extrême droite. Mais la base de données de Ravndal sur les incidents violents motivés par une idéologie montre que, en Europe de l’Ouest, si les djihadistes tuent plus de gens, l’extrême droite est à l’initiative de plus d’attaques.

Si la menace des nationalistes blancs est sous-estimée, c’est en partie parce qu’ils communiquent peu.

Brenton Tarrant et son héros, Anders Breivik, qui a tué 77 personnes en Norvège en 2011, sont des exceptions. Ils ont écrit des manifestes et essayé de médiatiser leur cas au maximum. Le tueur de Christchurch était même proche des djihadistes dans la cruauté affichée de son massacre et sa volonté de diviser… (Payant)

17/04/2019

https://www.courrierinternational.com/

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